"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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dimanche 31 juillet 2011

Homélie du 31 juillet - 18e dimanche du temps ordinaire A

Église St Siméon – L’Huisserie
30/07/11 – 18h30 et 31/07/11 – 10h30
18e dimanche du Temps ordinaire A



(Textes : Is 55,1-3 – Ps 144 – Rm 8,35.37-39 – Mt 14,13-21)


Mot d’accueil :
 
Frères et sœurs,
 
« Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur. »… Cette conviction de Saint Paul doit être au cœur de notre vie chrétienne et, dans la force de l’Esprit, nous pouvons construire sur cette certitude toute notre vie de fidèles du Christ.

Homélie :
 
« Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur. » : c’est la phrase que j’avais choisie au dos de l’image souvenir de mon ordination presbytérale… c’est dire si je crois que cette profession de foi de Paul peut être au cœur de nos existences comme une source vivifiante et continue pour nourrir notre vie chrétienne.
Rappelons-nous peut-être d’abord qui est celui qui écrit cela, car quand St Paul parle de détresse, d’angoisse, de persécution… il sait de quoi il parle. Dans la deuxième épître aux Corinthiens, il parle aussi des épreuves qu’il a dû affronter : « Des Juifs, j'ai reçu cinq fois les trente-neuf coups, trois fois, j'ai été flagellé, une fois, lapidé, trois fois, j'ai fait naufrage, j'ai passé un jour et une nuit sur l'abîme… » et cela continu sur plusieurs lignes !
 
Il sait ce que cela veut dire de souffrir pour le service de l’Évangile, mais à travers toutes les difficultés de sa vie, il a au cœur cette force irrésistible : son union à Dieu. Dieu fait tout pour que rien ne puisse nous séparer de son amour… rien de ce qui est extérieur à nous ne peut venir entraver notre relation à Dieu. A chaque instant de notre vie, nous pouvons être en relation avec Lui, y compris au plus noir de la détresse, et le Livre des Psaumes résonne de toutes ces prières qui monte vers Dieu des profondeurs de la détresse.
 
C’est seulement la façon dont nous vivons, ce que nous faisons, disons, pensons, qui peut nous éloigner de Dieu, mais là c’est nous qui sommes responsables. Si nous voulons porter du fruit, il nous faut rester unis au Christ, comme le sarment sur la vigne. Si nous nous éloignons du Christ, qui est la source de nos vies, ne nous étonnons pas de sentir nos vies perdre de leur sens et de leur vitalité.
 
Ces foules que nous voyons suivre le Christ dans l’Évangile, elles sont en recherche de cette plus grande proximité avec lui : elles veulent vivre de sa vie. Et le Christ leur offre un signe éclatant : à partir de cinq pains et deux poissons, il va nourrir plus de cinq milles personnes. Quand ces lignes sont rédigées par l’Évangéliste, cela fait longtemps que le Christ est mort et ressuscité et que, chaque semaine, ses fidèles se rassemblent pour faire mémoire de la Cène, le dernier repas de Jésus.
 
Et c’est cette relecture du parcours terrestre de Jésus qui permet de faire le lien, d’éclairer ce geste de la multiplication des pains, geste eucharistique : « il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction : il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. » Prendre le pain, rendre grâce, puis le donner : ce sont les actes même de l’eucharistie.
 
Et si nous regardons à partir de quoi Jésus va faire ce signe, nous réalisons qu’il y a comme base de son acte une maigre et faible ressource : les cinq pains et les deux poissons fournis par les disciples. Nous le savons bien, le Fils de Dieu, créateur du ciel et de la terre, par qui tout fut créé dans le ciel et sur la terre, aurait très bien pu nourrir cette foule à partir de rien. Mais là encore, son geste a valeur d’enseignement : c’est à partir de ce que nous pouvons donner que Dieu agit.
 
Il y une immense disproportion entre la participation de l’homme et le don de Dieu, mais Dieu veut, par amour, avoir besoin de l’homme. Comme le dit Mgr Léonard, archevêque de Bruxelles : « Quand nous célébrons l’Eucharistie, notre apport personnel et communautaire est indispensable, mais il reste dérisoire en comparaison du don surabondant du Seigneur. Car, en chaque Eucharistie, il y a de quoi faire de nous des saints et, dans l’énergie qui l’habite et qui est celle même de la Résurrection, il y a de quoi transfigurer l’univers entier. »

Venir à la messe, ce n’est pas seulement se retrouver et vivre un temps convivial entre chrétiens : c’est faire mémoire du don que le Christ a fait de sa vie sur la Croix, du don qui permet à la vie même du Christ de venir en nous par la communion eucharistique. Le don de Dieu peut fructifier en nous si nous acceptons de sortir de nous-mêmes, si nous refusons l’égoïsme au profit du partage et du don de nous-mêmes.
 
