"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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vendredi 15 mars 2013

Homélie du 24 février 2013 - 2e dimanche de Carême C


Église St Siméon – L’Huisserie – 23/02/13 – 18h30
Église Ste Marie-Madeleine – Forcé – 24/02/13 – 10h30
2ème dimanche de Carême C

(Textes :Gn 15,5-12.17-18 – Ps 26(27) – Ph 3,17-21 – 4,1 – Lc 9,28b-36)


Mot d’accueil :

Frères et sœurs,
Comme Pierre, Jacques et Jean sur le mont de la Transfiguration, nous sommes venus ce matin, appelés, invités, par le Christ. Pendant ce Carême, accueillons avec un cœur ouvert et disponible à l’inattendu le Christ qui veut se révéler à nous.

Homélie :

Frères et sœurs,

Je ne sais pas à quoi pensaient Pierre, Jacques et Jean en se réveillant ce matin là… voilà plusieurs mois qu’ils suivent Jésus, qu’ils écoutent son enseignement, sans toujours tout comprendre, c’est le moins qu’on puisse dire. Ce qui est sûr, c’est que ce Jésus n’est pas un homme comme les autres : il fait de grands miracles, des guérisons,… et puis, sa parole, ses paroles… ce n’est pas juste du commentaire des Écritures, comme les autres rabbis… non, sa parole, c’est du feu ! 

Au point que, quand Jésus leur a demandé : « Pour vous, qui suis-je ? », Pierre s’est laissé aller à dire quelque chose d’extraordinaire, d’inouï : « Tu es le Messie de Dieu ! » 

Jamais il n’aurait dû dire cela : Jésus ne ressemble vraiment pas au Messie d’Israël tel que les Juifs de ce temps là l’attendait. Il n’est pas descendu du ciel avec puissance et majesté, dans les flammes et les éclaires… non, il est venu dans le monde comme un homme, ordinaire en apparence… il n’y a pas si longtemps de cela nous avons célébré la fête de Noël, où nous faisons mémoire de cette humble venue de Dieu en l’Enfant-Jésus, dans la crèche.

Mais aujourd’hui, huit jours après cette profession de foi, alors que Jésus estime probablement que Pierre, Jacques et Jean sont suffisamment avancés sur leur chemin de foi, Il se révèle à eux dans toute sa splendeur de Fils de Dieu, Lumière, née de la Lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu. Son visage apparaît tout autre, ses vêtements revêtent une blancheur éclatante, et Moïse et Élie apparaissent à ses côtés. La Loi, représentée par Moïse, et les Prophètes, représentés par Élie, se trouvent réunis, ils trouvent leur aboutissement, leur accomplissement, en Jésus, le Christ. La Nouvelle Alliance en Jésus vient porter à sa perfection la Première Alliance. C’est comme une confirmation éclatante pour la foi des trois disciples.

Pierre, Jacques et Jean ont d’ailleurs été les témoins privilégiés de plusieurs moments clés de la vie de Jésus : appelés ensembles, avec André, le frère de Pierre, ils seront là lors de la résurrection de la fille de Jaïre, ils seront là à la Transfiguration, et ils seront là, à Gethsémani, alors que Jésus vit l’épreuve de l’angoisse et de la peur… Toujours est-il que ces moments clés dessinent comme un portrait de Jésus sur lequel ils pourront appuyer leur foi : Jésus, c’est celui qui redonne vie, qui ressuscité la fille de Jaïre, Jésus, c’est celui qui est apparut dans l’éclatante blancheur de se divinité, entouré de la Loi et des Prophètes, Jésus, c’est celui qui a peur devant l’épreuve mais qui finalement accepte de se donner totalement pour racheter l’humanité.

Rien de bien nouveau peut-être pour nous, qui sommes convaincus et sûrs de notre foi… Mais notre foi, qu’en faisons-nous ? Saint Paul, dans ce passage très “énergique” de la lettre aux Philippiens nous donne à la fois un conseil et un avertissement : « beaucoup de gens vivent en ennemis de la croix du Christ. » A première vue, si nous sommes là ce soir/matin, rassemblés pour l’eucharistie, c’est que nous ne devons pas être des ennemis de la croix du Christ… Que dit saint Paul ? « Leur dieu, c’est leur ventre, et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ; ils ne tendent que vers les choses de la terre. » Aïe ! Il y aurait donc un lien, selon saint Paul, entre le fait d’être fortement attachés aux choses de la terre et le fait de vivre en ennemis de la croix du Christ… ?

Vivre en ennemi de la croix du Christ, c’est faire passer les choses matérielles avant le spirituel, c’est définir son bonheur en termes de revenus ou de réussite sociale, c’est faire passer son ventre avant son âme… Le temps du Carême est là pour nous aider à remettre les choses dans l’ordre. Oui, nous sommes citoyens des cieux, de part notre baptême, et c’est bien notre attachement spirituel au Christ, notre union intime avec Lui qu’il nous faut d’abord rechercher. Pour reprendre la devise des Jésuites, toute notre vie doit être “Ad maiorem Dei gloriam”, “Pour la plus grande gloire de Dieu”.

Le chemin de la sainteté, c’est le chemin que nous sommes tous invités à suivre, avec la grâce de Dieu. Car nous ne pouvons pas, seuls, devenir des saints. Il s’agit donc pour nous de tout faire comme si tout dépendait de nous, et dans le même mouvement, de tout attendre de la grâce de Dieu…
Cherchons d’abord l’union intime avec Dieu, et tout nous sera donné en surcroît.

Amen.

David Journault †

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