"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

Musique et autres nouveautés...

Vous pouvez aussi retrouver en bas de page les horaires des messes de ma paroisse...

mardi 15 février 2011

"Lettre à mon gendre agnostique pour lui expliquer la foi chrétienne" par Antoine Nouis

Dans la série des conseils de lecture, voici un autre petit livre que je viens de terminer. Si vous voulez revisiter la foi chrétienne en moins de 100 pages et apprendre comment l'expliquer à quelqu'un de non croyant, ce livre pourra vous aider.
Écrit par un pasteur de l'Église réformée de France, il s'agit véritablement de ce que le titre explique : il a voulu écrire une lettre expliquant la foi chrétienne à celui qui a épousé sa fille, un jeune homme scientifique et agnostique... l'histoire ne dit pas ce qu'il a pensé de cet écrit !

4e de couverture
Le gendre de l'auteur, scientifique, est agnostique, considérant que l'absolu demeure inaccessible à l'être humain. Son beau-père, théologien, aimerait lui expliquer pourquoi il croit en Jésus-Christ et comment ses convictions se nourrissent de la Bible et de la tradition. D'abord, l'auteur rappelle à son gendre ce que la Bible dit de l'humain, particulièrement sur les questions de la création, chapitre sensible dans la relation entre un scientifique et un croyant. Puis il évoque ce que la Bible dit de Dieu avant de préciser les conditions d'une existence chrétienne, traduite dans les catégories de la foi comme don, protestation et confiance. Dans cette lettre qui se lit d'une traite, Antoine Nouis dit l'essentiel d'un catéchisme chrétien avec des mots et des exemples accessibles à tous, loin de la langue de bois et sans écarter les défis posés par d'autres courants de pensée. On y rencontre des exemples tirés de la vie courante et quelques petites histoires stimulantes permettant de mettre en scène une argumentation en faveur de la foi. Ce livre offre une petite introduction simple et intelligente à la foi chrétienne, pour ceux qui la rejettent, mais aussi pour quiconque veut l'approfondir.

Informations :
Titre : Lettre à mon gendre agnostique pour lui expliquer la foi chrétienne
Éditeur : Labor et Fides
Année : 2010
ISBN : 978-2-8309-1379-8
Prix : 15,00 €

"Le réalisme spirituel de Thérèse de Lisieux" par Victor Sion

Je viens de terminer un très beau petit livre, paru à l'origine en 1956, écrit par le P. Victor SION, carme.
Il nous permet d'entrer en profondeur dans la spiritualité de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, en faisant l'économie des petites fleurs et d'une certaine mièvrerie qui entoure parfois cette sainte. C'est vivifiant et je vous le conseille !

4e de couverture
« Il est des petits livres qui, riches d'une forte substance, nourrissent des générations de lecteurs.
« Toute sa vie, le Père Victor a médité les textes de Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face.
« Combien de générations de carmes ont appris de lui comment vivre ce mouvement d'abandon à l'école de Thérèse. Combien de personnes ont été libérées, au cours de leurs rencontres avec le Père Victor, de leurs blessures.
« Prenons, lisons et relisons ce petit classique thérésien qui pourra devenir un livre de chevet. »
Mgr Guy Gaucher.
Informations :
Titre : Le réalisme spirituel de Thérèse de Lisieux
Éditeur : Le Cerf
Année : 2009 (édition originale 1956)
ISBN : 978-2-204-08696-7
Prix : 18,00 €

mardi 1 février 2011

Un communiqué de Mgr Thierry Scherrer

Veuillez trouver ci-dessous un communiqué de Mgr Thierry Scherrer, co-signé par M. Philippe Paré (Directeur diocésain de l'Enseignement catholique) et M. Michel Braud (Directeur du Collège/Lycée St Michel de Château-Gontier) :

Homélie du 30 janvier - 4e dimanche du temps ordinaire A

Église St Siméon – L’Huisserie – 29/01/11 – 18h30
Église St Siméon – L’Huisserie – 30/01/11 – 10h30
4e dimanche du Temps ordinaire A

(Textes : So 2,3 ; 3,12-13 – Ps 145 – 1 Co 1,26-31 – Mt 5,1-12)

(Illustration : Le Mont des Béatitudes)

Mot d’accueil :
 
Frères et sœurs,
 
« Heureux ! »… le Christ nous invite à être heureux, c’est une bonne nouvelle ! Le Christ nous invite à rechercher le bonheur véritable, celui de ses disciples. Il nous invite à regarder au-delà de ce monde et à voir le lien qui existe entre notre vie ici et maintenant, et la réalisation du Royaume.

