"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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dimanche 4 mai 2014

Homélie du 4 mai 2014 - 3ème dimanche de Pâques A

Église St Siméon – L’Huisserie – 3/05/2014 – 18h30
Église de l’Assomption – Ahuillé – 4/05/2014 – 10h30
3ème dimanche de Pâques A

(Textes : Ac 2,14.22b-33 – Ps 15 – 1P 1,17-21 – Lc 24,13-35)

Mot d’accueil :

Frères et sœurs, comme avec les pèlerins d’Emmaüs, le Christ nous rejoint sur la route et nous partage sa Parole et son Pain. 

Homélie :

Frères et sœurs,

Nous savons bien, les uns et les autres, le besoin que nous avons de reparler des événements importants que nous vivons. Les deux disciples qui quittent Jérusalem sont encore bouleversés par les événements auxquels ils viennent d’assister. Sans doute entrés avec Jésus à Jérusalem, ils ont été les témoins impuissants de la mise à mort de celui qu’ils avaient suivit.

Et quand un étranger les rejoint sur le chemin, la conversation vient tout naturellement sur tous ces événements. Le Christ ressuscité les rejoints sur la route, et peu à peu il les aide à voir clair dans le plan de Dieu, en repartant des textes des prophètes et en leur brossant le tableau complet de la rédemption opérée par Lui. Et c’est ce que ne cesseront plus d’annoncer les disciples du Christ, comme nous voyons Pierre le faire dans la 1ère lecture. Mais cela ne suffit pas : c’est finalement dans le geste de la fraction du pain qu’ils le reconnaissent. C’est dans l’eucharistie que le Christ se donne le plus totalement à nous. Et en même temps, c’est à cet instant même qu’il disparaît… sans doute pour nous laisser prendre sa suite et devenir nous-mêmes apôtres.

Et qu’est-ce que le Christ nous demande d’annoncer ? Par son incarnation, par son enseignement, par ses actes, par sa mort et sa résurrection, le Christ s’est fait à la fois notre frère, notre guide et notre sauveur.
Par son incarnation, c’est Dieu lui-même, le créateur du monde, qui a pris chair en Marie pour vivre la plus grande solidarité possible, l’intimité la plus profonde avec l’humanité, en devenant l’un des nôtres. Et pendant 30 années, il a vécu comme l’un de nous, il a appris un métier aux côtés de Marie et de Joseph, la femme et l’homme à qui Dieu l’avait confié.

Par son enseignement, par ses actes, pendant sa vie publique, il s’est fait le témoin, l’interprète, le relais du Père pour nous apprendre comment Dieu nous appelle à vivre : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé. »« C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que tous vous reconnaîtront comme mes disciples. », « Faites cela en mémoire de moi. »… Avec nous et au milieu de nous, le Christ a vécu, il a aimé, il a soigné, il a enseigné, il a pleuré, il a souffert, il est mort. En Christ, Dieu a vécu la condition humaine véritablement, de l’intérieur.

Par sa Passion et sa Résurrection, le Christ a définitivement vaincu la mort et le péché, en mourant lui-même par amour pour nous, en obéissance à son Père, pour racheter les péchés de l’humanité. Et cette Résurrection du Christ devient  signe d’espérance pour tous les hommes. A la suite du Christ nous sommes appelés à ressusciter et à vivre éternellement auprès du Père. Car voilà bien notre espérance, et voilà bien ce que nous sommes appelés à annoncer : après notre mort et un nécessaire temps de purification, nous pourrons entrer dans la pleine communion avec Dieu-Trinité. Enfin, nous pourrons contempler Dieu face à face et le connaître en vérité, totalement, tel qu’Il est. Là nous touchons aux limites de notre langage humain et de notre compréhension… 

Que sera cette vie éternelle auprès de Dieu ? Nul ne peut la décrire… Mais que cela ne nous empêche pas de tout faire pour que, dès aujourd’hui dans notre vie, nous cherchions à vivre le plus possible déjà en communion avec notre Dieu, le Dieu révélé par Jésus-Christ.

