"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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jeudi 11 juillet 2013

Homélie du 7 juillet 2013 - 14e dimanche du temps ordinaire C

Église St Siméon – L’Huisserie – 6/07/2013 – 18h30
Église de l'Assomption – Ahuillé – 7/07/2013 – 10h30
14e dimanche du temps ordinaire C

(Textes : Is 66,10-14c – Ps 65 (66) – Ga 6,14-18 – 10,1-12.17-20)

Mot d’accueil :

Frères et sœurs,

Ensemble aujourd’hui nous nous mettons comme chaque dimanche à l’écoute de notre Seigneur. Aujourd’hui, dans l’Évangile, nous entendrons le récit de l’envoi en mission des 72 disciples. Prions pour être nous aussi des messagers de paix, et demandons pardon au Seigneur pour notre manque de dévouement à l’annonce de l’Évangile.

Homélie :

Frères et sœurs,

Je ne sais pas si vous vous souvenez de l’évangile de dimanche dernier, mais on y voyait Jésus se préparer à monter à Jérusalem et envoyer des messagers en avant de Lui. Aujourd’hui encore, nous voyons dans le passage de l’évangile de Luc l’envoie en mission de 72 disciples, que Jésus envoie 2 par 2. Pourquoi 72, et pourquoi 2 par 2 ? 

Le chiffre de 72 fait sans doute référence à un autre passage de la Bible, le chapitre 10 du livre de la Genèse. 72, c’est le nombre de tous les peuples de la terre issus de Noé. C’est un chiffre symbolique qui veut nous dire que la Bonne Nouvelle est pour tous les peuples de la terre, sans aucunes limites.

Et si Jésus envoie ses disciples 2 par 2, c’est sans doute parce que dans la société de l’époque, il fallait toujours au moins 2 témoins pour qu’un témoignage soit reconnu comme valide.

Quelle est la mission des 72 ? Jésus les envoie d’abord porter la paix dans toutes les maisons. Et si on accueille cette paix, alors ils pourront rester sur place, guérir les malades et annoncer que le règne de Dieu est tout proche. Et s’ils ne sont pas accueillis, Jésus les invite à poursuivre, à aller de l’avant. La Bonne Nouvelle ne s’impose pas, elle se propose.

Cette Bonne Nouvelle, nous le savons, nous en sommes les dépositaires. Si nous sommes réunis en ce moment dans cette église, c’est bien parce que nous avons accueilli l’annonce du salut apporté par Jésus-Christ, et que nous souhaitons être de bons disciples du Christ. En être les dépositaires, cela nous invite à nous en faire les témoins, nous aussi. Que pouvons-nous retenir de l’envoie en mission que Jésus adressait à ses disciples il y a 2000 ans ?

Sans doute d’abord que l’important, ce n’est pas la quantité de moyens que nous mettrons en œuvre (« n’emportez ni argent, ni sac, ni sandales »), mais l’authenticité de notre témoignage. Il y a aussi une sorte d’urgence (« ne vous attardez pas en salutations sur la route »). Le monde a besoin de nous et du message que nous pouvons lui transmettre. Et puis, ne soyons pas surpris si tous n’accueillent pas avec joie le message que nous voulons leur transmettre. Dès l’origine, il y a eu des oppositions. Mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras.

Dans sa sagesse infinie, le Seigneur aurait pu utiliser d’autres moyens, mais il a préféré offrir le don du salut à chaque homme en engageant l’homme lui-même dans ce mouvement de diffusion et d’expansion de l’Évangile. Aujourd’hui nous sommes dans notre Église à l’heure de la “Nouvelle Évangélisation” ou de “l’Évangélisation renouvelée”… En effet, nous le constatons, de plus en plus de nos contemporains ne sont pas évangélisés, c’est-à-dire que la personne et le message du Christ leur sont à peu près totalement inconnus.

Mais ce n’est pas à un regard pessimiste que nous sommes invités : nous devons regarder le monde tel qu’il est et à l’aimer, car c’est dans ce monde aujourd’hui que nous avons à annoncer l’Évangile. Il est essentiel que l’annonce du Règne de Dieu soit crédible et que le témoignage soit convainquant parce qu’il ne se bornera pas à des mots, mais parce qu’il sera soutenu par des actions. Et pour être crédible, il faut soit même être croyant ! Cela veut dire qu’il n’y aura pas de nouvelle évangélisation sans un approfondissement de la foi des chrétiens : aujourd’hui peut-être encore plus qu’hier, pour être témoins, pour vivre en chrétiens dans ce monde qui ne l’est plus, il nous faut connaître notre foi et la vivre à 100 %.

Ainsi, le mouvement de nouvelle évangélisation passe par une plus grande sainteté des chrétiens eux-mêmes. C’est un engagement qui demande du courage parce que nous devons être libres, libres afin d’affronter les difficultés que comporte le fait d’aller parfois à contre-courant. Il faut le courage de ceux qui comptent sur Jésus comme ces premiers envoyés qui, malgré leur inexpérience et leur manque de préparation, ont cru et sont partis.

Leur seule pensée, c’était leur attachement au Christ Jésus, et c’est avec cette seule arme qu’ils avancèrent en terre inconnue et que leur mission porta du fruit. Ainsi, le disciple du Seigneur peut annoncer l’Évangile à condition de posséder une foi solide en Celui qui l’a envoyé. Seule une foi authentique conduit l’œuvre des missions à la victoire.

C’est ce qu’affirme Saint Paul dans la seconde lecture en remettant dans la croix du Christ toute sa confiance. Le monde a été vaincu par la Croix du Christ et la mort et la résurrection de Jésus prouvent que la logique que suit le monde et sur laquelle il fonde son espoir de succès est désormais dépassée. Ce qui compte c’est d’être rejoint et renouvelé par le Christ pour devenir une créature nouvelle.
En effet, ce n’est qu’en nous liant étroitement au Christ que nous trouverons la paix de Dieu et sa miséricorde.

Dans la première lecture, Isaïe se fait promoteur de cette annonce joyeuse en décrivant la liesse qui inondera la nouvelle Jérusalem lorsque Dieu, comme une tendre mère, prendra soin de ses habitants après les dures expériences de l’exil. Dans le passage d’Isaïe, il est évident que la paix, aspiration suprême de l’humanité, est un don de Dieu avant d’être une conquête difficile de l’homme. On ne peut y arriver de façon stable si Dieu même n’en constitue pas le fondement. Celui qui annonce l’Évangile est certainement un messager de cette paix.

Amen.

P. David Journault †

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