"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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dimanche 13 juillet 2014

Homélie du 12 juillet 2014 - 15e dimanche du temps ordinaire A

Église St Siméon – L’Huisserie – 12/07/14 – 18h30
15ème dimanche du temps ordinaire A


(Textes : Is 55,10-11 – Ps 64 – Rm 8,18-23 – Mt 13,1-23)

Mot d’accueil :
 
Frères et sœurs,

Comment est-ce que nous sommes ouverts à l'action de Dieu en nous ? Comment prenons-nous nos décisions, comment conduisons-nous notre vie ? Est-ce que la Parole de Dieu porte du fruit en nous ? Autant de questions que les lectures de ce dimanche nous invitent à méditer.

Homélie :
 
Frères et sœurs,
 
Comme souvent, les lectures de ce dimanche nous invitent à faire notre examen de conscience. L’évangile que nous venons d’entendre nous parle de la façon dont nous accueillons la Parole de Dieu… sommes-nous réceptifs à cette Parole qui nous est offerte largement ? Sommes-nous ouverts à Dieu, et aux autres ? Car nous sommes des êtres de relation, et c’est à la mesure où nous sommes ouverts aux autres que nous pouvons apprendre, nous épanouir, grandir. Bien sûr, cela veut aussi dire que nous sommes dépendants des autres…
 
Ce n’est pas pour rien que l’âge le plus réceptif qui soit est aussi l’âge le plus dépendant : celui de l’enfance. En acquérant de la maturité, nous pouvons avoir tendance à vouloir devenir autosuffisants, et nous nous battons pour devenir le plus indépendants possible. Mais être disciple du Christ, cela veut forcément dire que nous gardons notre cœur ouvert, notre cœur en état de dépendre de l’amour de Dieu et de l’amour des autres. Finalement, être totalement indépendant, c’est être fermé à la relation, c’est être déjà un peu mort.
 
Dans la 1ère lecture, Isaïe nous parle en métaphore : la pluie et la neige qui tombent sur la terre et qui sont nécessaires à ce qu’elle puisse produire du fruit. Et tout comme sans eau la terre ne peut produire de fruit, sans la Parole de Dieu nous ne pouvons pas produire de fruit.
 
Et saint Paul vient lui aussi nous dire à quel point nous avons besoin de Dieu, à quel point « la création toute entière crie sa souffrance » : notre monde est comme une terre assoiffée, une terre asséchée, qui a besoin de l’eau vive de la Parole de Dieu, mais qui en même temps, refuse souvent de l’accueillir.
 
La figure d’Adam veut nous dire la situation paradoxale dans laquelle se trouve l’humanité. Oui, l’homme est le fruit d’un projet d’amour de Dieu : nous avons été créés par l’amour de Dieu, et nous sommes appelés à vivre dans cet amour de Dieu, avec Lui et les uns avec les autres. Mais comme il ne peut y avoir d’amour authentique sans liberté, Dieu nous a également fait cadeau de la liberté, tout en nous donnant le « mode d’emploi » de cette liberté… Malheureusement, nous voyons bien que chaque jour se répète le péché des origines, le péché d’Adam et Ève : l’homme se croit plus fort que Dieu, plus intelligent que Dieu et il remplace la loi d’amour donnée par Dieu par sa propre loi, qui est bien souvent la loi du plus fort.
 
En croyant devenir toujours plus libre, nous échangeons la belle liberté donnée par Dieu contre l’esclavage du péché et du mal. Oui, nous ne faisons pas le bien que nous voulons faire, et nous nous laissons aller à faire le mal que nous ne voudrions pas… voilà le drame d’une humanité blessée et qui ne sait plus s’ouvrir à la Parole d’amour, à la Bonne nouvelle de Dieu.
 
Pour nous, chrétien, profondément solidaires de toute l’humanité, c’est un appel : ouvrons toujours plus grand nos cœurs à l’action de Dieu en nous pour pouvoir porter à nos frères assoiffés l’eau vive de la Parole de Dieu. Oui, si nous sommes une bonne terre, alors nous porterons du fruit, et alors nous pourrons semer autour de nous cette Parole qui nous fait vivre. Mais il nous faut bien en vivre, pas seulement l’écouter le dimanche à la messe, mais en vivre, tous les jours, que la Parole de Dieu soit au cœur de nos réflexions, de nos choix, de nos échanges. Car plus nous sommes à Dieu, et moins le péché n’a d’emprise sur nous.
 
Ainsi, frères et sœurs, suivant les moments, les situations, les épreuves ou les joies de l’existence, il peut nous arriver d’être comme la terre du bord du chemin, ou comme le sol pierreux, ou comme le sol envahi de ronces, ou comme la bonne terre… Que l’Esprit Saint nous aide à être toujours une terre assoiffée, une terre qui désir Dieu et qui s’ouvre à la fraicheur de sa Bonne nouvelle.
 
Amen.
 
David Journault †

vendredi 11 juillet 2014

Homélie du 29 juin 2014 - Solennité des Saints Pierre et Paul

Église St Siméon – L’Huisserie – 28/06/14 – 18h30
Église St Siméon – L’Huisserie – 29/06/14 – 10h30
Solennité des saints Pierre et Paul

(Textes : Ac 12,1-11 – Ps 33 – 2Tm 4,6…18 – Mt 16-13-19)

Mot d’accueil :
 
Frères et sœurs,
 
Aujourd’hui nous fêtons les Apôtres Pierre et Paul, les deux piliers de l’Église. Le jeu du calendrier fait que, de temps en temps, cette solennité tombe un dimanche : cela nous permet de célébrer tous ensemble Pierre et Paul, et de rendre grâce au Seigneur pour ses deux magnifiques serviteurs.
En cette eucharistie, prions le Seigneur dans la joie. Disons-lui merci pour son amour et pour tout ce qu’il nous donne.

