"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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dimanche 26 août 2012

Homélie du 26 août 2012 - 21e dimanche du temps ordinaire B


Église St Siméon – L’Huisserie – 25/08/12 – 18h30
Église Ste Marie-Madeleine – Forcé – 26/08/12 – 10h30
21e dimanche du temps ordinaire B

(Textes : Jos 24,1-2a.15-17.18b – Ps 33 – Ep 5,21-32 – Jn 6,60-69)

Mot d’accueil :

Frères et sœurs,

L’évangile de ce jour nous redit quel respect total le Christ a pour la liberté de ses disciples : quand certains choisissent de le quitter, il ne les retient pas, même si son cœur saigne. À nous aussi il nous est demandé de choisir, librement, de suivre le Christ, lui qui a « les paroles de la vie éternelle ».

Homélie :

Frères et sœurs,

En ce dimanche nous poursuivons la lecture de l’évangile du pain de vie dans l’évangile selon saint Jean. 

Après s’être adressé aux foules, puis aux Juifs, nous voyons ici Jésus échanger avec ses disciples. Et le moins qu’on puisse dire c’est que cela ne se passe pas bien ! Alors que des foules se sont mises à suivre Jésus, son discours en fait fuir une partie importante. Quel échec, serions-nous tentés de penser… Mais ces gens qui tournent le dos à Jésus, à qui tournent-ils le dos ? 

C’est la logique du discours de Jésus dans laquelle ils ne parviennent pas à entrer. Ce que dit Jésus les choque car cela ne correspond sans doute pas à ce qu’ils pensaient du Christ. Et oui, le Christ ne se laisse pas enfermer dans les images que l’on a de lui, son message est toujours dérangeant. En l’occurrence, c’est à un attachement total à lui et à une fidélité à son enseignement que le Christ nous appelle. Il est le chemin vers le Père et c’est en nous attachant à sa Parole et à son exemple que nous pouvons aller vers le Royaume. 
Alors, le Christ ne retient pas ceux qui partent : il les laisse libres et peut-être reviendront-ils, après avoir méditée et comprise la parole de Jésus. Car nous ne sommes pas dispensés de penser et de réfléchir. L’adhésion au Christ n’est pas la suppression de la réflexion. Au contraire, il nous faut chercher à comprendre ce que le Christ a voulu nous dire, et comment ces enseignements peuvent être mis en œuvre aujourd’hui. Et face à ces départs, Jésus se tourne vers les Douze, le groupe des fidèles parmi les fidèles, en leur signifiant à eux aussi leur liberté. Mais tout comme le peuple d’Israël dans la première lecture, les Douze réaffirme leur foi : « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle. »

Un choix et une libre adhésion… c’est ce qui est à l’origine de toute relation d’amour, que ce soit avec Dieu ou dans un couple… Le passage de la lettre de Saint Paul aux Éphésiens que nous avons entendu tout à l’heure fait bien se parallèle entre la relation à Dieu et les relations humaines, et spécialement la relation conjugale. 

C’est un passage sans doute difficile car il utilise un mot que nous n’aimons pas et qui a une forte connotation négative dans notre langue : se soumettre. En invitant les chrétiens à être soumis les uns aux autres par respect pour le Christ, Paul ne réclame pas une attitude passive mais demande qu’à l’intérieur de la communauté chrétienne chacun tienne sa place en se référant à Jésus Christ. 

Mari et femme sont tous les deux soumis au Christ, comme chaque chrétien, et aussi l’un à l’autre. Ce n’est pas d’abord leur intérêt qu’ils cherchent, mais celui de leur conjoint. Paul rappelle le projet du Créateur : par amour, l’homme et la femme ne feront plus qu’un dans le mariage. Ne faire plus qu’un, par amour, en se donnant librement l’un à l’autre… C’est finalement dans l’amour du Christ pour son Église que ce projet de Dieu s’est le mieux réalisé. L’étroite union entre le Christ et l’Église devient comme la référence du mystère de l’amour, la référence du couple chrétien. Et le couple chrétien marié est aussi lui-même appelé à devenir dans le monde signe de l’amour du Christ pour son Église.

