"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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mardi 1 février 2011

Vu sur un calvaire...

Je ne suis pas forcément très à l'aise avec ce petit texte, car l'image de Dieu qui en ressort me gêne un peu (un Dieu qui fait des reproches à ses fidèles...), mais ce texte a le mérite de faire réfléchir, notamment sur notre représentation de Dieu et notre rapport à Lui. 
Il s'agit d'un texte lu sur un vieux Calvaire flamand de 1632, et que j'ai trouvé sur le tract de l'ARCEM (Association pour la Restauration des Calvaires En Mayenne arcem.association@wanadoo.fr) :

Je suis la Lumière
Et vous ne me voyez pas
Je suis la Route
Et vous ne me suivez pas
Je suis la Vérité
Et vous ne me croyez pas
Je suis la Vie
Et vous ne me recherchez pas
Je suis votre Maître
Et vous ne m'écoutez pas
Je suis votre Chef
Et vous ne m'obéissez pas
Je suis votre Dieu
Et vous ne me priez pas
Je suis votre grand Ami
Et vous ne m'aimez pas

Si vous êtes malheureux,
Ne me le reprochez pas.

(Illustration : Calvaire à Drom, près de Bourg-en-Bresse, http://www.drom.fr/tourisme/hebergement/a-visiter/)

5 commentaires:

OTT Myriam a dit…

Bonjour,
Pour ma part, j'ai eu connaissance de ce texte lors d'une visite à Yvoire, au bord du Léman: Le texte s'affiche au fond de l'église, je ne sais plus si c'est sur la porte en sortant de l'église, ou sur le mur du fond, à droite en sortant.
Le texte m'a un peu mis mal à l'aise moi aussi, je me suis sentie du coup comme une petite fille prise en faute... et toute penaude.
Néanmoins, dans un second temps alors, je l'ai trouvé "criant de vérité"... il nous responsabilise quelque part, sur nos erreurs et nos fautes.
Dieu nous parle comme à des enfants, nous "gronde" comme des enfants... Mais ne sommes-nous pas ses enfants ? Ne nous aime-t-il pas comme ses enfants ? Et Jésus, ne nous invite-t-il pas, justement à redevenir comme des "petits enfants" ? Même dans l'évangile de Thomas, il y a une très belle logia, celle justement qui est la moins "gnostique" de toutes, la parabole des "enfants qui sont dans le champ qui ne leur appartient pas" et dont voici le texte:
21: Marie dit à Jésus: A qui ressemblent tes disciples ? Il répondit: ils ressemblent à des petits-enfants installés dans un champ qui n'est pas à eux. Quand les maîtres du champ viennent, ils disent : laissez-nous notre champ, ils se dévêtent nus en leur présence, alors ils le leur laissent et ils leur donnent leur champ.

Parabole que l’on peut mettre en parallèle avec une autre Logia :
37: Ses disciples dirent ceci : quel jour te manifesteras-tu à nous et quel jour pourrons-nous te voir ? Jésus dit ceci : Lorsque vous vous dévêtirez nus sans avoir honte et que vous ôterez vos vêtements et les mettrez sous le sol de vos pieds, comme ces petits-enfants et les piétinerez alors vous verrez le fis du Vivant, et vous n'aurez pas peur."
Personnellement, c'est quand Jésus s'adresse plus particulièrement à notre "cœur d'enfant" qu'il me touche le plus, que je le sens vraiment vivre au fond de moi.
Pour conclure, j'ai envie de dire que ces paroles trouvées sur ce vieil oratoire flamand, même si de prime abord elle me paraissent infantilisantes, sont des paroles d'AMOUR, d'AMOUR protecteur.
D'ailleurs, je les connais par cœur... je zappe juste la dernière ligne, qui elle, n'est ps d'essence divine...lol.
Amitiés.

David J a dit…

Merci Myriam pour votre commentaire. Je vous invite juste à bien faire la part des choses entre la Bible et les textes apocryphes, comme l'évangile de Thomas que vous citez. Pour les Eglises chrétiennes, ces textes apocryphes n'ont pas du tout la même valeur que la Bible : ils ne sont pas Parole de Dieu. Ils peuvent nourrir notre réflexion, mais ils ne peuvent être considéré comme équivalent à la Bible, et encore moins utilisés pour la prière. Pour ma part, je m'applique à toujours découvrir et redécouvrir la Parole de Dieu dans l'Ancien et le Nouveau Testament, plutôt qu'à passer du temps (et sans doute à le perdre) avec les apocryphes.
Et pour finir, je souligne que le texte de prière vu sur ce calvaire n'est pas Parole de Dieu. Il est la parole d'un croyant, qui met ses mots dans la bouche de Dieu.
Bonne continuation.

OTT Myriam a dit…

Merci mon Père de m'avoir répondu, et surtout, d'avoir rappelé, que ce texte écrit sur le calvaire de 1632, n'est pas parole de Dieu.
Mais parole de croyant.
Comme vous le dites, il peut néanmoins nourrir notre réflexion.
Bonne continuation à vous aussi, et encore merci.

christian MATHECADE a dit…

Je ne comprends pas le commentaire qui figure en préambule de la prière, que je trouve extraordinaire. Notre DIEU est foncièrement bon, cela n'empêche pas de faire une introspection en nous. C'est vrai que nous sommes des créatures peu fiables, ayons l'honnêteté de le reconnnaître humblement! Si nous sommes impartiaux avec nous même, nous ne pouvons pas prier sans regarder nos manquements. Même s'ils nous concernent ou notre prochain c'est toujours DIEU que nous offensons car nous ne mettons pas en pratique ses commandements. Saint Benoît avait établi sa règle sur le respect des commandements. cette règle est intransigeante mais juste. elle nous recentre sur nous et nos fautes. Alors ?

David Journault a dit…

Bonjour,
Je ne suis pas forcément "fan" de ces textes où l'homme met ses propres mots dans la bouche de Dieu. En effet, Dieu nous a été révélé par Jésus Christ comme le Père de la parabole du fils prodigue : quand le jeune fils revient, il lui ouvre les bras sans lui faire de reproches. C'est pourquoi, même si je trouve ce texte suffisamment intéressant pour le publier sur mon blog, je prends mes distance avec l'image du Dieu "père fouettard" qu'elle pourrait risquer de véhiculer.

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