Homélie :
 
Frères et sœurs,
 
Je ne sais pas si parmi nous certains ont eu comme moi la chance d’aller à Rome, mais quand je pense à Pierre et Paul, je pense tout de suite à la Basilique St Pierre de Rome. À l’extérieur, en haut du fronton, il y a une représentation du Christ… et en contrebas sur la place, il y a deux grandes statues : St Pierre d’un côté, et St Paul de l’autre côté. Tous les deux ils sont morts à Rome, à cause de leur fidélité au Seigneur, à cause de leur énergie, de leur courage à annoncer la Bonne Nouvelle, à parler de Jésus autour d’eux et à faire connaître tout ce que Jésus avait dit et fait.
 
Dans la deuxième lecture, nous avons entendu ce que Paul écrit à son ami Timothée peut de temps avant d’être exécuté. Il n’a pas peur, il est calme, serein. Il utilise l’image de la course d’endurance : « J’ai tenu jusqu’au bout de la course, je suis resté fidèle. » et plus loin il dit encore : « Le Seigneur m’a assisté ; il m’a rempli de force pour que je puisse jusqu’au bout annoncer l’Évangile. » Car si Paul dit qu’il va recevoir la couronne du vainqueur, il ne le dit pas en étant orgueilleux : finalement, toute sa force, tout ce qui lui a permis de tenir, c’est Dieu qui lui a donné. Et d’ailleurs, ce n’est pas fini : « Le Seigneur me fera encore échapper […] Il me sauvera et me fera entrer au ciel. » Bien sûr, St Paul sait qu’il va mourir, mais sa foi lui dit que ce n’est qu’un passage vers le ciel, vers la vie éternelle bienheureuse auprès de Dieu.
 
Oui, si nous le voulons bien, le Seigneur nous accompagne tous les jours de notre vie et il nous donne la force d’être ses témoins dans le monde… et si nous sommes fidèles, nous pourrons avoir la paix et la confiance de Paul, car la couronne du vainqueur, Dieu la donne à « tous ceux qui auront désiré avec amour sa manifestation dans la gloire. »
 
Dans l’Évangile, c’est St Pierre que nous voyons… et il fait en quelque sorte sa profession de foi. A Pierre comme à chacun d’entre nous, Jésus pose cette question : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre fait cette réponse directe : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »
 
Comme nous quand nous disons le “Je crois en Dieu”, Pierre ne comprend peut-être pas tout ce que les mots qu’il prononce veulent dire, mais il y met tout son cœur. La foi, ce n’est pas connaître quelque chose totalement, c’est toujours un cheminement. La foi, c’est faire confiance à Dieu et c’est aimer Dieu, et c’est apprendre à le connaître. On n’a jamais fini d’apprendre à connaître quelqu’un… on n’a jamais fini de progresser dans l’amour… Quand on aime quelqu’un, on lui dit, et on essaie toujours mieux de lui montrer… La vie de foi, c’est pareil.
 
Depuis notre baptême, nous avons commencé notre vie de chrétien. Par l’eucharistie, depuis notre première communion, nous sommes entrés dans une communion plus grande avec Dieu, une communion que nous sommes invités à renouveler chaque dimanche. Par notre confirmation, l’Esprit Saint vient en nous pour nous inspirer ce que Dieu attend de nous et nous donner la force de l’accomplir. Par le sacrement de la réconciliation, nous renouons le lien brisé par le péché avec Dieu et avec nos frères.
 
Oui, frères et sœurs, nous avons tout à notre portée pour courir la course, pour tenir jusqu’au bout, rester fidèles pour recevoir la récompense des vainqueurs.
 
Amen.
 
David Journault †

Homélie du 22 juin 2014 - Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ A

Église St Siméon – L’Huisserie – 21/06/14 – 18h30
Église Ste M.-Madeleine – Forcé – 22/06/14 – 10h30
Solennité du Saint-Sacrement
du Corps et du Sang du Christ A


(Textes : Dt 8,2-3.14b-16a – Ps 147 – 1Co 10,16-17 – Jn 6,51-58)

Mot d’accueil :
 
Frères et sœurs,
 
Aujourd’hui nous sommes dans la joie car nous faisons mémoire du plus beau cadeau que Dieu a fait à son Église : l’eucharistie. Jésus, avant sa Passion, a partagé un dernier repas avec ses disciples et leur a demandé de refaire ses gestes et de redire ses paroles. Depuis plus de 2000 ans, chaque jour, nous accomplissons ce qu’Il nous a demandé… chaque jour, le Christ se rend présent réellement dans le pain et le vin consacrés, et Il se donne à nous. Par la célébration de l’eucharistie, c’est comme si nous prenions place aux côtés de Jésus et des Apôtres, le jour même de la dernière Cène.

Homélie :
 
Frères et sœurs,
 
Parfois, nous avons peut-être l’impression que quand nous venons à la messe, quand nous venons communier, nous faisons plaisir à Dieu, que nous lui faisons un cadeau. Il est certain que le Seigneur est heureux de nous accueillir dans sa maison, de voir que nous répondons à son invitation. Mais dans cet échange d’amour entre Dieu et nous, il y a un immense déséquilibre, car le cadeau de notre présence que nous offrons à Dieu vient répondre à un cadeau tellement immense : Jésus lui-même, Jésus se donne à nous en cadeau à chaque eucharistie.
 