Pour terminer je vais vous relire une des prières du rituel du mariage qui nous redit bien cela :

Seigneur notre Dieu,
puisqu’en créant l’homme et la femme
tu as voulu qu’ils ne fassent plus qu’un,
attache l’un à l’autre par un amour sans partage
ceux qui vont maintenant se marier :
Donne-leur de s’aimer sans aucun égoïsme,
pour qu’ils soient au milieu de nous
un signe de ton amour.

Le Christ est pour nous le chemin de la vie et c’est en étant ses témoins nos attitudes de tous les jours, dans nos relations avec les autres, que nous rendrons grâce à Dieu.

Amen.

P. David Journault †

dimanche 19 août 2012

Homélie du 19 août 2012 - 20e dimanche du temps ordinaire B


Église St Siméon – L’Huisserie – 18/08/12 – 18h30
Église St Étienne – Origné – 19/08/12 – 10h30
20e dimanche du temps ordinaire B

(Textes : Pr 9,1-6 – Ps 33 – Ep 5,15-20 – Jn 6,51-58)


Mot d’accueil :

Frères et sœurs,

Aujourd’hui nous venons à la rencontre du Christ, vraie nourriture de nos vies. Que nous ayons toujours faim et soif de sa Parole et de son Eucharistie, et que jamais nous ne nous détournions de ses sacrements.

Homélie :

Frères et sœurs,

Une fois encore, les lectures que la liturgie nous donne d’entendre aujourd’hui viennent nous éclairer sur notre vie chrétienne dans la société actuelle.

La première et la deuxième lecture nous parlent de la sagesse, de la façon de bien se conduire, en homme qui plaît à Dieu. L’image du festin utilisée dans le livre des Proverbes nous montre que notre Dieu n’est pas un Dieu perfide qui voudrait nous cacher les chemins de la vie : au contraire, la Sagesse de Dieu nous invite à sa table, et pour qui accepte cette invitation, elle est une voie de salut.

Le passage de la lettre de St Paul aux Éphésiens que nous venons d’entendre convient lui aussi tout à fait au temps que nous vivons : les jours que nous vivons aujourd’hui, s’ils ne sont pas mauvais, sont pour le moins des temps troublés, des temps de questionnement, des temps de transition, que ce soit pour notre Église ou pour notre société. Nous sentons bien dans notre société des mouvements de fond qui la rendent instable et qui peuvent inquiéter. Les points de repères traditionnels ne trouvent plus vraiment d’écho dans la société, et elle semble peiner à se donner les repères indispensables à une vie commune. Dans une période troublée, St Paul nous invite à chercher, seul et en communauté, la volonté de Dieu, et à ne jamais cesser de prier et de louer le Seigneur. Chercher comment annoncer aujourd’hui, ici et maintenant, la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, telle est finalement la question que nous devons tous nous poser. 

Alors, si nous nous sentons un peu perdus, déstabilisés par cette société que nous ne comprenons plus, inquiets face à l’avenir, parce que nous ne voyons pas comment prendre notre place dans cette société, n’hésitons pas à nous tourner vers le seul point de repère qui ne peut disparaître : le Christ.

Oui, le Christ nous le redit dans l’évangile, « je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »

Quel discours étonnant ! Comment est-ce que les auditeurs de Jésus ne seraient-ils pas étonnés ? Immédiatement, comme tout chrétien un peu catéchisé, nous pensons à l’eucharistie quand nous entendons ce passage de l’Écriture. Mais est-ce que nous mesurons bien la portée de cette parole ?

Car celui qui parle est le Christ, le Fils de Dieu. Et il nous dit que manger sa chair et boire son sang sont absolument nécessaire à l’homme pour avoir la vie, la vraie vie. Nous savons bien que pour entretenir notre vie terrestre, nous devons manger et boire. Et finalement, nous passons une grande partie de notre vie à faire la cuisine, à manger, à boire, à travailler pour gagner de quoi manger, pour nous et ceux qui dépendent de nous. Les repas sont un moment essentiel pour la vie familiale et amicale. Nous consacrons donc beaucoup de temps, et c’est bien, pour nourrir notre corps. Mais le Christ nous dit que la véritable nourriture pour obtenir la vraie vie, c’est sa chair et son sang. Manger la chair et boire le sang du Christ, c’est bien sûr communier, participer à l’eucharistie. Et comme le disait St Jean-Marie Vianney : « Ne pas communier : c’est comme mourir de soif près d’une source. » 

Et la communion, elle est toujours précédée par l’écoute de la Parole : oui, être en communion avec le Christ, c’est aussi se mettre à son écoute en nous nourrissant de sa Parole. C’est aussi prier, penser à Dieu, lui parler.

