"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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jeudi 5 janvier 2012

Homélie du 24 décembre - Solennité de la Nativité du Seigneur

Salle polyvalente – L’Huisserie – 24/12/11 – 18h00
Solennité de la Nativité du Seigneur
Messe de la nuit

(Textes : Is 9,1-6 – Ps 95 - Tt 2,11-14 – Lc 2,1-14)

Mot d’accueil :

Joie au ciel, exulte la terre ! Aujourd’hui un Fils nous est né, un enfant nous a été donné ! Dans le monde entier, la même louange monte vers le Seigneur et les chrétiens se rassemblent dans la joie pour faire mémoire de cet événement unique et extraordinaire : il y a plus de 2000 ans, Dieu s’est fait l’un de nous en la personne de l’Enfant Jésus. Oui, soyons dans la joie pour célébrer la naissance du Prince de la Paix.

Homélie :

Frères et sœurs,

Nous voici rassemblés (si nombreux) pour célébrer la naissance du Christ. Là où nous en sommes de notre vie de foi, de notre fréquentation des églises, nous avons fait le choix ce soir de nous rassembler pour vivre chrétiennement cette fête de Noël.

Et que sommes-nous venu célébrer ? La douceur d’un petit enfant endormi dans les bras de sa mère ? Nous unir à la joie des anges et des bergers qui se rassemblent pour contempler cet enfant ? Cheminer sur les routes de nos vies en suivant la lumière de Dieu, comme les mages venus d’Orient ont suivi l’étoile qui les a menés auprès du Fils de Dieu ?

Oui, Noël nous invite à contempler l’Enfant-Dieu et à pleinement réaliser de quoi il s’agit. Car enfin, ce n’est pas juste une petite douceur un peu mièvre que nous offre en ce jour le Seigneur !

« C’est fait !
Le feu, encore une fois, a pénétré la Terre.
Il n’est pas tombé bruyamment sur les cimes, comme la foudre en son éclat. Le Maître force-t-il les portes pour entrer chez lui ?
Sans secousse, sans tonnerre, la flamme a tout illuminé par le dedans. »

C’est ainsi que le P. Pierre Teilhard de Chardin méditait sur la venu de Dieu dans le monde par le sacrement de l’eucharistie. Mais je crois que nous pouvons aussi appliquer cette méditation à la bonne nouvelle de naissance de Jésus. Oui, c’est une bonne nouvelle, car cette naissance nous permet de comprendre que notre Dieu n’est pas un dieu lointain et étranger aux hommes. Notre Dieu est un dieu qui se fait proche de nous, qui se fait l’un de nous ! A Bethléem, ce jour-là, le Feu, le Fils du Père, dans la force de l’Esprit, est entré dans notre monde, dans la personne d’un petit enfant.

Et les anges annoncent la nouvelle en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »… Paix sur la terre à toute l’humanité, à tous les hommes, car Dieu les aime tous. Dieu ne réserve pas son amour à certains, en fonction de leur origine, de leur façon de vivre, de leurs convictions… L’amour de Dieu pour les hommes est sans mesure et sans restrictions.

La paix de Dieu pour tout homme est donc offerte, donnée, proposée : voulons-nous vivre dans la paix que Dieu nous offre, c’est-à-dire, voulons-nous vivre en communion avec Lui ? Car voilà bien l’ordre dans lequel il faut remettre nos vies : ce ne sont pas mes actes qui peuvent faire que Dieu m’aimera plus ou moins… par contre, mes actes peuvent m’éloigner de Dieu. Dieu, lui, ne change pas, Il ne bouge pas… mais moi je m’écarte de Lui quand je ne m’applique pas à vivre en fidélité à l’amour qu’Il me donne et aux dons qu’Il a déposés en moi.

Le Christ est venu dans le monde pour nous faire découvrir ce vrai visage de Dieu. Dieu entre dans le monde qu’Il a créé en devenant petit enfant. La toute-puissance de Dieu se retrouve déposée entre les deux petites mains d’un nouveau-né. La Parole de Dieu qui planait au-dessus des eaux de la Genèse, par qui tout a été fait, cette Parole toute-puissante de Dieu se fait chair, et d’un coup, elle va devoir apprendre à parler, elle va devoir apprendre à utiliser la langue des hommes de cette terre pour révéler à ses frères toute la grandeur du projet de Dieu pour l’humanité. La lumière du monde entre dans le monde, et personne à Bethléem ne s’en rend compte, sauf les bergers auxquels les anges viennent porter la nouvelle.

Cette lumière du monde, qui est entrée dans le monde il y a plus de 2000 ans à Bethléem, elle est toujours présente dans le monde, et elle est agissante dans la mesure aussi où nous prenons notre part de la transmission de cette lumière : l’enfant nouveau-né de la crèche a besoin de chacune et de chacun d’entre nous pour révéler son visage à nos contemporains. Si les chrétiens ne témoignent pas de Dieu dans notre monde, qui le fera ?

Nul n’est besoin d’être ordonné diacre, prêtre ou évêque pour parler au nom de Dieu. Votre baptême est votre “diplôme” de témoin du Christ : vous êtes membres du Corps du Christ, et à ce titre, vous êtes ses témoins. Quand un membre du Corps du Christ fait le bien et vit en communion avec l’Évangile, il enrichit le Corps du Christ et contribue à sa santé. Quand un membre du Corps du Christ se laisse aller à faire le mal et tourne le dos à l’Évangile et à la communauté chrétienne, alors il participe à rendre plus fragile le Corps du Christ. 

Oui, nous sommes les témoins du Christ : nous pouvons être des témoins muets et qui n’agissent pas, alors nous faisons obstacle à l’avènement du Royaume de Dieu. Soyons donc des témoins audibles et agissants, qui participent, à la mesure de leurs capacités, à faire de ce monde un monde plus aimant, plus juste et plus fraternel.

Voilà, c’est fait : une fois de plus, nous faisons mémoire de la venue du Christ dans notre monde… Que cette fête de Noël vienne réveiller notre vie chrétienne et soit pour nous le point de départ de notre engagement à construire une société et un monde plus en harmonie avec l’Évangile.

Amen.

David Journault †

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