Dans l’histoire récente de l’Église, nous sommes passés d’une période au cours de laquelle presque personne ne venait communier au cours des messes, à la période actuelle où nous venons tous communier tous les dimanches quand nous venons à la messe. Comprenez-moi bien : je suis très heureux de donner la communion, mais est-ce que la communion n’est pas devenue tellement habituelle que nous avons peut-être un peu perdu de vue ce qu’elle a d’absolument extraordinaire ?
 
Communier cela veut dire ouvrir notre cœur à Jésus. Quand, quelques heures avant sa mort sur la croix, le Christ nous a donné ce signe et nous a demandé : « Faites cela en mémoire de moi. », il nous a fait un cadeau immense. Par ce geste, par la célébration de l’eucharistie, Jésus vient se donner à nous à chaque fois que nous communions. Chaque fois que nous communions, nous permettons à Dieu de venir en nous et de nous donner sa force pour avancer dans la vie en enfants de lumière, et pour rester fidèles à notre baptême.
 
Dans l’Église, on dit que l’eucharistie c’est à la fois la source et le sommet de la vie chrétienne. Qu’est-ce que ça veut dire ? Une source, on voit bien ce que c’est : un endroit où de l’eau jaillit et où on peut venir boire quand on a fait une longue marche ou une promenade, par exemple. C’est là qu’on peut venir se reposer, reprendre des forces, pour ensuite repartir sur notre chemin. Et le sommet ? Eh bien, si vous avez déjà fait des marches en montagne, le sommet c’est là encore un lieu où on s’arrête, puisqu’on ne peut pas monter plus haut. On fait une pause, on s’arrête, on admire le paysage… et on repart, tout joyeux d’avoir passé ce moment.
 
Eh bien, l’eucharistie, venir communier, c’est pour notre vie une source, un sommet. Quand on aime quelqu’un, on aime passer du temps avec lui. Venir à la messe, c’est venir passer une heure avec Celui qui nous aime et que nous aimons, c’est venir passer une heure avec Dieu. Et quand nous communions, nous recevons en nous le Christ : Jésus nous donne de façon toute particulière son amour et sa force. Et comme la source et le sommet, on ne reste pas sur place après avoir communié : cet amour et cette force que Jésus nous donne, c’est pour nous aider à aimer les autres et à faire ce qui est bien.
 
Pour tout le monde, petits et grands, vivre pleinement sa vie avec Dieu, c’est quelque chose de parfois difficile. Et comme Dieu le sait et qu’il nous aime, il nous a donné les sacrements, et en premier le baptême et l’eucharistie, pour nous aider à vivre pleinement en communion avec Lui. Ne nous privons pas de ce don que Dieu veut nous faire.
 
Pour bien accueillir ce don, soyons attentifs : quand quelqu’un nous offre un cadeau, on le prend avec précaution, avec attention. Et quand je reçois le Corps du Christ ? Est-ce que je suis attentif, ou bien est-ce que je suis en mode « automatique » ?
 
Alors frères et sœurs, en cette fête du Saint-Sacrement, je vous invite à renouveler votre façon de communier : que nos corps et nos âmes soient parfaitement unis au trésor que nous allons recevoir. Soyons particulièrement attentifs et conscients de ce que c’est vraiment le Christ que nous allons recevoir, sur notre langue ou dans nos mains. Je vous invite à retrouver dans votre cœur l’émotion et l’attention de votre 1ère communion. Que notre geste de communion soit beau, que notre « Amen » soit clair, que notre attitude extérieure manifeste notre foi.
 
Frères et sœurs, enfants, jeunes, adultes et aînés : le Seigneur nous aime et il a soif de notre amour. A chaque eucharistie le Seigneur veut se donner à nous pour nous aider dans notre vie. Alors ne fermons pas notre cœur au Seigneur et venons souvent communier à Lui.

Amen.
 
David Journault †

Homélie du 15 juin 2014 - Solennité de la Très Sainte Trinité A

Église St Siméon – L’Huisserie – 14/06/14 – 18h30
Église St Étienne – Origné – 15/06/14 – 10h30
Solennité de la Très Sainte Trinité A

Samedi soir : messe préparée par l’école Ste Marie

(Textes : Ex 34,4b-6.8-9 – Dn 3 – 2Co 13,11-13 – Jn 3,16-18)

Mot d’accueil :
 
Frères et sœurs,
 
Aujourd’hui est un jour de fête : l’Église fête la Sainte Trinité. Dieu se révèle à nous non pas comme un dieu hautain, solitaire et froid, mais comme un Dieu qui est Père, qui se fait proche et se révèle dans le Fils, et qui nous donne son Esprit pour nous permettre de vivre en communion avec Lui.

