"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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vendredi 17 août 2012

Homélie du 15 août 2012 - Solennité de l'Assomption de la Vierge Marie


Église de la Trinité  – Nuillé – 14/08/12 – 20h30
Église ND de l’Assomption – 15/08/12 – 10h30
Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie B

(Textes : Ap 11,19 ; 12,1-10 – Ps 44 – 1Co 15,20-27 – Lc 1,39-56)

Mot d’accueil :

Frères et sœurs, soyons dans la joie en ce jour où nous célébrons l’Assomption de la Vierge Marie : le ciel s’est ouvert pour accueillir celle par qui le Fils de Dieu est entré dans le monde. Avançons dans nos vies avec la Vierge Marie comme guide et comme modèle. Par elle, allons à Dieu.

Homélie :

Frères et sœurs,

Années après années, nous nous rassemblons pour célébrer l’Assomption de la Vierge Marie, comme l’une des grandes solennités de l’année chrétienne. Marie tient une place toute particulière dans la vie de l’Église et dans nos vies, elle que le Christ nous a donnée comme notre mère, elle que le Concile Vatican II a nommée “Mère de l’Église”.

Mais revenons un peu sur ce que nous célébrons aujourd’hui. En 1950, le pape Pie XII a déclaré comme vérité de foi que, je cite : « Au terme de sa vie terrestre, l’Immaculée Mère de Dieu a été élevée en son corps et en son âme à la gloire du ciel ». Depuis bien longtemps, c’était une conviction largement répandue dans l’Église que le Seigneur n’avait pu laisser le corps qui avait porté son Fils connaître la nuit du tombeau. Cette grâce unique accordée par Dieu à Marie, elle est liée au « oui » que Marie a prononcé au jour de l’Annonciation. Et cette grâce est une anticipation de ce que vivrons tous les sauvés au jour de la résurrection.

Marie est donc cette femme exceptionnelle, unique, la Mère du Christ, et notre Mère. Marie est cette jeune femme courageuse et déterminée qui, à l’invitation de Dieu transmise par l’ange, accepte la mission que Dieu lui confie, même si cela vient bouleverser toute son existence et même mettre sa vie en danger. Marie est celle qui prend la route pour aller à la rencontre de sa cousine Élisabeth, elle aussi miraculeusement enceinte. Et le chant de louange du Magnificat jailli de la rencontre de ces deux femmes, de la rencontre aussi de Jean-Baptiste et du Christ, encore tous les deux dans le sein de leurs mères. 

Les Écritures ne nous disent finalement pas beaucoup de choses à propos de Marie, et la tradition, notamment dans les évangiles apocryphes, a été tentée de « combler » les manques. De ces éléments de la Tradition, l’Église retient précieusement par exemple les noms des parents de Marie, Anne et Joachim, ou encore la fête de la Présentation de Marie au Temple. Nous retenons aussi cette foi en l’Assomption, ou comme l’appelle nos frères orthodoxes : la Dormition de la Vierge. Cette foi de l’Église est attestée depuis au moins le VIIIe siècle, et elle est tout à fait en harmonie avec le parcours unique de Marie, cette jeune femme de Nazareth, comblée de grâce, choisie par Dieu, préparée dès sa conception pour accomplir dans le monde la mission de nous donner le Fils de Dieu.

Lorsque le Christ meure sur la croix, bien peut nombreux sont ceux qui ne l’ont pas abandonnés. Au pied de la croix, voyant Marie et le disciple qu’il aimait, Jésus les confie l’un à l’autre. Ce don que le Christ fait de sa mère à son disciple est comme l’origine de la maternité de Marie envers chacune et chacun d’entre nous. Héritiers du Disciple bien-aimé, héritiers du Christ lui-même, nous avons reçue Marie comme notre Mère du Ciel.

N’hésitons pas à nous confier à elle pour qu’elle porte nos prières devant le Seigneur, mais soyons bien justes dans nos prières. C’est bien Dieu seul que nous prions, car c’est bien Dieu seul qui donne la grâce et qui peut exaucer nos prières. Marie n’exauce rien par elle-même, et il nous faut être prudents dans la façon de nous adresser à Marie. Même si nous parlons de “prière à Marie” ou que nous disons dans tel ou tel chant “nous te prions”, n’oublions jamais que nous prions Dieu seul, par l’intercession de la Vierge Marie, c’est-à-dire en demandant à Marie de prier pour nous son Fils qui a le pouvoir de nous exaucer. Marie n’est pas la 4e de la Trinité ! Elle est bien, et elle demeure, l’une d’entre nous, avec cela de particulier que, comme la plus parfaite d’entre nous, elle n’a jamais été atteinte par le péché.

Oui, frères et sœurs, donnons à Marie toute sa place dans nos prières, donnons-lui la place d’honneur qui lui revient dans nos vies et dans nos maisons, mais ne la mettons pas au-dessus de Dieu ou du Christ ! Ce serait lui faire injure et lui faire beaucoup de peine, elle si discrète et si humble.

L’authentique vocation de Marie est de nous mener vers son Fils. Comme elle fût le chemin d’accès du Christ à l’humanité, elle peut être pour nous le chemin d’accès à son Fils, Unique médiateur. Regardons Notre-Dame à Pontmain : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher. » Marie ne vient pas pour elle, elle vient pour nous mener à Dieu le Père, par son Fils et dans l’Esprit. Comme au jour de sa rencontre avec sa cousine Élisabeth, elle s’efface devant celui qu’elle porte en elle et elle fait de sa vie une humble louange au Seigneur.

Frères et sœurs, prions le Seigneur pour que nous sachions toujours regarder vers Marie comme notre guide et demandons que Marie rassemble tous les chrétiens dans une même louange à Dieu.

Amen.

David Journault †

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