"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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samedi 17 mars 2012

Homélie du 5 février - 5e dimanche du temps ordinaire B

Église St Siméon – L’Huisserie – 4/02/12 – 18h30
Église St Georges – Montigné – 5/02/12 – 10h30
5ème dimanche du temps ordinaire B

(Textes : Jb 7,1-4.6-7 – Ps 146(147A) – 1Co 9,16-19.22-23 – Mc 1,29-39)

Mot d’accueil :

Dans l’évangile de ce dimanche nous assistons à la guérison de la belle-mère de Pierre par Jésus : une guérison qui relève, qui remet debout, et qui permet de se remettre au service. Oui, le Seigneur nous accompagne pour que nous soyons au service de nos frères.

Homélie :

Frères et sœurs,

Jésus entre dans la maison de Simon-Pierre et d’André… là, la belle-mère de Simon-Pierre est alitée, malade avec de la fièvre. Jésus lui prend la main, la relève… elle est guérit, et elle se met au service de Jésus. Petit passage de la vie du Christ, qui pourrait passer inaperçu au regard de tout ce qu’il a pu dire et faire… mais j’aimerais que nous nous arrêtions ensemble quelques instants pour contempler le visage du Christ qui nous est présenté ici.

D’abord le lieu : la maison de Simon-Pierre et d’André. C’est la maison d’une famille de pêcheurs de Capharnaüm, pêcheurs de pères en fils, sans doute depuis plusieurs générations. Une maison où il y a du monde : c’est la maison de famille où vivent les parents de Simon et d’André, mais au moins en sommes-nous sûrs, la belle-mère de Simon. Probablement une maison toute simple : c’est une maison de pêcheurs, pas de notables. Il n’y a sûrement pas de belles tentures, de beaux meubles, de la belle vaisselle : non, une maison toute simple habitée par des hommes et des femmes simples, qui savent ce que le travail et sa pénibilité veulent dire.

Regardons maintenant les protagonistes de ce passage de l’évangile : Simon et André, les deux frères qui ont abandonné leur métier de pêcheurs et leur avenir tout tracé pour partir sur les routes à la suite d’un rabbi, d’un maître itinérant. Ils sont quitté leur situation sociale sûre et stable pour s’aventurer sur les routes. Je ne suis pas sûr que leur famille ait été ravie de cette décision. En tout cas, au moment où nous sommes, il semble qu’il n’y ait pas de tentions. 

L’autre personnage important, c’est bien sûr la belle-mère de Pierre. C’est sur elle que le Christ pose son regard en entrant dans la maison. Il s’intéresse tout de suite à cette femme qui souffre et qui est alitée. Pour nous aujourd’hui, la fièvre, c’est généralement quelque chose de pas trop grave : on prend de l’aspirine, et on va chez le médecin. Mais n’oublions pas ce que pouvait être une fièvre au temps du Christ : elle pouvait être le signe d’une mort prochaine, si le corps n’arrivait pas à résister à l’infection. Oui, le Christ se penche sur cette femme qui est gravement malade, et il lui apporte la guérison et la vie ; rien de spectaculaire dans cette guérison… il lui prend la main, et la fièvre la quitte. Comme pour les esprits mauvais dont il est question plus loin, la seule présence du Christ, Fils de Dieu, apporte la guérison. Comme le disait St Pierre Chrysologue au Ve siècle : « Vous voyez comme la fièvre quitte celui dont le Christ a pris la main : la maladie ne subsiste pas en présence de l’auteur du salut ; la mort n’a pas d’accès là où est entré celui qui donne la vie. »

Car si St Marc nous rapporte tous ces récits de guérison ou ces récits d’exorcisme, c’est bien parce qu’ils sont des signes : ces actions que fait Jésus, elles sont là pour permettre à ses contemporains de saisir petit à petit, dans la foi, qui il est. S’il fait ces guérisons, ou s’il multiplie les pains, ce n’est pas pour se faire remarquer ! 

Ces signes viennent appuyer son enseignement, ils viennent provoquer, chez ceux qui en sont les témoins, un cheminement, une réflexion. L’expérience de guérison physique qui est vécue provoque la personne à un cheminement qui peut l’amener à une guérison spirituelle et à la conversion.

Qu’est devenue la belle-mère de Pierre ? Nous n’en savons rien. Tout ce que nous savons, c’est qu’en remerciement de cette guérison, elle se met au service de Jésus de la façon qu’elle connaît, avec ce qu’elle est : elle les sert à table. Ainsi le Christ est entré dans la maison, non pas d’abord pour y manger et s’y reposer, mais pour y apporter la vie… le repos et la nourriture viennent après.

Oui, le Christ est venu dans le monde pour nous apporter la vie, et il nous a montré la voie : nous dépenser pour les autres, donner de notre personne pour témoigner, aider et prier. Comme la belle-mère de Pierre, prenons conscience que le Christ nous a sauvés, et mettons-nous résolument à son service.

Amen.

David Journault †

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