"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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mardi 15 novembre 2011

Homélie du 13 novembre - 33e dimanche du temps ordinaire A

Église St Siméon – L’Huisserie – 12/11/2011 – 18h30
Église St Étienne – Entrammes – 13/11/2011 – 10h30
33e dimanche du Temps ordinaire A

(Textes : Pr 31,10-13.19-20.30-31 – Ps 127 – 1Th 5,1-6 – Mt 25,14-30)

Mot d’accueil :

Frères et sœurs,

Nous entendrons dans la deuxième lecture St Paul évoquer le jour du Seigneur, c'est-à-dire le jour où le Seigneur reviendra, à la fin des temps. C’est bien l’horizon de notre monde, que nous attendons. Mais notre attente se doit d’être active : le Seigneur nous donne des talents à faire fructifier… quand le Seigneur reviendra, qu’il trouve en nous des serviteurs fidèles qui auront fait de leur mieux pour faire fructifier leurs talents, au service de Dieu et des hommes.

Homélie :

Frères et sœurs,

La parabole des talents est bien connue, mais elle n’en reste pas moins toujours difficile à interpréter… 
Le maître mot de la parabole, c’est un tout petit mot qui est au début : « Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. » Confier… c’est faire confiance. Le maître confie ses biens à ses serviteurs. Il remet sa fortune entre leurs mains, et il ne le fait pas n’importe comment. Attentif à ses serviteurs, il ne leur donne pas plus lourd qu’ils ne peuvent porter : « à chacun selon ses capacités. » S’il confie des sommes différentes à chacun, ce n’est pas par favoritisme, au contraire, c’est dans un esprit de justice…

S’il leur confie ses biens, c’est qu’il a confiance en eux, et qu’il souhaite qu’ils fassent quelque chose avec cet argent… sinon il l’aurait lui-même déposé à la banque. Ce dépôt en banque, c’est d’ailleurs le minimum qu’aurait pu faire le troisième serviteur, minimum qu’il n’a même pas fait !

Le maître ne cherche pas à exploiter ses serviteurs, seulement il leur fait confiance et leur demande d’utiliser son bien à bonne escient, comme il l’aurait fait lui-même s’il était resté là, c'est-à-dire probablement en l’investissant dans quelque affaire.

Les deux premiers serviteurs ont bien compris, et ils investissent les talents confiés. Ils prennent un risque, mais ils sont confortés par la confiance de leur maître. Et leurs investissements rapportent 100 % ! Le troisième serviteur n’est pas dans la confiance, mais il est dans la peur (« par peur ») : il n’a confiance ni en son maître (« je savais que tu es un homme dur ») ni en ses propres capacités. La peur le paralyse et il gaspille l’argent reçu. Il n’est même pas capable du minimum que son maître pouvait attendre de lui : le placement à la banque. D’ailleurs, on peut aussi se demander si les raisons avancées par le troisième serviteur ne sont pas la tentative maladroite de cacher sa paresse. Alors que la mission confiée et accueillie dans la confiance par les deux premiers serviteurs provoque l’épanouissement des hommes et la fécondité des talents confiés, la méfiance, la peur et la paresse qui emprisonnent le troisième serviteur vis-à-vis de son maître ont stérilisé le placement. Et cette méfiance est d’autant plus injuste que le maître avait veillé à confié à chacun selon ses capacités.

Les versets 28 à 30 sont les plus compliqués. Celui qui a reçoit encore plus, alors que celui qui a peu, tout lui est enlevé. N’oublions pas que nous sommes dans une parabole. Il ne faut pas prendre ce que dit Jésus au pied de la lettre, comme une règle à suivre. Nous sommes dans un récit symbolique. On peut comprendre ce passage de la façon suivante. Celui qui est entré dans une communion et une confiance avec le Seigneur, il avance sur la voie de la fécondité, et son “trésor” va croissant. Au contraire, celui qui prend le chemin de la défiance et tourne le dos au Seigneur ne peut aller que vers sa perte.

La femme vaillante dont nous parle la première lecture, tirée du livre des Proverbes, elle sait ce que c’est que de faire fructifier ses talents : comme on dit, elle ne reste pas les deux pieds dans le même sabot ! Elle est active, elle travaille, elle se donne de la peine, pour sa famille et pour les autres. Bien sûr, l’image de la femme qui nous est présentée est celle de la femme qui tient la maison, et cette image n’est pas forcément aujourd’hui l’idéal féminin généralisé. Mais ne nous trompons pas, l’essentiel n’est pas là. Si cette femme est digne d’éloges, c’est parce que sa charité n’est pas une idée en l’air : sa charité est active et efficace. Son amour de Dieu et des hommes s’incarne dans son activité. Elle a en elle des talents qu’elle fait fructifier.

Comme nous y invite St Paul, vivons chaque jour sous le regard de Dieu, dans la confiance et la générosité. Que notre foi et notre piété s’incarnent dans un agir responsable : que nous sachions faire aller ensemble prière et générosité, contemplation et action, car ce sont nos actes qui témoignent de notre amour pour Dieu. Cherchons quels sont les talents que le Seigneur nous a confiés, et tâchons de les faire fructifier.

Amen.

David Journault †

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