"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

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dimanche 31 mai 2009

Homélie du 31 mai - Solennité de la Pentecôte B

Basilique Notre-Dame d’Avesnières – Laval – 10h00
Église Notre-Dame des Cordeliers – Laval – 18h00
Dimanche 31 mai 2009
Solennité de la Pentecôte B

(Textes : Ac 2,1-11 – Ps 103 – Ga 5,16-25 – Jn 15,26-27 ; 16,12-15)

(Illustration : La colombe représentant l'Esprit Saint, Chœur de la Basilique St Pierre, Rome)

Mot d’accueil :

Frères et sœurs,

En ce jour de la Pentecôte, nous célébrons le don de l’Esprit Saint : par l’Esprit Saint, nous sommes rendus capables de suivre le Christ et de lui rendre témoignage. Rendons grâce à Dieu pour ses bienfaits.

Homélie :

Frères et sœurs,

Cinquante jours après Pâques, les juifs célébraient le don de la loi par Dieu à Moïse… C’était aussi une fête agricole pour remercier le Seigneur pour les moissons… En ce jour de Pentecôte, la ville de Jérusalem est pleine de monde, de pèlerins venus des quatre coins de l’empire romain et même d’au-delà : tous ces juifs qui vivent dans la Diaspora se rassemblent au Temple pour cette grande fête. On imagine le grouillement, l’atmosphère de cette ville en ébullition… Quand soudain un groupe de Galiléens se fait remarquer en prenant publiquement la parole pour parler, dans toutes les langues, d’un certain Jésus, fils de Dieu, mort et ressuscité !

Cette première annonce faite par les Apôtres, emplis de l’Esprit Saint, elle peut nous paraître bien téméraire ! Ils ont vu le Christ monter au ciel, et ils attendent le don qu’Il leur a promis… Pas de plan, pas d’organisation, pas de réunion, pas de préparation… enveloppés par l’Esprit, ils ont cette fougue incroyable de sortir pour témoigner ouvertement, devant tous, en plein pèlerinage, au sujet d’un homme qui un mois et demi plus tôt a été crucifié ! Eux, petit groupe ultra minoritaire, ils s’adressent au monde, et ils portent témoignage.

Ce qui est aussi marquant, c’est que chaque personne présente les entend s’adresser à elle dans sa propre langue… Le message de Dieu ne dépend pas d’une langue ou d’une autre, il est de toutes les langues, de toutes les cultures, de toutes les époques… mais les disciples utilisent la langue de chacun, pour que le message du Seigneur touche chacun au plus proche de ce qu’il est. Et les missionnaires de toutes les époques ont toujours su qu’ils devaient commencer par apprendre à parler la langue du peuple auquel ils étaient envoyés… Quelles langues parlent nos contemporains ? Quelle est la manière d’annoncer l’Évangile qui rendra son message à nouveau audible dans notre monde ? Demandons à l’Esprit Saint de nous guider, de guider son Église, de nous guider, sur ce chemin de l’annonce…

Se laisser conduire par l’Esprit… St Paul nous rappelle dans l’épître aux Galates que ce chemin de l’Esprit s’oppose à ce qu’il appelle les « tendances de la chair » : « débauche, impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie, colère, envie, divisions, sectarisme, rivalités, beuveries, gloutonnerie… » À chacun et à chacune de savoir où il en est de ces débordements de la chair : notre foi n’est pas d’abord une morale, mais parce que nous avons la foi, parce que nous voulons vivre en union à Dieu, il nous faut mettre les choses dans le bon ordre, c’est-à-dire que notre esprit soit d’abord préoccupé de Dieu, et qu’il sache se tenir dans la paix de Dieu.

En parlant de l’Esprit Saint, on pourrait être tenté de se dire : « C’est bien beau tout cela, mais si l’Esprit Saint était vraiment à l’œuvre dans notre monde, ça se saurait ! Regardez l’état du monde, où est l’Esprit Saint ?! »

L’Esprit Saint, il est Dieu, et comme Dieu, il agit toujours de la même façon : il se tient à la porte de nos âmes, et il frappe… et il attend que nous lui ouvrions ! L’Esprit Saint est et sera toujours là, à la disposition de celles et ceux qui voudront bien l’inviter en eux. L’Esprit Saint est et sera toujours là, à la disposition de celles et ceux qui accepteront de l’accueillir pour vivre de lui. Cela passe sans doute par la prière, par l’ouverture du cœur à l’action de Dieu, par l’acceptation de se laisser bousculer, transformer, et peut-être déstabiliser dans ses certitudes et dans ses habitudes… C’est le lot de tous les croyants : rencontrer Dieu en vérité, le laisser entrer véritablement dans ma vie, cela ne peut que me bousculer… pensons à Abraham, Moïse, les prophètes, la Vierge Marie, les Apôtres, saint Paul… Rencontrer Dieu et vivre de l’Esprit Saint, c’est accepter de sortir de soi et de se mettre en danger… mais pour quel grand bonheur ! Celui d’être auprès de Dieu, dans l’intimité de la sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit.