Nous qui portons le beau nom de chrétien, n’ayons pas peur de nous donner à Dieu et aux autres : dans notre communion au Christ, Dieu fera magnifiquement fructifier nos dons.
 
Amen.
 
David Journault †

mardi 26 juillet 2011

Homélie du 24 juillet - 17e dimanche du temps ordinaire A

Église St Siméon – L’Huisserie – 23/07/11 – 18h30
Église St Pierre – Parné S/ Roc – 24/07/11 – 10h30
17e dimanche du Temps ordinaire A

(Textes : 1R 3,5-12 – Ps 118 – Rm 8,28-30 – Mt 13,44-52)

(Illustration : Basilique St Clément, Rome : cliquer sur l'image pour l'apprécier en grand)

Mot d’accueil :
Frères et sœurs,
Les paraboles que nous entendrons tout à l’heure nous invitent à ne pas rester immobiles, mais à vraiment nous engager pour la construction du Royaume.

Homélie :
Frères et sœurs,
Nous poursuivons ce dimanche la lecture des différentes paraboles dans l’évangile selon saint Matthieu. Comme toujours avec les paraboles, il faut s’attacher au cœur de ce que Jésus veut nous dire.
Ici, Jésus annonce l’arrivée imminente du règne de Dieu… et cela nous invite à nous décider : que faire ? On peut faire le gros dos, attendre, par prudence, pour voir, regarder faire les autres… La parabole du trésor et celle de la perle veulent répondre à ces hésitations des hommes.
Celui qui a découvert le trésor ou celui qui a trouvé la perle n’hésitent pas devant la conduite à mener : ils mobilisent toutes leurs forces, et leur argent, pour acquérir le terrain et la perle sans prix qu’ils ont découverts.
Sans doute que Jésus veut nous faire comprendre que l’engagement pour le Royaume de Dieu doit être aussi déterminé. Quel est notre trésor ? Qu’est-ce que nous avons trouvé qui mérite de nous engager de cette façon, si ce n’est la découverte, jour après jour, de l’amour et de la tendresse de Dieu pour chaque créature ? Si nous sommes vraiment convaincus que Dieu est amour et qu’Il nous appelle à vivre de cet amour pour le rayonner autour de nous, alors il nous faut prendre notre part dans l’annonce et dans le témoignage.
N’oublions jamais que par notre baptême, nous sommes véritablement membres du Corps du Christ, prêtres, prophètes et rois. Par le baptême, nous avons reçu en nous la grâce de Dieu pour bien mener nos existences.
Par le baptême, nous sommes prêtres : certains le deviennent de manière particulière en recevant l’ordination sacerdotale, mais cette dimension doit être présente dans la vie de chaque chrétien. Prier, pour soi et pour les autres, et aider les autres à prier. Prier à la maison, personnellement, et venir fidèlement à l’eucharistie dominicale… S’engager, selon ses talents, dans une équipe liturgique, dans une équipe d’accompagnement du deuil, chanter, animer les messes, les mariages ou les sépultures,… Il y a de multiples façons d’accomplir sa vocation sacerdotale.
Par le baptême, nous sommes prophètes : nous sommes appelés à témoigner, par notre vie et par nos paroles. Le prophète, c’est aussi celui qui enseigne. Ainsi, nous sommes prophète quand nous cherchons véritablement à mettre nos actes en accord avec notre foi, y compris quand c’est difficile ou que cela peut nous mettre en situation délicate vis-à-vis des autres. Mais nous sommes également prophète quand nous prenons du temps pour transmettre la foi, que ce soit au sein de notre famille ou de notre paroisse. La catéchèse n’est pas une affaire de spécialistes : elle est de la responsabilité de toute la paroisse, vous comme moi. Et quand, par faute de bénévoles, nous ne pouvons plus offrir la catéchèse à certains enfants qui sont demandeurs, alors c’est qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas bien. Je me permets de signaler que pour la rentrer prochaine, nous avons besoin de nouveaux catéchistes, et que la relève doit être prise…
Par le baptême, nous sommes rois : le bon roi dans la Bible, c’est celui qui prend soin de ceux qui dépendent de lui. On retrouve ici la parabole du Bon Samaritain. C’est la dimension de la charité en actes, telle qu’elle est vécue dans une multitude d’associations, chrétiennes ou non, mais aussi dans nos actions personnelles.
Oui, être fils et filles de Dieu, c’est un cadeau, c’est un don, mais c’est aussi une mission. Nous avons toute notre vie terrestre pour devenir vraiment ce que nous sommes depuis notre baptême. Autrement dit, nous avons toute notre vie pour faire éclore les fruits de la grâce qui a été déposé en nous au jour de notre baptême. Cela ne peut pas se faire sans un véritable engagement de notre volonté.
A ceux qui sont dans le doute et l’hésitation, la parabole qui suit, celle du filet, rappelle que le jugement de Dieu saura faire le tri entre les méchants, les médiocres et ceux qui auront cherché la justice du Royaume. Qui a compris cela est prêt à faire face à toute éventualité, utilisant le neuf de l’Évangile et les richesses de l’Ancien Testament pour éclairer sa conscience et son engagement au service du règne de Dieu…
Amen.
David Journault †

