"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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jeudi 26 mai 2011

Homélie du 22 mai - 5e dimanche de Pâques A

Église Saint-Pierre – Parné S/ Roc – 10h30
22 mai 2011
5ème dimanche de Pâques A – Bapt. d’Alix T.


(Textes : Eph 4,1-6 (Ac 6,1-7) – Ps 32 – 1P 2,4-9 – Jn 14,1-12)


Mot d’accueil :
 
Frères et sœurs,
 
En relisant les paroles que le Christ a laissées à ses disciples, nous redécouvrons comment Il a préparé un chemin dans leur cœur : un chemin vers la Vérité et la Vie, pour que sa Parole devienne vraiment pour eux, et pour nous, la Bonne Nouvelle, qui vient éclairer et donner du sens à nos vies.

Homélie :
 
« Moi je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » Voilà une parole claire de Jésus sur lui-même. Pour nous aujourd’hui, cela ne nous surprend pas trop, nous sommes habitués à cette formule, mais si nous nous mettons à la place des disciples, c’est un peu plus compliqué. Car les disciples n’avaient pas forcément tous une bonne compréhension de la mission et de la personne de Jésus. Et si Thomas et Philippe pose des questions qui peuvent sembler bizarres, il faut bien nous dire que les autres aussi ont très probablement des questions plein la tête.
 
Pour venir jusqu’à nous, Dieu en Jésus Christ s’est fait l’un de nous : Dieu n’est pas resté à distance pour nous indiquer de loin le chemin. Non, Il est venu au milieu des hommes pour marcher avec eux sur le chemin, en particulier au milieu des petits, des fragiles, des pauvres. Dieu n’a pas choisi les moyens de la puissance, Il a choisi les moyens de la proximité et de la pauvreté. Et c’est aussi notre façon de faire et de voir pour l’Église d’aujourd’hui. Écoutons Mgr Scherrer, dans sa lettre pastorale de la Pentecôte 2010 :
« Toute situation de pauvreté et de détresse est un appel à la foi (…) Dans cet esprit, c’est apprendre à voir avec les yeux de Dieu et simultanément agir en nous appuyant sur sa grâce (…) Croire c’est jeter inlassablement les filets de nos propositions et de nos initiatives pastorales, mais en mettant notre confiance en Dieu (…) Peut-être avons-nous trop tendance à ne considérer que ce qui marche mal (…) Ne pourrait-on pas regarder avec bonheur les signes de l’Esprit » (L.P. Mgr Scherrer, p.9-10)
 
Oui, notre Église peut nous sembler fragile, plus peut-être que par le passé. Mais l’Église n’a pas à être puissante : elle a à être évangélique ! Et n’oublions pas : l’Église, c’est l’ensemble des chrétiens, et la mission confiée par le Christ, elle l’est à chaque baptisé. Tout baptisé a reçu mission d’être témoin du Christ ; si les chrétiens se taisent, personne ne parlera à leur place. Si nous nous taisons, nous empêchons le Christ d’atteindre les hommes. La force de l’Église, c’est l’esprit missionnaire des chrétiens et la sainteté de leur vie.
 
Dans la 1ère lecture, saint Paul réaffirme qu’en Jésus Christ, il n’y a plus de différence entre les baptisés, et que nous formons dans l’unité le Corps du Christ. C’est un fait, c’est une réalité, et en même temps c’est un combat : l’unité nous est donnée par Dieu, mais nous avons à l’accueillir et à la vivre… et ce n’est jamais simple ! Et dans le même texte, saint Paul nous donne les clés de la réussite de notre unité : « ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez à cœur de garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. »
 
C’est que la vie chrétienne n’est jamais installée une fois pour toute. Tout est mouvant dans nos vies, avec des hauts et des bas… comment pourrait-il en être autrement pour notre vie chrétienne. Nous sommes toujours en processus de conversion. Comme le dit Mgr Scherrer :
« Le second appel que je voudrais relayer avec force est l’appel à la conversion (…). Être témoin (…) c’est vivre de telle façon que la vie soit inexplicable si Dieu n’existe pas (…) C’est notre existence humaine transformée par l’amour du Christ qui doit devenir elle-même Bonne Nouvelle pour les autres. » (p. 15…17)
 
Sans doute que pour répondre à notre vocation de baptisés, il nous faut rester les yeux fixés sur le Christ, Lui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. En fidélité au Christ, cherchons toujours et encore à témoigner de son amour dans le monde qui est le nôtre. Faisons véritablement du Christ la pierre angulaire de nos vies, pour reprendre l’expression de St Pierre dans la 2ème lecture.
 
