"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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vendredi 30 novembre 2012

Debout ! Le Seigneur vient !

Christ de la Chapelle Saint-Crépin, Basilique d'Évron
(mon image d'ordination)


Debout ! Le Seigneur vient !
Une voix prophétique
A surgi du désert.
Un désir, une attente
Ont mûri nos esprits.
Préparons-nous !

Debout ! Le Seigneur vient !
La Parole s'infiltre,
Elle ébranle nos coeurs.
Et voici le Royaume,
Il approche, il est là.
Réveillons-nous !

Debout ! Le Seigneur vient !
L'espérance nouvelle
Entre à flots dans nos vies.
Son mystère féconde
Un silence de foi.
Purifions-nous !

Debout ! Le Seigneur vient !
Bienheureux les convives
Au festin de l'amour.
Dieu lui-même s'invite
Et nous verse la joie.
Rassemblons-nous !

Le Seigneur vient!

Hymne pour le temps de l'Avent, Sr Marie-Claire (CFC-CNPL)

jeudi 15 novembre 2012

Mariage homosexuel : "Le courage d'une pensée alternative"

Je reproduit ici un éditorial de "L'Osservatore Romano" publié par Lucetta Scaraffia le 10 novembre 2012.



En Espagne a été confirmée la loi qui autorise le mariage entre homosexuels; en France, le Conseil des ministres a approuvé le mariage homosexuel et l’adoption d’enfants pour les couples homosexuels. La même possibilité a été accordée dans le Maryland et dans le Maine. On dirait en somme que l’Eglise, au moins sur ce plan, est vouée à l’échec.
Mais il n’en est rien. Tandis qu’en Espagne, au moment de la décision, l’Eglise s’est fortement opposée, mais sans résultats, aujourd’hui, la situation est très différente dans les pays où le mariage homosexuel est en voie d’obtenir, ou vient d’obtenir, une reconnaissance juridique. En effet, dans l’opinion publique, se font jour des opinions contraires, même de la part de journalistes et d’intellectuels qui ne sont pas proches de l’Eglise. Et, pour susciter cette opposition n’a sans doute pas été inutile l’effort des catholiques, qui ont réfléchi sur la situation et affiné leurs raisons.
Le cas de la Grande-Bretagne est exemplaire, où les agences catholiques pour les adoptions ont affronté une dure et longue bataille légale afin que soit reconnu leur droit de ne pas accorder l’adoption à des couples homosexuels. Après avoir perdu, elles ont préféré fermer plutôt que se soumettre à cette obligation, suscitant des polémiques mais gagnant également l’admiration, comme cela arrive toujours à ceux qui se battent pour la liberté. Et leur combat a rendu évident à tous qu’il ne s’agit pas de progrès, mais plutôt d’un conflit qui, dans ces cas, voit l’échec de l’une des libertés constitutives de l’Etat moderne, celle religieuse.
Une situation qui a été soulignée également par l’Eglise aux Etats-Unis, lorsque la réforme médicale de Barack Obama a obligé les institutions catholiques à fournir une couverture d’assurance pour la contraception et l’avortement. Limiter la liberté religieuse dans un pays fondé précisément par des colons s’y étant réfugiés pour pratiquer librement leur foi est véritablement une dangereuse contradiction.
Les catholiques jouent donc un rôle fondamental de sentinelles de la liberté religieuse et de pensée. En effet, ce sont les seuls à avoir le courage et la force de s’opposer à une idéologie, fondée sur le politiquement correct, qui envahit toutes les cultures du monde, grâce notamment à l’appui qu’elle obtient des Nations unies. A la fin du mois d’octobre, dans une réunion de consultation de l’Onu Mujeres, on a attribué à l’Eglise catholique le ralentissement de la libération de la femme qui, pour de nombreux responsables des Nations unies, s’identifie avec les «droits de reproduction» ou, pour le dire de façon plus claire, avec l’avortement. Un dangereux aplanissement du féminisme, une réduction de la femme à son corps, à son destin biologique, ainsi qu’un péché contre la vie.
L’Eglise est l’unique institution qui souligne que, s’il est indubitablement injuste de persécuter les homosexuels, s’opposer au mariage entre personnes du même sexe ne constitue pas un acte offensif, mais un point de vue qui doit être respecté. Il en va de même pour l’opposition à l’avortement. Il ne s’agit pas d’une atteinte aux droits de l’homme, mais de la défense d’une structure sociale — la famille hétérosexuelle — qui a constitué le fondement, jusqu’à aujourd’hui, de toutes les sociétés humaines.
L’Eglise se présente ainsi comme l’unique regard critique sur la modernité, l’unique frein (le katèchon de la deuxième lettre aux Thessaloniciens) à la désintégration de la structure anthropologique sur laquelle s’est fondée la société humaine. L’unique institution, donc, qui a le courage de demeurer fidèle à la vérité, de se refuser de recouvrir du voile de l’idéologie une réalité naturelle évidente, parce que sa grandeur consiste dans le refus de tromper les êtres humains.
En France, le débat est ouvert, et l’Eglise n’est pas la seule à avancer des doutes et des contrariétés face à cette loi approuvée par le Conseil des ministres. Cela a été fait ouvertement par des philosophes, des psychanalystes et des juristes, ainsi que par des hommes politiques de tous les partis: avant de réaliser cette révolution anthropologique, dont les conséquences ne sont pas mesurables, réfléchissons encore, discutons.
Et voici alors que l’Eglise n’apparaît plus dans le rôle — auquel de nombreuses personnes veulent la réduire — de l’ennemi de la modernité, mais dans celui de défenseur de l’humain, capable de mettre en garde les personnes contre des choix erronés. Parce que la foi chrétienne est incarnée dans l’histoire, et participe à l’histoire sous forme de jugement perpétuel du monde.