Amen.

David Journault †

jeudi 28 mai 2009

Un reportage au Séminaire inter-diocésain de Nantes

Les séminaristes qui se préparent à devenir prêtres pour le diocèse de Laval se forment au Séminaire St Jean de Nantes.
C'est un séminaire inter-diocésain qui accueille les jeunes en formation des diocèses des Pays-de-la-Loire ainsi que ceux de l'Océan Indien (Île Maurice, Île de la Réunion, Seychelles, Île Rodrigues). C'est dans cette maison que je me suis formé pendant 6 années.


Le dimanche 24 mai, France 3 Ouest a diffusé un reportage d'1/4 d'heure sur la vie au séminaire. Je vous invite à le visionner, c'est vraiment bien !


Vous pouvez visionner le reportage en cliquant ICI.

dimanche 24 mai 2009

Homélie du 24 mai - 7e dimanche de Pâques B

Cathédrale de la Trinité – Laval – 10h30
Église Notre-Dame des Cordeliers – Laval – 18h00
Dimanche 24 mai 2009
7e Dimanche de Pâques

(Textes : Ac 1,15-17.20a.20c-26 – Ps 102(103) – 1Jn 4,11-16 – Jn 17,11b-19)

(Illustration : Abbatiale de Paimpont, Autel contemporain)

Mot d’accueil :

Frères et sœurs, au début de cette Eucharistie, nous avançons vers le Seigneur avec ce que nous sommes et avec ce que nous portons, nos vies, les visages croisés, rencontrés, nos joies, nos peines, nos projets et nos inquiétudes. Tout cela nous venons le déposer en Dieu pour puiser à la source de sa Parole et de son Pain.

Homélie :

Frères et sœurs,

Depuis plusieurs dimanches, nous lisons dans l’évangile selon St Jean ce long discours de Jésus que l’évangéliste place entre le départ de Judas, après le lavement des pieds, et le départ vers le jardin des oliviers. C’est en quelque sorte le long testament spirituel du Seigneur qui ici devient une prière adressée au Père.

Dans ce passage, Jésus nous donne des éléments pour comprendre ce que c’est qu’être son disciple. On peut y voir cinq caractéristiques du disciple de Jésus.

1. Tout d’abord, le disciple est celui qui est fidèle au nom du Père… Jésus nous a révélé que Dieu n’est pas un Dieu lointain : Dieu est un Père qui nous aime, et en Lui nous sommes fils, et donc frères et sœurs les uns des autres, frères et sœurs de Jésus Christ. C’est un appel incessant à l’unité de l’Église et à l’unité du genre humain.

2. Ensuite, les disciples sont ceux qui ont reçu un don, le don de la Parole de Dieu : « Je leur ai fait don de ta parole ». Ce don n’est pas un cadeau qui se garde pour soit, c’est un cadeau qui se partage, même s’il n’est pas bien reçu, et c’est la troisième caractéristique du disciple, son rapport au monde.

3. Oui, le disciple a un rapport tout à fait particulier avec le monde où il vit. Il vit dans un espace et dans un temps qu’il n’a pas vraiment choisi, et en même temps il a cette intime conviction qu’il appartient à une autre réalité qu’à ce monde-ci. « … ils ne sont pas du monde de même que moi je ne suis pas du monde ». Nous sommes dans le monde, nous vivons ici et maintenant, mais nous n’appartenons pas au monde : le monde actuel est le lieu incontournable où s’exerce la mission, mais notre origine véritable est ailleurs, elle est en Dieu. La naissance qui donne sens à notre vie, ce n’est pas d’abord la naissance charnelle, physique, c’est la naissance spirituelle, le baptême, qui a fait de nous des fils et des filles de Dieu. « Je ne te demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais. » Les disciples ne sont pas voués à sortir du monde, puisque c’est le lieu où ils sont appelés à témoigner, à transmettre la Bonne Nouvelle qu’ils ont reçu. La demande que Jésus adresse au Père ici rappelle la fin de la prière du “Notre Père” : « ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal. »

