"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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samedi 4 janvier 2014

Homélie du 24 décembre 2013 - Solennité de la Nativité du Seigneur (messe de la nuit)

Salle polyvalente – L’Huisserie – 24/12/13 – 18h00
Église St Georges – Montigné – 24/12/13 – 22h30
Solennité de la Nativité du Seigneur
Messe de la nuit

(Textes : Is 9,1-6 – Ps 95 – Tt 2,11-14 – Lc 2,1-14)

Mot d’accueil :

Joie au ciel, exulte la terre ! Aujourd’hui un Fils nous es né, en enfant nous a été donné ! Oui, réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse : notre Dieu est venu jusqu’à nous, il s’est fait petit enfant pour devenir l’un de nous. Aujourd’hui, la Lumière de Dieu est venue dans le monde !

Homélie :

« Aujourd’hui vous es né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » (Lc 2,11-12)
Une fois de plus, nous l’avons entendu ce récit merveilleux de la Nativité de Jésus et nous n’avons aucune peine à visualiser ce tableau émouvant et beau : le bébé couché dans la crèche avec, près de lui, Marie, la maman attendrie, Joseph, tout saisi de respect, et quelques bergers, des pauvres, appelés les premiers à contempler en cet enfant le « Verbe fait chair » (Jn 1,14).

La prophétie d’Isaïe s’est donc accomplie :

« Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ; l’insigne du pouvoir est sur son épole ; on proclame son nom : “Merveilleux-Conseiller, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix” ».

Devant l’enfant de la crèche, nous sommes appelés à contempler, à méditer sur cet acte fou de Dieu : se faire homme, se faire l’un de nous pour nous témoigner son amour. Nous sommes tous venus, ce soir, ici, avec une grande variété de sentiments dans nos cœurs : que nous nous soyons avancés vers la crèche avec joie, sur la pointe des pieds ou à contrecœur, que nous soyons portés par notre foi, par notre attachement à une tradition, par l’affection pour nos proche, ou pour faire plaisir à mamie, que nous soyons heureux de ce temps passé à la messe, ou que nous attendions avec impatience les réjouissances qui vont suivre, peu importe ! En ce Noël, ici et maintenant, Dieu nous fait signe, Dieu fait signe à chacune et à chacun d’entre nous :

« Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »

Dieu nous fait signe, Dieu nous parle, et sa Parole est étrange : c’est un enfant, un nouveau-né, son Fils Jésus ! Un peu comme nous allons à la maternité visiter une amie ou une parente qui vient d’accoucher, nous venons visiter Marie, Jésus et Joseph à la crèche : la mère et l’enfant se portent bien, et le père est là pour les protéger. Nous venons les visiter... mais quelle va être la qualité de notre visite ? 

Après avoir contemplé cet enfant, allons-nous repartir chez nous comme avant, ou bien cela va-t-il changer quelque chose dans notre vie ? Noël est la bonne occasion pour m’interroger sur les rapports que j’entretiens avec Dieu.

Oui, qui est Jésus pour moi ? Est-ce un ami proche, un parent, que j’ai plaisir à côtoyer, que je visite et à qui je parle régulièrement ? Ou bien ressemble-t-il plus pour moi à cet ami qui habite un peu loin de chez moi, avec qui je corresponds une fois ou deux par an, à qui je ne rends plus visite ? Quelle relation puis-je entretenir avec Dieu si je ne viens plus le voir qu’à Noël et de temps en temps, à un mariage et à une sépulture ? Il en est avec Dieu comme avec nos amis : si je n’y prends pas garde, si je ne le fréquente plus, alors le courant ne passera bientôt plus, et nous deviendrons comme des étrangers l’un pour l’autre.

En cette fête de Noël, Dieu vient à nous sous les traits fragiles de l’enfant. Il n’a rien qui puisse nous faire peur, nous le contemplons avec joie mais, pour grandir en nous et autour de nous, il a besoin de nous !

Cette fête de Noël peut être pour chacune et chacun d’entre nous, quelque soit là où nous en sommes de notre foi, une occasion d’approfondissement et de croissance. 
Qu’est-ce que je peux changer dans ma façon de vivre, dans ma façon de prier, de vivre les sacrements ? 
Que puis-je faire pour approfondir ma foi, mes connaissances, pour me mettre plus au service des autres ? 
Que puis-je faire pour garder le contact, au-delà de Noël, avec Dieu, cet enfant que je viens contempler dans la crèche ?

Ces questions, je vous les pose, je nous les pose, et elles sont sérieuses : car si nous voulons célébrer Noël en vérité, c’est chaque jour de l’année que nous devons chercher à aimer Dieu et nos frères, par des actes, et en vérité.

Amen.

David Journault †

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