"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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mardi 1 février 2011

Homélie du 30 janvier - 4e dimanche du temps ordinaire A

Église St Siméon – L’Huisserie – 29/01/11 – 18h30
Église St Siméon – L’Huisserie – 30/01/11 – 10h30
4e dimanche du Temps ordinaire A

(Textes : So 2,3 ; 3,12-13 – Ps 145 – 1 Co 1,26-31 – Mt 5,1-12)

(Illustration : Le Mont des Béatitudes)

Mot d’accueil :
 
Frères et sœurs,
 
« Heureux ! »… le Christ nous invite à être heureux, c’est une bonne nouvelle ! Le Christ nous invite à rechercher le bonheur véritable, celui de ses disciples. Il nous invite à regarder au-delà de ce monde et à voir le lien qui existe entre notre vie ici et maintenant, et la réalisation du Royaume.

Homélie :
 
Frères et sœurs,
 
L’évangile que nous venons d’entendre vient nous redire en quoi consiste le fait d’être disciple du Christ… Il ne s’agit pas d’abord de suivre une liste de règles de comportement. Ce qui est premier, c’est l’histoire d’amour qui nous uni à Dieu et à toute l’humanité. Bien sûr, vivre dans l’amour de Dieu, cela ne peut pas se faire n’importe comment : quand j’aime quelqu’un, j’essaye que mes comportements, mes paroles, lui fassent plaisir. Vouloir aimer Dieu sans essayer de vivre comme Il me le demande, c’est lui mentir et se mentir à soi-même. Un chrétien, fidèle du Christ, ne peut pas et ne doit pas vivre toujours de la même façon que les autres… mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs ! Être chrétien, ce n’est pas d’abord se conformer à des commandements, c’est d’abord aimer et puiser dans cette source qu’est l’amour la force de vivre ajusté à l’amour de Dieu.
 
Regardons maintenant d’un peu plus près ce discours des Béatitudes. Le mot principal de ce passage, c’est évidemment le mot “heureux” qui revient 9 fois. C’est comme un refrain qui vient rythmer le discours de Jésus. On peut remarquer que dans ces béatitudes, il y en a d’abord 8 qui vont ensemble (inclusion : « le Royaume des cieux est à eux ») et une autre, plus développée, qui vient conclure tout ce développement. Ce mot, très fréquent dans la Bible, sonne toujours comme un encouragement, c’est un mot dynamique qui veut dire : tu es bien parti, en avant, continu, marche vers le Royaume.
 
On peut considérer les Béatitudes à la fois comme un programme de vie que Jésus veut donner à ceux qui viennent l’écouter, et aussi comme une invitation à regarder au-delà des apparences de ce monde : chacun de nous contribue à la construction du Royaume de Dieu avec ses petits moyens. Les pauvres de cœur, les doux, ceux qui pleurent, ceux qui ont faim et soif de justice… c’est nous ! Ce sont aussi toutes celles et ceux que Jésus avait sous les yeux au moment où il parlait, des personnes en recherche…
 
Jésus nous fait regarder toute chose avec le regard de Dieu lui-même et il nous apprend à nous émerveiller ; le Royaume est là où nous ne l’attendions pas : la pauvreté du cœur, la douceur, les larmes, la faim et la soif de justice, la miséricorde, la pureté de cœur, les persécutions injustes au nom du Christ… Notre faiblesse peut devenir la matière première du Règne de Dieu.
 
Toutes les Béatitudes sont pour ainsi dire contenues dans la première. Le Royaume des Cieux, c’est la terre promise, le lieu de la consolation, là où l’on est rassasié, là où nous verront Dieu… Alors l’important, c’est bien d’abord et avant tout la pauvreté du cœur.
 
Arrêtons-nous sur cette idée. Les pauvres de cœur, ce sont ceux qui n’ont pas le cœur fier ou le regard hautain, comme dit le psaume. Ce sont les petits, les humbles, tel le publicain de la parabole. Les pauvres de cœur, ce sont ceux qui ne sont pas complètement repus, rassasiés, tellement pleins d’eux-mêmes qu’il n’y a plus en eux de place pour le Seigneur. Le pharisien de la même parabole est tellement plein de lui-même, tellement auto-suffisant, qu'il n'y a plus en lui la moindre place pour le Seigneur.
 
Être un pauvre de cœur, c’est reconnaître qu’en moi il y a toujours un manque, une absence, un désir, un appel vers quelque chose de plus grand, de plus beau, de plus élevé, un vide que seul Dieu peut combler. La qualité dont il est question ici, c’est bien l’esprit de pauvreté dans lequel nous pouvons accueillir les dons que Dieu veut nous faire.
 
Cultivons donc en nous cette pauvreté du cœur, cet espace libre que nous laissons en nous pour que Dieu puisse s’y installer. Ouvrons nos cœurs au Seigneur, comme des pauvres et des mendiants d’amour qui ont besoin de Lui pour réaliser pleinement leur communion avec Lui et entre nous, au service de nos frères et sœurs en humanité.
 
Amen.
 
David Journault †

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