4. Le rapport particulier des disciples au monde, et c’est la 4e caractéristique du disciple, il se vit sur le mode de la consécration. Oui, d’une certaine façon, tout baptisé est un consacré, c’est-à-dire quelqu’un qui a été mis à part pour le Seigneur. Et de quelle consécration est-il question ? « Ils ne sont pas du monde, comme je ne suis pas du monde. Consacre-les par la vérité : ta parole est vérité. » Nous avons été consacrés par la vérité, par la Parole de Dieu. Dans notre monde aujourd’hui, oser dire que je crois en la vérité de la foi catholique, ça peut presque passer pour de l’intégrisme ! On voudrait nous imposer la dictature du relativisme : tout se vaut, il n’y a pas de croyance meilleure qu’une autre, et vous savez, ma bonne dame, s’ils sont heureux comme ça… Il y a là une grande confusion : on a l’impression que pour respecter la liberté de l’autre, il faudrait renoncer à toute conviction personnelle… Dans ce cas là, il n’y a plus de dialogue ni d’échange… il y a l’établissement d’un consensus mou, généralement appuyé sur les sondages : si la majorité pense comme ça, elle a raison… Attention, pas toujours ! Si on avait fait un référendum, la peine de mort existerait toujours en France aujourd’hui ! Le disciple du Christ, c’est celui qui, appuyé fermement sur sa foi, sur le Christ qui est « Chemin, Vérité et Vie », essaye constamment d’ajuster sa vie, sa spiritualité et son engagement à la Parole de Dieu.

5. Enfin, et c’est la 5e caractéristique du disciple, le disciple est toujours en même temps apôtre, c’est-à-dire envoyé : « De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. » Le disciple offre au monde la possibilité d’accéder à cette foi dont il vit, dans le respect inconditionnel de la liberté, liberté qui est don de Dieu. Le disciple ne peut vivre en vase clos, refermé sur sa paroisse, son cercle familial ou amical, sa communauté d’appartenance immédiate. Il est envoyé par le Christ dans le monde, et c’est sa vocation de témoigner.

Et comme il paraît que l’art d’enseigner, c’est l’art de répéter, je vous redonne les 5 caractéristiques du disciple :
1. Être disciple, c’est être fidèle au nom du Père
2. Être disciple, c’est accueillir le don de la Parole de Dieu
3. Être disciple, c’est être dans le monde sans être du monde
4. Être disciple, c’est être consacré
5. Être disciple, c’est être envoyé dans le monde

Demandons au Seigneur d’ouvrir nos cœurs à son enseignement pour être, avec la décision de notre volonté et l’aide de sa grâce, ses authentiques disciples.

Amen.

David Journault †

jeudi 21 mai 2009

Homélie du 21 mai - Solennité de l'Ascension du Seigneur B

Basilique Notre-Dame d’Avesnières – Laval – 10h00
Jeudi 21 mai 2009
Solennité de l’Ascension du Seigneur
Baptême de deux enfants en âge de scolarité
(Textes : Ac 1,1-11 – Ps 46 – Ep 4,1-13 – Mc 16,15-20)

(Illustration : "L'Ascension", par Giotto)

Mot d’accueil :

L’Ascension : aujourd’hui frères et sœurs nous faisons mémoire de ce jour où le Christ ressuscité, vrai Dieu et vrai homme, a disparu aux yeux des hommes pour reprendre sa place dans le sein de la Trinité… C’était pour les disciples la fin d’un âge, mais surtout, c’est le début d’une nouvelle façon pour le Christ d’être présent à l’humanité : son corps en notre monde maintenant, c’est l’Église, c’est nous.

Et ce corps du Christ va se trouver enrichi aujourd’hui par le baptême de deux enfants, C... et K... : par le baptême, ils vont devenir membres du Corps du Christ, et par la communion, ils vont pouvoir pleinement accueillir en eux le Christ.

Homélie :

Frères et sœurs,

Quand on lit ces récits de l’Ascension, on pourrait être tentés de faire le parallèle avec Noël. À Noël, le Fils de Dieu se fait chair en Marie, il descend dans notre humanité, il se fait l’un de nous… et à l’Ascension, c’est fini : Jésus a terminé son passage sur cette terre, il est mort et ressuscité, il a dit et fait tout ce qu’il avait à dire et à faire… et il repart. L’Ascension serait en quelque sorte le point final des Évangiles…

Sauf que cette Ascension de Jésus, elle n’est pas un abandon, elle est un changement de la façon dont Dieu veut être présent au milieu de nous. Tout d’abord, ne nous attachons pas trop aux descriptions de l’événement… où est parti Jésus, nous ne pouvons le savoir… le ciel ? C’est surtout une image… En relisant ces textes, je pensais au récit de l’apparition de Marie à Pontmain : à la fin de l’apparition, il y a comme un voile qui recouvre progressivement Marie, et Marie disparaît aux yeux des enfants… Il s’agit de ces phases de transition entre notre monde, physique, et le monde de Dieu, de la vie auprès de Dieu, qui même s’il échappe à nos sens, n’en est pas moins réel.