Alors, que retenir pour nous aujourd’hui de ces lectures ? Sans doute que pour répondre à notre vocation de baptisés, il nous faut rester les yeux fixés sur le Christ, Lui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. En fidélité au Christ, cherchons toujours et encore à témoigner de son amour dans le monde qui est le nôtre. Faisons véritablement du Christ la pierre angulaire de nos vies, pour reprendre l’expression de St Pierre dans la 2ème lecture. Cette église, comme toutes nos églises, avec un petit “e”, est une parabole de ce que nous sommes appelés à construire. Nous sommes les pierres vivantes de l’Église, avec un grand “e”, et nous nous appuyons sur la pierre angulaire placée à notre tête : Jésus, le Christ, notre Seigneur.
 
Amen.
 
David Journault †

Homélie du 1er mai - 2ème dimanche de Pâques A

Église St Siméon  – L’Huisserie – 30/04/11 – 18h30
Église de l’Assomption – Ahuillé – 1/05/11 – 10h30
2ème dimanche de Pâques A


(Textes : Ac 2,42-47 – Ps 117 – 1P 1,3-9 – Jn 20,19-31)

Mot d’accueil :
 
Le Christ est ressuscité !... et alors ? Qu’est-ce que cela change dans nos vies ? Qu’est-ce que cela change à notre façon de vivre les uns avec les autres, et dans le monde ? Oui, que la Résurrection du Christ inonde toutes nos vies de la grâce de Dieu, et nous vivrons nous aussi comme des Ressuscités !

Homélie :
 
Frères et sœurs,
 
Entre sa résurrection et son ascension, le Christ est apparut de nombreuses fois à ses disciples, afin de leur faire connaître la réalité de sa résurrection et leur délivrer un dernier enseignement. St Jean nous décrit bien l’état d’esprit des proches du Christ : ils sont dans la peur. Ils n’ont pas encore compris la portée des événements. Certes Marie Madeleine leur a dit avoir rencontré le Seigneur ressuscité, mais cela ne suffit pas à les rassurer. Et Jésus se montre, au milieu d’eux, pas comme un esprit, mais avec son corps, qui garde en lui les traces indélébiles de sa passion.
 
Encore une fois, le Christ n’a pas fait semblant de souffrir et de mourir, et pour l’éternité, son corps, même glorifié par la résurrection, gardera les traces de la flagellation, des clous, de la couronne d’épine, du coup de lance dans le côté. Ces traces infâmantes deviennent comme les titres de gloire, les insignes qui témoignent de l’œuvre accomplie.
 
Que vient leur apporter le Christ ? Tout d’abord, la paix : « La paix soit avec vous. » Et il le répète deux fois, comme si la peur et la stupéfaction des disciples les empêchaient dans un premier temps de bien comprendre ce qui se passe. Ensuite, le Christ répand sur eux son souffle, préfiguration de la Pentecôte : alors qu’Il n’est encore avec eux que pour un temps limité, Il leur fait don de l’Esprit, Esprit Saint qui reste à l’œuvre dans notre monde et dans nos personnes.
 
Mais voilà, parmi les onze apôtres, il en est un qui n’était pas là : Thomas. Thomas, nous en faisons parfois la figure de l’incrédulité, et c’est un fait que Jésus l’appelle ainsi : « cesse d’être incrédule, soit croyant. » Oui, bien sûr, Thomas n’a pas spontanément confiance dans ce que lui disent les autres apôtres… il doute, il veut des preuves… Mais ce faisant, n’est-il pas finalement très proche de nous ?
 
Alors le Christ vient à sa rencontre, lui présente les marques de son supplice et lui les donne à toucher. Face à cette blessure de la non-foi qui est en son âme, le Christ lui présente, comme remède, ses propres blessures.
 