Homélie :
 
Frères et sœurs,
 
Comment appeler Dieu ? Comment dire Dieu ? Comment parler de Dieu ? Ces questions que nous nous posons, Moïse aussi se les posait en montant sur la montagne du Sinaï. Et dans la première lecture nous trouvons plusieurs réponses : Dieu se présente « Yahvé, le Seigneur, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité. »
 
Pour connaître Dieu, il faut donc regarder ce qu’il fait : on le reconnaît à ses actions de bonté, d’amour et de tendresse. C’est sans doute pourquoi Moïse demande à Dieu de marcher au milieu de son peuple, c’est-à-dire d’être toujours avec eux. Car même si on ne peut pas voir Dieu, on peut voir les effets de sa présence au milieu de nous : la paix, la fraternité, le respect, l’amitié, l’amour…
 
Et Dieu a vraiment répondu à la prière de Moïse… car il est vraiment venu « marcher au milieu de nous » : c’est Jésus, le Fils de Dieu, qui est venu sur notre terre, c’est fait homme comme nous et est venu marcher sur les chemins de la Palestine. Comme il est écrit dans l’évangile que nous venons d’entendre : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique. » Avec Jésus, Dieu a voulu se faire connaître encore mieux de nous : Jésus est venu nous expliquer qui est Dieu et comment nous pouvons vivre véritablement comme ses amis, ses fidèles. Jésus est allé jusqu’au bout de l’amour et du don de soi pour les autres et, par sa mort et sa résurrection, c’est vraiment l’identité de Dieu qui nous est révélée. Dieu aime chacun jusqu’à se donner à nous.
 
Bien sûr, cela ne nous empêche pas de nous poser des questions, car Dieu échappe à la façon dont habituellement nous connaissons les personnes et les choses. Quand je veux connaître quelqu’un ou quelque chose, j’utilise mes sens et ma réflexion : je regarde, j’écoute, je touche, je sens, je goûte, je lis un livre, je discute avec quelqu’un… Pour Dieu, je ne peux pas avoir une connaissance vraiment directe : il faut que je passe par la lecture de la Bible et il faut que je me fasse aider par les autres chrétiens (parents, catéchistes, prêtres, en lisant des livres,…).
 
Mais pour avancer dans cette découverte de Dieu, qui est un chemin pour toute la vie, je ne suis pas seul. Car Dieu ne nous laisse pas sans aide. Après la venue de Jésus dans le monde, Dieu nous a envoyé l’Esprit Saint. L’Esprit Saint, c’est l’Esprit même du Père et du Fils, c’est l’Esprit de Dieu, et nous le recevons à notre baptême et à notre confirmation. Et si nous ouvrons notre cœur et notre intelligence à Lui, l’Esprit Saint nous aide à vivre en chrétien.
 
Dès l’origine du monde, Dieu nous aime et il est notre Père. Il y a plus de 2000 ans, Dieu est venu en ce monde et il s’est fait connaître en Jésus, le Fils, vrai homme et vrai Dieu. Et pour soutenir notre vie avec lui, il nous a envoyé l’Esprit Saint pour nous accompagner sur nos chemins.
 
Vivons les uns et les autres, enfants, jeunes et adultes, en ouvrant nos cœurs à l’amour du Père, en suivant le Fils, dans l’Esprit.
 
Amen.
 
David Journault †

Homélie du 8 juin 2014 - Solennité de la Pentecôte A

Église St Siméon – L’Huisserie – 7/06/2014 – 18h30
Église St Étienne – Entrammes – 8/06/2014 – 10h30
Solennité de la Pentecôte A
Dimanche : 7 professions de foi et 1 première communion


(Textes : Ac 2,1-11 – Ps 103 – 1Co 12,3-13 – Jn 20,19-23)

Mot d’accueil :
La Pentecôte : l’Esprit Saint descend sur les disciples rassemblés autour de Marie, au Cénacle. Et c’est la naissance de l’Église universelle : la Bonne Nouvelle est annoncée à toutes les personnes présentent ce jour-là à Jérusalem, et chacune entend cette annonce dans sa langue maternelle.
[Ce matin, au milieu de nous, 7 jeunes vont professer leur foi, et une jeune va également recevoir le Corps du Christ pour la première foi. Nous pensons également à tous les jeunes de notre paroisse qui vivent cette profession de foi dans leur collège catholique. Accompagnons nos jeunes de notre prière et de notre soutien, dans leur chemin d’initiation chrétienne.]
Que l’Esprit Saint descende encore aujourd’hui sur les fidèles du Christ, pour qu’ils allument le feu de l’amour de Dieu dans le monde.

