"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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jeudi 28 avril 2011

Évangéliser un homme

Évangéliser un homme, vois-tu,
c’est lui dire :
toi aussi, tu es aimé, dans le Seigneur Jésus.
Et pas seulement le lui dire,
mais le penser réellement.
Et pas seulement le penser
mais se comporter avec cet homme
de telle manière qu’il sente et découvre
qu’il y a en lui quelque chose de sauvé,
de plus grand et de plus noble
que ce qu’il pensait
et qu’il s’éveille ainsi
à une nouvelle conscience de soi.
C’est cela lui annoncer la Bonne Nouvelle.
Tu ne peux le faire qu’en lui offrant ton amitié.
Une amitié réelle,
désintéressée,
sans condescendance,
faite de confiance
et d’estime profondes.

mercredi 27 avril 2011

Laïcité, respect des religions,...

Je n'ai pas l'ambition de faire un exposé très structuré sur ces questions, mais juste de partager certaines de mes réflexions.

L'agitation actuelle en France autour de plusieurs "événements" met en lumière une seule chose : la laïcité à la française va mal ! Et je ne suis pas sûr que le problème vienne seulement du côté des croyants.
En me promenant sur les sites internet du journal Le Monde, de l'Express,... je suis étonné de l'agressivité de nombreux "défenseurs de la laïcité", souvent également proportionnelle à leur totale inculture en matière religieuse.
Ce qui ressort généralement, c'est que la religion doit rester une affaire privée, et qu'elle ne doit pas s'exprimer sur la voie publique, et que en rien les règles de l’État ne doivent tenir compte des règles religieuses. C'est faire preuve d'une méconnaissance totale du principe de laïcité tel qu'il est fixé par la réglementation française. Si la République française est laïque, ce n'est pas pour interdire aux citoyens de vivre leur religion au grand jour : c'est le contraire ! Si la République n'a pas de religion, c'est pour permettre aux citoyens de librement en avoir une, ou bien sûr de ne pas en avoir !

L'expression publique de la religion ne peut être interdite qu'à partir du moment où elle provoque un trouble à l'ordre public... reste à savoir d'où vient le trouble ! Quand 6 ou 7 militants anticléricaux viennent chanter "L'Internationale" sur le passage d'un chemin de croix paisible qui rassemble près de 700 personnes venues tranquillement prier et célébrer la Passion du Christ, qui est-ce qui provoque le trouble à l'ordre public ? Les chrétiens, respectueux de la loi, qui ont demandé et obtenu l'autorisation du Préfet et du Maire, ou bien ces militants intégristes d'une laïcité restrictive et liberticide ? De même, sur une autre question : quand un pseudo artiste décide d'immerger un symbole religieux important dans son urine et de le prendre en photo, qui provoque le trouble ? (Sans parler de la différence de traitement entre religions...) Pour certains "grands démocrates", toutes les opinions philosophiques et politiques, tous les délires artistiques, devraient pouvoir s'exprimer sur la voie publique, sauf les opinions et convictions religieuses...! Pour quelle raisons ? Seules les religions devraient rester enfermées dans les maisons et les églises ?

Étonnant comme il y a deux poids deux mesures concernant l'occupation du domaine public par des associations et mouvements divers. Voici une petite liste de manifestations qui occupent le domaine public sans que cela pose problème :
  • les manifestations sportives : on détourne la circulation, on empêche les gens de circuler, on bloque les rues,... pour permettre aux cyclistes, coureurs à pieds,... de pratiquer leurs sport (qui chez certains est une véritable "religion" ! ;-))
  • les manifestations politiques et syndicales
  • les "gay prides"
  • les défilés militaires
  • les défilés "folkloriques" : je pense aux défilés à Paris notamment à l'occasion du Nouvel An chinois (qui d'ailleurs sont des manifestations finalement religieuses)
  • ...
Ainsi on peut défiler et occuper l'espace public pour exalter le sport, telles ou telles convictions et/ou revendication politique, pour manifester publiquement son orientation et ses préférences sexuelles, pour rendre honneur à l'armée et aux soldats morts pour la France... et il n'y aurait que les religions qui devraient se cacher ? Ainsi, pour tous ces grands défenseurs de la laïcité et des principes républicains (Liberté, Egalité, Fraternité), tous les citoyens sont libres, égaux et frères, sauf les croyants, qui seraient donc des citoyens de seconde zone, puisqu'ils seraient les seuls à ne pas pouvoir vivre au grand jour leurs convictions religieuses et philosophiques. C'est très étonnant (ou pas ?) comme totale incohérence intellectuelle ! Je suis presque étonné que tous ces grands démocrates n'aient pas encore demandé la destruction de toutes les églises et de tous les symboles religieux présents sur la voie publique !