Dieu Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, s’est révélé à nous, s’est donné à connaître aux hommes qu’Il avait créés, et Il ne cesse jamais de se donner à nous. Dans la Première Alliance, Il parlait aux hommes par les prophètes, et cette longue relation a préparé la venue en notre chair de Jésus Christ, Dieu, Fils de Dieu, Lumière née de la Lumière. Par ses actes et ses paroles, par sa mort et sa résurrection, le Christ a ouvert à l’humanité le chemin de l’union avec Dieu, le chemin de l’amour de Dieu par l’amour des frères : grâce au Christ nous avons la possibilité d’entrer en pleine communion avec Dieu en vivant notre vie comme une réponse à l’amour que Dieu a pour nous depuis toujours. Jésus nous a révélé qu’aimer Dieu et aimer nos frères, c’est un seul et même mouvement de l’âme et du cœur : c’est à la fois très beau et très exigeant !

Mais Jésus ne pouvait rester dans le monde pour toujours : cette présence physique de l’incarnation ne pouvait être qu’une étape. Jésus est remonté auprès du Père mais Il ne nous laisse pas seuls, puisqu’Il nous fait le don de son Esprit Saint. Les disciples, après l’Ascension, vivront la grande joie de la Pentecôte, où ils recevront la force de l’Esprit Saint, qui leur permettra à la fois de mieux comprendre l’enseignement du Christ et de s’en faire les témoins.
Jésus n’est plus physiquement dans le monde, et en même temps on pourrait dire qu’Il n’y a jamais été aussi présent, puisque l’Église, son corps, n’a jamais été aussi grande ! Jésus a comme échangé son corps physique d’homme pour un corps spirituel et mystique : son Église, vous et moi, tous les baptisés de la terre, passés, présents et à venir ! En nous donnant son Esprit, Il permet que « là où deux ou trois sont réunis en mon nom, Je suis au milieu d’eux. » Le Christ est là, au milieu de nous, en nous. Car s’Il est tout spécialement présent dans le pain et le vin consacrés, n’oublions pas qu’Il est présent aussi dans sa Parole, dans la communauté rassemblée, et par la personne du prêtre qui redit ses paroles.

Le Christ disparaît aux yeux des hommes, mais c’est pour mieux entrer dans leur cœur : à la Pentecôte, au baptême, à la confirmation, Il nous donne son Esprit pour être intimement unis à Lui. Ainsi nous sommes rendus capables, avec toute la force de notre liberté, de faire sa volonté : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. »
En aimant nos frères, en faisant le bien, en vivant dans l’amour, nous rendons le Christ présent physiquement dans le monde. Ne privons pas le monde de la présence agissante et aimante du Christ.

Amen.

David Journault †

dimanche 17 mai 2009

Homélie du 17 mai - 6e dimanche de Pâques B

Cathédrale de la Trinité – Laval – 10h30
Dimanche 17 mai 2009
6e Dimanche de Pâques
(Textes : Ac 10,25-26.34-35.44-48 – Ps 97 – 1Jn 4,7-10 – Jn 15,9-17)

Mot d’accueil :

« Avec des cris de joie, répandez la nouvelle, portez-la jusqu’au bout du monde : le Seigneur a libéré son peuple ! »


Oui la Bonne Nouvelle est pour toute l’humanité : Dieu ne fait aucune différence de race, de pays, de classes sociales. Chacune et chacun, Il nous appelle par notre nom et en nous donnant son Fils, Dieu nous a montré jusqu’où va le véritable amour.

Homélie :

Frères et sœurs,

Nous poursuivons la lecture du chapitre 15 de l’évangile selon St Jean. Avec vous ce matin je voudrais m’arrêter sur quelques mots de ce passage de l’évangile : fidélité, demeurer, joie, serviteurs, amis, amour.

Fidélité : « Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour ; comme moi, j’ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. » Voilà l’attitude qui nous est demandée, celle de la fidélité. Être fidèle envers Dieu, c’est en quelques sortes n’avoir que Lui dans notre vie. Nous sommes infidèles au Seigneur quand nous nous faisons un autre dieu que lui, un dieu argent, un dieu consommation, un dieu réussite, un dieu travail… Garder fidèlement les commandements, c’est aussi chercher, encore et toujours à mieux les comprendre pour mieux les vivre. Être fidèle aux commandements, ce n’est pas les graver dans le marbre : c’est les graver dans nos cœurs, et en faire non pas une réalité figée, mais une réalité vivante et sans cesse renouvelée, en fonction des réalités de nos vies.

Demeurer : ce mot revient plusieurs fois, et il qualifie l’attitude du disciple et le fruit de son action et de sa vie. Demeurer, c’est en quelques sortes s’installer dans l’amour de Dieu, en faire sa demeure, son habitation ! Le Christ utilise ce terme pour montrer à quel point il nous appelle à une relation de proximité : Dieu veut venir habiter chez nous, en nous, pour que nous puissions demeurer, habiter en Lui.