Homélie :
Frères et sœurs,
Pourquoi sommes-nous là ce matin/soir ? Qu’est-ce que nous sommes venus faire dans cette église ? Sommes-nous venus prier, sommes-nous venus écouter la Parole de Dieu, des chants, une prédication, [sommes-nous là à l’invitation de proches pour la profession de foi d’une filleule, d’un neveu, d’une cousine…]… Tout cela est bel et bon… mais ce n’est pas d’abord cela que nous venons faire quand nous venons à la messe.
La messe, c’est toujours d’abord une rencontre avec quelqu’un : le Christ Jésus, ressuscité, qui nous invite car Il veut se donner à nous dans sa Parole et dans son Pain. Oui, la messe est d’abord et avant tout un rendez-vous avec le Christ : nous venons à sa rencontre.
Et vous voyez alors que cela change la perspective. En effet, peut-être que nous voyons parfois la messe comme une obligation, comme un devoir moral : il faut faire ça pour que Dieu m’aime. Mais non ! Certes, nous pouvons être sûrs que Dieu est heureux de nous voir rassemblés, et qu’Il est au milieu de nous. Mais ce n’est pas pour cela qu’Il va nous aimer plus, puisque de toute façon, Il nous aime déjà totalement et absolument.
Ainsi, elle est là la Bonne Nouvelle (Évangile veut dire au sens littéral « bonne nouvelle », « joyeuse nouvelle ») : Dieu nous aime, et Il nous appelle à entrer dans son amour. Ce que nous avons à faire, c’est d’accueillir pleinement son amour, avec simplicité de cœur, et de nous mettre à son écoute pour toujours mieux le connaître.
Mais alors, qu’est-ce que ça veut dire être chrétien ? Est-ce qu’il n’y a aucune règle de vie pour vivre en chrétien ?
Oui, bien sûr. Mais ce n’est pas d’abord ce que je fais qui est important, c’est en qui je crois. Ce n’est pas ce que je fais qui me sauve et qui me donne la vie de Dieu : c’est le Christ qui est mort sur la croix et qui est ressuscité qui me sauve et me donne la vie. Et pour que nous puissions vivre comme ses disciples, le Christ nous a envoyé son Esprit Saint, qui est à l’œuvre dans le monde spécialement depuis la Pentecôte.
Ainsi, ce n’est pas ce que nous faisons, nos « œuvres » qui nous donnent la vie et la foi. Mais si nous n’agissons pas en chrétien, si nous ne faisons aucune « œuvre » bonne, nous risquons de perdre la foi.
Prenons une comparaison : personne ici ne s’est donné à lui-même sa vie. Ce sont nos parents qui nous ont donné la vie et qui, dans nos premières années, ont tout fait pour que nous restions en vie ! Une fois que nous sommes grand, nous prenons soin de nous-mêmes, et nous faisons ce qui est nécessaire pour rester en vie : nous nous nourrissons, quand nous sommes malades, nous allons voir le médecin,…
Dans la vie chrétienne, c’est pareille. Personne ne se donne à lui-même la foi : c’est Dieu qui nous la donne à travers nos frères et sœurs, à commencer par nos parents. Ils veillent sur notre initiation chrétienne, et font tout pour que nous la gardions. Au fur et à mesure que nous grandissons, il nous faut aussi l’entretenir, et nous en devenons responsables. A nous d’alimenter notre foi pour conserver cette vie de Dieu qui nous a été donnée gratuitement.
Cela se fait par toute notre vie. En effet, nous ne sommes pas chrétiens qu’une heure par semaine, à la messe ! C’est dans toutes les dimensions de notre vie que nous devons chercher à vivre en harmonie avec le Christ : dans telle situation, que ferait Jésus ? sur cette personne, quel regard porterait Jésus ? face à ce choix que je dois faire, quelle décision va le plus dans le sens de l’amour de Dieu et de mes frères ? Cela suppose également que nous poursuivions notre chemin d’apprentissage de Dieu : la catéchèse, elle n’est pas seulement pour les enfants et les adolescents ! Elle est pour tous les âges de la vie ! C’est toute ma vie que je m’informe, que je me perfectionne. Dans la plupart des métiers et des activités, nous nous formons pendant toute notre vie.
Pour la vie chrétienne, il y a aussi une nécessaire « formation continue » dont nous devons prendre les moyens : prier, lire la bible, assister à des conférences, lire de bons livres…
La foi, comme tout, cela s’entretient. Que l’Esprit Saint, l’Esprit de Pentecôte nous vienne en aide, pour nous aider à entretenir et à dynamiser notre foi.
Amen.
David Journault †

Homélie du 1er juin 2014 - 7e dimanche de Pâques A

Église St Georges – Montigné – 01/06/2014 – 10h30
7ème dimanche de Pâques A
14 Premières communions


(Textes : Ac 1,12-14 – Ps 26 – 1P 4,13-16 – Jn 17,1-11)

Mot d’accueil :
Frères et sœurs,
Ce matin, nous sommes rassemblés en cette église par la grande fête de la première des communions : au milieu de nous, après leurs amis qui l’ont faite jeudi dernier, 14 enfants vont ce matin recevoir pour la première fois le Corps du Christ Eucharistie.

