"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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mercredi 19 mars 2014

Homélie du 19 janvier 2014 - 2e dimanche du temps ordinaire A

Église St Siméon – L’Huisserie – 18/01/14 – 18h30
Église Ste Trinité – Nuillé – 19/01/14 – 10h30
2e dimanche du Temps ordinaire A

(Textes : Is 49,3.5-6 – Ps 39 – 1 Co 1,1-3 – Jn 1,29-34)

Mot d’accueil :

Frères et sœurs,

Ce deuxième dimanche du temps ordinaire fait en quelque sorte la transition entre le temps de Noël et le temps ordinaire, en revenant sur l’événement fondateur qu’est le baptême de Jésus.

Homélie :

« Oui, j’ai vu et je rends ce témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. » Tel est le témoignage de Jean-Baptiste. Lui qui, poussé par Dieu, baptisait les foules pour préparer la venue du Messie, voilà qu’il lui est donné de désigner clairement Jésus comme ce Messie attendu par Israël. Sa véritable identité lui est révélée. Celui que jusqu’à présent il connaissait comme le fils de Marie, la cousine de sa mère Élisabeth, Dieu le Père lui révèle qu’il est plus que cela : il est son Fils, le Fils de Dieu sur lequel l’Esprit descend et demeure. 

On peut dire que c’est la deuxième fois que Jean-Baptiste annonce cela, puisque dès le sein de sa mère, il avait tressaillit de joie lors de la rencontre entre Marie et Élisabeth, la Visitation. Ainsi dans ce passage nous est révélé quelque chose de fondamental sur l’identité de Dieu : Dieu est unique et Dieu est Trinité. Jean-Baptiste entend la voix du Père, et il contemple l’Esprit descendant sur le Fils. Sans doute que sur le coup, il ne comprend pas tout ce que cela implique, mais il témoigne de ce qu’il a vu.

Quand il parle de Jésus, la première expression qu’il utilise nous est devenue familière, mais peut-être faut-il y revenir : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. » Cette phrase, nous la redisons au cœur de chaque eucharistie, avant la communion. L’agneau, c’est dans le monde biblique le symbole de la pureté et de l’innocence. C’est pour cela que lors de la fête de la Pâque, on immole un agneau sans tâche. C’est le signe du salut apporté par Dieu à Israël en même temps que le sacrifice qui scelle l’alliance entre Dieu et son peuple. 

Jésus vient renouveler cette alliance. Après lui, il n’y aura plus de sacrifices, car une fois pour toutes, en donnant sa vie par amour sur la croix, il est définitivement vainqueur du péché. Par le don de sa vie, par sa mort et sa résurrection, le Christ permet à l’humanité de sortir victorieuse de son combat contre la mort et le péché.

Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a plus de péché dans le monde… Si nous regardons nos vies avec un tant soit peu d’honnêteté, nous voyons bien qu’il nous arrive de pécher “en pensée, en parole, par action et par omission”. Si nous vivons unis au Christ, alors nous pouvons être, avec Lui, vainqueur du péché et de la mort. Par notre baptême, nous sommes incorporés au Corps du Christ. Nous pouvons donc vivre de ce baptême, vivre de l’amour  de  Dieu, pour  ne  plus  tomber  entre  les  mains  du Diviseur, celui qui inspire en nos cœurs de nous éloigner de Dieu.

Un des grands péchés qui blesse le Corps du Christ, c’est la division qui règne entre ses membres. Avons-nous bien conscience que dès que nous disons du mal d’un frère ou d’une sœur, que dès que nous cherchons à imposer “notre” vérité plutôt qu’à chercher ensembles la vérité de Dieu, nous blessons le Corps du Christ et nous travaillons pour satan ? Il ne s’agit pas de nous taire quand nous pensons avoir raison ni de dire oui à tout. Mais quand nous ouvrons la bouche, quand nous prenons une décision, quand nous agissons dans l’Église, que ce soit toujours d’abord dans un souci d’unité et de communion. C’est comme cela que nous construirons l’Église et que nous témoignerons de l’Évangile. « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que tous vous reconnaîtrons comme mes disciples. »

Du 18 au 25 janvier nous vivons avec tous les chrétiens du monde entier la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Faisons une place dans notre prière à cette intention, car les divisions entre les chrétiens sont un scandale qui fait obstacle à l’avènement du Royaume de Dieu. Travaillons ensemble à l’unité et prions pour que cette unité visible puisse progresser entre les Églises et, au sein même de notre Église, entre les groupes de différentes sensibilités.

Amen.

David Journault †

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