Joie : « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie » Voilà bien une parole qui fait plaisir à entendre, et qui en même temps peut nous interroger. Nous expérimentons qu’être chrétien, c’est parfois difficile, et qu’il serait peut-être plus simple de vivre en se laissant porter par le sens du courant, par la pensée unique, le consensus mou, de calquer ses convictions sur les sondages et de se dire, si tout le monde le pense, c’est que c’est bien, si c’est légal alors c’est que c’est bien… Mais être chrétien, ce n’est pas cela : c’est vouloir vivre en communion d’amour avec Dieu et les hommes, et c’est toujours évaluer la réalité au regard de cet amour et du respect dû à Dieu et à toute personne humaine. La joie dont nous parle Jésus, ce n’est pas le petit bonheur qu’on nous vend au détour d’une publicité pour une voiture ou pour un nouvel antiride ! La joie du Christ, c’est la seule joie qui vaille : c’est la joie profonde et sincère du disciple fidèle qui réalise pleinement ses potentialités, qui a découvert le trésor de l’amour de Dieu et qui veut mettre ses pas dans les pas du Christ.

Serviteur / ami : « je vous appelle mes amis, car ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître. » Être serviteur, c’est très beau : ce mettre au service des autres, c’est un appel que Jésus nous adresse, notamment par le geste du lavement des pieds. Nous mettre au service les uns des autres, nous faire les serviteurs de la Parole de Dieu, nous faire les serviteurs de l’accès de nos contemporains à la Bonne Nouvelle… Ici, Jésus parle de sa relation entre les disciples : la séparation s’efface… nous ne sommes pas les serviteurs du Christ… nous sommes ses amis… et ensemble nous sommes au service des autres, pourrait-on dire. C’est cela que Jésus veut nous dire : nous ne sommes pas appelés à être des exécutants serviles. Nous sommes des amis du Seigneur, qui nous a tout révélé des intentions du Père. Le Christ nous a donné son Esprit Saint pour que nous puissions, par delà le temps et l’espace, intégrer le groupe des Apôtres et prendre notre part de la mission que le Seigneur nous confie, ici et maintenant.

Aimer : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé. » Gardons-nous bien d’oublier la deuxième partie de cette phrase, le « comme je vous ai aimé », car c’est lui qui apporte toute la signification originale de cette parole de Jésus. Car le commandement de l’amour, ce n’est pas le Christ qui la révélé aux hommes : il était déjà présent dans la Premier Testament. Ce qui est nouveau, c’est ce « comme je vous ai aimé »… Est-ce que nous réalisons bien ce que cela a de fou ?! Le Christ, le Fils de Dieu venu en notre chair, mort en croix et ressuscité, nous appelle à aimer nos frères et sœurs en humanité de ce même amour qui l’a poussé, lui, à donner sa vie pour l’humanité. Oui, « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis »… Dieu nous a créés pour aimer, il est dans notre nature d’aimer… Aimer, c’est être en quelque sorte pleinement humain. Et en aimant comme Il l’a fait, le Christ s’est montré le plus parfait des êtres humains ! Comment est-ce que nous donnons nos vies ? Comment vivons-nous en demeurant dans l’amour de Dieu ? C’est questions devraient ouvrir un abîme en nos cœurs, et surtout, ne nous disons pas que nous avons une fois pour toute trouvé la bonne façon d’aimer et la bonne façon de servir le Seigneur. Ne tombons pas non plus dans l’angoisse ou la culpabilité. Simplement, jour après jour, cherchons toujours à témoigner de notre amour pour Dieu dans la prière, la méditation de la Parole de Dieu, et le service de nos frères. Comme les époux qui chaque jour se donnent des signes d’amour, que chaque jour nous cherchions à témoigner de l’amour de Dieu qui a été répandu en nos cœurs.

Amen.

David Journault †

dimanche 10 mai 2009

Homélie du 10 mai - 5e dimanche de Pâques B

Basilique ND d’Avesnières – Laval – 10h00
Dimanche 10 mai 2009
5e Dimanche de Pâques
(Texte : Ac 9,26-31 – Ps 21 – 1Jn 3,18-24 – Jn 15,1-8)

(Illustration : "Le cep et les sarments", de J.P. Bretegnier, Vitrail pour la maison de retraite protestante de La Muette, Paris, www.museeprotestant.org)

Mot d’accueil :

« Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. »
Notre union au Christ est appelée à être à ce point intime que c’est la même sève qui coule en Lui et en nous : l’Esprit Saint qui vient irriguer toute notre vie. Entretenons donc cette intimité avec le Seigneur en venant communier à sa Parole et à son Pain.

Homélie :

Frères et sœurs,

Après l’image du Bon Pasteur et du troupeau, nous voyons dans l’évangile d’aujourd’hui le Christ utiliser une autre image : nous restons dans l’agriculture, mais nous passons de l’élevage à la viticulture !

