"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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vendredi 2 mai 2014

Homélie du 23 mars 2014 - 3ème dimanche de Carême A

Église St Siméon – L’Huisserie – 22/03/2014 – 18h30
Église St Pierre – Parné – 23/03/2014 – 10h30
3ème dimanche de Carême A
Messes des familles

(Textes : Ex 17,3-7 – Ps 94 – Rm 5,1…8 – Jn 4,5-42)

Mot d’accueil :

Nous avons soif… soif d’être reconnus, soif d’être aimés, soif de connaître la Vérité. Le Seigneur s’approche de nous pour étancher nos soifs, et surtout pour nous redire : « Si tu savais de don de Dieu ! » Nous sommes là pour accueillir ce don : oui, Dieu vient encore aujourd’hui se donner dans sa Parole et son Pain.

Homélie :

Frères et sœurs,

L’évangile de ce jour nous raconte une rencontre : celle de Jésus et de la femme de Samarie. D’une certaine façon, c’est la rencontre de deux pauvretés : Jésus, qui parcours les routes, sans vraiment de maison, et dans une grande simplicité de vie, et la Samaritaine, qui non seulement est samaritaine, c’est-à-dire qu’elle fait partie d’un peuple méprisé par les Juifs, mais qui a une vie sentimentale compliquée, et qui se cache sans doute un peu des autres.

Et Jésus va lui parler, va échanger avec elle : il va même lui demander à boire… Il ne vient pas d’abord lui donner des réponses, mais il se fait proche d’elle.

Ensuite, il va l’amener à réfléchir, à se poser des questions, pour qu’elle puisse grandir et progresser sur son chemin de vie : Jésus éveille en elle une soif qu’elle n’avait peut-être pas encore vraiment identifiée. Elle ne comprend pas tout du premier coup, d’ailleurs, mais elle s’est mise en route, avec le Christ.

Bien sûr, ce bout de chemin avec le Christ l’amène à regarder en vérité sa vie, même ce qu’il y a de plus gênant, de moins glorieux : « Va, appelle ton mari, et reviens. – Je n’ai pas de mari. – Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là tu dis vrai. » Et face à cette parole de Jésus, comment va-t-elle réagir ? Va-t-elle se vexer, se sentir humiliée, rabaissée, et lui tourner le dos ? Non ! Elle entre à son tour dans ce regard de vérité sur sa propre vie : c’est l’étape indispensable pour aller de l’avant, pour grandir avec Dieu.

Cette rencontre que vit la Samaritaine avec Jésus, elle peut nous parler également du sacrement de la réconciliation, ce sacrement sur lequel les enfants ont réfléchi tout à l’heure avant la messe. Face à cet inconnu qui fait irruption dans sa vie privée, dans ses problèmes, la Samaritaine aurait pu fermer la porte, refuser de dialoguer avec Jésus, mais alors, quelle perte pour elle ! Elle aurait perdu l'opportunité de changer, de grandir, de s'améliorer, elle aurait tourné le dos à Dieu qui veut lui donner l'eau vive de son amour et de sa force. Non, elle accepte d'échanger en vérité sur sa vie, y compris sur ce qu'il y a de moins glorieux dans son existence. Jésus a frappé à la porte de son cœur, et elle l'a laissé entré : en faisant cela, une grande joie est entrée dans sa vie.

Pour nous aussi, le Seigneur Jésus frappe à la porte de nos cœurs : il attend que nous lui ouvrions pour venir nous donner la vie, et cette rencontre, cette ouverture de notre cœur à Dieu se vit tout particulièrement dans le sacrement de la réconciliation. En effet, il nous arrive à tous de nous égarer sur des chemins qui ne sont pas des chemins de vie, mais des chemins qui nous égarent loin de Dieu. Nos péchés, nos choix mauvais, risquent de nous couper de Dieu et des autres si nous n'acceptons pas de les regarder en vérité et si nous n'avons pas le regret sincère de nos mauvaises actions.

Aller rencontrer le prêtre pour parler avec lui de notre vie, faire le point sur ce que nous faisons de mal, sur nos péchés, mais aussi sur ce qui va bien, cela nous permet en recevant l’absolution de recevoir à nouveau, comme au baptême, l’eau vive de Dieu ! Nous pouvons alors repartir sur une bonne base.

Je le disais la semaine dernière : il y a comme un même malentendu vis-à-vis de la Réconciliation et vis-à-vis du Carême : nous vivons l’un et l’autre comme quelque chose de pénible et de triste, alors que c’est une chance que Dieu nous donne. Bien sûr, ce n’est pas simple, mais c’est tellement beau ! 

Comme la Samaritaine, frères et sœurs, osons interroger le Christ, osons nous laisser interroger par le Christ, pour qu’il nous donne sa lumière, qu’il éclaire nos vies, et que nous en soyons renouvelés. Amen.

David Journault †

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