"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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lundi 27 mai 2013

Prêtre et franc-maçon...!!!

On apprend dans les médias que le Curé de Megève a été démis de ses fonctions parce qu'il appartient au Grand Orient de France depuis plus de 10 ans, et que cela a été révélé par lettre anonyme à son évêque.

J'avoue que le procédé de la lettre anonyme est détestable, mais ce cher confrère a été entendu par son évêque, à qui il a affirmé, dans un premier temps, ne pas être franc-maçon. Puis il a finalement avoué. Et quand on lui a demandé de choisir entre l'Eglise et la franc-maçonnerie, il a préféré choisir la franc-maçonnerie ! Dont acte : il n'a plus qu'à quitter l'Eglise. Rien de plus normal ! Pourquoi s'en étonner ?

Je résume donc :

1. Ce prêtre, qui le jour de son ordination a promis respect et obéissance à son évêque, s'est rendu coupable de mensonge envers son évêque en affirmant en 2010 ne pas être franc-maçon alors qu'il l'était depuis 2001.

2. Comme prêtre, il ne pouvait pas ignorer l'incompatibilité entre le fait d'appartenir à la franc-maçonnerie et le fait d'être non seulement prêtre, mais tout simplement chrétien : on ne peut pas être chrétien et franc-maçon, cela a été réaffirmé très clairement par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en 1983, et le texte est en ligne sur le site du Vatican (ICI). Ce cher confrère peut ne pas être d'accord avec cette règle, mais cela ne change rien à l'affaire : en pleine connaissance de cause, il a sciemment décidé de bafouer une règle de l'Eglise qu'il avait pourtant promis de servir, et qui, accessoirement, lui fournissait son logement et sa rémunération.

3. L'autorité légitime dont il dépend lui a donné le temps de s'expliquer et de réfléchir : la sanction, qui aurait pu être immédiate, a été retardée pour lui donner le temps de se reprendre. Le choix était clair : soit vous respectez l'engagement et la promesse de votre ordination, vous quittez les franc-maçons et vous restez prêtre, soit vous choisissez la franc-maçonnerie, et donc vous cessez d'exercer votre ministère de prêtre. C'est la même situation que ce qu'on a pu connaître avec des prêtres qui entretenaient plus ou moins clandestinement une relation avec une compagne. Chacun est libre de ses choix, mais ensuite il faut les assumer : on ne peut pas vouloir le beurre et l'argent du beurre ! Si vous trahissez les promesses prisent (librement) le jour de l'ordination, si donc vous trahissez l'Eglise, il faut assumer : il faut la quitter ! Ou bien, se ressaisir, arrêter ses bêtises et reprendre le chemin de la raison.

4. Bilan : l'Eglise est bonne mère, car contrairement à la franc-maçonnerie, elle ne cache rien à ceux qui s'engagent en son sein ! Tout est clair dès le départ, et ceux qui trahissent le font forcément en connaissance de cause. Contrairement à ce que tout le monde nous explique, ce n'est pas l'Eglise ou son évêque qui le mettent dehors : cela fait une dizaine d'années qu'il avait déjà quitté l'Eglise, à partir du moment où il a fait secrètement allégeance à une organisation dont l'un des buts avoués est la suppression des religions et le combat contre les dogmes et valeurs de l'Eglise catholique... Comme le père du fils prodigue, son évêque attend maintenant qu'il se reprenne et rentre au bercail...

En complément, deux documents :
- le communiqué officiel du diocèse d'Annecy sur cette décision
- une note très intéressante réalisée par la Chancellerie du diocèse d'Annecy qui synthétise les éléments pour lesquels la double appartenance n'est pas possible.

Le Pape François en paroisse

vendredi 17 mai 2013

Prière à l'Esprit-Saint du Cardinal Verdier

Ô Esprit-Saint, amour du Père et du Fils,
inspirez-moi toujours
ce que je dois penser,
ce que je dois dire,
comment je dois le dire,
ce que je dois taire,
ce que je dois écrire,
comment je dois agir,
ce que je dois faire
pour procurer votre gloire, le bien des âmes
et ma propre sanctification.
Ô Jésus, toute ma confiance est en vous.