Et cette image est très parlante : nous le savons, toute branche, tout sarment coupé du tronc, coupé de la vigne, ne peut pas porter de bons fruits. C’est en recevant de manière constante la sève qui vient du cèpe de la vigne que les sarments peuvent produire de belles grappes qui pourront ensuite donner du vin.

« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. » Voilà une parole claire, que nous pourrions inscrire en lettres d’or sur les murs de nos maisons, pour être sûr de ne pas l’oublier ! Car il nous arrive parfois, et même souvent, avec la meilleure bonne volonté, de vouloir produire du fruit, sans Dieu. Vous savez, ce sont toutes ses bonnes résolutions, toutes ses décisions que nous prenons, et où nous voulons devenir saints par la force du poignet, par la force de notre seule volonté. C’est comme si nous disions à Dieu : attend, Dieu, je ne suis pas encore saint, mais je vais y arriver tout seul ; et une fois que je serai saint, je pourrai vivre en communion avec Toi. C’est intéressant, c’est plein de bonne volonté, mais nous sommes à côté de la plaque ! Car au cœur de cette réflexion, il y a finalement l’orgueil : je veux devenir saint tout seul, sans Dieu… tout comme Adam et Ève ont voulu le faire !

Le chemin authentiquement chrétien, il est celui de l’humilité, il est de reconnaître que, oui, effectivement, sans le Christ, je ne peux rien faire. Le chemin chrétien, c’est celui de l’humilité, de la simplicité : Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime, mais voit le pauvre pécheur que je suis ; tel que je suis, viens à mon aide pour que, ta grâce s’alliant avec ma volonté, je puisse cheminer et progresser vers la sainteté, en produisant de beaux fruits, des fruits qui viendront de Toi, Seigneur.

Pour demeurer en Christ, comme le sarment reste demeure connecté sur la vigne, nous avons à notre disposition des trésors que Dieu a voulu nous donner : sa Parole, ses Sacrements, la prière. Comment vivre unis au Christ, comment porter des fruits, si l’on n’a pas recours aux sacrements, à l’eucharistie, à la réconciliation ? Comment vivre unis au Christ si on ne prend pas le temps de lire dans l’Écriture ce qu’Il veut nous dire ?

Il est une autre phrase de cet évangile qui mérite que nous nous y arrêtions : « Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, [le Père] le nettoie, pour qu’il en donne d’avantage. » Phrase un peu mystérieuse, mais qui peut être éclairante : nous le savons bien, pour entretenir une plante et qu’elle porte des fruits, il faut la tailler, couper les branches mortes, couper ce qui épuise le pied en pure perte… Mystérieusement, c’est aussi ce qui se passe dans nos vies. Les événements de la vie, heureux ou malheureux, peuvent être des occasions que le Seigneur peut mettre à profit pour nous “élaguer”, pour nous permettre de couper en nous ce qui nous détourne de notre mission, pour couper ce qui en nous est distraction et fuite devant nos responsabilités de chrétien. C’est ainsi que d’une épreuve peut, avec le temps, rejaillir un plus grand bien. Nos chemins de vies sont aussi appelés à être ainsi des chemins de purification intérieure pour que nous puissions recentrer nos existences sur l’essentiel : l’amour et le service de Dieu, l’amour et le service de nos frères.

C’est aussi ce que St Jean nous dit dans sa 1ère lettre : « Mes enfants, nous devons aimer : non avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité. » Car c’est bien la façon dont nous aurons vécu dans l’amour, en actes et en vérité, qui témoignera de notre vie au moment de la rencontre avec notre Père : nous ne serons pas jugés sur notre réussite professionnelle et sociale, sur notre beauté extérieure, sur notre épanouissement personnel ou sur les honneurs reçus… toutes choses pour lesquelles nous dépensons parfois tant de temps et d’argent, alors que tout cela disparaîtra avec la mort corporelle… notre vie sera évaluée à la lumière de l’amour que nous y aurons mis.

Nous passons parfois tellement de temps à amasser des trésors sur la terre qui sont voués à disparaître… n’oublions pas d’amasser des trésors d’amour qui eux durent pour l’éternité.

Amen.

