"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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vendredi 2 mai 2014

Homélie du 18 avril 2014 - Dimanche des Rameaux et de la Passion

Église St Siméon – L'Huisserie – 12/04/2014 – 18h30
Église St Étienne – Entrammes – 13/04/2014 – 10h30
Dimanche des Rameaux & de la Passion du Seigneur A

(Textes : Bénédiction : Mt 21,1-11 ; Messe de la Passion : Is 50,4-7 – Ps 21 – Ph 2,6-11 – Mt 26,14-27,66)

(Illustrations : Régine & Bruno Le Sourd, in La Bible en bande dessinée n°4
Arcabas, Torturé par les soldats)


Homélie sur Mt 21,1-11 : Entrée triomphale à Jérusalem

Frères et sœurs,

La Semaine Sainte s’ouvre par le souvenir de cet événement étonnant : l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. La foule l’acclame et laisse exploser sa joie : le Messie attendu entre dans la Ville Sainte et c’est l’annonce du Salut attendu par Israël. Qui peut alors imaginer que c’est en donnant sa vie sur la croix, par amour et dans l’obéissance au dessein du Père, que Jésus accomplira pleinement son œuvre de Salut ? Cette foule qui l’acclame, elle ne sait pas encore quel chemin d’abaissement devra prendre le Fils de Dieu pour libérer l’humanité captive du péché. En ce dimanche des Rameaux et de la Passion, faisons avec le Christ ce chemin des acclamations à la mort sur la croix.

MISSEL : Et maintenant, avançons, comme les foules de Jérusalem heureuses d’acclamer le Messie.

Homélie sur Mt 26,14-27,66 : La Passion de Notre Seigneur Jésus Christ

« Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite. » Mt 26,42
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Mt 27,46

L’obéissance et l’abandon entre les mains du Père, et la profonde détresse au cœur de la souffrance… Deux mouvements de l’âme du Christ au cœur de sa Passion. Sa détresse et sa souffrance ne sont pas des apparences : en vivant cette épreuve insupportable tant moralement que physiquement, c’est toutes les souffrances humaines que le Christ porte définitivement.

Souffrance morale de l’incompréhension, de la trahison, des moqueries, de l’abandon de ses proches et de la condamnation injuste ; souffrance physique de la violence, des coups, de l’épuisement, et finalement l’horreur des clous et de la croix…

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Ce cri poussé par le Christ, c’est le cri de l’humanité souffrante dont il se fait solidaire, c’est l’union étroite du Sauveur et des sauvés, du Christ Tête et de l’Église Corps. En descendant au plus profond de la détresse et de la mort, le Christ peut ainsi nous sauver…

Le chemin du chrétien, c’est celui de la “suite du Christ”, et de façon encore plus étroite peut-être en cette Semaine Sainte qui s’ouvre : vivons donc ces jours en recherchant sa Présence dans les plis de notre histoire (au travail, en famille, avec les amis) ; suivons-le à travers les rues de Jérusalem, en ayant hâte de revenir à Lui toutes les fois que cette semaine nous nous apercevrons que nous l’avons trahi, abandonné, perdu de vue ; montons avec Lui sur le Calvaire et demandons que son abandon total à la mort de la Croix nous permette, comme pour le Centurion, de le reconnaître comme Celui qui seul peut changer notre vie : « Vraiment celui-ci était Fils de Dieu » (Mt 27,54).

Amen.

David Journault †

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