"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

Un peu de musique ?

"Amazing Grace", "Receive The Power" (Version internationale), "You Raise Me Up", "Behold The Cross", "Ave Maria", "Ameno"

Chants de Taizé : "Venite Exultemus Domino", "El Alma Que Anda en Amor", "In Manus Tuas, Pater", "Wyslawiajcie Pana"

dimanche 19 juillet 2009

Homélie du 19 juillet - 16e dimanche du temps ordinaire B

Basilique Notre-Dame d’Avesnières – Laval – 9h30
Cathédrale de la Trinité – Laval – 11h00
Dimanche 19 juillet 2009
16e dimanche du temps ordinaire B

(Textes : Jr 23,1-6 – Ps 22 – Ep 2,13-18 – Mc 6,30-34)

Mot d’accueil :

Frères et sœurs,
Comme les disciples au retour de mission, nous prenons un temps à l’écart avec Jésus, pour rendre grâce, remercier le Seigneur, et refaire nos forces en puisant à la source de la Parole et de l’Eucharistie.

Homélie :

Frères et sœurs,

Après leur première mission, les Apôtres reviennent vers Jésus, pour lui rendre compte de ce qu’ils ont fait. On les imagine heureux de retrouver le Seigneur, et impatient de lui rapporter tout ce qu’ils ont vécu. On les imagine aussi bien fatigués : parcourir la Galilée à pied, sans argent, sans tunique de rechange, avec un simple bâton et en vivant de la charité et de l’hospitalité des villageois rencontrés, cela n’a pas dû être de tout repos.

Et Jésus leur propose une sorte de récollection, de retraite : partir à l’écart, dans un endroit désert, pour prendre un temps privilégié de cœur à cœur avec Lui, de cœur à cœur avec Dieu, pour se replonger au cœur même de ce qui a fait d’eux des Apôtres du Seigneur. Jésus les invite donc à cesser pour quelques temps leurs activités apostoliques, et même à délaisser cette foule qui les presse, pour prendre le temps du ressourcement. Ce temps de retraite qu’il leur propose est donc aussi en quelque sorte un temps de vacances !

C’est sans doute important pour nous d’entendre cela : même les Douze prenaient des vacances ! Même le Christ les invitait à cela ! Ce que Jésus propose à ses disciples, c’est bien de venir se reposer et se recentrer sur ce qui fait le cœur de leur appel : être avec lui, demeurer en lui, partager son intimité pour nourrir les mêmes sentiments que lui. Après ce temps de mission et d’annonce, ils sont invités à venir reprendre souffle et comme tout déposer dans le cœur du Christ, là d’où ils sont partis et là où ils doivent revenir.

Pour nous qui avons peut-être des vies très actives, je crois que c’est important que nous puissions entendre ce passage d’évangile. Sans ce temps avec Jésus, la mission des Apôtres perdrait son sens. S’ils ne venaient pas se replonger en Dieu, ils ne seraient plus ses disciples… ils courraient le risque de “travailler à leur compte” et non de travailler pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Nous aussi, nous sommes des disciples du Christ, et nous sommes appelés à être ses témoins. La condition fondamentale de la fécondité de notre témoignage, c’est notre intimité avec Dieu, c’est notre vie de prière et c’est aussi notre capacité à, régulièrement, prendre un temps de récollection, de retrait, par rapport à notre vie habituelle. Comment mettons-nous à profit ce temps des vacances, non seulement pour nous reposer physiquement, mais aussi pour nourrir notre vie spirituelle ? Passer quelques jours dans un monastère ou participer à telle ou telle session ? S’attacher à la lecture d’un ouvrage nourrissant pour notre foi ? Laisser plus de temps à la prière et à la méditation de la Parole de Dieu ?

