"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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vendredi 2 mai 2014

Homélie du 6 avril 2014 - 5ème de Carême A

Église St Siméon – L’Huisserie – 5/04/2014 – 18h30
Église St Georges – Montigné – 6/04/2014 – 10h30
5ème dimanche de Carême A

(Textes : Ez 37,12-14 – Ps 129 – Rm 8,8-11 – Jn 11,1-45)

Mot d’accueil :

Ce dimanche nous ouvre les perspectives de la Résurrection. Le Christ est vainqueur de la mort. En le suivant au Calvaire durant ces deux prochaines semaines, nous savons déjà que son chemin nous mène à Pâques, à sa résurrection, et à la nôtre.

Homélie :

Frères et sœurs,

Dans ce passage de l’évangile de saint Jean, la résurrection de Lazare, où plutôt son rappel à la vie, tient finalement peu de place, quelques lignes. L’intérêt se porte sur les dialogues qui précèdent et veulent préparer le lecteur à faire acte de foi en Jésus, vainqueur de la mort.

Tandis que les disciples dépassent leur peur et acceptent de suivre Jésus jusqu’à « mourir avec lui », s’il le faut, Marthe confesse en Jésus le Fils de Dieu, le Maître de la vie, dès maintenant et pour toujours. Marie a plus de difficulté à exprimer ce qu’elle ressent par des paroles, et c’est avec tout son corps, en se jetant aux pieds de Jésus, qu’elle extériorise son émotion, sa tristesse, sa détresse. Mais l’une comme l’autre commence par la même phrase : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » Et combien nous comprenons cette détresse et cet appel désespéré devant la mort d’un proche.

Les Juifs qui sont les témoins de cette scène sont marqués et touchés par les larmes de Jésus, et cela les induit en erreur. Ils mettent des limites à la puissance de Jésus : sans doute, il peut guérir un aveugle ou guérir Lazare malade, mais il doit être impuissant devant la mort. Pourtant, eux aussi, à la vue du miracle, croient en lui.

L’autre dimension de ce signe fait par Jésus, c’est une sorte de préfiguration de sa propre résurrection. Dans l’évangile selon saint Jean, ce récit fait partie des derniers moments avant l’entrée dans l’épisode de la montée à Jérusalem et de la Passion.

Mais cette résurrection de Jésus sera bien différente de ce retour à la vie de Lazare. En effet, si Lazare sort du tombeau les pieds et les mains liés de bandelettes et le visage enveloppé d’un suaire – ce qui rappelle symboliquement qu’il est encore un mortel – Jésus sortira du tombeau à Pâques immortel, délivré à jamais de la mort. En Jésus, par l’Amour, la Vie aura définitivement triomphé de la mort et du péché.

Le Christ est notre espérance, nous mettons en lui notre espérance et nous attendons dans la confiance, dans la foi, de le retrouver dans la vraie vie, la vie éternelle.

Mais ne nous méprenons pas : être chrétien, ce n’est pas attendre dans l’oisiveté que le règne de Dieu arrive. Au contraire, c’est s’engager dans le monde d’aujourd’hui pour le rendre meilleur. Nous sortons de la période des élections municipales : nos concitoyens ont élu des hommes et des femmes, et parmi ceux-ci de nombreux chrétiens, pour prendre en charge la vie de nos communes. C’est une mission à la fois belle et compliquée, qui demande beaucoup de courage, et qui doit être vécue comme un service. Être conseillé municipal, adjoint ou maire, c’est se mettre véritablement au service de ses concitoyens. Ces élections ont également eu pour effet d’amener un nouveau gouvernement à la tête de notre pays : là encore, c’est une belle mission de service que nos ministres sont appelés à accomplir.

L’Église a toujours eu le plus grand respect pour l’engagement politique, et nos évêques n’ont de cesse de rappeler que les chrétiens doivent s’engager dans la société, y compris en politique, pour essayer d’y porter là aussi les valeurs de l’Évangile. Le pape Jean-Paul II, dans son encyclique Centesimus annus, rappelait : « Une démocratie authentique n’est pas seulement le résultat d’un respect formel de règles, mais le fruit de l’acceptation convaincue des valeurs qui inspirent les procédures démocratiques : la dignité de chaque personne humaine, le respect des droits de l’homme, le “bien commun” comme fin et critère de régulation de la vie politique. »

Nous pouvons prier pour les élus et responsables de notre pays, aux différents niveaux de responsabilité : qu’ils aient toujours au cœur de leur engagement la défense du bien commun, la défense et le respect du plus petit, la défense et le respect de la dignité de la personne humaine.

Amen.

David Journault †

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