L’enjeu est de taille : il s’agit de faire une place à Dieu dans notre vie pour lui permettre de demeurer en nous. « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. »

Avons-nous bien conscience qu’il s’agit là d’un enjeu vital ? Nos anciens priaient systématiquement avant chaque repas, et peut-être certains d’entre nous ici ont toujours cette habitude. Cela a le mérite de permettre de ne jamais passer une journée sans s’adresser à Dieu pour le louer, le remercier, et nous remettre entre ses mains.

Alors, quand nous voyons le temps et le soin que nous prenons à nourrir notre corps mortel, prions le Seigneur qu’il nous aide à consacrer aussi du temps à nourrir notre vie spirituelle, à nourrir cette vie qui ne mourra pas.

Amen.

P. David Journault †

vendredi 17 août 2012

"La confusion des genres" de Xavier Lacroix... à lire d'urgence

Puisque j'en suis à conseiller des livres, en voilà un qui mérite le détour et d'investir quelques heures dans sa lecture.
Son auteur est philosophe, théologien, professeur d'éthique à l'Institut des sciences de la famille et à la Faculté de théologie de Lyon. Il est marié, père de trois enfants.

Dernière de couverture

"LA CONFUSION DES GENRES - Réponses à certaines demandes homosexuelles sur le mariage et l'adoption"

Sur un sujet aussi sensible que les relations familiales s'expriment aujourd'hui des revendications inédites. Le droit envisage un statut pour la vie commune entre partenaires de même sexe sur le modèle de la fondation d'une famille par un homme et une femme. " Epoux " pourrait bientôt ne plus renvoyer à " épouse ". Avec les avancées des techniques de procréation, " parents " ne signifierait plus " père et mère ", et l'on se demande s'il est nécessaire que le " père " soit de sexe masculin. Que des situations complexes existent est une chose, qu'à cause d'elles la définition de la famille doive être modifiée en est une autre. Toute différence est souvent dénoncée comme " discrimination " et la confusion s'installe entre les places, les genres et les mots. Sur des questions passionnelles, souvent idéologiques, ces pages offrent des outils d'analyse, pour favoriser un débat raisonné et serein

Informations
Éditeur : Bayard - Etudes
Année : 2005
ISBN : 9782227474895
Prix : 9,80 €

Ouvrages de référence

Bonjour,
Si vous cherchez à mieux connaître la pensée de l'Eglise sur tel ou tel sujet, à approfondir votre connaissance de la foi chrétienne, voilà quelques ouvrages qu'il est bon d'avoir dans votre bibliothèque personnelle :

Catéchisme de l'Eglise Catholique

C'est LE document de référence qui sert de base à tous les autres. Le texte n'est pas toujours très facile à comprendre, mais il est incontournable.

Plan :
Ière partie : La profession de foi = en quoi nous croyons
IIème partie : La célébration du mystère chrétien = la liturgie, les sacrements,...
IIIème partie : La vie dans le Christ = comment vivre en fidélité au Christ, éléments de morale...
IVème partie : La prière chrétienne

Informations

Éditeurs : Centurion/Cerf/Fleurus-Mame
Année : 1998
ISBN : 9782728908912
Prix : 29,50 €

