"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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lundi 27 décembre 2010

Homélie du 24 décembre - Nuit de Noël

Église St Étienne – Entrammes – 22h30
Vendredi 24 décembre 2010
Solennité de la Nativité du Seigneur – Messe de la nuit


(Textes : Is 9,1-6 – Ps 95 – Tt 2,11-14 – Lc 2,1-14)

Mot d’accueil :
 
Amour, paix, joie, bonheur, voilà les mots qui viennent à l’esprit quand nous pensons à Noël. Rassemblés ce soir autour de l’Enfant-Dieu, nous venons puiser à la source de l’Amour, pour nourrir nos propres cœurs de cet Amour et le rayonner autour de nous.

Homélie :
 
Frères et sœurs,
 
Rassemblés ce soir autour de l’Enfant Jésus, c’est à une plongée dans les sources de notre foi que nous sommes invités. Oui, car si nous célébrons toujours l’anniversaire de la naissance au monde du Fils de Dieu, plus de 2000 ans après, c’est que par cet événement inouïe Dieu inaugurait la rédemption de l’humanité.
 
Jésus, le Fils de Dieu, le Sauveur du monde, vient au milieu de l’humanité, vient marcher sur nos routes, vient partager notre condition humaine. Et il n’est pas là pour faire semblant ! Quand le Fils de Dieu, le Verbe éternel, se fait chair, il vient au monde comme un petit bébé, pour vivre de l’intérieur notre condition humaine.
 
L’essentiel des années que le Christ a passé sur notre terre, au milieu de nous, furent des années silencieuses : de sa naissance jusqu’au début de sa vie publique, vers 30 ans, Jésus a vécu une vie humaine simple et ordinaire au milieu des habitants de Nazareth, aux côtés de Marie et de Joseph. Voilà bien ce qu’il y a d’étonnant : 30 années de vie cachée, 3 années de vie publique, d’enseignement, de guérisons, pour aboutir à la mort et à la résurrection. Pourquoi tout ce temps de Nazareth, qui pourrait presque nous sembler du temps perdu ? Pourquoi est-ce que Dieu a voulut passer toutes ces années à vivre ordinairement, comme l’un de nous ?
 
C’est que l’amour de Dieu pour nous va jusque-là : le vœu le plus profond de l’amour, c’est de devenir l’autre, tout en restant soi-même, et en Jésus-Christ, cela se réalise parfaitement. Jésus est vrai Dieu et vrai homme… En Lui, l’un de la Trinité est venu au milieu de nous, en Lui, l’un de nous est monté aux cieux et réside au sein de la Trinité. Car la nature humaine de Jésus n’est pas comme un habit qu’il aurait revêtu au soir de Noël, pour le porter pendant 33 années et le jeter au moment de l’Ascension. Non, depuis son passage sur cette terre, au milieu de nous, et pour l’éternité, Jésus, le Fils de Dieu, est vrai Dieu et vrai homme. Et son corps ressuscité nous dit quelque chose de ce que sera notre propre corps à la résurrection.
Jésus nous montre le chemin car, comme le disait St Athanase, « Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu. » : en imitant le Christ, nous sommes véritablement ses frères adoptifs et nous entrons dans l’intimité de la Sainte Trinité…
 
Imiter le Christ… c’est comme cela que nous pouvons entrer en communion avec Dieu. Et quel est le cœur de la vie du Christ, sinon l’amour pour Dieu et pour l’humanité toute entière ? Ainsi, le chemin qui s’ouvre à nous en cette fête de Noël est encore et toujours un chemin d’amour, et d’amour en acte et en vérité. Car l’amour ne se voit pas, mais ce que l’on peut voir, ce sont les actes d’amour. En s’incarnant, en devenant homme, en nous enseignant, en mourant sur la croix, en ressuscitant et en nous envoyant son Esprit Saint à la Pentecôte, Dieu nous a montré jusqu’où va son amour pour nous.
 
Et nous, quels sont les gestes que nous posons pour témoigner à Dieu de notre amour pour Lui ? Que pouvons-nous faire ? « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que tous vous reconnaîtront comme mes disciples », « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés », « ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ». La réponse du Christ est claire : ce qui témoigne le plus de mon attachement à Lui, c’est la façon dont je me comporte avec celles et ceux qui m’entourent. Toute personne doit être pour moi visage du Christ : tout geste d’affection, d’aide, de soutien, que je pose pour quelqu’un, c’est un geste d’amour que je fais vers Dieu, en même temps. Et à l’inverse, tout geste, toute parole de rejet, de haine, de méchanceté, de jalousie,… que je fais vers un autre, c’est en même temps une barrière que je dresse entre moi et Dieu.
 
Parfois on me dit « Moi, mon père, je suis chrétien non pratiquant », ce qui sous-entend généralement que la personne croit en Dieu mais ne fréquente pas beaucoup les Églises. Il s’agit là de la pratique religieuse, de la fréquentation des sacrements, qui est un élément indispensable de la vie chrétienne. Mais la pratique chrétienne, être chrétien pratiquant, ce n’est pas seulement venir à la messe : être chrétien pratiquant c’est prier, seul et avec d’autres, c’est aussi lire la Parole de Dieu, et enfin, être chrétien pratiquant, c’est essayer de faire de toute sa vie une louange à l’amour de Dieu. Voilà ce que c’est que d’être chrétien : prier, lire la Parole, aimer en acte et en vérité.
 
Frères et sœurs, pour vivre comme cela, nous avons besoin les uns des autres, nous avons besoin de nous soutenir par la prière, par les paroles et par les actes. Que cette fête de Noël soit pour nous le rappelle vibrant et chaleureux que notre vie ne trouve son sens que si nous mettons l’Amour à la première place.
 
Amen.
 
David Journault †

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