Comme le dit St Augustin : « “Viens, mets ton doigt. Je connaissais tes blessures, j’ai gardé pour toi ma cicatrice.” Mais en approchant sa main, il peut pleinement compléter sa foi. Quelle est en effet la plénitude de la foi ? De ne pas croire que le Christ est seulement homme, de ne pas croire non plus que le Christ est seulement Dieu, mais homme et Dieu. Telle est la plénitude de la foi, car “la Parole s’est faite chair et elle a habité parmi nous”. Ainsi le disciple auquel son Sauveur donnait à toucher les membres de son corps et ses cicatrices… mais dès qu’il a touché, il s’écrie : “Mon Seigneur et mon Dieu”. Il a touché l’homme, il a reconnu Dieu. Il a touché la chair, il s’est tourné vers la Parole, car “la Parole s’est faite chair et elle a habité parmi nous”. »
 
Oui, dès qu’il a devant lui le Christ ressuscité, St Thomas devient croyant, et sa confession de foi est simple et limpide : « Mon Seigneur et mon Dieu. » Cette parole de Thomas, nous sommes invités à la redire intérieurement, à chaque élévation ; quand le prêtre, après avoir redis les paroles du Christ élève l’hostie, puis quand il élève le calice : gardons les yeux fixés sur l’hostie, gardons les yeux fixés sur le calice, et redisons dans notre cœur « Mon Seigneur et mon Dieu », avant de nous incliner, ensembles, pendant que le prêtre fait la génuflexion. Si le prêtre élève l’hostie et le calice, c’est bien pour les offrir à votre contemplation et à votre adoration.
 
Thomas, dont le nom signifie Jumeau, est peut-être bien notre jumeau : nous aussi, nous avons peut-être du mal à croire au témoignage que nous ont donné nos aînés dans la foi. Laissons nos cœurs s’ouvrir à l’amour miséricordieux du Seigneur, ouvrons nos cœurs à cette joie et à cette espérance : Christ est ressuscité, et il nous entraîne avec lui dans la joie de la résurrection.
 
Amen.
 
David Journault †

Déclaration du cardinal Vingt-Trois à la veille du nouvel examen du projet de loi de Bioéthique à l'Assemblée nationale - Diocèse de Paris

Déclaration du cardinal Vingt-Trois à la veille du nouvel examen du projet de loi de Bioéthique à l'Assemblée nationale - Diocèse de Paris

jeudi 19 mai 2011

Une prière du Bx Jean-Paul II adressée à Marie

Prière du Bx Jean-Paul II, 
le 14 août 2004, en conclusion du chapelet.
Grotte de Massabielle, Lourdes.


Je te salue Marie, Femme pauvre et humble,
bénie du Très-Haut !
Vierge de l’espérance, prophétie des temps nouveaux,
nous nous associons à ton hymne de louange
pour célébrer les miséricordes du Seigneur,
pour annoncer la venue du Règne
et la libération totale de l’homme.

Je te salue Marie, humble servante du Seigneur,
glorieuse Mère du Christ !
Vierge fidèle, sainte demeure du Verbe,
enseigne-nous à persévérer dans l’écoute de la Parole,
à être dociles à la voix de l’Esprit,
attentifs à ses appels dans l’intimité de notre conscience
et à ses manifestations dans les événements de l’histoire.

Je te salue Marie, Femme de douleur,
Mère des vivants !
Vierge épouse auprès de la Croix, nouvelle Ève,
sois notre guide sur les routes du monde,
enseigne-nous à vivre et à répandre l’amour du Christ,
enseigne-nous à demeurer avec Toi
auprès des innombrables croix
sur lesquelles ton Fils est encore crucifié.

Je te salue Marie, Femme de foi,
première entre les disciples !
Vierge, Mère de l’Église, aide-nous à rendre
toujours compte de l’espérance qui est en nous,
ayant confiance en la bonté de l’homme
et en l’amour du Père.
Enseigne-nous à construire le monde, de l’intérieur:
dans la profondeur du silence et de l’oraison,
dans la joie de l’amour fraternel,
dans la fécondité irremplaçable de la Croix.
Sainte Marie, Mère des croyants,
Notre-Dame de Lourdes,
prie pour nous.

Amen.

Les messes dans ma paroisse

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