Car si le Fils de Dieu est venu vivre parmi nous sur cette terre, c’est pour nous permettre de vivre pour l’éternité avec la Trinité. Vivons et agissons toujours avec cette perspective dans le cœur.

Amen.

David Journault †

vendredi 2 mai 2014

Homélie du 20 avril 2014 - Solennité de la Résurrection du Seigneur A

Église St Siméon – L’Huisserie
Dimanche 20 avril 2014 – 10h30
Solennité de la Résurrection du Seigneur A

(Textes : Ac 10,34-43 – Ps 117 – Col 3,1-4 – Jn 20,1-9)

Homélie :

« Ils l’ont fait mourir en le pendant au bois du supplice. Et voici que Dieu l’a ressuscité le troisième jour. » (Ac 10,39-40)

Frères et sœurs, nous vivons en ces fêtes pascales le sommet de l’année liturgique et nous célébrons le cœur de notre foi et de notre vie à la suite du Christ. Car comme le dit saint Paul dans la première épître aux Corinthiens : « Si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi. »

Alors qu’à travers Abraham, Moïse et les prophètes, Dieu avait fait alliance avec le peuple d’Israël, la venue du Christ, l’incarnation du Fils de Dieu, créé une situation nouvelle. En Jésus, Dieu se fait homme, le Créateur se fait créature. Par sa naissance, sa prédication, sa mort et sa résurrection, Jésus vient  renouveler l’Alliance qui existait entre Dieu et les hommes. 

Jésus a donné sa vie par amour pour le salut de toute l’humanité. Et c’est ce “par amour” qui est important : ce qui est fondamental, c’est que cette flagellation et cette crucifixion, toute cette abominable souffrance, c’est par amour et dans l’amour pour son Père et le genre humain que le Christ les a vécus. Une fois pour toutes, le Christ a démontré dans sa chair que l’amour est plus fort que la haine, le péché et la mort. Et c’est pour cela qu’il sort vainqueur du tombeau. La mort n’a plus de prise sur lui. 

Nous n’avons aucun récit qui nous dise comment c’est passé la résurrection. Par contre, les disciples ont vu le Christ ressuscité, ils ont parlé avec lui, ils ont mangé avec lui, ils l’ont touché. Pour les uns, comme “l’autre disciple” dont parle l’évangile, la foi est venue très rapidement : « Il vit et il crut. » Pour d’autres, ce sera plus long et plus difficile… et cette diversité se retrouve sans doute dans notre assemblé de ce matin. La foi en la résurrection n’est pas simple, mais elle est essentielle. Et pour les disciples de Jésus, c’est une grande et bonne nouvelle qu’il faut annoncer à tous, y compris, comme dans la 1ère lecture, à un centurion de l’armée romaine.

Car si la mort n’a plus de prise sur le Christ qui sort vainqueur du tombeau, sur nous non plus la mort n’a plus de prise ! Saint Paul vient de nous le dire dans l’Épître aux Colossiens : « vous êtes ressuscités avec le Christ ». Car cette victoire du Christ sur la mort, il nous propose de nous y associer. Par le baptême le Christ nous unis à lui et nous fait passer avec lui de la mort à la vie ; nous sommes avec lui vainqueurs de la mort et du péché, pour autant que nous restions unis à Lui. Par delà la mort et la résurrection, le Christ nous tend la main et nous appelle à le suivre sur le chemin de la vie nouvelle, dans l’amour et le service de Dieu et de nos frères et sœurs. Si nous prenons résolument ce chemin, avec amour et humilité, foi et espérance, qui pourrait nous séparer de l’amour de Dieu ? Rien ni personne. C’est bien cette entrée dans la vie du Christ que va vivre maintenant Charlotte.

