"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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samedi 25 septembre 2010

Quand un à-Dieu s'envisage... - fr. Christian de Chergé, Prieur de Tibhirine

Comme plus d'1 million de Français à ce jour, je suis allé voir "Des hommes et des dieux", film magnifique de profondeur et de beauté. Ils sont rares les films qui m'ont touché à ce point. En entendant dans le film l'extrait du testament spirituel du frère Christian de Chergé, j'ai eu envie de le relire, et de vous le partager.


Quand un à-Dieu s'envisage...
1er décembre 1993, 1er janvier 1994
( Ce texte a été publié en exclusivité par le journal La Croix le 29 mai 1996. Il est à remarquer que la date du 1er décembre est aussi celle de l'assassinat du père Charles de Foucauld en 1916. Christian a sûrement été sensible à cet anniversaire.)

S'il m'arrivait un jour - et çà pourrait être aujourd'hui - d'être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j'aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était DONNÉE à Dieu et à ce pays.
Qu'ils acceptent que le Maître Unique de toute vie ne saurait être étranger à ce départ brutal. Qu'ils prient pour moi : comment serais-je trouvé digne d'une telle offrande ? Qu'ils sachent associer cette mort à tant d'autres aussi violentes laissées dans l'indifférence de l'anonymat.

Ma vie n'a pas plus de prix qu'une autre. Elle n'en a pas moins non plus. En tout cas, elle n'a pas l'innocence de l'enfance. J'ai suffisamment vécu pour me savoir complice du mal qui semble, hélas, prévaloir dans le monde, et même de celui-là qui me frapperait aveuglément. 

J'aimerais, le moment venu, avoir ce laps de lucidité qui me permettrait de solliciter le pardon de Dieu et celui de mes frères en humanité, en même temps que de pardonner de tout coeur à qui m'aurait atteint.

Je ne saurais souhaiter une telle mort; il me paraît important de le professer. Je ne vois pas, en effet, comment je pourrais me réjouir que ce peuple que j'aime soit indistinctement accusé de mon meurtre. 

C'est trop cher payé ce qu'on appellera, peut-être, la "grâce du martyre" que de la devoir à un Algérien, quel qu'il soit, surtout s'il dit agir en fidélité à ce qu'il croit être l'islam.

Je sais le mépris dont on a pu entourer les Algériens pris globalement. Je sais aussi les caricatures de l'islam qu'encourage un certain islamisme. Il est trop facile de se donner bonne conscience en identifiant cette voie religieuse avec les intégrismes de ses extrémistes. 

L'Algérie et l'islam, pour moi, c'est autre chose, c'est un corps et une âme. Je l'ai assez proclamé, je crois, au vu et au su de ce que j'en ai reçu, y retrouvant si souvent ce droit fil conducteur de l'Évangile appris aux genoux de ma mère, ma toute première Église, précisément en Algérie, et, déjà, dans le respect des croyants musulmans.

Ma mort, évidemment, paraîtra donner raison à ceux qui m'ont rapidement traité de naïf, ou d'idéaliste : "qu'il dise maintenant ce qu'il en pense !". Mais ceux-là doivent savoir que sera enfin libérée ma plus lancinante curiosité. 

Voici que je pourrai, s'il plaît à Dieu, plonger mon regard dans celui du Père pour contempler avec lui ses enfants de l'islam tels qu'il les voit, tout illuminés de la gloire du Christ, fruits de Sa Passion, investis par le don de l'Esprit dont la joie secrète sera toujours d'établir la communion et de rétablir la ressemblance, en jouant avec les différences.

Cette vie perdue, totalement mienne, et totalement leur, je rends grâce à Dieu qui semble l'avoir voulue tout entière pour cette JOIE-là, envers et malgré tout.

Dans ce MERCI où tout est dit, désormais, de ma vie, je vous inclus bien sûr, amis d'hier et d'aujourd'hui, et vous, ô amis d'ici, aux côtés de ma mère et de mon père, de mes soeurs et de mes frères et des leurs, centuple accordé comme il était promis !

Et toi aussi, l'ami de la dernière minute, qui n'aura pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je le veux ce MERCI, et cet "A-DIEU" en-visagé de toi. Et qu'il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s'il plaît à Dieu, notre Père à tous deux. AMEN ! 
Inch'Allah.

Et si vous voulez en découvrir un peu plus sur la pensée du fr. Christian de Chergé, je vous conseille ce livre, recueil de ses écrits réalisé par Bruno Chenu, religieux assomptionniste,  aujourd'hui décédé : "L'invincible espérance".

Informations :
Éditeur : Bayard Éditions - Le Centurion
Année : 1997 (3e édition)
ISBN : 2-227-436-57-3 (édition que je possède)
978-2-227-48228-9 (nouvelle édition, septembre 2010)
Prix : 14,00 €

mercredi 22 septembre 2010

Reportage sur notre accueil dans la paroisse

Sur le site internet de la paroisse "Saint Benoît les Rivières" vous trouverez un reportage sur notre accueil, au P. Gérard Poirier et moi-même, dans la paroisse.

Il y a un article dans la rubrique "Actualité", et un album photo que vous trouverez ICI.

Bonne consultation.

Homélie du 18 septembre - 25e dimanche du temps ordinaire C

Église St Siméon – L’Huisserie – 18/09/10 – 18h30
25e dimanche du temps ordinaire C

(Textes : Am 8,4-7 – Ps 112 – 1 Tm 2,1-8 – Lc 16,1-13)


Mot d’accueil :
Frères et sœurs, les lectures de ce dimanche nous invitent à examiner le rapport que nous entretenons avec l’argent. « Vous ne pouvez pas servir à la foi Dieu et l’argent. » nous dit le Christ… Quelle place occupe l’argent dans ma vie ? Demandons au Seigneur la clarté de son Esprit-Saint pour éclairer nos cœurs.

