"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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dimanche 1 août 2010

Homélie du 1er août - 18e dimanche du temps ordinaire C

Basilique Notre-Dame d’Avesnières – Laval – 9h30
Dimanche 1er août 2010
18e dimanche du temps ordinaire C

 
(Textes : Qo 1,2 ;2,21-23 – Ps 89 – Col 3,1-5.9-11 – Lc 12,13-21)

Mot d’accueil :
 
Frères et sœurs,
 
Les lectures de ce jour nous invitent à regarder avec honnêteté notre rapport aux biens matériel et à interroger la façon dont nous conduisons notre existence : cherchons-nous à accumuler pour nous-mêmes, ou bien mettons-nous d’abord Dieu à la première place en cherchant à faire sa volonté ?

Homélie :
 
« Vanité des vanités, tout est vanité ! »
 
Ce commencement du Livre de l’Ecclésiaste est bien connu, et il ouvre un livre particulier de la Bible, marqué à première vue par un certain pessimisme sur l’existence. Sauf que ce n’est pas de pessimisme ou d’un regard désabusé sur l’existence qu’il s’agit : le Livre de l’Ecclésiaste veut nous mettre en garde contre la fausse sécurité que nous pouvons rechercher dans les biens matériels, et surtout dans leur accumulation. L’Ecclésiaste médite sur la personne et le parcours du roi Salomon, l’image même du grand roi à la réussite éclatante. Sauf qu’à sa mort, son successeur n’a pas été capable de maintenir en ordre son royaume et qu’en peu d’année, il n’est plus rien resté des acquis de Salomon… « Vanité des vanités, tout est vanités »
 
S’il en est ainsi du grand roi Salomon, la plus grande figure biblique de la réussite humaine, que peut-il en être pour nous, personnes ordinaires, se demande l’Ecclésiaste... À travers ce pessimisme apparent, c’est bien la foi en Dieu qui transparaît : la seule vraie valeur du monde, celle qui ne décevra pas, c’est la foi, et ce qui est lié à la foi, c’est-à-dire une vie conforme aux commandements, une vie conforme au commandement de l’amour de Dieu.
 
Jésus ne dit pas autre chose dans la parabole qu’il partage à ses interlocuteurs à l’occasion d’une demande qui lui est adressée. Un homme vient lui demander de trancher dans un différend familial, une histoire d’héritage. Nous le savons bien, hier comme aujourd’hui : combien de familles se déchirent autour du cercueil d’un défunt à cause de questions d’héritage et d’argent ! À cela Jésus répond : « Gardez-vous bien de toute âpreté au gain ; car la vie d’un homme, fût-il dans l’abondance, ne dépend pas de ses richesses. » À quoi cela sert-il de se fâcher, de se créer toute sorte de problèmes, de rompre les liens familiaux, pour quelque chose qui ne durera que le temps de notre vie terrestre ?
 
L’homme de la parabole, il peut nous sembler très sage à première vue : par son travail, il a réussit à accumuler une belle richesse, et il décide de faire tranquillement fructifier son capital et de vivre de ses rentes. Il construit de grands grenier, et il arrête de travailler : « Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence. »« Tu es fou, cette nuit même, on te redemande ta vie. » Que va-t-il donc rester de tout cela ? Rien. Comme pour le royaume de Salomon, cela sera transmis à des héritiers, et un autre aura la propriété du fruit de ton travail…
 
Quelle est la morale de cette histoire ? Jésus nous la donne : « Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même au lieu d’être riche en vue de Dieu. » Être riche en vue de Dieu… qu’est-ce que cela peut vouloir dire ? On pourrait le traduire par “vers Dieu” ou “selon les vues de Dieu” ou même “au bénéfice du Royaume de Dieu”. Et d’ailleurs, cela ne concerne pas que les biens matériels ; souvenons-nous de la parabole des talents : ce sont aussi de nos biens culturels et spirituels dont il est question.
 
Qu’est-ce à dire ? Cela nous invite d’abord à ne jamais oublier que toute richesse vient de Dieu et que nous n’en sommes pas propriétaire, mais seulement bénéficiaire. Ensuite, cela nous invite à ne pas oublier non plus qu’en toutes circonstances, ces richesses nous sont confiées pour que nous les fassions fructifier au profit de tous. Ce qui est véritablement pointé du doigt par la parabole, c’est l’attitude d’égoïste et de jouisseur de l’homme qui s’est enrichi : il ne pense qu’à accumuler pour son propre intérêt, sans réaliser que sa réussite matérielle lui donne un devoir de solidarité et de service de Dieu et de son prochain.
 
Frères et sœurs, demandons au Seigneur de nous assister de sa Sagesse pour que nous sachions toujours porter un regard lucide sur nos existences : ne cherchons pas tant la réussite matérielle et l’accumulation de richesses, mais mettons toute notre énergie à faire la volonté de Dieu pour être, là où nous sommes, sel de la terre et lumière du monde.
 
Amen.
 
David Journault †

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