Bien sûr, nous le voyons, tout ne se passe pas exactement comme prévu ! La foule qui presse Jésus et les disciples a compris où ils allaient, et elle fait le chemin à pieds pour les retrouver. Pour le repos et la solitude, c’est un peu raté ! Mais du coup, cette récollection de Jésus avec ces disciples prend une autre tournure. Alors qu’eux-mêmes sont de retour de mission, alors qu’ils ont prêché et annoncé la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu au monde, les Apôtres se retrouvent à nouveau en position de disciples : ils assistent à la prédication de Jésus et ils peuvent, avec la foule, recevoir son enseignement. « Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. » Le cœur du Christ est touché par la demande muette de ces foules qui le pressent, de ces personnes en recherche… et il montre à ses disciples ce qu’il faut faire. C’est aussi un appel pour nous à un juste équilibre de vie. Le Christ nous appelle à laisser dans notre vie chrétienne la place pour Dieu et pour les autres. Ainsi nous sommes appelés à structurer notre vie en trois temps : un temps pour les autres, un temps pour Dieu et un temps pour moi.

Quel est l’équilibre actuel de ma vie ? Est-ce que ces trois temps y sont bien présents ? Y at-il du déséquilibre ? Quels moyens concrets pour améliorer l’équilibre ? Voilà quelques questions que nous pouvons nous poser en ces mois d’été. Voilà quelques questions que nous pouvons confier au Seigneur.

Amen.
David Journault †

mardi 7 juillet 2009

Homélie du 5 juillet - 14e dimanche du temps ordinaire B

Basilique Notre-Dame d’Avesnières – Laval – 9h30
Église Notre-Dame des Cordeliers – Laval – 18h00
Dimanche 5 juillet 2009
14e dimanche du temps ordinaire B

(Textes : Ez 2,2-5 – Ps 122 – 2Co 12,7-10 – Mc 6,1-6)

(Illustration : "Le Christ dans la synagogue de Nazareth", de Gustave Doré, 1865)

Mot d’accueil :

Nous entrons donc dans la période de l’été et des vacances. C’est un temps qui peu être propice pour approfondir notre vie chrétienne : faire plus de place à la prière, lire un livre nourrissant spirituellement, faire des visites auprès de telle ou telle personne isolée, partir à la découverte d’autres communautés chrétiennes,… Au cœur du temps de repos que nous prendrons, que le Seigneur soit présent.

Homélie :

Frères et sœurs,

Dans l’Évangile nous voyons Jésus revenir à Nazareth pour la première fois depuis qu’il sillonne le pays pour annoncer la Bonne Nouvelle. Le premier accueil, a priori bienveillant, se change en étonnement devant la grande sagesse de cet enfant du pays, pour ensuite basculer dans la franche hostilité : mais pour qui se prend-il ? Ce Jésus, les gens de Nazareth le connaissent bien : ils l’ont vu depuis son enfance grandir au milieu d’eux, apprendre un métier et l’exercer. Jésus, pour eux, c’est le fils de Marie, le charpentier : il est bien situer dans la société villageoise. Les Nazaréens ne cherchent pas vraiment à comprendre qui il est : ils savent bien d’où il vient ! Mais alors, puisqu’ils croient savoir, ils passent à côté de l’essentiel. Ils n’arrivent pas à passer de l’étonnement à la foi : ce qu’ils croient être l’identité de Jésus les empêche d’ouvrir les yeux et de le reconnaître.

Que veut nous dire Saint Marc en nous racontant cet épisode ? Car enfin, Saint Marc a beau jeu de nous décrire cet épisode a posteriori : en effet il écrit en 70 après Jésus Christ, soit près de 40 ans après la mort et la résurrection du Christ. Et c’est cet événement fondateur de la Résurrection qui a provoqué chez les disciples de Jésus une opération de mémoire et de relecture. Les Évangiles ne sont pas un récit écrit sur le vif : c’est un travail de relecture et de compréhension réalisé par les chrétiens à la lumière de l’événement de la Résurrection. Pour Marc, il est clair que Jésus est Dieu, puisque la Résurrection est venu en faire la démonstration.