David Journault †

mercredi 6 mai 2009

"Vers Dimanche"

Je vous invite à aller faire un tour à l'adresse suivante :

http://www.ndweb.org/versdimanche/index.html

C'est un service gratuit mis en place par la famille ignatienne en France (les Jésuites, les mouvements d'inspiration ignatienne...). Cela vous permet d'avoir pour chaque semaine une feuille recto-verso qui vous guide dans votre prière, à partir de l'évangile du dimanche suivant. Vous pouvez vous abonner gratuitement et chaque semaine, vous aurez la feuille dans votre boîte mail.
C'est génial et très simple.
Bonne lecture et bonne prière.

dimanche 3 mai 2009

Homélie du 3 mai - 4e dimanche de Pâques B - Journée des Vocations

Cathédrale de la Trinité – Laval – 10h30
Église ND des Cordeliers – Laval – 18h00
Messe préparée et animée par le MEJ
Dimanche 3 mai 2009
4eDimanche de Pâques – Journée des Vocations

(Textes : Ac 4,8-12 – Ps 117 – 1Jn 3,1-2 – Jn 10,11-18)

Mot d’accueil :

Ce 4e dimanche de Pâques, le Dimanche du Bon Pasteur, est la journée mondiale de prière pour les vocations au sacerdoce et à la vie consacrée. Dans le corps qu’est l’Église, dont nous sommes tous membres par notre baptême, il est des personnes qui sont appelées à une vocation particulière, en harmonie et au service de tout le corps : les prêtres, les religieux et les religieuses.

L’appel qu’adresse le Seigneur au cœur de ses enfants pour s’engager dans ces voies n’est pas moins fort ni insistant qu’autrefois… reste que nous le savons bien, les réponses sont moins nombreuses. En cette eucharistie, prions donc le Seigneur pour que des jeunes se lèvent et s’engagent, afin que les sacrements soient toujours célébrés dans l’Église. Et interrogeons-nous : l’appel aux vocations est l’affaire de chaque chrétien… Comment faisons-nous en sorte que certains de nos jeunes puissent librement répondre “oui” à l’appel particulier du Seigneur ?

Homélie :

Frères et sœurs,

Comme vous le savez peut-être, j’accompagne une équipe du mouvement des EDC (Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens). Chaque fois que nous nous rencontrons, une fois par mois environ, nous prenons le temps en début de réunion de partager autour de l’évangile du dimanche suivant. Cette semaine nous avons donc échangé autour de cet évangile d’aujourd’hui.

Une remarque qui m’a été faite par quelqu’un de l’équipe, c’est qu’il n’était pas à l’aise avec l’image du troupeau. Et en y réfléchissant, c’est vrai que moi aussi, finalement, je n’aime pas vraiment être considéré comme une brebis… C’est un peu trop mièvre et passif à mon goût. Et puis, dans un troupeau, il y a quand même un berger qui vit sur le dos de ses brebis : le berger vit de leur laine, de leur lait, et de l’abatage de leurs petits !

Mais quand le Christ utilise cette image du berger et de son troupeau, il l’utilise jusqu’à un certain point, puis il renverse complètement l’image.

« Le Seigneur est mon berger, rien ne saurait me manquer »… ce refrain du Psaume 22, que de fois nous le chantons : c’est l’un des psaumes les plus utilisés, que ce soit pour les baptêmes, les mariages ou les sépultures. Car il nous dit quelque chose d’essentiel sur notre vie chrétienne : l’amour de Dieu pour nous et notre confiance en Lui.

Oui, le Seigneur est le Bon Pasteur, celui qui marche en tête du troupeau et qui donne la direction à suivre, qui indique le chemin et protège son troupeau. Mais le Seigneur est un berger particulier : il connaît les brebis par leur nom, chacune d’elle, et ce n’est pas de ses brebis qu’il tire sa subsistance. Au contraire, c’est lui qui donne sa vie pour ses brebis : nous, les brebis du troupeau, nous nous nourrissons du Corps du Christ, du Bon Pasteur qui a donné sa vie pour nous. Il renverse l’image du berger et de son troupeau.

« J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. » Phrase énigmatique, mais qui doit nous aider à fuir tout replie sur nous-mêmes : nous ne sommes pas à nous tout seul tout le troupeau du Seigneur… son amour n’a pas de frontières.

Si nous sommes les brebis du troupeau, nous avons aussi reçu une mission le jour de notre baptême : comme disciples du Christ, nous sommes invités à prendre part, chacun selon ses charismes, au soin du troupeau, à l’annonce de l’Évangile. Nous avons tous, chacune et chacun, la responsabilité de la vie de notre communauté chrétienne… et la situation délicate des vocations ne peut pas nous laisser indifférents : non, comme je l’ai entendu parfois, la question des vocations particulières, ce n’est pas le problème de l’évêque ! Si nous pensons cela, nous sommes aveugles ! L’évêque ne peut rien faire sans l’implication active de l’Église, et particulièrement du terreau où naissent généralement les vocations, c’est-à-dire les familles chrétiennes.

Je vais vous partager un peu de mon histoire personnelle. Mon grand-père paternel s’est marié assez tard, et il avait dit à ma grand-mère : « Nous aurons trois enfants : deux pour remplacer les parents, et un pour les vocations supérieures. » C’était son langage et sa vision de l’Église, avec des vocations dites supérieures… et ils ont eu trois enfants… tous mariés ! Mais à la génération d’après, il y eu… moi !