Ce qui est sûr, c'est que quand un pays commence à persécuter les croyants, ce n'est pas signe de santé.
Ce qui est sûr, c'est que la France ne va pas bien, mais que ce n'est pas en tapant sur les croyants, les religions, les immigrés,... qu'elle ira mieux ! Nous vivons comme une phase de "dépression nationale", entretenue par les médias, par une vie politique déplorable (petites phrases, ambitions personnelles démesurées et égoïstes, manque d'idées et de débat véritable, pauvreté des échanges, incompétence du personnel politique,...), par un matérialisme et un consumérisme mortifères,...

Dans un tel contexte, loin d'être une menace, les religions peuvent participer à un renouveau et à une renaissance, dans une belle et saine pluralité. Comme tout citoyen, le croyant doit pouvoir dire librement ce en quoi il croit. Dire, ce n'est pas imposer, c'est proposer. Partager sa foi, c'est permettre à l'autre d'exercer sa liberté de conscience en exerçant sa liberté de choix.

Oui, proposer la foi, c'est toujours se mettre au service de la liberté de mon interlocuteur.

dimanche 24 avril 2011

Homélie du 23 avril - Veillée pascale

Église St Siméon  – L’Huisserie
Samedi 23 avril 2011 – 21h00
Veillée pascale A


(Textes : Gn 1,1-2,2 – Ex 14,15-15,1 – Is 55,1-11 – Rm 6,3b-11 – Mt 28,1-10)

(Illustration : He Qui, Il est ressuscité)

Homélie :
 
« Soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. »
 
Frères et sœurs, cette parole que le messager de Dieu adresse aux femmes qui se sont rendues au tombeau nous font entrer de plain-pied dans la fête que nous célébrons cette nuit. Car si nous nous retrouvons ici, pendant cette longue liturgie, c’est pour faire mémoire de cet événement inouï de la résurrection du Christ qui est au fondement de notre foi. Nous vivons cette nuit le sommet de l’année liturgique et nous célébrons le cœur le plus fondamental de notre foi et de notre vie à la suite du Christ. Car comme le dit saint Paul dans la première épître aux Corinthiens : « Si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi. »
 
Cet événement n’est pas isolé dans notre histoire : il est l’aboutissement, l’accomplissement d’un long chemin au cours duquel Dieu n’a jamais cessé de prendre soin de l’humanité. De ce long chemin, nous avons ce soir parcouru quelques étapes en écoutant ces passages du Livre de la Genèse, du Livre de l’Exode, du Livre d’Isaïe, de l’Épître aux Romains et de l’Évangile selon saint Matthieu. Ce sont trois étapes que notre Dieu a parcouru avec l’humanité : 1. la Création ; 2. la Première Alliance ; 3. la Nouvelle Alliance.
 
1. Commençons par le commencement : le récit de la Création issu du Livre de la Genèse. Comment entendre un tel récit à l’heure où la science vient nous démontrer que la naissance de l’univers et l’apparition de l’espèce humaine ne se sont sans doute pas passées de cette façon là ? Faut-il jeter à la poubelle ces récits bibliques inspirés par Dieu ? L’Église ne le croit pas, mais c’est à une lecture renouvelée et plus profonde que nous sommes invités. Il ne s’agit pas d’un exposé scientifique qui expliquerait le comment de la Création du monde, mais bien d’un exposé théologique et poétique qui nous parle de l’amour de Dieu pour le monde et de son projet pour la création et les créatures. Quand Dieu créé le monde, c’est pour le bien et il porte un regard d’amour sur cette création (« Et Dieu vit que cela était bon »). À son sommet il place l’humanité, l’homme et la femme qu’il fait à son image, homme et femme. Mais s’il met le monde sous la domination de l’humanité, c’est à une domination féconde, et donc responsable, qu’il l’invite. Dieu nous a confié le monde en gestion, non pour l’exploiter, mais pour en vivre en le faisant fructifier. Dieu ne livre pas l’homme à lui-même : il lui donne la liberté, et il lui propose de faire alliance avec Lui. Nous entrons dans le deuxième temps de l’histoire du Salut.
 