Mais pour les Nazaréens, comme d’ailleurs pour beaucoup de nos contemporains, Jésus est un homme de son temps avec certes une sagesse étonnante, sans rapport vraiment avec son milieu, son éducation, sa culture… mais rien de plus : il n’est pas évident de faire le saut dans la foi. Et pour nous aussi, qui nous disons croyant, ce passage nous invite à la prudence : acceptons-nous de bien regarder Jésus et de l’accueillir tel que nous le présente l’Écriture, ou bien nous en tenons-nous à une image, à ce que nous croyons savoir de lui ? N’avons-nous pas, comme les habitants de Nazareth, une image de Jésus qui vient faire écran à la rencontre réelle avec le Christ ressuscité ?

Finalement, les Nazaréens sont jaloux et pleins d’orgueil : pourquoi lui et pas nous ? D’où cela lui vient-il ? Pour qui se prend-il ? La jalousie, l’orgueil : ce sont là les péchés décris dans le livre de la Genèse, au tout début de la Bible, qui pourrissent les relations entre les hommes, et les relations entre les hommes et Dieu depuis l’origine. De nos jours, la jalousie et l’orgueil sont toujours présents dans nos sociétés, avec leur cortège de rumeurs, de ragots, de médisance. Frères et sœurs, gardons-nous de tomber dans ces travers. Car tout comme le Christ, les chrétiens ont à être un signe de contradiction dans le monde : être chrétien, c’est dire « oui » à l’amour, au pardon, au don de soi, et c’est aussi dire « non » à la haine, à la jalousie, à la médisance, à l’esprit de revanche, à la soif de pouvoir, à la course à l’argent… Comme Ezékiel dans la première lecture, Dieu nous appelle à témoigner en son nom devant nos contemporains, « qu’ils écoutent ou qu’ils s’y refusent ». Nous ne pouvons donner la foi, mais nous pouvons annoncer que Dieu aime chaque homme, que Dieu est amour.

Oui, Dieu est amour et donc il ne saurait s’imposer : si nous regardons Jésus, nous voyons que le manque de foi et d’amour des Nazaréens font obstacle aux miracles. Il opère bien quelques guérisons, mais il ne peut dire « Va, ta foi t’a sauvé… ». Tout comme le Christ, et comme Paul dans sa deuxième épître aux Corinthiens, nous sommes faibles, mais que cela ne nous empêche pas de témoigner de notre foi dans notre vie : que nos vies soient des reflets de l’amour du Christ. Les mauvaises actions commises par des chrétiens font obstacle à la rencontre entre Dieu et les hommes de notre temps. Que nous soyons de purs reflets de l’amour de Dieu et qu’ainsi nous aidions nos contemporains à le rencontrer.

Frères et sœurs, voilà bien la prière que je vous propose de faire au cours de cette eucharistie.

Amen.

David Journault †

lundi 29 juin 2009

Cours Alpha à Laval

En Septembre 2009, Alpha arrive à Laval.
Une belle équipe s’active pour être prête à vous accueillir pour la première rencontre :

Le jeudi 24 Septembre de 19h30 à 22h00
Salle St Pierre, 10 rue de l’Alma à Laval (accès par le parking d’Emmaüs)

Thème : « Le Christianisme : une religion fausse, ennuyeuse … ? »

Parmi les bonnes résolutions de la rentrée, pourquoi ne pas participer au parcours Alpha ?

Et pour vous faire une petite idée, vous pouvez regarder la vidéo ci-dessous :


dimanche 28 juin 2009

Homélie du 28 juin - 13e dimanche du temps ordinaire B

Cathédrale de la Trinité – Laval – 10h30
Dimanche 28 juin 2009
13e dimanche du temps ordinaire B
Fête de l’école Saint-Joseph

(Textes : Sg 1,13-15 ; 2,23-24 – Ps 29 – 2Co 8,7.9.13-15 – Mc 5,21-43)

(Illustration : "Who touched me ?", de Cornelis Monsma, peintre expressionniste contemporain)

Mot d’accueil :

Nous voilà bientôt au terme de cette année scolaire. Avec joie, j’accueille les enfants, les parents, les enseignants de l’école St Joseph qui est aujourd’hui en fête. Présentons au Seigneur cette année écoulée et remercions-le pour tout ce qu’Il nous a donné.