Ce que je veux dire par là, c’est que si nous avons conscience que sans prêtre, il ne peut y avoir de sacrements, et que donc la vie chrétienne est fragilisée, alors il nous faut prendre à bras le corps cette question. Je peux vous témoigner qu’être prêtre, c’est exaltant et c’est beau, même si c’est parfois difficile. Je peux vous témoigner qu’être prêtre, c’est un chemin de bonheur possible. Alors comment nous, parents et éducateurs chrétiens, accompagnons-nous nos enfants et nos jeunes pour qu’ils ne ferment pas trop vite en eux-mêmes la porte à cette question de la vocation ? Comment éduquons-nous nos enfants : quand tu seras grand, tu seras papa ou maman… ou alors prêtre, religieux, religieuse… ?

Aujourd’hui notre diocèse compte 29 prêtres de moins de 70 ans… et nous avons 31 paroisses… Cette situation ne changera pas sans l’implication de tous dans la prière pour les vocations (la messe de chaque vendredi à 18h30 aux Cordeliers est célébrée à cette intention) et dans l’accompagnement de nos jeunes.

L'Église fait l'Eucharistie, l'Eucharistie fait l'Église. Et sans prêtre, plus d'Eucharistie.

Amen.

David Journault †

vendredi 1 mai 2009

Prier avec Ste Bernadette Soubirous


Je vous partage une prière trouvée à Lourdes il y a quelques semaines.

Bernadette, tu as longtemps cherché où le Seigneur t'appelait.
Tu as prié. Tu as écouté. Tu as fait confiance.
Tu étais sûre que le Seigneur t'éclairerait.
Tu t'es remise totalement entre les mains de Dieu.

A l'image de Marie qui t'avait prise pour confidente,
Bernadette,

inspire-moi ta confiance, ton ouverture et ta patience.

Seigneur, éclaire-moi sur ma route
et donne-moi la force de dire « oui »
quand j'entends tes appels.

Bernadette, tu désirais très fort l'Eucharistie.
Tu as tout fait pour communier, enfin, au Corps du Christ.
Tu aimais adorer le Saint-Sacrement,
pour unir ta vie à l'offrande de Jésus, le Sauveur.

A l'image de Marie, la Femme eucharistique.
Bernadette,
inspire-moi ta faim de l'Eucharistie,
elle est nourriture, présence et offrande d'amour.

Seigneur, tu nous as donné ton Fils, le Pain vivant et éternel.
Que son Eucharistie transforme ma vie
en une perpétuelle action de grâce.

Bernadette, tu as toujours aimé servir les autres.
Le 11 février, la Vierge t'est apparue
quand tu étais partie chercher du bois.
Chez les sœurs, tu as appris à soigner les malades
et les pensionnaires de l'hospice.
Plus tard, à Nevers, tu étais excellente infirmière,
animée d'une charité attentive et intelligente.

A l'image de Marie, qui a vu les besoins d'une famille, à Cana.
Bernadette,
inspire-moi ta générosité et ta foi
pour servir le Christ en ses membres souffrants.

Seigneur, tu nous as donné des frères et des sœurs à aimer.
Que mes yeux, mes bras et mon cœur soient ouverts
à tous ceux que tu mets sur ma route.

Bernadette, ta foi a grandi dans l'Église.
L'Église, ce fut ta famille, ta paroisse,
ta communauté religieuse.
Courageusement, tu es allée dire aux prêtres
d'organiser la procession et de bâtir une chapelle.
Une fois ta mission accomplie, tu es rentrée dans le silence et dans l'humilité.

A l'image de Marie, présente au jour de la Pentecôte,
et silencieuse jusqu'à son entrée dans le ciel,
Bernadette,
inspire-moi ton amour de l'Église :
que j'aie confiance en elle et que j'y apporte ma pierre.

Seigneur, tu donnes à chacun une place dans ton Église.
Fais-moi répondre à ma vocation avec la même simplicité
et la même générosité que Marie et Bernadette.

Amen!


www.lourdes-france.org

Un peu de musique ?

Musiques chrétiennes diverses : "CREDO Fraternel" (PUSH), "Amis dans le Seigneur" (MEJ), "Angélus", "Jésus, toi qui as promis", "Approchons-nous de la table"

Chants des JMJ Sydney : "Amazing Grace", "Receive The Power" (Version internationale), "You Raise Me Up", "Behold The Cross", "Ave Maria", "Ameno"

Chants de Taizé : "Venite Exultemus Domino", "El Alma Que Anda en Amor", "In Manus Tuas, Pater", "Wyslawiajcie Pana"

Mes voyages, passés et à venir...