"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

Musique et autres nouveautés...

Vous pouvez aussi retrouver en bas de page les horaires des messes de ma paroisse...

dimanche 13 juillet 2014

Homélie du 12 juillet 2014 - 15e dimanche du temps ordinaire A

Église St Siméon – L’Huisserie – 12/07/14 – 18h30
15ème dimanche du temps ordinaire A


(Textes : Is 55,10-11 – Ps 64 – Rm 8,18-23 – Mt 13,1-23)

Mot d’accueil :
 
Frères et sœurs,

Comment est-ce que nous sommes ouverts à l'action de Dieu en nous ? Comment prenons-nous nos décisions, comment conduisons-nous notre vie ? Est-ce que la Parole de Dieu porte du fruit en nous ? Autant de questions que les lectures de ce dimanche nous invitent à méditer.

Homélie :
 
Frères et sœurs,
 
Comme souvent, les lectures de ce dimanche nous invitent à faire notre examen de conscience. L’évangile que nous venons d’entendre nous parle de la façon dont nous accueillons la Parole de Dieu… sommes-nous réceptifs à cette Parole qui nous est offerte largement ? Sommes-nous ouverts à Dieu, et aux autres ? Car nous sommes des êtres de relation, et c’est à la mesure où nous sommes ouverts aux autres que nous pouvons apprendre, nous épanouir, grandir. Bien sûr, cela veut aussi dire que nous sommes dépendants des autres…
 
Ce n’est pas pour rien que l’âge le plus réceptif qui soit est aussi l’âge le plus dépendant : celui de l’enfance. En acquérant de la maturité, nous pouvons avoir tendance à vouloir devenir autosuffisants, et nous nous battons pour devenir le plus indépendants possible. Mais être disciple du Christ, cela veut forcément dire que nous gardons notre cœur ouvert, notre cœur en état de dépendre de l’amour de Dieu et de l’amour des autres. Finalement, être totalement indépendant, c’est être fermé à la relation, c’est être déjà un peu mort.
 
Dans la 1ère lecture, Isaïe nous parle en métaphore : la pluie et la neige qui tombent sur la terre et qui sont nécessaires à ce qu’elle puisse produire du fruit. Et tout comme sans eau la terre ne peut produire de fruit, sans la Parole de Dieu nous ne pouvons pas produire de fruit.
 
Et saint Paul vient lui aussi nous dire à quel point nous avons besoin de Dieu, à quel point « la création toute entière crie sa souffrance » : notre monde est comme une terre assoiffée, une terre asséchée, qui a besoin de l’eau vive de la Parole de Dieu, mais qui en même temps, refuse souvent de l’accueillir.
 
La figure d’Adam veut nous dire la situation paradoxale dans laquelle se trouve l’humanité. Oui, l’homme est le fruit d’un projet d’amour de Dieu : nous avons été créés par l’amour de Dieu, et nous sommes appelés à vivre dans cet amour de Dieu, avec Lui et les uns avec les autres. Mais comme il ne peut y avoir d’amour authentique sans liberté, Dieu nous a également fait cadeau de la liberté, tout en nous donnant le « mode d’emploi » de cette liberté… Malheureusement, nous voyons bien que chaque jour se répète le péché des origines, le péché d’Adam et Ève : l’homme se croit plus fort que Dieu, plus intelligent que Dieu et il remplace la loi d’amour donnée par Dieu par sa propre loi, qui est bien souvent la loi du plus fort.
 
En croyant devenir toujours plus libre, nous échangeons la belle liberté donnée par Dieu contre l’esclavage du péché et du mal. Oui, nous ne faisons pas le bien que nous voulons faire, et nous nous laissons aller à faire le mal que nous ne voudrions pas… voilà le drame d’une humanité blessée et qui ne sait plus s’ouvrir à la Parole d’amour, à la Bonne nouvelle de Dieu.
 
Pour nous, chrétien, profondément solidaires de toute l’humanité, c’est un appel : ouvrons toujours plus grand nos cœurs à l’action de Dieu en nous pour pouvoir porter à nos frères assoiffés l’eau vive de la Parole de Dieu. Oui, si nous sommes une bonne terre, alors nous porterons du fruit, et alors nous pourrons semer autour de nous cette Parole qui nous fait vivre. Mais il nous faut bien en vivre, pas seulement l’écouter le dimanche à la messe, mais en vivre, tous les jours, que la Parole de Dieu soit au cœur de nos réflexions, de nos choix, de nos échanges. Car plus nous sommes à Dieu, et moins le péché n’a d’emprise sur nous.
 
Ainsi, frères et sœurs, suivant les moments, les situations, les épreuves ou les joies de l’existence, il peut nous arriver d’être comme la terre du bord du chemin, ou comme le sol pierreux, ou comme le sol envahi de ronces, ou comme la bonne terre… Que l’Esprit Saint nous aide à être toujours une terre assoiffée, une terre qui désir Dieu et qui s’ouvre à la fraicheur de sa Bonne nouvelle.
 
Amen.
 
David Journault †

Aucun commentaire:

Les messes dans ma paroisse

Retrouvez tous les horaires des célébrations sur egliseinfo.catholique.fr