"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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jeudi 28 octobre 2010

Un nouveau Carmel à Phnom Penh

Aujourd'hui 28 octobre 2010, Mgr Olivier Schmitthaeusler bénira le nouveau Carmel de Phnom Penh.
Ce nouveau monastère, fondation du Carmel de Séoul (Corée du Sud), inaugure une nouvelle présence contemplative au Cambodge depuis les années noires du génocide perpétré par les Khmers Rouges. 
Il y avait déjà eu un Carmel à Phnom Penh, fondation du Carmel de Saïgon (Viet-Nam), lui-même fondation du Carmel de Lisieux. Ce monastère, dont les bâtiments abritent un orphelinat d'état, avait disparu sous le régime Khmer Rouge. Sur la photo ci-contre (prise lors de mon séjour en 2005) nous voyons l'entrée et la façade de la chapelle de ce premier monastère. 
Le petit cimetière des sœurs avait été miraculeusement conservé, et les tombes ont été déplacées dans le nouveau monastère.
En cliquant ICI vous pourrez télécharger l'homélie de Mgr Schmitthaeusler pour cette occasion.

samedi 23 octobre 2010

Jésus, le gardien de ma vie...

Je ne résiste pas au plaisir de vous partager l'affiche d'une aumônerie de Cherbourg, découverte sur le blog du P. David Lerouge :

vendredi 22 octobre 2010

La grève dans les textes récents du Magistère

Bonjour,
Je reprends ici l'idée d'un confrère, le P. Louis de Villoutreys (Diocèse de Poitiers), qui a mis en ligne sur Facebook, il y a quelques heures, des textes éclairants du Magistère de l'Église catholique.
Voilà ces quelques extraits rassemblés ici, pour aider à la réflexion personnelle :


Constitution pastorale sur l'Église dans le monde de ce temps Gaudium et Spes (Concile Vatican II, 7/12/1965)
n°68. En cas de conflits économico-sociaux, on doit s'efforcer de parvenir à une solution pacifique. Mais, s'il faut toujours recourir d'abord au dialogue sincère entre les parties, la grève peut cependant, même dans les circonstances actuelles, demeurer un moyen nécessaire, bien qu'ultime, pour la défense des droits propres et la réalisation des justes aspirations des travailleurs. Que les voies de la négociation et du dialogue soient toutefois reprises, dès que possible, en vue d'un accord.

Jean-Paul II : Encyclique Laborem Exercens (14/09/1981)
n°20. En agissant pour les justes droits de leurs membres, les syndicats ont également recours au procédé de la "grève", c'est-à-dire de l'arrêt du travail conçu comme une sorte d'ultimatum adressé aux organismes compétents et, avant tout, aux employeurs. C'est un procédé que la doctrine sociale catholique reconnaît comme légitime sous certaines conditions et dans de justes limites. Les travailleurs devraient se voir assurer le droit de grève et ne pas subir de sanctions pénales personnelles pour leur participation à la grève. Tout en admettant que celle-ci est un moyen juste et légitime, on doit également souligner qu'elle demeure, en un sens, un moyen extrême. On ne peut pas en abuser; on ne peut pas en abuser spécialement pour faire le jeu de la politique. En outre, on ne peut jamais oublier que, lorsqu'il s'agit de services essentiels à la vie de la société, ces derniers doivent être toujours assurés, y compris, si c'est nécessaire, par des mesures légales adéquates. L'abus de la grève peut conduire à la paralysie de toute la vie socio-économique. Or cela est contraire aux exigences du bien commun de la société qui correspond également à la nature bien comprise du travail lui-même.

Catéchisme de l'Église Catholique (1992)
n°2435. La grève est moralement légitime quant elle se présente comme un recours inévitable, sinon nécessaire, en vue d'un bénéfice proportionné. Elle devient moralement inacceptable lorsqu'elle s'accompagne de violences ou encore si on lui assigne des objectifs non directement liés aux conditions de travail ou contraires au bien commun.

Catéchisme pour Adultes des Évêques de France (1991)
n°509. Les circonstances peuvent évidemment influencer la qualification morale d'un acte: il faut examiner l'action entreprise dans tout son environnement. Un syndicat de la Santé, pour défendre les droits bafoués des aides-soignants, peut déclencher légitimement une grève du personnel; cela peut être juste et même méritoire. Mais lors d'une grave épidémie, les circonstances sont telles qu'il pourrait devenir immoral de déclencher ou de maintenir une grève à ce moment-là. La moralité d'un acte exige que ses diverses composantes soient bonnes en même temps: objet, intention, moyens employés, circonstances. Si un seul de ces éléments est mauvais, l'action sera moralement mauvaise, même si, à celui qui agit, une erreur de bonne foi enlève la responsabilité morale du mal.