2. La première Alliance, avec le peuple d’Israël, est fondée sur le souvenir de l’acte fort du Seigneur qui sauve son peuple de l’esclavage. Chaque année, nos frères Juifs célèbrent cette événement : la sortie d’Égypte. C’est là qu’ils ont vu comment le Seigneur les a sauvé, les a libéré des mains de Pharaon, qui représente les forces du mal. Dieu sauve son peuple, et il lui donne une Loi. Là est la première Alliance : Dieu sauve ce peuple hébreu qui s’appliquera désormais à vivre uni à Lui par le respect de la Loi, de la Parole de Dieu. À cette première Alliance que Dieu noue avec un peuple particulier, succède la nouvelle Alliance en Jésus-Christ. C’est le troisième temps, c’est ce que nous célébrons cette nuit.
 
3. Par sa naissance, sa prédication, sa mort et sa résurrection, Jésus vient  renouveler l’Alliance qui existait entre Dieu et les hommes. En Jésus, le Fils de Dieu s’est fait homme et a donné sa vie par amour pour le salut de toute l’humanité. Et c’est ce “par amour” qui est important : ce qui compte, ce n’est pas le nombre de coups de fouet que Jésus a reçu, et ce n’est pas la souffrance qu’il a enduré. Ce qui est fondamental, c’est que cette flagellation et cette crucifixion, toute cette abominable souffrance, c’est par amour et dans l’amour pour son Père et le genre humain que le Christ les a vécus. Une fois pour toutes, le Christ a démontré dans sa chair que l’amour est plus fort que la haine, le péché et la mort. Et c’est pour cela qu’il sort vainqueur du tombeau. La mort n’a plus de prise sur Lui… et sur nous non plus ! Car cette victoire du Christ sur la mort, il nous propose de nous y associer. Par le baptême le Christ nous unis à lui et nous fait passer avec lui de la mort à la vie ; nous sommes avec lui vainqueurs de la mort et du péché, pour autant que nous restions unis à Lui. Par delà la mort et la résurrection, le Christ nous tend la main et nous appelle à le suivre sur le chemin de la vie nouvelle, dans l’amour et le service de Dieu et de nos frères et sœurs. Si nous prenons résolument ce chemin, avec amour et humilité, foi et espérance, qui pourrait nous séparer de l’amour de Dieu ? Rien ni personne.
 
Alors, frères et sœurs, en cette nuit où nous commémorons notre Salut, prenons résolument le chemin de la vie dans le Christ : délaissons le vieil homme et revêtons notre habit de baptisé, revêtons l’homme nouveau.
 
Amen.
 
David Journault †

samedi 23 avril 2011

Homélie du 22 avril - Vendredi Saint

Église St Georges  – Montigné-le-Brillant
Vendredi 22 avril 2011 – 20h30
Vendredi Saint : La Passion du Seigneur

(Textes : Is 52,13-53-12 – Ps 30 – Hb 4,14-16 ; 5,7-9 – Jn 18,1-19,42)

(Illustration : Rubens, Descente de la croix)