Alors, frères et sœurs, en ce jour où nous commémorons notre Salut, en ce jour où nous allons être les témoins de ce baptême, prenons résolument le chemin de la vie dans le Christ : délaissons le vieil homme et revêtons notre habit de baptisé, revêtons l’homme nouveau.

Amen.

David Journault †

Homélie du 18 avril 2014 - Vendredi Saint

Église St Georges – Montigné – 18/04/2014 – 20h30
Vendredi Saint : La Passion du Seigneur

(Textes : Is 52,13-53-12 – Ps 30 – Hb 4,14-16 ; 5,7-9 – Jn 18,1-19,42)


Homélie :

Une fois de plus, frères et sœurs, nous venons de suivre notre Seigneur et maître sur le chemin de sa Passion, chemin d’abaissement et en même temps chemin de salut.

Nous faisons mémoire de cet engagement extraordinaire du Christ au service de l’humanité : par sa Passion, il a pris sur lui nos péchés et les conséquences de nos péchés. Il a souffert à notre place, à cause de nos péchés.

À l’écoute de la Passion, nous pouvons nous poser cette question : de quel protagoniste de ce drame suis-je le plus proche ? C’est un appel là encore à regarder ma vie en vérité pour me convertir. 
  • Suis-je un Juda, qui trahit son Dieu par amour de l’argent : on ne peut servir deux maîtres, Dieu et l’argent, et après avoir marché à la suite du Christ, Juda fait le choix de l’argent… ce qui l’amène à sa perte.
  • Suis-je un Pilate, qui privilégie sa tranquillité au lieu de chercher la vérité ? Qui se laisse influencer par la foule et ses cris, plutôt que de rechercher en conscience ce qui est juste et bon ?
  • Suis-je un membre de cette foule, qui hurle à la mort contre un innocent et réclame la libération d’un criminel ? Mes choix sont-ils le fruit de l’influence de la foule sur moi, ou bien ai-je ma propre conscience, mon propre discernement, opéré à la lumière de l’Évangile ? Est-ce que je hurle avec les loups, ou bien est-ce que je me place du côté de la victime ?
  • Suis-je un Pierre, qui se laisse envahir et dominer par la peur et qui n’ose pas s’afficher comme disciple du Christ ?

On pourrait continuer l’énumération… et peut-être que je suis plus une Marie, une Marie-Madeleine, un Jean, un Joseph d’Arimathie, un Simon de Cyrène,… Ainsi, spirituellement, il nous faut réaliser que nous pouvons, par nos paroles et nos actes, venir ajouter du poids à la croix du Christ, ou au contraire, le soulager, porter avec lui.

Quoi qu’il en soit, prenons la route de la Passion, suivons le Christ, lui qui prend sur lui le poids de nos péchés pour nous en libérer. Entrons dans la nuit et le silence du tombeau. Avec Marie, veillons auprès du corps de notre Seigneur.

Amen.

David Journault †

Homélie du 18 avril 2014 - Dimanche des Rameaux et de la Passion

Église St Siméon – L'Huisserie – 12/04/2014 – 18h30
Église St Étienne – Entrammes – 13/04/2014 – 10h30
Dimanche des Rameaux & de la Passion du Seigneur A

(Textes : Bénédiction : Mt 21,1-11 ; Messe de la Passion : Is 50,4-7 – Ps 21 – Ph 2,6-11 – Mt 26,14-27,66)

(Illustrations : Régine & Bruno Le Sourd, in La Bible en bande dessinée n°4
Arcabas, Torturé par les soldats)


Homélie sur Mt 21,1-11 : Entrée triomphale à Jérusalem

Frères et sœurs,

La Semaine Sainte s’ouvre par le souvenir de cet événement étonnant : l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. La foule l’acclame et laisse exploser sa joie : le Messie attendu entre dans la Ville Sainte et c’est l’annonce du Salut attendu par Israël. Qui peut alors imaginer que c’est en donnant sa vie sur la croix, par amour et dans l’obéissance au dessein du Père, que Jésus accomplira pleinement son œuvre de Salut ? Cette foule qui l’acclame, elle ne sait pas encore quel chemin d’abaissement devra prendre le Fils de Dieu pour libérer l’humanité captive du péché. En ce dimanche des Rameaux et de la Passion, faisons avec le Christ ce chemin des acclamations à la mort sur la croix.