n°617. Les lois sociales qui organisent le travail et la protection des travailleurs, la Sécurité sociale, etc., représentent un progrès considérable. Fruits de conquêtes sociales difficiles, elles doivent être respectées et favorisées. Les organisations syndicales en ont été le plus souvent les promotrices. Elles ont un rôle essentiel à jouer Pour la défense des travailleurs, mais leur action doit demeurer ouverte au bien commun et ne pas s'enfermer sur une sorte d'égoïsme de groupe ou de classe.
L'Église privilégie les solutions négociées dans les conflits sociaux comme dans tous les autres conflits. La grève est un des droits fondamentaux du travail mais, pour être légitime, elle doit respecter les normes concernant l'emploi de la force dans les conflits.




mardi 19 octobre 2010

Nouveau look

Après bientôt trois ans d'existence, mon blog se paye un nouveau look !
Un peu plus moderne et aérien, non ?
Bonne lecture !
P. David Journault

lundi 4 octobre 2010

Homélie du 3 octobre - 27e dimanche du temps ordinaire C

Église St Siméon – L’Huisserie – 2/10/10 – 18h30
Église St Georges – Montigné – 3/10/10 – 10h30
Messe des familles
Église ND des Cordeliers – Laval – 3/10/10 – 18h00
Messe animée par les Jeunes professionnels
27e dimanche du temps ordinaire C

(Textes : Ha 1,2-3 ; 2,2-4 – Ps 94 – 2 Tm 1,6-8.13-14 – Lc 17,5-10)

Homélie :
Frères et sœurs,
Dans le passage de l’évangile selon Saint Luc que nous entendons ce dimanche, Jésus aborde deux questions. D’abord il parle de la foi, et ensuite il parle de ce que c’est qu’être un serviteur.
Ce qui est un peu étonnant, c’est que les disciples s’adressent à Jésus pour lui demander qu’il augmente leur foi… Ils ont déjà la foi, puisqu’ils suivent Jésus, mais ils se rendent bien compte que, d’une certaine façon, ils ne sont pas à la hauteur : plus ils suivent Jésus, plus ils se rendent compte qu’il y a une grande différence entre lui et eux, surtout dans la relation particulière que Jésus entretient avec Dieu, celui qu’Il appelle son Père. De plus, peut-être qu’ils sentent aussi que leurs simples forces ne suffisent pas pour être de bons disciples de Jésus.
Alors, ils adressent une belle demande à Jésus, une demande simple, confiante, humble : « Augmente en nous la foi ! » La réponse de Jésus les invite à transformer leur regard : il n’est pas question de quantité de foi, mais d’être dans la vérité, de vraiment mettre toute notre confiance (c’est le même mot que la foi) en Jésus Christ. Et si nous aimons Jésus en vérité, alors nous pouvons faire des merveilles, non pas en déplaçant des arbres, mais en répandant autour de nous la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu.
Dans la première lecture, le prophète Habacuc vit une épreuve dans sa foi : face au mal, face à la violence, face aux disputes, il crie vers Dieu… De tout temps, quand quelque chose ne va pas, il y a une tentation qui est de s’en prendre à Dieu. N’oublions pas que Dieu n’ai jamais du côté du mal ou de la souffrance : si Dieu est tout-puissant, c’est de la toute-puissance de l’amour, et l’amour ne peut pas vouloir le mal. Quand quelqu’un souffre, Dieu est toujours à ses côtés, Dieu est toujours du côté des victimes.
L’autre sujet abordé par Jésus concerne l’attitude de serviteur. Parfois, quand nous rendons service, nous ne le faisons pas pour de bonnes raison : nous rendons service pour nous mettre en avant, pour nous montrer, pour nous faire remarquer, pour obtenir des remerciements… et avec Dieu, nous pouvons penser de la même façon : si je suis un bon serviteur de Dieu, alors Il va me donner ce que je veux…
Et c’est vrai que notre monde vit plus dans la logique de l’échange que dans la logique du don : on ne donne rien, on échange. Mais là n’est pas la logique de l’Évangile. Je ne me mets pas au service de Dieu par intérêt, pour qu’Il soit gentil avec moi. Mais parce que Dieu m’aime, parce que Dieu m’a créé, parce que Jésus est mort pour moi sur la croix, alors j’essaie de me mettre au service de Dieu en servant mes frères, en faisant le bien, en aidant l’Église…
Oui, Dieu ne nous demande pas d’être des serviteurs extraordinaires ! Il nous demande d’être de bons serviteurs, persévérants, fidèles et actifs, des serviteurs qui font toujours de leur mieux, fidèles à leur mission de baptisés, prêtres, prophètes et roi : prêtres, fidèles dans la prière, prophètes, fidèles dans l’annonce, le témoignage, roi, fidèles dans le soin apporté aux autres.
Amen.
David Journault †

Les messes dans ma paroisse

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