"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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dimanche 19 août 2012

Homélie du 19 août 2012 - 20e dimanche du temps ordinaire B


Église St Siméon – L’Huisserie – 18/08/12 – 18h30
Église St Étienne – Origné – 19/08/12 – 10h30
20e dimanche du temps ordinaire B

(Textes : Pr 9,1-6 – Ps 33 – Ep 5,15-20 – Jn 6,51-58)


Mot d’accueil :

Frères et sœurs,

Aujourd’hui nous venons à la rencontre du Christ, vraie nourriture de nos vies. Que nous ayons toujours faim et soif de sa Parole et de son Eucharistie, et que jamais nous ne nous détournions de ses sacrements.

Homélie :

Frères et sœurs,

Une fois encore, les lectures que la liturgie nous donne d’entendre aujourd’hui viennent nous éclairer sur notre vie chrétienne dans la société actuelle.

La première et la deuxième lecture nous parlent de la sagesse, de la façon de bien se conduire, en homme qui plaît à Dieu. L’image du festin utilisée dans le livre des Proverbes nous montre que notre Dieu n’est pas un Dieu perfide qui voudrait nous cacher les chemins de la vie : au contraire, la Sagesse de Dieu nous invite à sa table, et pour qui accepte cette invitation, elle est une voie de salut.

Le passage de la lettre de St Paul aux Éphésiens que nous venons d’entendre convient lui aussi tout à fait au temps que nous vivons : les jours que nous vivons aujourd’hui, s’ils ne sont pas mauvais, sont pour le moins des temps troublés, des temps de questionnement, des temps de transition, que ce soit pour notre Église ou pour notre société. Nous sentons bien dans notre société des mouvements de fond qui la rendent instable et qui peuvent inquiéter. Les points de repères traditionnels ne trouvent plus vraiment d’écho dans la société, et elle semble peiner à se donner les repères indispensables à une vie commune. Dans une période troublée, St Paul nous invite à chercher, seul et en communauté, la volonté de Dieu, et à ne jamais cesser de prier et de louer le Seigneur. Chercher comment annoncer aujourd’hui, ici et maintenant, la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, telle est finalement la question que nous devons tous nous poser. 

Alors, si nous nous sentons un peu perdus, déstabilisés par cette société que nous ne comprenons plus, inquiets face à l’avenir, parce que nous ne voyons pas comment prendre notre place dans cette société, n’hésitons pas à nous tourner vers le seul point de repère qui ne peut disparaître : le Christ.

Oui, le Christ nous le redit dans l’évangile, « je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »

Quel discours étonnant ! Comment est-ce que les auditeurs de Jésus ne seraient-ils pas étonnés ? Immédiatement, comme tout chrétien un peu catéchisé, nous pensons à l’eucharistie quand nous entendons ce passage de l’Écriture. Mais est-ce que nous mesurons bien la portée de cette parole ?

Car celui qui parle est le Christ, le Fils de Dieu. Et il nous dit que manger sa chair et boire son sang sont absolument nécessaire à l’homme pour avoir la vie, la vraie vie. Nous savons bien que pour entretenir notre vie terrestre, nous devons manger et boire. Et finalement, nous passons une grande partie de notre vie à faire la cuisine, à manger, à boire, à travailler pour gagner de quoi manger, pour nous et ceux qui dépendent de nous. Les repas sont un moment essentiel pour la vie familiale et amicale. Nous consacrons donc beaucoup de temps, et c’est bien, pour nourrir notre corps. Mais le Christ nous dit que la véritable nourriture pour obtenir la vraie vie, c’est sa chair et son sang. Manger la chair et boire le sang du Christ, c’est bien sûr communier, participer à l’eucharistie. Et comme le disait St Jean-Marie Vianney : « Ne pas communier : c’est comme mourir de soif près d’une source. » 

Et la communion, elle est toujours précédée par l’écoute de la Parole : oui, être en communion avec le Christ, c’est aussi se mettre à son écoute en nous nourrissant de sa Parole. C’est aussi prier, penser à Dieu, lui parler.

L’enjeu est de taille : il s’agit de faire une place à Dieu dans notre vie pour lui permettre de demeurer en nous. « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. »

Avons-nous bien conscience qu’il s’agit là d’un enjeu vital ? Nos anciens priaient systématiquement avant chaque repas, et peut-être certains d’entre nous ici ont toujours cette habitude. Cela a le mérite de permettre de ne jamais passer une journée sans s’adresser à Dieu pour le louer, le remercier, et nous remettre entre ses mains.

Alors, quand nous voyons le temps et le soin que nous prenons à nourrir notre corps mortel, prions le Seigneur qu’il nous aide à consacrer aussi du temps à nourrir notre vie spirituelle, à nourrir cette vie qui ne mourra pas.

Amen.

P. David Journault †

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