Église St Siméon – L’Huisserie – 17/09/11 – 18h30
Église de la Trinité – Nuillé – 18/09/11 – 10h30
25e dimanche du Temps ordinaire A
Église de la Trinité – Nuillé – 18/09/11 – 10h30
25e dimanche du Temps ordinaire A
(Textes : Is 55,6-9 – Ps 144 – Ph 1,20c-24.27a – Mt 20,1-16)
Mot d’accueil :
Frères et sœurs,
Ouvriers de la première heure, ouvriers de la dernière heure : Dieu ne fait pas de différence et accueille tous ceux qui répondent à son appel pour venir travailler dans sa vigne. Oui, « La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse pour toutes ses œuvres. »Homélie :
Frères et sœurs,
À l’écoute de l’évangile de ce jour, peut-être que votre sens de la justice sociale a été heurté : comment peut-il se faire qu’un ouvrier qui peine toute la journée dans une vigne touche au final le même salaire que celui qui n’a travaillé qu’une heure ?
Encore une fois, à l’écoute d’une parabole, prenons le chemin de l’interprétation. Jésus n’est pas en train de donner un cours de gestion des ressources humaines, ni un cours de management ou de gestion d’entreprise ! Jésus dit : « Le Royaume des cieux est comparable au maître d’un domaine… »
Il ne nous parle pas de la façon de gérer les entreprises humaines, mais de la façon dont Dieu se comporte avec les hommes. Il y a plusieurs façons d’interpréter cette parabole, et je vous en livre une, celle de St Jean Chrysostome, évêque de Constantinople au IIIe - IVe siècle, que nous avons fêté le 13 septembre.
Ce qui est intéressant, c’est de bien regardé ce que nous dit Jésus ; ce qui est important, c’est l’attitude du Maître du domaine. Pourquoi le Maître n’appelle-t-il pas tous les ouvriers au même moment ? Parce qu’il sait que certains ne répondront pas à son appel et qu’il attend qu’ils soient prêts. Oui, le Seigneur est tendresse et pitié, le Seigneur est riche en miséricorde et en patience, et il laisse à chacun le temps de faire son propre chemin. Le Seigneur ne se lasse jamais : il sort au petit jour, à la troisième heure, à la sixième heure, à la neuvième heure, et enfin à la onzième heure .
Bien sûr, Dieu aurait préféré que chacun réponde “oui” à son appel dès la première heure, mais comme il sait que tous ne sont pas au même point de leur cheminement, il vient petit à petit appeler chacun au moment où il sait qu’il est le plus à même de répondre positivement. St Jean Chrysostome fait même le lien avec le “bon larron”, vous savez, celui qui, crucifiez avec Jésus, s’est vu promettre par le Christ d’être avec lui dans le Royaume. St Jean Chrysostome dit : « C’est ainsi que Dieu n’a appelé le bon larron qu’à la dernière heure, bien qu’il eût pu le faire plus tôt, s’il avait prévu que cet homme se fût rendu à son appel. » Dieu a saisit le moment favorable de la rencontre de cet homme avec le Christ, rencontre qui a rendu son cœur disposé à accueillir l’appel de Dieu.
Qu’est-ce que cela veut dire pour nous ? Plusieurs choses. Tout d’abord, réalisons-nous bien que dans cette parabole, le salaire promis, c’est la vie éternelle, la vie bienheureuse auprès de Dieu pour l’éternité ? Dans son Royaume, Dieu ne fait pas de différence entre ceux qui se sont convertis très tôt (les ouvriers de la 1ère heure) et ceux qui se convertissent tard (les ouvriers de la 11ème heure). Tous ils sont accueillis, tous ils reçoivent le même salaire, celui promis au départ aux premiers ouvriers : le bonheur infini auprès de Dieu.
Nous qui sommes là, peut-être qu’un peu spontanément, nous nous considérons comme les ouvriers de la 1ère heure… et que nous portons parfois peut-être un regard un peu distant sur les “nouveaux convertis”…
Eh bien, je nous souhaite à toutes et à tous d’être toujours des “nouveaux convertis”, car la conversion, c’est un processus qui ne doit jamais avoir de fin : si un jour vous avez cette idée qui vous vient de vous dire « Ça y-est, je suis converti, je suis fidèle à Dieu, j’ai fini mon cheminement de conversion. » vous pouvez être sûrs d’une chose, c’est que cette idée ne vous vient pas de Dieu, mais de Satan. Le meilleur moyen de ne pas aller à la rencontre de Dieu, c’est de croire que nous sommes déjà arrivés ! Alors on s’arrête en route !
Si on considère la journée de la parabole comme étant la durée entière de nos vies, soyons toujours en état de répondre à l’appel de Dieu, car nous ne connaissons pas l’appel que Dieu peut nous adresser, tout au long de notre vie, et jusqu’à la dernière heure. Se reconnaître parmi ceux qui sont appelés à être sauvés, cela signifie devenir capables d’accueillir tout appel venant du Seigneur.
Prions donc le Seigneur d’avoir des cœurs droits, ouverts et généreux, toujours prêts à répondre à son appel et à le relayer autour de nous.
Amen.
David Journault †
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