Homélie :

Frères et sœurs,

Dans l’évangile d’aujourd’hui, nous faisons la connaissance de deux personnes principales : Jaïre, le chef de la synagogue, c’est-a-dire quelqu’un d’instruit, un savant, quelqu’un de reconnu dans son village, et une femme malade, dont nous ne connaissons même pas le prénom.

Le point commun entre cette femme malade et Jaïre, c’est qu’ils ont mis tous les deux toute leur foi, toute leur confiance en Jésus ; ils ne le connaissent pas directement, mais ils connaissent sa réputation, ce qu’on leur a raconté sur Lui, et c’est sur la base de ce qui leur a été transmis qu’ils ont la foi.

Jaïre a confiance que Jésus va pouvoir faire quelque chose pour sa fille, et même quand on vient lui annoncer qu’elle est morte, sur la parole de Jésus, il a confiance. Et il a raison d’avoir confiance, puisque sa fille revient à la vie ! Il n’y a pas beaucoup de témoins de ce miracle : Jaïre et sa femme, Pierre, Jacques et Jean… c’est tout. Comme si ce retour à la vie n’était pas destiné à être connu mais qu’il était un signe pour ces personnes en particulier. D’ailleurs Jésus leur réclame la plus grande discrétion…

Pour la femme malade, cela se passe de façon complètement différente, puisque Jésus fait presque une guérison malgré lui, sans le savoir… Elle ne demande rien, mais elle a tellement foi en Jésus qu’elle se dit qu’il lui suffit de toucher son vêtement pour être guérie… et c’est ce qui arrive !

Pour terminer, je remarque un petit détail : la fille de Jaïre a douze ans… et la femme est malade depuis douze ans… Ce chiffre douze est un chiffre qui a un sens symbolique fort : Jésus a désigné douze apôtres, après la multiplication des pains, les disciples ramasse douze paniers de pains… ce chiffre, c’est à la fois le nombre des tribus du peuple juif, et aussi le nombre de mois de l’année… C’est un chiffre qui veut dire l’universel : le don de Dieu est pour tout le monde, il est pour tous et n’est réservé à personne. Ce qu’il nous faut simplement pour entrer en communion avec Dieu ? C’est la foi, c’est la confiance.

Tout à l’heure, je disais que Jaïre comme la femme malade n’avaient probablement pas rencontré Jésus avant ce jour là… ils ont cru sur la base de ce que d’autres leur ont raconté… Ils sont comme nous tous : nous n’avons pas vu de nos yeux les miracles de Jésus, nous ne l’avons pas entendu directement avec nos oreilles… mais nous avons eu sur notre chemin de vie, et nous avons encore, des témoins qui nous ont raconté des choses sur la vie de Jésus, des aînés dans la foi qui ont assuré la transmission de la connaissance de Dieu et nous ont ouvert l’accès à la foi…

Remercions Dieu pour toutes ses personnes qui nous ont accompagnées et qui nous accompagnent encore, et demandons Lui d’avoir à notre tour la force d’être nous aussi de vrais témoins de Jésus Christ.

Amen.

David Journault †

lundi 22 juin 2009

Vidéos : 3 vidéos sur l'Eglise au Cambodge

De 1997 à 1999 j'ai été coopérant au Cambodge. C'est là-bas que ma vocation s'est faite jour.
Vous trouverez ci-dessous 3 vidéos qui permettent de découvrir un peu de ce qu'est la vie de l'Eglise catholique au Cambodge, à travers la figure de plusieurs missionnaires français des Missions Etrangères de Paris.