MISSEL : Et maintenant, avançons, comme les foules de Jérusalem heureuses d’acclamer le Messie.

Homélie sur Mt 26,14-27,66 : La Passion de Notre Seigneur Jésus Christ

« Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite. » Mt 26,42
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Mt 27,46

L’obéissance et l’abandon entre les mains du Père, et la profonde détresse au cœur de la souffrance… Deux mouvements de l’âme du Christ au cœur de sa Passion. Sa détresse et sa souffrance ne sont pas des apparences : en vivant cette épreuve insupportable tant moralement que physiquement, c’est toutes les souffrances humaines que le Christ porte définitivement.

Souffrance morale de l’incompréhension, de la trahison, des moqueries, de l’abandon de ses proches et de la condamnation injuste ; souffrance physique de la violence, des coups, de l’épuisement, et finalement l’horreur des clous et de la croix…

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Ce cri poussé par le Christ, c’est le cri de l’humanité souffrante dont il se fait solidaire, c’est l’union étroite du Sauveur et des sauvés, du Christ Tête et de l’Église Corps. En descendant au plus profond de la détresse et de la mort, le Christ peut ainsi nous sauver…

Le chemin du chrétien, c’est celui de la “suite du Christ”, et de façon encore plus étroite peut-être en cette Semaine Sainte qui s’ouvre : vivons donc ces jours en recherchant sa Présence dans les plis de notre histoire (au travail, en famille, avec les amis) ; suivons-le à travers les rues de Jérusalem, en ayant hâte de revenir à Lui toutes les fois que cette semaine nous nous apercevrons que nous l’avons trahi, abandonné, perdu de vue ; montons avec Lui sur le Calvaire et demandons que son abandon total à la mort de la Croix nous permette, comme pour le Centurion, de le reconnaître comme Celui qui seul peut changer notre vie : « Vraiment celui-ci était Fils de Dieu » (Mt 27,54).

Amen.

David Journault †

Homélie du 6 avril 2014 - 5ème de Carême A

Église St Siméon – L’Huisserie – 5/04/2014 – 18h30
Église St Georges – Montigné – 6/04/2014 – 10h30
5ème dimanche de Carême A

(Textes : Ez 37,12-14 – Ps 129 – Rm 8,8-11 – Jn 11,1-45)

Mot d’accueil :

Ce dimanche nous ouvre les perspectives de la Résurrection. Le Christ est vainqueur de la mort. En le suivant au Calvaire durant ces deux prochaines semaines, nous savons déjà que son chemin nous mène à Pâques, à sa résurrection, et à la nôtre.

Homélie :

Frères et sœurs,

Dans ce passage de l’évangile de saint Jean, la résurrection de Lazare, où plutôt son rappel à la vie, tient finalement peu de place, quelques lignes. L’intérêt se porte sur les dialogues qui précèdent et veulent préparer le lecteur à faire acte de foi en Jésus, vainqueur de la mort.

Tandis que les disciples dépassent leur peur et acceptent de suivre Jésus jusqu’à « mourir avec lui », s’il le faut, Marthe confesse en Jésus le Fils de Dieu, le Maître de la vie, dès maintenant et pour toujours. Marie a plus de difficulté à exprimer ce qu’elle ressent par des paroles, et c’est avec tout son corps, en se jetant aux pieds de Jésus, qu’elle extériorise son émotion, sa tristesse, sa détresse. Mais l’une comme l’autre commence par la même phrase : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » Et combien nous comprenons cette détresse et cet appel désespéré devant la mort d’un proche.