Homélie du 17 juillet - 16e dimanche du temps ordinaire A

Église St Siméon – L’Huisserie – 16/07/11 – 18h30
Église de la Trinité – Nuillé – 17/07/11 – 10h30
16e dimanche du Temps ordinaire A

(Textes : Sg 12,13.16-19 – Ps 85 – Rm 8,26-27 – Mt 13,24-43)

Mot d’accueil :

Frères et sœurs,

Nous sommes sans doute blessés par le mal qui habite notre monde. Jésus nous donne aujourd’hui une clé pour comprendre cela : le bon grain et l’ivraie poussent l’un à côté de l’autre, mais au jour de la moisson, leur destinée sera radicalement différente. La justice de Dieu, qui est une expression de son amour, sera à l’œuvre.

Homélie :

Frères et sœurs,
 
Ce champ auquel Jésus compare le Royaume des cieux attire l’attention de beaucoup de monde. Un homme sème le bon grain, son ennemi répand l’ivraie. Au départ, il n’est pas possible de distinguer les deux plantes ; puis, quand elles grandissent, les serviteurs peuvent discerner l’ivraie du bon grain — il ne leur est cependant pas possible de les séparer — ; enfin, viendra le temps du tri dont les moissonneurs se chargeront.
 
Il est intéressant de remarquer que la présence de l’ivraie ne compromet pas la moisson : les serviteurs qui s’inquiètent sont invités par le maître à laisser faire le temps. Ce sera la tâche des moissonneurs de séparer le bon grain de l’ivraie. Jésus insiste à deux reprises sur l’irrésistible croissance du Royaume : la graine de moutarde, « la plus petite de toutes les semences », devient un arbre où les oiseaux du ciel trouvent leur abri ; le levain, caché dans trois mesures de farine, fait lever toute la pâte. La présence d’ivraie dans le champ ne doit pas inquiéter : la moisson sera bonne.
 
Les serviteurs sont ainsi invités à la confiance et à une sorte d’abandon : la moisson, ce n’est pas leur affaire. Il y aura ceux pour qui cette tâche est préparée.
 
Après le temps de la prédication publique vient pour Jésus le temps de l’explication, donnée en privée, aux seuls disciples. Jésus commence par identifier terme à terme les acteurs du récit, à l’exception des serviteurs. On sait que le bon grain représente les fils du Royaume et les moissonneurs les anges, mais les serviteurs qui interrogent le maître et qui se proposent pour enlever l’ivraie ne sont pas clairement identifiés. Les disciples qui interrogent Jésus sont invités à se reconnaître en eux.
 