Homélie :
Aujourd’hui nous sommes rassemblés comme une grande famille, pour célébrer ces premières communions et ces baptêmes. Et nous sommes véritablement une famille : la famille des chrétiens, la famille des amis, des frères et sœurs de Jésus.
Dans la liturgie de l’Église, nous sommes dans cette période qu’on appelle le “Temps pascal”, et plus particulièrement vers la fin du Temps pascal, entre la fête de l’Ascension (jeudi dernier) et la fête de la Pentecôte (le 8 juin cette année)… Et ce temps est particulier, car il nous parle des derniers instants de la présence de Jésus sur cette terre, ou plutôt du changement de la façon dont Jésus est présent sur cette terre, au milieu de nous.
Comment Jésus a-t-il été présent dans le monde ? A Noël, Jésus entre dans le monde comme un petit enfant ordinaire, même si Marie et Joseph savent bien que ce n’est pas un enfant ordinaire. A l’Ascension, Jésus ressuscité qui est apparu à ses amis pendant 40 jours, disparaît définitivement.
Mais Il ne cesse pas d’être présent dans le monde, seulement, Il l’est d’une autre façon. Car Dieu ne cesse jamais de se donner à nous : avant la venue de Jésus, Dieu parlait aux hommes par les prophètes. Puis, pendant les quelques années de la vie terrestre de Jésus, Il leur a parlé directement. Jésus est venu nous dire et nous montrer comment vivre en communion avec Dieu : Il nous a montré qu’aimer Dieu et aimer les autres, c’est une seule et même attitude, un seul et même mouvement du cœur. C’est très beau et très exigeant ! Être chrétien, être ami de Jésus, c’est à la fois prendre régulièrement le temps de la prière (un peu tous les jours), c’est vivre les sacrements (surtout celui de l’eucharistie, en venant à la messe le plus souvent possible), et c’est être attentif à ceux qui nous entourent pour les aider et les aimer.
Jésus quitte ce monde avec son corps, mais Il ne nous laisse pas seuls, puisqu’Il nous fait le don de son Esprit Saint. Les disciples, après l’Ascension, vivront la grande joie de la Pentecôte, où ils recevront la force de l’Esprit Saint, qui leur permettra de mieux comprendre encore l’enseignement du Christ, et d’en devenir les témoins.
Jésus n’est plus physiquement dans le monde, et en même temps on pourrait dire qu’Il n’y a jamais été aussi présent, puisque l’Église, son corps, n’a jamais été aussi grande ! Si le corps physique d’homme de Jésus n’est plus là, nous sommes maintenant le corps du Christ : son Église, vous et moi, tous les baptisés de la terre, passés, présents et à venir ! En nous donnant son Esprit, Il permet que « là où deux ou trois sont réunis en mon nom, Je suis au milieu d’eux. » Le Christ est là, au milieu de nous, en nous. Car s’Il est tout spécialement présent dans le pain et le vin consacrés, n’oublions pas qu’Il est présent aussi dans sa Parole, dans la communauté rassemblée, et par la personne du prêtre qui redit ses paroles.
Le Christ disparaît aux yeux des hommes, mais c’est pour mieux entrer dans leur cœur : à la Pentecôte, au baptême, à la confirmation, Il nous donne son Esprit pour être intimement unis à Lui. Ainsi nous sommes rendus capables, avec toute la force de notre liberté, de faire sa volonté : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. »
Dans la force de l’Esprit Saint, depuis 2000 ans, les disciples de chaque génération peuvent devenir véritablement témoins et annoncer au monde la Bonne Nouvelle. Oui, comme pour les premiers disciples, Jésus nous envoie en mission, et en même temps, il ne nous abandonne pas car il a dit le jour de l’Ascension : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » La mission d’évangélisation ne dépend pas que de nous : nous avons à nous y dépenser, mais c’est toujours le Christ qui est le Maître de la mission. L’évangélisation est notre mission, notre travail, mais nous avons à la vivre dans la confiance, et non dans l’angoisse.
J’ai lu quelque part une anecdote sur le pape St Jean XXIII. Un ami lui disait après son élection : « Comme la charge doit être lourde ! » Et Jean XXIII répond : « C’est vrai, le soir quand je me couche, je pense, Angelo, tu es le Pape, et j’ai bien du mal à m’endormir ; mais au bout de quelques minutes je me dis, Angelo, que tu es bête, le responsable de l’Église, ce n’est pas toi, c’est le Saint-Esprit… Alors je me tourne de l’autre côté et je m’endors ! »
En aimant nos frères, en faisant le bien, en vivant dans l’amour, nous rendons le Christ présent physiquement dans le monde. Oui, le Christ nous demande de témoigner de lui, de parler de lui dans notre monde : tous ensemble, soyons des témoins joyeux, sachons être missionnaires pour relayer dans le monde cet appel de Dieu à vivre dans son amour, maintenant et à jamais.
Amen.
David Journault †

Homélie du 29 mai 2104 - Solennité de l'Ascension du Seigneur A

Salle polyvalente – L’Huisserie – 29/05/2014 – 10h30
Solennité de l’Ascension du Seigneur A
41 Premières communions – 1 baptême d’enfant en âge de scolarité


(Textes : Ac 1,1-11 – Ps 46 – Ep 1,17-23 – Mt 28,16-20)

Mot d’accueil :
 
Frères et sœurs,
 
Ce matin, nous célébrons la fête de l’Ascension du Seigneur Jésus. Pendant 40 jours après sa résurrection, le Christ est apparu à ses disciples, puis est venu le jour où il est retourné vers le Père. Mais ce n’est pas d’un jour d’abandon dont nous faisons mémoire : c’est le jour où le Seigneur nous a donné la plus grande preuve de sa confiance en nous et en l’humanité.
 
L’Ascension, c’est le jour où le Christ nous a passé le relais, le jour où il nous a donné sa mission : « Allez donc ! De toutes les nations, faites des disciples […] Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »
 
Ce matin, nous sommes aussi rassemblés par cette grande fête de la première des communions : 41 enfants vont ce matin recevoir pour la première fois le Corps du Christ Eucharistie, et Lise va être baptisée.

Homélie :
 
« Pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? »
 
Sans doute qu’à la place des disciples, nous aurions nous aussi eu besoin d’un peu de temps pour réaliser que Jésus, le Maître, avait définitivement disparu aux yeux du monde… Mais les deux messagers en vêtement blanc dont nous parle les Actes des Apôtres sont là pour aider les disciples à remettre les pieds sur terre.
 
Après sa mort sur la croix et sa résurrection, le Christ est apparu régulièrement aux disciples pendant 40 jours. Puis le moment est venu de son retour vers le Père. On se rend bien compte, que ce soit en lisant les Actes des Apôtres ou l’évangile selon saint Matthieu, que les disciples sont loin d’être complètement près à cet événement. Dans les Actes, un disciple croit encore que Jésus est venu pour rétablir une royauté visible et matérielle en Israël, et Matthieu quand à lui précise que « certains eurent des doutes ». Les successeurs que s’est choisi le Christ, ils sont loin d’être parfaits… ils ne semblent vraiment pas à la hauteur de la tâche que Dieu veut leur confier. Mais il ne les laissera pas seuls : à la Pentecôte, il leur enverra l’Esprit-Saint, et c’est pour cela que Jésus leur demande d’attendre à Jérusalem jusqu’à ce moment là.
 