Homélie :
L’argent… voilà bien une question qui occupe une place importante dans nos vies, que nous en ayons ou que nous en manquions… Quel rapport entretenons-nous avec lui ? Sommes-nous maître de lui, en cherchant à en gagner suffisamment pour vivre dignement et réaliser nos légitimes aspirations, tout en sachant prendre des distances avec la société de consommation et prendre aussi sur nos ressources pour venir en aide à ceux qui en ont besoin… où bien sommes-nous esclaves de l’argent, constamment préoccupés à trouver de nouveaux moyens d’en accumuler toujours plus, au détriment de notre équilibre de vie, et parfois en faisant quelques entorses à l’honnêteté ?
On pourrait se demander pourquoi le Christ parle d’argent… Le principal commandement n’est-il pas « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même » ? Mais si le Christ parle d’argent, c’est parce qu’il ne peut y avoir d’un côté la foi, les sentiments, l’amour envers Dieu et nos frères, et de l’autre notre façon de vivre. Notre façon de vivre est le véritable témoignage de ce qui est dans notre cœur.
Dans la première lecture, la dénonciation du prophète Amos est claire : tout ce qui est tromperie, injustice, iniquité, exploitation du plus faible par le plus fort, tout cela blesse l’amour de Dieu et reste gravé dans son cœur. Finalement dans ce passage, il n’est question que d’esclaves de l’argent. Les exploiteurs sont esclaves de l’argent, car toute leur vie tourne autour de la préoccupation d’en avoir toujours plus. Ils utilisent l’argent pour asservir d’autres personnes, volontairement, pour en gagner encore plus. Les exploités sont eux-aussi esclaves de l’argent, car ils en manquent et leur vie est soumise à la recherche de moyens de subsistance.
Ce ne sont bien sûr pas ces personnes pauvres et exploitées qui sont visées par l’évangile ; malgré l’exploitation, elles peuvent garder Dieu pour maître et pour père au fond de leur cœur. Ceux qui sont visés, ce sont précisément les maîtres qui exploitent ces pauvres gens et pensent pouvoir « acheter le malheureux pour un peu d’argent, le pauvre pour une paire de sandales ». Quand le souci de la richesse occupe tout l’esprit, il n’y a plus de place pour Dieu, car on ne peut servir deux maîtres.
Mais revenons un peu sur cet évangile qui peut paraître tellement obscure et incompréhensible… Il semble que Jésus y fasse l’éloge de la tromperie et de la malhonnêteté, et là, on ne comprend plus. Qu’en est-il ? Jésus qualifie bien le gérant de trompeur et d’habile… mais il ne “canonise” pas ainsi son action.
Le Christ nous invite à utiliser l’argent non comme un but, mais comme un moyen, un simple outil. Il ne s’agit pas de déprécier la valeur de l’argent ou des biens matériels, indispensables pour mener une existence décente. Gagner honnêtement sa vie par son travail, il n’y a rien à y redire. Mais il faut que l’argent reste au service de l’homme, et non l’inverse. Que nous dit Jésus ? « Faites-vous des amis avec l’argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. », c’est-à-dire, votre argent, utilisez-le pour de bonnes choses, pour de bonnes actions, pour aider les autres, et ils vous accueilleront dans le Royaume des cieux.
Nous qui sommes ici rassemblés pour prier et louer le Seigneur Dieu, soyons toujours attentifs à la place qu’occupe l’argent dans notre vie, dans notre foyer, dans notre entreprise…
Qu’à la mesure de nos forces et de nos capacités, là où le Seigneur nous donne de témoigner de Lui, nous travaillions à ce que l’homme ne soit jamais soumis à la puissance de l’argent.
Amen.
David Journault †

samedi 18 septembre 2010

Messes en semaine - Confessions - Adoration


À partir du mardi 14 septembre 2010, les messes en semaine, le sacrement de la réconciliation et l’adoration eucharistique seront célébrées en semaine selon l’organisation suivante :


lundi
mardi
mercredi
jeudi
vendredi
Messe

18h00 L’Huisserie
18h00 L’Huisserie*
18h00
en alternance
à Parné
et à Montigné
18h00 L’Huisserie
Confessions



18h30-19h00
après la messe
18h30-19h00
après la messe
Adoration




Le 1er vendredi du mois, de 18h30 à 19h00
* Le mercredi, quand la messe est célébrée l’après-midi au Castelli, il n’y a pas de messe à 18h00 à l’église

Ces célébrations pourront être annulées en raison de l’indisponibilité du célébrant. Quand une messe du jeudi ou du vendredi est annulée, les confessions sont aussi annulées. Ces annulations seront annoncées le week-end précédent aux messes et seront affichées.

L’alternance du jeudi entre Parné et Montigné s’organisera comme suit :
·        16/09 Parné
·        23/09 Montigné
·        30/09 Parné
·        07/10 Montigné
·        14/10 Parné
·        21/10 Montigné
·        28/10 Parné
·        04/11 Montigné
·        11/11 10h30 à Forcé
·        18/11 Montigné
·        25/11 Parné
·        02/12 Montigné

Les messes dans ma paroisse

Retrouvez tous les horaires des célébrations sur egliseinfo.catholique.fr