À la fin du monde, le Fils de l’homme enverra ses anges prendre « ceux qui font tomber les autres et ceux qui commettent le mal ». Ainsi, la façon dont l’homme mène sa vie sur cette terre a bien un impact sur son avenir dans l’éternité… Il y a bien un engagement à prendre sur le chemin du service de Dieu, à la suite du Christ, qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. Le Christ est bien la référence de nos vies : dans une société malade du relativisme, où on voudrait nous faire croire qu’il n’y a plus de vérité absolue, que tout se vaut, que c’est à chacun de faire comme il en a envie,… la Parole de Dieu vient nous redire à temps et à contre-temps qu’il n’est en rien. Dieu ne nous laisse pas seuls dans l’immensité de l’univers à devoir choisir avec nos seuls forces : Dieu nous a envoyé son Fils pour nous enseigner la vérité et le chemin de la vie. En son Fils, Dieu nous a montré la route.
 
Bien sûr, suivre le Christ n’est pas toujours simple, et il y a en l’homme une pesanteur qui le pousse au péché. C’est d’ailleurs ce que nous voyons à l’œuvre autour de nous : face à certaines règles et références, comme la fidélité, le respect de la vie de sa conception jusqu’à sa mort naturelle, l’option préférentielle pour les pauvres,… la tendance est toujours la même. D’abord, l’homme va biaiser avec la règle, et ensuite, peu à peu, il va finir par décréter que la règle est mauvaise ! Mais en Dieu il n’y a qu’une seule règle : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » ! Et c’est l’Église qui a reçu mission du Christ de guider l’humanité sur le chemin de la vérité et de la vie.
 
Notre baptême nous rend enfants de Dieu, par sa grâce, Dieu dépose en nous des trésors : nous avons tous en nous la capacité de devenir des saints. Oui, Dieu ne sélectionne pas à l’avance celui ou celle qui sera saint : Il souhaite que les baptisés forment un peuple de saint. Il fait sa part du travail, et respecte infiniment notre liberté, nous permettant ainsi de devenir ses collaborateurs, ses coopérateurs, dans l’œuvre de la création, à commencer par la création de nous même.
 
Dans le champ, le bon grain et l’ivraie pousse côte à côte. Ce n’est qu’à l’heure de la moisson qu’ils seront séparés. Aussi, nous avons toute une vie à vivre pour produire tout notre fruit et témoigner de notre attachement à Dieu et à son Royaume. Nous le savons par expérience : en chacun de nous, il y a du bon grain et de l’ivraie ! Le tri, nous avons toute cette vie pour le faire en nous-mêmes, avant de devoir nous présenter devant Dieu.
 
« Celui qui a des oreilles, qu’il entende ». Jésus parle en paraboles pour susciter la foi. Il nous rappelle ici quel est le sens de notre vie présente : faire tout ce qui est à notre portée pour porter un bon fruit, dans la docilité à l’Esprit Saint, jusqu’au temps de la moisson. Certes, il y a de l’ivraie en nous ! Mais la moisson sera bonne ! Et surtout, il est encore temps d’agir : « Tu as pénétré tes fils d’une belle espérance : à ceux qui ont péché, tu accordes la conversion », dit encore la Sagesse. Confions à l’Esprit de devenir ce que nous sommes : des fils de lumière.
 
Amen.
 
David Journault †

(inspiré de l’homélie du fr Dominique, de la famille de Saint Joseph)

Homélie du 3 juillet - 14e dimanche du temps ordinaire A

Église St Siméon – L’Huisserie – 2/07/11 – 18h30
Église de l’Assomption – Ahuillé – 3/07/11 – 10h30
Église ND des Cordeliers – Laval – 3/07/11 – 18h00
14e dimanche du Temps ordinaire A



(Textes : Za 9,9-10 – Ps 144 – Rm 8,9.11-13 – Mt 11,25-30)


Mot d’accueil :
Frères et sœurs,
Dans l’évangile d’aujourd’hui, le Seigneur nous invite à retrouver et à cultiver en nous cette attitude des tout petits… simplicité, confiance, douceur… Oui, dans la paix et la confiance, avec le Christ, attelons-nous à la tâche, travaillons à la vigne du Seigneur.