Homélie :
 
Frères et sœurs,
 
L’évangile que nous venons d’entendre vient nous redire en quoi consiste le fait d’être disciple du Christ… Il ne s’agit pas d’abord de suivre une liste de règles de comportement. Ce qui est premier, c’est l’histoire d’amour qui nous uni à Dieu et à toute l’humanité. Bien sûr, vivre dans l’amour de Dieu, cela ne peut pas se faire n’importe comment : quand j’aime quelqu’un, j’essaye que mes comportements, mes paroles, lui fassent plaisir. Vouloir aimer Dieu sans essayer de vivre comme Il me le demande, c’est lui mentir et se mentir à soi-même. Un chrétien, fidèle du Christ, ne peut pas et ne doit pas vivre toujours de la même façon que les autres… mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs ! Être chrétien, ce n’est pas d’abord se conformer à des commandements, c’est d’abord aimer et puiser dans cette source qu’est l’amour la force de vivre ajusté à l’amour de Dieu.
 
Regardons maintenant d’un peu plus près ce discours des Béatitudes. Le mot principal de ce passage, c’est évidemment le mot “heureux” qui revient 9 fois. C’est comme un refrain qui vient rythmer le discours de Jésus. On peut remarquer que dans ces béatitudes, il y en a d’abord 8 qui vont ensemble (inclusion : « le Royaume des cieux est à eux ») et une autre, plus développée, qui vient conclure tout ce développement. Ce mot, très fréquent dans la Bible, sonne toujours comme un encouragement, c’est un mot dynamique qui veut dire : tu es bien parti, en avant, continu, marche vers le Royaume.
 
On peut considérer les Béatitudes à la fois comme un programme de vie que Jésus veut donner à ceux qui viennent l’écouter, et aussi comme une invitation à regarder au-delà des apparences de ce monde : chacun de nous contribue à la construction du Royaume de Dieu avec ses petits moyens. Les pauvres de cœur, les doux, ceux qui pleurent, ceux qui ont faim et soif de justice… c’est nous ! Ce sont aussi toutes celles et ceux que Jésus avait sous les yeux au moment où il parlait, des personnes en recherche…
 
Jésus nous fait regarder toute chose avec le regard de Dieu lui-même et il nous apprend à nous émerveiller ; le Royaume est là où nous ne l’attendions pas : la pauvreté du cœur, la douceur, les larmes, la faim et la soif de justice, la miséricorde, la pureté de cœur, les persécutions injustes au nom du Christ… Notre faiblesse peut devenir la matière première du Règne de Dieu.
 
Toutes les Béatitudes sont pour ainsi dire contenues dans la première. Le Royaume des Cieux, c’est la terre promise, le lieu de la consolation, là où l’on est rassasié, là où nous verront Dieu… Alors l’important, c’est bien d’abord et avant tout la pauvreté du cœur.
 
Arrêtons-nous sur cette idée. Les pauvres de cœur, ce sont ceux qui n’ont pas le cœur fier ou le regard hautain, comme dit le psaume. Ce sont les petits, les humbles, tel le publicain de la parabole. Les pauvres de cœur, ce sont ceux qui ne sont pas complètement repus, rassasiés, tellement pleins d’eux-mêmes qu’il n’y a plus en eux de place pour le Seigneur. Le pharisien de la même parabole est tellement plein de lui-même, tellement auto-suffisant, qu'il n'y a plus en lui la moindre place pour le Seigneur.
 
Être un pauvre de cœur, c’est reconnaître qu’en moi il y a toujours un manque, une absence, un désir, un appel vers quelque chose de plus grand, de plus beau, de plus élevé, un vide que seul Dieu peut combler. La qualité dont il est question ici, c’est bien l’esprit de pauvreté dans lequel nous pouvons accueillir les dons que Dieu veut nous faire.
 
Cultivons donc en nous cette pauvreté du cœur, cet espace libre que nous laissons en nous pour que Dieu puisse s’y installer. Ouvrons nos cœurs au Seigneur, comme des pauvres et des mendiants d’amour qui ont besoin de Lui pour réaliser pleinement leur communion avec Lui et entre nous, au service de nos frères et sœurs en humanité.
 
Amen.
 
David Journault †

Vu sur un calvaire...

Je ne suis pas forcément très à l'aise avec ce petit texte, car l'image de Dieu qui en ressort me gêne un peu (un Dieu qui fait des reproches à ses fidèles...), mais ce texte a le mérite de faire réfléchir, notamment sur notre représentation de Dieu et notre rapport à Lui. 
Il s'agit d'un texte lu sur un vieux Calvaire flamand de 1632, et que j'ai trouvé sur le tract de l'ARCEM (Association pour la Restauration des Calvaires En Mayenne arcem.association@wanadoo.fr) :

Je suis la Lumière
Et vous ne me voyez pas
Je suis la Route
Et vous ne me suivez pas
Je suis la Vérité
Et vous ne me croyez pas
Je suis la Vie
Et vous ne me recherchez pas
Je suis votre Maître
Et vous ne m'écoutez pas
Je suis votre Chef
Et vous ne m'obéissez pas
Je suis votre Dieu
Et vous ne me priez pas
Je suis votre grand Ami
Et vous ne m'aimez pas

Si vous êtes malheureux,
Ne me le reprochez pas.

(Illustration : Calvaire à Drom, près de Bourg-en-Bresse, http://www.drom.fr/tourisme/hebergement/a-visiter/)

Les messes dans ma paroisse

Retrouvez tous les horaires des célébrations sur egliseinfo.catholique.fr