samedi 3 novembre 2012

Homélie du 2 novembre 2012 - Commémoration des Fidèles Défunts


Église St Siméon – L’Huisserie – 2/11/2012 – 19h
Commémoration des fidèles défunts


(Textes : Is 25,6a.7-9 – Ps 24(25)  – 1Th 4,13-14.17d-18 – Lc 24,13-35)

Cimetière marin de Sète (Hérault)
Homélie :

Frères et sœurs,

En ce jour où nous faisons mémoire de nos défunts, nous avons vu dans l’Évangile comment le Christ chemine à nos côtés, aux côtés de toute personne.

Ces deux disciples du Christ viennent de quitter Jérusalem après y avoir vécu sans doute la semaine la plus éprouvante de leur vie, celle qui a vu à la fois l’exaltation et la mise à mort de leur maître, Jésus. Ils cheminent vers le village d’Emmaüs, tout absorbés dans leur tristesse, et ils ne réalisent pas que l’homme qui les rejoint sur la route est leur maître, Jésus. Sur la route, ils vont parler ensemble, et Jésus va être patiemment à leurs côtés, mais sans qu’ils le reconnaissent. Il faudra un déclic, le partage du repas où Jésus refait les gestes de son dernier repas, pour qu’ils le reconnaissent.

Contemplons l’attitude du Christ vis-à-vis des ces deux hommes. Tout d’abord, il les rejoint sur la route, là où ils en sont, et il se met à marcher au même pas qu’eux : il s’adapte à eux. Ensuite, il va les faire parler, les amener à exprimer ce qu’ils ont sur le cœur et qu’ils ressassent. Puis il va venir à leur secours en donnant sens à ce qu’ils vivent. Car à la douleur de la perte de celui qu’ils aiment, s’ajoute pour Cléophas et son compagnon l’incompréhension. Ils ont d’autant plus de mal à accepter la mort du Christ qu’ils ne comprennent pas le sens que cette mort peut avoir… et nous sommes comme eux !

Et le Christ ne va pas d’abord se faire reconnaître et leur dire : « Ne soyez plus dans la peine, c’est moi, je suis ressuscité ! » Non, il va prendre le temps de leur permettre de faire leur cheminement à travers l’Écriture pour qu’ils comprennent où sa vie vient prendre place dans le projet de Dieu. Ce n’est qu’une fois qu’ils auront suivi cette “catéchèse accélérée” qu’ils pourront vivre le partage du pain et qu’ils reconnaîtront en leur compagnon de route leur Seigneur et maître.

Suite à cette reconnaissance, ils ne restent pas sur place, et tout habités de la joie de cette rencontre, ils deviennent à leur tour messagers.

Dans nos vies aussi, nous avons parfois du mal à reconnaître que le Christ est là et qu’Il marche à nos côtés, patiemment, discrètement. Il se manifeste à nous par des événements, des rencontres, des appels, des propositions. Il nous invite à toujours mieux le découvrir et le connaître, car dans cette connaissance du Christ réside la compréhension du sens de nos existences. Connaître et aimer le Christ, vivre dans sa compagnie, écouter son enseignement et partager son pain, voilà le chemin qu’il nous propose, chemin de paix et de joie.

Oui, c’est en Christ que se trouve le repos, dans cette vie comme dans la vie éternelle. Jésus, crucifié, mort sur la croix, est ressuscité et nous ouvre ainsi l’accès à la vie nouvelle auprès de Dieu. Les portes de la mort ne pouvaient retenir Celui qui est l’auteur de la Vie. Ainsi, non seulement Dieu est l’auteur de notre vie ici-bas, mais Il nous rend possible le passage à la vie nouvelle, à la vie éternelle dans le bonheur.
Frères et sœurs, demandons au Seigneur d’accueillir nos défunts auprès de Lui, et prions pour que nous ouvrions toujours plus nos vies à l’action de l’Esprit Saint en nous.

Amen.

David Journault †

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