Dans la force de l’Esprit, les disciples pourront devenir véritablement témoins et annoncer au monde la Bonne Nouvelle. Oui, comme pour les disciples, Jésus nous envoie en mission, et en même temps, il ne nous abandonne pas : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » La mission d’évangélisation ne dépend pas que de nous : nous avons à nous y dépenser, mais c’est toujours le Christ qui est le Maître de la mission. L’évangélisation est notre mission, notre travail, mais nous avons à la vivre dans la confiance, et non dans l’angoisse.
 
J’ai lu quelque part une anecdote sur le pape St Jean XXIII. Un ami lui disait après son élection : « Comme la charge doit être lourde ! » Et Jean XXIII répond : « C’est vrai, le soir quand je me couche, je pense, Angelo, tu es le Pape, et j’ai bien du mal à m’endormir ; mais au bout de quelques minutes je me dis, Angelo, que tu es bête, le responsable de l’Église, ce n’est pas toi, c’est le Saint-Esprit… Alors je me tourne de l’autre côté et je m’endors ! »
 
Dans quelques minutes, au cours de cette Eucharistie, Lise va être baptisée et vous, les enfants, vous allez recevoir pour la première fois le Corps du Christ… Et en vivant cela, nous sommes complètement dans la suite de ce que Jésus nous a demandé de faire : nous sommes les maillons de cette longue chaîne ininterrompue qui, depuis l’Ascension du Seigneur il y a plus de 2000 ans, obéit au commandement du Christ en annonçant sa Bonne Nouvelle. Tous ensemble, soyons des témoins joyeux, sachons être missionnaires pour relayer dans le monde cet appel de Dieu à vivre dans son amour, maintenant et à jamais.
 
Amen.
 
David Journault †

Homélie du 25 mai 2014 - 6e dimanche de Pâques A

Église St Siméon – L’Huisserie – 24/05/2014 – 18h30
Église St Pierre – Parné – 25/05/2014 – 10h30
6ème dimanche de Pâques A


(Textes : Ac 8,5-8.14-17 – Ps 65 – 1P 3,15-18 – Jn 14,15-21)

Mot d’accueil :
 
Frères et sœurs,
 
Avec des cris de joie, répandez la nouvelle, portez la jusqu’aux extrémités de la terre : le Seigneur a libéré son peuple, Alleluia !
 
À l’image des Apôtres que la résurrection du Christ et le don de l’Esprit-Saint ont mis en route nous avons, nous aussi, à libérer notre parole et à témoigner de notre joie d’être chrétiens.
 
Joie de croire que le Fils nous a révélé le Père, joie de croire que le Père renouvelle par son Fils son alliance avec nous, joie de croire que l’Esprit nous est donné pour nous aider à entrer dans cette dynamique de l’amour trinitaire et à en rayonner par notre façon de vivre.

Homélie :
 
L’Esprit de Vérité… La Vérité…
 
N’est-ce pas là ce que tout homme recherche ? Ne sommes-nous pas tous et toutes à la recherche de la Vérité ? Ne voudrions-nous pas saisir totalement avec nos intelligences ce que c’est que la Vérité ? Ne voudrions-nous pas être absolument sûrs de posséder la Vérité et de pouvoir ainsi l’enseigner autour de nous ? « Qu’est-ce que la vérité ? », c’est la question que Pilate pose au Christ lorsqu’il comparait devant lui…
 
Jamais je n’oublierai cette parole de Mgr Billé, entendue il y a une vingtaine d’année : « Pour un chrétien, la Vérité, ce n’est pas quelque chose, mais c’est quelqu’un : le Christ. Et on ne connaît jamais quelqu’un totalement : on apprend tous les jours à le connaître un peu plus. »
 
Ne cherchons pas tant à posséder la Vérité, car nous ne pouvons pas posséder Celui qui nous a dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. » Il nous faut humblement à la fois nous ouvrir à son message et à la fois nous accepter tels que nous sommes. Car pour nous ouvrir à la Vérité, il faut aussi nous regarder en vérité.
 
Dans nos vies, dans ce monde, il est des éléments qui vont à l’encontre de cette recherche de la vérité. C’est sans doute ce que Jésus veut dire quand il dit aux disciples : « Le monde est incapable de le recevoir. » Mais il n’y a pas là un jugement de valeur ; c’est un constat… et un envoi en mission ! « Le monde est incapable de le recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure auprès de vous, et qu’il est en vous. » C’est un envoi en mission à la manière : le monde ne connaît pas l’Esprit de Vérité… à vous de le lui faire connaître ; à vous de faire découvrir au monde la présence active de l’Esprit en toute chair.
 
Car le don de l’Esprit-Saint et son action dans le monde ne sont pas limités aux seuls chrétiens. Nous ne sommes pas propriétaires de l’Esprit de Vérité : nous avons à en être les témoins, des témoins qui sont en recherche, des témoins ouverts et accueillants à la recherche de chaque homme. Nous avons à nous tenir sur une ligne de crête : être des témoins courageux et actifs de Jésus Christ, la Vérité venue dans le monde et qui nous a laissé son Esprit, et en même temps le faire sans volonté d’imposer notre point de vue, mais en cherchant à permettre à tous de cheminer vers le Seigneur.
 