Les Juifs qui sont les témoins de cette scène sont marqués et touchés par les larmes de Jésus, et cela les induit en erreur. Ils mettent des limites à la puissance de Jésus : sans doute, il peut guérir un aveugle ou guérir Lazare malade, mais il doit être impuissant devant la mort. Pourtant, eux aussi, à la vue du miracle, croient en lui.

L’autre dimension de ce signe fait par Jésus, c’est une sorte de préfiguration de sa propre résurrection. Dans l’évangile selon saint Jean, ce récit fait partie des derniers moments avant l’entrée dans l’épisode de la montée à Jérusalem et de la Passion.

Mais cette résurrection de Jésus sera bien différente de ce retour à la vie de Lazare. En effet, si Lazare sort du tombeau les pieds et les mains liés de bandelettes et le visage enveloppé d’un suaire – ce qui rappelle symboliquement qu’il est encore un mortel – Jésus sortira du tombeau à Pâques immortel, délivré à jamais de la mort. En Jésus, par l’Amour, la Vie aura définitivement triomphé de la mort et du péché.

Le Christ est notre espérance, nous mettons en lui notre espérance et nous attendons dans la confiance, dans la foi, de le retrouver dans la vraie vie, la vie éternelle.

Mais ne nous méprenons pas : être chrétien, ce n’est pas attendre dans l’oisiveté que le règne de Dieu arrive. Au contraire, c’est s’engager dans le monde d’aujourd’hui pour le rendre meilleur. Nous sortons de la période des élections municipales : nos concitoyens ont élu des hommes et des femmes, et parmi ceux-ci de nombreux chrétiens, pour prendre en charge la vie de nos communes. C’est une mission à la fois belle et compliquée, qui demande beaucoup de courage, et qui doit être vécue comme un service. Être conseillé municipal, adjoint ou maire, c’est se mettre véritablement au service de ses concitoyens. Ces élections ont également eu pour effet d’amener un nouveau gouvernement à la tête de notre pays : là encore, c’est une belle mission de service que nos ministres sont appelés à accomplir.

L’Église a toujours eu le plus grand respect pour l’engagement politique, et nos évêques n’ont de cesse de rappeler que les chrétiens doivent s’engager dans la société, y compris en politique, pour essayer d’y porter là aussi les valeurs de l’Évangile. Le pape Jean-Paul II, dans son encyclique Centesimus annus, rappelait : « Une démocratie authentique n’est pas seulement le résultat d’un respect formel de règles, mais le fruit de l’acceptation convaincue des valeurs qui inspirent les procédures démocratiques : la dignité de chaque personne humaine, le respect des droits de l’homme, le “bien commun” comme fin et critère de régulation de la vie politique. »

Nous pouvons prier pour les élus et responsables de notre pays, aux différents niveaux de responsabilité : qu’ils aient toujours au cœur de leur engagement la défense du bien commun, la défense et le respect du plus petit, la défense et le respect de la dignité de la personne humaine.

Amen.

David Journault †

Homélie du 23 mars 2014 - 3ème dimanche de Carême A

Église St Siméon – L’Huisserie – 22/03/2014 – 18h30
Église St Pierre – Parné – 23/03/2014 – 10h30
3ème dimanche de Carême A
Messes des familles

(Textes : Ex 17,3-7 – Ps 94 – Rm 5,1…8 – Jn 4,5-42)

Mot d’accueil :

Nous avons soif… soif d’être reconnus, soif d’être aimés, soif de connaître la Vérité. Le Seigneur s’approche de nous pour étancher nos soifs, et surtout pour nous redire : « Si tu savais de don de Dieu ! » Nous sommes là pour accueillir ce don : oui, Dieu vient encore aujourd’hui se donner dans sa Parole et son Pain.

