"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

Musique et autres nouveautés...

Vous pouvez aussi retrouver en bas de page les horaires des messes de ma paroisse...

samedi 2 novembre 2013

Homélie du 2 novembre 2013 - Commémoration des fidèles défunts

Église St Siméon – L’Huisserie – 10h30
Commémoration des fidèles défunts
2 novembre 2013

(Textes : Jb 19,1.23-27a – Ps 85(86) – 1Jn 4,7-10 – Jn 3,16-17)


Mot d’accueil :

Frères et sœurs,

Après avoir hier célébré tous les saints du ciel, nous faisons aujourd’hui mémoire de tous les défunts. Nos parents, nos amis, tous nos frères de la terre, ne sont pas morts pour tomber dans le néant, mais pour entendre la voix de Dieu qui nous appelle à la Vie éternelle.

Homélie :

Frères et sœurs,

En ce jour où nous faisons mémoire de nos défunts, qu’il est bon d’accueillir les paroles de l’évangile que nous venons de lire : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ». Nous sommes là au centre du message chrétien révélé par Jésus-Christ...

Dieu n’est pas seulement le créateur du monde, il n’est pas un froid calculateur qui aurait créé l’humanité pour l’abandonner ensuite. « Dieu est amour ! » Il a créé le monde par amour et il y est une présence infiniment aimante. Parlant au peuple d’Israël par les prophètes, il ne cessera de lui répéter : « Je t’ai aimé d’un amour éternel » Nous savons que cette déclaration d’amour n’est pas réservée à un peuple, mais qu’elle s’adresse à tous les peuples, et à chaque être humain sur cette terre.

Oui, « Dieu a tant aimé le monde... » : nous avons besoin de cette certitude pour affronter l’épreuve du deuil. Se sentir aimé est le plus grand réconfort qui soit lorsque l’on souffre.

Et croire que notre monde est aimé de Dieu lui donne un sens alors qu’il est traversé par la violence, l’injustice, les difficultés en tout genre. Notre monde ne paraît pas “aimable” et pourtant il est aimé de Dieu et c’est ce qui le maintient dans l’espérance de sa survie, puisque Dieu ne peut renier ce qu’il a créé par amour.
Croire que nous sommes aimés de Dieu donne un sens à notre vie, marquée par la maladie et la mort, car nous savons que l’amour de Dieu ne nous abandonnera jamais aux forces du mal.

« L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs » affirme saint Paul. Et saint Jean surenchérit en proclamant : « Voyez de quel grand amour le Père nous a fait don : nous sommes appelés enfants de Dieu, et nous le sommes réellement ! »

Déjà, le livre de Job porte la marque de cette confiance en Dieu : « Je sais, moi, que mon libérateur est vivant, et qu’à la fin il se dressera sur la poussière des morts ; avec mon corps, je me tiendrai debout, et de mes yeux de chair, je verrai Dieu. » 

La Parole de Dieu nous invite alors à nous mettre en route, à nous mettre en mouvement, car avoir la certitude dans la foi que Dieu nous aime, si nous la prenons au sérieux, ne peux que nous pousser à changer : c’est cela qu’on appelle la conversion. Car la conversion, c’est le chemin ordinaire de la vie chrétienne, de la vie dans l’amour de Dieu, d’une vie d’amour en réponse à l’amour que Dieu a pour nous, pour chacun, pour vous et moi. Oui, « Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. » Si je prends Dieu au sérieux, je ne peux pas laisser sans réponse le trésor d’amour qu’il m’offre depuis toujours.

Si quelqu’un m’aime et que je l’aime, alors je lui montre ! Et la plus belle façon de dire à Dieu notre amour pour Lui, c’est la façon dont nous menons chaque jour nos vies, en harmonie avec sa Parole révélée par Jésus-Christ.

La vie chrétienne, qui est donc une vie de réponse à l’amour de Dieu, s’appuie sur trois piliers : la Parole de Dieu, la prière, la vie avec les autres.

La Parole de Dieu : je ne suis pas vraiment chrétien si je ne lis pas ou si je n’écoute pas la proclamation de la Parole de Dieu, si je ne cherche pas à fréquenter régulièrement la Bible. En effet, c’est dans la Bible que je trouve la connaissance de Dieu et de ses conseils de vie.

La prière : je ne suis pas vraiment chrétien si je ne prie pas, car prier, c’est s’adresser à Dieu. Comment aimer quelqu’un si je ne lui parle jamais ? Et pas seulement pour lui demander quelque chose ! Si votre conjoint ne venait vous parler que pour vous demander quelque chose, est-ce que cela serait bon pour votre amour ?! Et la prière chrétienne authentique, elle est à la fois personnelle (je prie seul), communautaire (je retrouve d’autres chrétiens pour prier ensemble), et liée aux sacrements (je vis régulièrement l’eucharistie et la réconciliation).

La vie avec les autres : aimer Dieu et aimer mes frères et sœurs en humanité, c’est un seul et même mouvement du cœur. Si je délaisse mes frères, alors c’est que je n’aime pas vraiment Dieu, c’est que je ne suis pas encore vraiment dans son amour…

Chacune et chacun d’entre nous peut être plutôt porté sur l’un ou l’autre de ces aspects de la vie chrétienne, c’est normal. Mais si l’une ou l’autre de ces trois dimensions est totalement absente de ma vie, alors il y a danger pour ma vie chrétienne.

Faire mémoire de nos défunts et de leurs vies, c’est donc regarder le passé, notre histoire commune, en cherchant à en retenir ce qu’il y a de plus beau, et c’est aussi un appel pour nous à avoir des vies toujours plus proches de Dieu et de nos frères, pour dès maintenant préparer nos retrouvailles dans la vie éternelles, quand le jour sera venu.

Amen.

David Journault †

Aucun commentaire:

Les messes dans ma paroisse

Retrouvez tous les horaires des célébrations sur egliseinfo.catholique.fr