Homélie :
Frères et sœurs,
Notre évangile d’aujourd’hui a beau être court, il n’en est pas moins riche ! On peut y trouver trois parties.
Tout d’abord, nous voyons Jésus louer son Père, exulter de joie, proclamer la louange de ce Dieu qui se révèle aux tout petits, et non aux sages et aux savants. Le Christ ne veut pas ici dévaloriser la sagesse et la science, mais il veut ainsi témoigner que Dieu ne fait pas de différence au regard de son amour pour les hommes. La sagesse et la science, ce sont des choses que nous pouvons acquérir par nous même. Mais ce que Dieu aime, c’est cette disposition du cœur et de l’esprit qui est celle des tout petits. Ailleurs dans l’Écriture, nous entendons Jésus dire : « Laissez venir à moi les petits enfants, le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemble. »
Dans un deuxième temps, nous voyons Jésus qui explique quels sont les rapports qui existent entre son Père et Lui. Il y a une proximité telle entre eux qu’il lui faut utiliser plusieurs formulations pour essayer de faire toucher du doigt à ses interlocuteurs quelque chose de la vérité : « Tout m’a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Oui, tout ce qui est en Jésus, tout ce qu’est Jésus, lui vient de son Père. Comme le dit le Symbole de Nicée-Constantinople : « Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu, engendré, non pas créé, de même nature que le Père, et par lui tout a été fait ». Nos aînés dans la foi, eux-aussi, ont eu recourt à des formulations développées pour essayer de dire notre foi. Jésus est l’unique fils du Père et en lui réside toute la divinité ; et par lui Dieu est venu parmi nous pour nous permettre d’aller jusqu’à lui. C’est en suivant le Fils et en écoutant sa parole que nous pouvons découvrir authentiquement qui est Dieu et quel chemin nous devons prendre pour aller à sa rencontre.
La dernière partie de notre évangile, enfin, est une très belle image : Jésus nous invite à prendre sur nous son joug. Un joug, c’est quoi ? C’est une pièce de bois que l’on attache sur le cou de deux bovins pour les atteler à une charrette. Et sous un joug il y a bien deux places. Ce que Jésus nous propose, c’est de nous mettre sous son joug, à côté de lui. On utilise bien l’expression : « S’atteler à la tâche. » Et bien, je crois que c’est cela que Jésus nous propose : venez vous atteler à mes côtés pour faire progresser la construction du Royaume. Encore une grande marque de l’humilité du Christ : il se compare à une bête de somme, et il se propose de se mettre à nos côtés pour avancer avec nous, à notre rythme, à notre pas. Et si son joug est facile à porter, c’est parce que le fardeau de la vie, si nous laissons le Christ habiter véritablement nos vies, il le portera avec nous. Si nous décidons de nous lier en profondeur au Christ, nous ne serons plus seul face à la vie : nous pourrons porter nos vies avec le Christ.
Amen.
David Journault †

mercredi 6 juillet 2011

"Lumière du monde" : entretiens entre Benoît XVI et Peter Seewald

J'ai terminé il y a quelques semaines la lecture de ce livre d'entretiens entre le pape Benoît XVI et le journaliste allemand Peter Seewald.
Loin des encycliques et autres lettres apostoliques, il s'agit d'un exercice assez inhabituel pour un pape, et cela donne un livre très intéressant : on y entend Benoît XVI s'exprimer avec une liberté de ton et un naturel très agréables. Ce livre est pour lui l'occasion de revenir sur les grands sujets auxquels il a dû se confronter depuis le début de son pontificat. Par delà le prisme déformant des journalistes, nous avons enfin dans ce livre la réalité de la parole du pape : ça fait du bien !
Et en plus, cela se lit très bien et très facilement.
A la fin du livre, on retrouve un certain nombre de textes de référence relatifs aux sujets abordés dans les entretiens.
A lire absolument !

Présentation de l'éditeur
Le Pape veut aujourd'hui que son Église se soumette à une sorte de purification fondamentale... Il s'agit selon lui de montrer Dieu aux hommes, de leur dire la vérité. La vérité sur les mystères de la Création. La vérité sur l'existence humaine. Et la vérité sur notre espérance, au-delà même de notre seule vie sur terre. " Jamais un pape n'avait pris une telle décision : ouvrir son cœur à tous, ne laisser aucune question de côté. Comment Benoît XVI juge-t-il les cinq premières années de son pontificat ? Comment se voit-il en pape ? Que nous dit-il à propos du scandale des abus sexuels dans l’Église, du cas Williamson, de la réforme de l’Église ? Quel dialogue et quelles relations avec le judaïsme, avec l'islam ? Que dit le chef de plus de un milliard de catholiques sur les évolutions de la société occidentale, sur les défis éthiques, écologiques de notre monde, sur l'athéisme contemporain.
Informations
Éditeur : Bayard
Année : 2010
ISBN : 9782227482463
Prix : 21,00 €

Les messes dans ma paroisse

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