Youcat

Le Youcat est le premier catéchisme conçu pour les jeunes à leur demande. Il a pour but de leur permettre de connaître et de vivre leur foi dans un langage et un style adaptés pour eux. C'est une réalisation unique en son genre publiée en quinze langues. Le Saint-Père a pris ce projet à coeur et lui a dédié une préface pleine d'encouragements.
Le Youcat expose l'ensemble de la foi catholique, conformément à sa présentation dans " Le Catéchisme de l'Eglise catholique ", sans pour autant reprendre l'intégralité de son contenu. L'ouvrage se présente sous forme de questions et de réponses, suivies de l'indication de l'article du CEC auxquelles elles renvoient. Un commentaire explicatif vise à aider les jeunes à mieux comprendre les sujets abordés et la signification qu'ils auront dans leur vie. En marge, le Youcat propose des éléments complémentaires : une iconographie, des définitions de termes, des citations de l'Ecriture sainte, de saints et de divers auteurs. A la fin de l'ouvrage, on trouvera un index permettant de se repérer.
Le pape Benoît XVI apprécie tellement ce livre qu'il a fait en sorte que chaque jeune qui a vécu les JMJ de Madrid cet été puisse en recevoir gratuitement un exemplaire.

Informations

Éditeurs : Cerf
Année : 2011
ISBN : 9782204095600
Prix : 14,00 €

Théo, l'encyclopédie catholique pour tous

Comment sont choisis les saints du calendrier ? Pourquoi y a-t-il quatre Evangiles ? Qui est Jésus pour les chrétiens ? Peut-on se dire croyant quand on doute ? Combien y a-t-il de chrétiens dans le monde ? Comment est organisé le Vatican ?... Le nouveau théo donne des réponses fiables à toutes les questions, de la plus simple à la plus profonde, sur la Bible, l'histoire religieuse, l'Eglise d'aujourd'hui et ce en quoi croient les catholiques... Avec plus de 200 000 exemplaires vendus, théo s'impose comme l'encyclopédie catholique de référence, en mettant la culture chrétienne à la portée de tous.

Informations

Éditeurs : Mame
Année : 2009
ISBN : 9782728912643
Prix : 59,00 €

Homélie du 15 août 2012 - Solennité de l'Assomption de la Vierge Marie


Église de la Trinité  – Nuillé – 14/08/12 – 20h30
Église ND de l’Assomption – 15/08/12 – 10h30
Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie B

(Textes : Ap 11,19 ; 12,1-10 – Ps 44 – 1Co 15,20-27 – Lc 1,39-56)

Mot d’accueil :

Frères et sœurs, soyons dans la joie en ce jour où nous célébrons l’Assomption de la Vierge Marie : le ciel s’est ouvert pour accueillir celle par qui le Fils de Dieu est entré dans le monde. Avançons dans nos vies avec la Vierge Marie comme guide et comme modèle. Par elle, allons à Dieu.

Homélie :

Frères et sœurs,

Années après années, nous nous rassemblons pour célébrer l’Assomption de la Vierge Marie, comme l’une des grandes solennités de l’année chrétienne. Marie tient une place toute particulière dans la vie de l’Église et dans nos vies, elle que le Christ nous a donnée comme notre mère, elle que le Concile Vatican II a nommée “Mère de l’Église”.

Mais revenons un peu sur ce que nous célébrons aujourd’hui. En 1950, le pape Pie XII a déclaré comme vérité de foi que, je cite : « Au terme de sa vie terrestre, l’Immaculée Mère de Dieu a été élevée en son corps et en son âme à la gloire du ciel ». Depuis bien longtemps, c’était une conviction largement répandue dans l’Église que le Seigneur n’avait pu laisser le corps qui avait porté son Fils connaître la nuit du tombeau. Cette grâce unique accordée par Dieu à Marie, elle est liée au « oui » que Marie a prononcé au jour de l’Annonciation. Et cette grâce est une anticipation de ce que vivrons tous les sauvés au jour de la résurrection.

Marie est donc cette femme exceptionnelle, unique, la Mère du Christ, et notre Mère. Marie est cette jeune femme courageuse et déterminée qui, à l’invitation de Dieu transmise par l’ange, accepte la mission que Dieu lui confie, même si cela vient bouleverser toute son existence et même mettre sa vie en danger. Marie est celle qui prend la route pour aller à la rencontre de sa cousine Élisabeth, elle aussi miraculeusement enceinte. Et le chant de louange du Magnificat jailli de la rencontre de ces deux femmes, de la rencontre aussi de Jean-Baptiste et du Christ, encore tous les deux dans le sein de leurs mères. 