Homélie :
Jésus est mort, son corps meurtri et supplicié repose dans la solitude du tombeau… quel échec, aux yeux des observateurs ! Voilà où ses paroles et ses actes l’on conduit !
Mais cette croix, l’infâme instrument du supplice, de la mise à mort, elle va devenir le signe même de la victoire définitive du Christ sur la mort. Ce bois de la croix dont Il est chargé, Il va en faire “le sceptre de sa force”, le signe éclatant de la venue de son règne : suspendu sur la croix, Il règne pour toujours.
Pourquoi ? Parce que la croix, en lien avec le dernier repas et avec la résurrection, est l’accomplissement du chemin suivi par Jésus, dans l’amour et la fidélité totale au Père.
Comme nous le dit l’institution de l’eucharistie, en donnant sa vie sur la croix, le Christ se donne à nous, pour nous permettre d’être en communion avec lui. Ce don de lui-même, ce don de communion, c’est le don de la vie plus forte que la mort : en allant librement au supplice, le Christ sort vainqueur de la mort.
Dans sa Passion, le Christ se fait solidaire de l’humanité souffrante, comme Il l’a fait depuis son incarnation et sa naissance. En naissant, petit enfant à Noël, le Fils de Dieu se fait l’un de nous… et s’est également dans la souffrance qu’Il communie en profondeur à ce qu’est l’humanité : “De la crèche au crucifiement, Dieu nous livre un profond mystère, de la crèche au crucifiement, Il nous aime inlassablement.”
Par sa Passion, le Christ nous rejoint dans ce que nos vies ont de plus difficile, de plus noires. Il ne vient pas supprimer la souffrance, ni même l’expliquer : Il vient l’habiter de sa présence. Ainsi, toute souffrance peut alors être vécue, affrontée, assumée, en communion avec le Christ en croix.
Suivons le Christ dans sa Passion, Lui qui prend sur son dos le poids de nos péchés pour nous en libérer. Entrons dans la nuit et le silence du tombeau. Avec Marie, veillons auprès du corps de notre Seigneur.
Amen.
David Journault †

Homélie du 3 avril - 4e dimanche de Carême A

Église St Siméon – L’Huisserie – 2/04/11 – 18h30
Messe des familles
4ème dimanche de Carême A

(Textes : 1 S 16,1.6-7.10-13a – Ps 22 – Ép 5,8-14 – Jn 9,1-41)

Mot d’accueil :

Réjouissons-nous, soyons dans la joie ! Comme le Christ a ouvert les yeux de l’aveugle, Il vient apporter la lumière dans nos vies ! Dans notre chemin de Carême, si nous nous ouvrons au Seigneur, alors Il ouvrira nos yeux et nous verrons ce qui était caché à nos yeux.

Homélie :
Frères et sœurs,
Après avoir entendu le récit des tentations de Jésus au désert (1er dim. Carême A), de la Transfiguration (2ème dim. Carême A) et de la Samaritaine (3ème dim. Carême A), en ce 4ème dimanche de Carême, c’est l’évangile de l’Aveugle Né que nous venons d’entendre… Dans ce passage de la vie de Jésus, nous rencontrons plusieurs personnes ou groupes de personnes, mais nous allons nous intéresser ce soir seulement à l’aveugle…
Il ne demande rien à Jésus, mais il se laisse faire et fait ce que Jésus lui demande de faire. La rencontre avec Jésus lui fait vivre deux expériences très fortes : d’abord il retrouve la vue, et ensuite, il découvre que l’homme Jésus qui l’a guérit est plus qu’un simple guérisseur. A la fin du récit, l’aveugle appelle Jésus “Seigneur”, ce qui veut dire qu’il reconnaît en lui l’envoyé de Dieu. Pour cet homme, Jésus est devenu la vraie lumière qui illumine toute sa vie.
Après sa guérison, il se trouve confronté au regard des autres, regard curieux des voisins, regard dubitatif de ses parents, regard méfiant et inquisiteur des Pharisiens. Mais il ne se démonte pas : il rend simplement témoignage à cet homme qui l’a guérit en lui mettant de la boue sur les yeux et en l’envoyant se laver à la piscine de Siloé (nom qui signifie “envoyé”).
En ce temps du Carême, soyons aussi simples que l’aveugle né : demandons au Seigneur de nous donner sa lumière et soyons témoins de son amour dans le monde.
Amen.
David Journault †

mercredi 13 avril 2011

Provocs Hellfest, ça suffit.: Réaction du curé de Clisson en 2010

Provocs Hellfest, ça suffit.: Réaction du curé de Clisson en 2010: "'Dans Ouest-France du 7 octobre, je tombe sur l'article annonçant l(annulation du concert du groupe 'Sexion d'assaut', pour cause de propos ..."

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