Homélie :

Frères et sœurs,

L’évangile de ce jour nous raconte une rencontre : celle de Jésus et de la femme de Samarie. D’une certaine façon, c’est la rencontre de deux pauvretés : Jésus, qui parcours les routes, sans vraiment de maison, et dans une grande simplicité de vie, et la Samaritaine, qui non seulement est samaritaine, c’est-à-dire qu’elle fait partie d’un peuple méprisé par les Juifs, mais qui a une vie sentimentale compliquée, et qui se cache sans doute un peu des autres.

Et Jésus va lui parler, va échanger avec elle : il va même lui demander à boire… Il ne vient pas d’abord lui donner des réponses, mais il se fait proche d’elle.

Ensuite, il va l’amener à réfléchir, à se poser des questions, pour qu’elle puisse grandir et progresser sur son chemin de vie : Jésus éveille en elle une soif qu’elle n’avait peut-être pas encore vraiment identifiée. Elle ne comprend pas tout du premier coup, d’ailleurs, mais elle s’est mise en route, avec le Christ.

Bien sûr, ce bout de chemin avec le Christ l’amène à regarder en vérité sa vie, même ce qu’il y a de plus gênant, de moins glorieux : « Va, appelle ton mari, et reviens. – Je n’ai pas de mari. – Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là tu dis vrai. » Et face à cette parole de Jésus, comment va-t-elle réagir ? Va-t-elle se vexer, se sentir humiliée, rabaissée, et lui tourner le dos ? Non ! Elle entre à son tour dans ce regard de vérité sur sa propre vie : c’est l’étape indispensable pour aller de l’avant, pour grandir avec Dieu.

Cette rencontre que vit la Samaritaine avec Jésus, elle peut nous parler également du sacrement de la réconciliation, ce sacrement sur lequel les enfants ont réfléchi tout à l’heure avant la messe. Face à cet inconnu qui fait irruption dans sa vie privée, dans ses problèmes, la Samaritaine aurait pu fermer la porte, refuser de dialoguer avec Jésus, mais alors, quelle perte pour elle ! Elle aurait perdu l'opportunité de changer, de grandir, de s'améliorer, elle aurait tourné le dos à Dieu qui veut lui donner l'eau vive de son amour et de sa force. Non, elle accepte d'échanger en vérité sur sa vie, y compris sur ce qu'il y a de moins glorieux dans son existence. Jésus a frappé à la porte de son cœur, et elle l'a laissé entré : en faisant cela, une grande joie est entrée dans sa vie.

Pour nous aussi, le Seigneur Jésus frappe à la porte de nos cœurs : il attend que nous lui ouvrions pour venir nous donner la vie, et cette rencontre, cette ouverture de notre cœur à Dieu se vit tout particulièrement dans le sacrement de la réconciliation. En effet, il nous arrive à tous de nous égarer sur des chemins qui ne sont pas des chemins de vie, mais des chemins qui nous égarent loin de Dieu. Nos péchés, nos choix mauvais, risquent de nous couper de Dieu et des autres si nous n'acceptons pas de les regarder en vérité et si nous n'avons pas le regret sincère de nos mauvaises actions.

Aller rencontrer le prêtre pour parler avec lui de notre vie, faire le point sur ce que nous faisons de mal, sur nos péchés, mais aussi sur ce qui va bien, cela nous permet en recevant l’absolution de recevoir à nouveau, comme au baptême, l’eau vive de Dieu ! Nous pouvons alors repartir sur une bonne base.

Je le disais la semaine dernière : il y a comme un même malentendu vis-à-vis de la Réconciliation et vis-à-vis du Carême : nous vivons l’un et l’autre comme quelque chose de pénible et de triste, alors que c’est une chance que Dieu nous donne. Bien sûr, ce n’est pas simple, mais c’est tellement beau ! 

Comme la Samaritaine, frères et sœurs, osons interroger le Christ, osons nous laisser interroger par le Christ, pour qu’il nous donne sa lumière, qu’il éclaire nos vies, et que nous en soyons renouvelés. Amen.

David Journault †

Les messes dans ma paroisse

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