Les Écritures ne nous disent finalement pas beaucoup de choses à propos de Marie, et la tradition, notamment dans les évangiles apocryphes, a été tentée de « combler » les manques. De ces éléments de la Tradition, l’Église retient précieusement par exemple les noms des parents de Marie, Anne et Joachim, ou encore la fête de la Présentation de Marie au Temple. Nous retenons aussi cette foi en l’Assomption, ou comme l’appelle nos frères orthodoxes : la Dormition de la Vierge. Cette foi de l’Église est attestée depuis au moins le VIIIe siècle, et elle est tout à fait en harmonie avec le parcours unique de Marie, cette jeune femme de Nazareth, comblée de grâce, choisie par Dieu, préparée dès sa conception pour accomplir dans le monde la mission de nous donner le Fils de Dieu.

Lorsque le Christ meure sur la croix, bien peut nombreux sont ceux qui ne l’ont pas abandonnés. Au pied de la croix, voyant Marie et le disciple qu’il aimait, Jésus les confie l’un à l’autre. Ce don que le Christ fait de sa mère à son disciple est comme l’origine de la maternité de Marie envers chacune et chacun d’entre nous. Héritiers du Disciple bien-aimé, héritiers du Christ lui-même, nous avons reçue Marie comme notre Mère du Ciel.

N’hésitons pas à nous confier à elle pour qu’elle porte nos prières devant le Seigneur, mais soyons bien justes dans nos prières. C’est bien Dieu seul que nous prions, car c’est bien Dieu seul qui donne la grâce et qui peut exaucer nos prières. Marie n’exauce rien par elle-même, et il nous faut être prudents dans la façon de nous adresser à Marie. Même si nous parlons de “prière à Marie” ou que nous disons dans tel ou tel chant “nous te prions”, n’oublions jamais que nous prions Dieu seul, par l’intercession de la Vierge Marie, c’est-à-dire en demandant à Marie de prier pour nous son Fils qui a le pouvoir de nous exaucer. Marie n’est pas la 4e de la Trinité ! Elle est bien, et elle demeure, l’une d’entre nous, avec cela de particulier que, comme la plus parfaite d’entre nous, elle n’a jamais été atteinte par le péché.

Oui, frères et sœurs, donnons à Marie toute sa place dans nos prières, donnons-lui la place d’honneur qui lui revient dans nos vies et dans nos maisons, mais ne la mettons pas au-dessus de Dieu ou du Christ ! Ce serait lui faire injure et lui faire beaucoup de peine, elle si discrète et si humble.

L’authentique vocation de Marie est de nous mener vers son Fils. Comme elle fût le chemin d’accès du Christ à l’humanité, elle peut être pour nous le chemin d’accès à son Fils, Unique médiateur. Regardons Notre-Dame à Pontmain : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher. » Marie ne vient pas pour elle, elle vient pour nous mener à Dieu le Père, par son Fils et dans l’Esprit. Comme au jour de sa rencontre avec sa cousine Élisabeth, elle s’efface devant celui qu’elle porte en elle et elle fait de sa vie une humble louange au Seigneur.

Frères et sœurs, prions le Seigneur pour que nous sachions toujours regarder vers Marie comme notre guide et demandons que Marie rassemble tous les chrétiens dans une même louange à Dieu.

Amen.

David Journault †

vendredi 10 août 2012

NOMINATION

De retour en France après mes trois semaines de vacances au Cambodge, je découvre le nouveau numéro de "Paroles & Gestes" qui rend officielle les nominations décidées par Mgr SCHERRER, Évêque de Laval, à compter du 1er septembre 2012.

Il en est une qui me concerne, puisque Mgr Scherrer me nomme pour une durée de six ans Curé de la paroisse "Saint Benoît les Rivières", où je suis prêtre coopérateur depuis deux ans.

Me voilà avec "charge d'âmes" comme on dit ! Priez pour moi, afin que je sois à la hauteur !

Pour prendre connaissance de toutes les nominations, c'est ICI !

Les messes dans ma paroisse

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