À ce sujet, écoutons à nouveau le conseil que donne saint Pierre  dans  sa  première  lettre : « Vous  devez  toujours  être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance que est en vous, mais faites-le avec douceur et respect. Ayez une conscience droite, pour faire honte à vos adversaires au moment même où ils calomnient la vie droite que vous menez dans le Christ. »
 
Nous devons toujours être disposés à témoigner, mais c’est aussi notre conduite, notre façon de vivre, qui témoigne de notre attachement au Christ. C’est aussi la sainteté de notre vie qui fera rayonner aux yeux du monde la beauté du message du Christ… Avons-nous conscience qu’à chaque fois que nous agissons d’une façon incompatible avec l’évangile, nous pouvons provoquer chez ceux qui nous entoure le rejet du message du Christ ?
 
Prions donc le Seigneur pour que nous puissions ouvrir nos cœurs et nos vies à l’action en nous de son Esprit de vérité. Il nous en fait généreusement le don, que nous sachions ne pas perdre ce don, mais au contraire le laisser imprégner toute notre existence.
 
Amen.
 
David Journault †

Homélie du 11 mai 2014 - 4e dimanche de Pâque A

Église St Siméon – L’Huisserie – 10/05/2014 – 18h30
Église St Étienne – Entrammes – 11/05/2014 – 10h30
4ème dimanche de Pâques A


(Textes : Ac 2,14a.36-41 – Ps 22 – 1P 2,20-25 – Jn 10,1-10)

Mot d’accueil :
Frères et sœurs,
Aujourd’hui, 4ème dimanche de Pâques, l’Église nous invite tout particulièrement à prier pour les vocations. Tout à l’heure dans l’évangile nous entendrons cette parole de Jésus : « Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance. » Le Christ résume ainsi sa mission : donner sa vie aux hommes, et la donner en abondance. L’Église reçoit sa mission du Christ et, à travers elle, le Christ continue à donner la Vie aux hommes, grâce à la variété et à la complémentarité des vocations.

Homélie :
Frères et sœurs,
Alors que nous ne sommes pas encore parvenus à la fête de la Pentecôte, la liturgie de ce dimanche nous fait déjà entendre le discours que Pierre a prononcé le jour où, avec les autres disciples, il a reçu le don de l’Esprit Saint. L’annonce faite par Pierre est à la fois simple et radicale : « Ce même Jésus que vous avez crucifié, Dieu a fait de lui le Seigneur et le Christ. » Et à l’écoute de l’Apôtre, le peuple est bouleversé et se demande quoi faire… Alors Pierre les invite à la conversion, à changer leurs cœurs et leur façon de vivre, à prendre le chemin à la suite du Christ en recevant le baptême.
« Que devons-nous faire ? » : est-ce que cette question ne vaut pas aussi pour nous tous aujourd’hui ? Est-ce que cette question ne devrait pas habiter chacun de nos cœurs ? Dieu nous a aimé le premier, de toute éternité… comment répondons-nous à cet amour immense ?
Dans l’évangile, nous voyons Jésus en discussion avec un groupe de Pharisiens. Il raconte une histoire, une parabole, pour essayer de leur faire comprendre qui il est, et quel est le rapport qu’il entretien avec l’humanité. Jésus est le Bon Pasteur, et il est aussi la porte pour les brebis. Le Bon Pasteur connaît ses brebis, chacune particulièrement, il connaît chacune par son nom et il les appelle toutes personnellement. Puis il sort en marchant à leur tête pour les emmener vers de bons pâturages.
Visiblement, les Pharisiens ont du mal à comprendre l’image, ou bien ils ne veulent pas comprendre. Quel est donc le sens de cette parabole ? Quand Jésus parle de troupeau et de berger, quels sont les points sur lesquels il veut insister ?
Tout d’abord, sur l’attention particulière de Dieu pour chacune et chacun d’entre nous. Dieu ne nous aime pas “en bloc”, mais il nous connaît chacun par notre nom et il nous aime chacun individuellement et personnellement. Ensuite, le point essentiel de cette parabole, c’est bien la relation d’amour et de confiance absolus qui existe entre les brebis et le pasteur : si les brebis suivent le pasteur, c’est parce qu’elles lui font confiance.
Sans doute que quand nous lisons ce texte, nous nous plaçons spontanément du côté des brebis… mais n’oublions pas que par notre baptême nous sommes tous devenus prêtres, prophètes et rois : prêtres, car nous sommes appelés à prier pour nous et pour les autres, prophètes, car nous sommes appelés à annoncer la Bonne Nouvelle, rois, car nous sommes appelés à servir et à prendre soin de nos frères et sœurs. Ainsi nous sommes bien à la fois brebis et berger. Ou pour utiliser d’autres mots, et pour mieux comprendre, nous sommes à la fois disciples et apôtres.
Nous sommes disciples quand nous nous mettons à l’écoute, à l’école du Christ, quand nous cherchons à comprendre son message. Nous sommes apôtres quand nous essayons de partager au monde quelque chose de ce que nous avons découvert sur Dieu. C’est le jour de la Pentecôte que Pierre et les autres sont véritablement devenus des apôtres : après avoir suivi Jésus, ils ont pris la responsabilité de relayer au monde entier le message d’amour et de salut du Christ.
Il y a une multitude de façons d’être apôtres dans l’Église : ce sont toutes ces vocations diverses qui font la richesse de l’Église. Et quand certaines de ces vocations ne sont plus présentes, c’est la mission d’annonce de l’Évangile qui est fragilisée. Alors prions en ce dimanche, et aussi chaque jour, pour que toutes les vocations, celles du mariage, de la vie religieuse, du diaconat, de la prêtrise… soient toujours présentes dans l’Église, et pour que des jeunes ouvrent leur cœur aux appels de Dieu.
Amen.
David Journault †

Les messes dans ma paroisse

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