"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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mercredi 19 mars 2014

Homélie du 16 mars 2014 - 2ème dimanche de Carême A

Église de la Trinité – Nuillé – 16/03/2014 – 10h30
2ème dimanche de Carême A
Messe des familles

(Textes : Gn 12,1-4 – Ps 32 – 2Tim 1,8-10 – Mt 17,1-9)

Mot d’accueil :

Frères et sœurs,

Les lectures de ce dimanche nous parlent d’appel : comme Abraham, comme Pierre, Jacques et Jean, nous sommes appelés par Dieu à la vie et à la lumière qui resplendissent dans le Christ transfiguré.

Homélie :

Frères et sœurs,

Souvent, nous comprenons le temps du Carême comme quelque chose de triste ou de pénible, et c’est vrai que la couleur violette des ornements, qui sont les mêmes pour les sépultures, ne nous aide peut-être pas. Alors il est bon qu’en ce 2e dimanche du Carême, l’Église nous fasse entendre le récit d’un événement joyeux : la Transfiguration.

Ainsi, nous pouvons mieux comprendre le sens profond du Carême : c’est entrer dans le mouvement même de la vie de Jésus, en le suivant sur le chemin qu’il a parcouru sur notre terre, qui passe bien sûr par la croix, mais qui a été précédé de plein de beaux moments, comme la Transfiguration ou la Cène, et qui va être suivie par la Résurrection, l’Ascension, la Pentecôte.

Dans la Transfiguration, les Apôtres choisis par Jésus ont comme un avant-goût de la gloire du ciel : pendant un bref instant, ils ont la chance de voir Jésus dans toute sa gloire de Fils de Dieu. En effet, Jésus est comme transformé : son apparence extérieure change, et il rayonne de lumière. Je ne sais pas si vous vous l’êtes parfois demandé, mais je me suis un jour posé la question : pourquoi est-ce que Jésus n’a pas été transfiguré devant une grande foule ? et même, pourquoi est-ce qu’il ne marchait pas tout le temps sur les routes avec un « visage brillant comme le soleil et des vêtements blancs comme la lumière » ? Cela aurait été le succès assuré ! Au moins, pourquoi n’a-t-il appelé avec lui ce jour là que Pierre, Jacques et Jean ?

Parce que c’est comme cela que Dieu veut fonctionner avec nous : Il veut se faire connaître des hommes par le témoignage entendu de la bouche de nos frères et sœurs aînés dans la foi. La Transfiguration offerte en quelques sorte à Pierre, Jacques et Jean est comme un cadeau pour renforcer leur foi et leur permettre d’affronter la Passion, la mort de Jésus, et ensuite de témoigner.

Arrêtons-nous un peu sur Pierre : il est heureux tout simplement de ce qu’il est en train de vivre, et comme nous quand nous vivons un moment heureux, nous avons envie que cela dure toujours. Alors Pierre propose de monter trois tentes ! Tout simplement ! Mais ce que Pierre doit comprendre, c’est que notre vie ne se passe pas toujours dans la lumière, sur le sommet d’une montagne… notre vie connaît aussi parfois des vallées profondes, des chemins sinueux, des fausses routes…

Et nous en arrivons ainsi à ce sacrement sur lequel les enfants ont réfléchi tout à l’heure avant la messe : le sacrement de la réconciliation. Nous sommes un peu comme Pierre : il nous arrive de vivre des moments de paix et de joie, où tout nous semble lumineux. Dans notre relation avec Dieu, dans nos relations avec les autres, tout va bien, et nous aimerions que cela dure toujours. Dans la vie avec Dieu, la vie de prière, on aimerait tellement que notre progression soit toujours positive… mais ce n’est pas comme cela la vie ! Dans nos vies, il y a des hauts et des bas !

Et parfois, les « bas », nous en sommes responsables, car ils sont dus à nos péchés : nous avons exprès fait quelque chose de mal… Pour retrouver la lumière, il ne suffit pas d’essayer de nous améliorer nous même, car nous ne sommes pas notre propre source de lumière : comme la terre a besoin de la lumière du soleil pour qu’il y ait la vie, nous avons besoin de la lumière de Dieu pour nous épanouir.

Aller rencontrer le prêtre pour parler avec lui de notre vie, faire le point sur ce que nous faisons de mal, sur nos péchés, mais aussi sur ce qui va bien, cela nous permet en recevant l’absolution de nos péchés de nous replonger dans la lumière de Dieu : alors, c’est à notre tour d’être transfigurés !

Finalement, il y a le même malentendu vis-à-vis de la Réconciliation qu’il y a vis-à-vis du Carême : nous la vivons comme quelque chose de pénible et de triste, alors que c’est une chance que Dieu nous donne. Bien sûr, ce n’est pas simple, mais c’est beau ! Il est sûrement plus facile de rester dans le confort médiocre de mes péchés ordinaires que de me remettre en question et de demander honnêtement le pardon de mes péchés : c’est sûrement plus facile, mais c’est aussi sûrement un chemin qui ne conduit pas à la vie auprès de Dieu. Pierre, Jacques et Jean auraient pu refuser de gravir la montagne, en disant à Jésus : « Tu comprends, c’est dur de monter, et puis, je vois très bien d’ici, c’est joli, je n’ai pas besoin de monter avec toi, merci bien, mais non, je vais rester en bas. » Et qu’est-ce qu’ils auraient manqué !

Oui, frères et sœurs, n’ayons pas peur de gravir la montagne du sacrement de la Réconciliation avec le Christ : alors nos vies pourraient bien en être transfigurées !

Amen.

David Journault †

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