Cardinal Jean Verdier (1864-1929), 
archevêque de Paris

dimanche 5 mai 2013

Homélie du 5 mai 2013 - 6e dimanche de Pâques C


Église St-Siméon – L’Huisserie – 04/05/13 – 18h30
Église St-Étienne – Entrammes – 05/05/2013 – 10h30
6e dimanche de Pâques C

(Textes : Ac 15,1-2.22-29 – Ps 66 – Ap 21,10-14.22-23 – Jn 14,23-29)

Mot d’accueil :

Frères et sœurs,

Même si nous ne le voyons pas, Jésus ne nous laisse pas seuls : il nous donne encore et toujours sont Esprit Saint qui est sa force pour nous permettre d’avancer dans nos vies.

Homélie :

« Je m’en vais, et je reviens vers vous. »

Cette phrase étrange a dû bien étonner les disciples quand ils l’ont entendu. Le passage de l’évangile que nous venons d’entendre se situe pendant le dernier repas de Jésus avec ses disciples, juste avant qu’il soit arrêté et crucifié.

Jésus sait très bien ce qui va lui arriver, alors il essaie de préparer ses disciples à vivre cette épreuve : alors que c’est lui qui va vivre le chemin de croix et la mise à mort, c’est lui qui les rassure, les réconforte : « Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés. », leur dit-il.

Jésus essaye de leur faire comprendre que, même si au bout d’un certain temps ils ne le verront plus, lui, Jésus, restera pour toujours à leurs côtés. Nous sommes à quelques jours de la fête de l’Ascension et de celle de la Pentecôte, et il y a 5 semaines nous fêtions Pâques. Pendant ce temps entre Pâques et Pentecôte, nous nous souvenons que Jésus ressuscité est apparu à de nombreux disciples, et qu’ainsi ils ont compris qu’il était plus qu’un homme ordinaire, qu’il était le Fils de Dieu.

Le jour de l’Ascension, Jésus avec son corps d’homme disparaît aux yeux de ses amis. Ils ne le voient plus. On peut s’imaginer que cela a été très dur pour eux : déjà, ils avaient assisté à sa mort sur la croix, et maintenant, alors qu’ils étaient dans la joie de le revoir, ressuscité, le voilà qui disparaît définitivement à leurs yeux ! Si Jésus fait cela, c’est pour leur permettre de prendre leur place dans la mission. Et il ne les laisse pas seuls : le jour de le Pentecôte, cinquante jours après Pâques, il leur envoie sont Esprit-Saint, sa force, la force même de Dieu, pour qu’ils deviennent vraiment ses témoins, ses envoyés.

Ainsi, Jésus Christ ne cesse plus d’être présent auprès de ceux qui portent son nom, les Chrétiens : son Esprit Saint nous est donné, spécialement dans le baptême et dans la confirmation. Et grâce à cela, l’ensemble des baptisé forme le corps du Christ : quand Jésus, il y a plus de 2000 ans, est venu sur la terre, il avait un corps comme le notre. Mais maintenant, son corps est formé par tous ceux qui croient en lui, et son Esprit Saint fait l’unité de tout ce corps.

Frères et sœurs, oui, nous sommes le corps du Christ : nous qui avons reçu le Saint Esprit de Dieu, nous sommes appelés à vivre en harmonie avec tout ce que Jésus nous a dit. Vous le savez bien, dans un orchestre, tous les instruments ne jouent pas forcément la même partition. Dans une chorale, on chante parfois à l’unisson, et parfois en polyphonie… Dans le Corps du Christ, c’est la même chose : nous ne sommes pas identiques, nous ne faisons pas tous la même chose, nous n’avons pas tous la même vie. Mais que nos différences ne soient pas des oppositions, que nos différences nous enrichissent, pour que le morceau joué par notre communauté soit harmonieux à l’oreille de Dieu.

Amen.

David Journault †

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