"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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mercredi 30 septembre 2009

Homélie du 27 septembre - 26e dimanche du temps ordinaire B

Basilique Notre-Dame d’Avesnières – Laval – 9h30
Église Notre-Dame des Cordeliers – Laval – 18h00
Dimanche 27 septembre 2009
26e dimanche du temps ordinaire B


(Textes : Nb 11,25-29 – Ps 18 – Jc 5,1-6 – Mc 9,38-43.45.47-48)


Mot d’accueil :

Frères et sœurs,

L’évangile de ce dimanche nous appelle à conduire nos vies avec une grande rigueur et une grande droiture morale, pour conformer nos vies le plus étroitement possible à l’amour de Dieu.

Homélie :

Se couper une main, se couper un pied, s’arracher un œil… Voilà bien des images pour le moins marquantes… et qui nous semblent peut-être un peu extrêmes et radicales. Bien sûr, l’Église n’a jamais considéré qu’il faille prendre ces paroles du Christ au pied de la lettre. Mais en s’exprimant ainsi, Jésus veut sans doute nous dire quelque chose de la profonde radicalité que nous devons mettre dans notre lutte contre le péché.

La main, le pied, l’œil : ce sont des organes de la communication et de l’action, de la relation avec le monde extérieur. Et nous le savons bien : notre corps peut à la fois être un outils d’aide et de miséricorde, comme être utilisé pour le péché. Que faisons-nous avec nos mains : aide, soutien, expression de l’affection, de l’amitié… ou bien violence, replis, refus de l’autre ? Dans quelle direction nous emportent nos pieds : vers des lieux de paix, d’amour, de rencontre… ou bien nous permettent-ils de fuirent nos responsabilités ? Et nos yeux : nous permettent-ils de porter un regard de bienveillance, d’amitié, de douceur, de soutien… ou bien de porter un regard d’envie, de jalousie, de concupiscence, de haine ?

Nous le voyons bien, l’appel du Christ est un appel à une grande rigueur dans notre vie morale, dans la façon dont sa Parole prend corps dans nos vies. Et cela est essentiel pour nous, mais aussi pour les autres, pour ceux que le Christ appelle les “petits” : « Celui qui entraînera la chute d’un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer. »

Encore une parole radicale : Jésus nous rend attentif aux effets que nos attitudes peuvent avoir sur autrui. Nous qui sommes chrétiens, nous qui essayons d’être fidèles au Christ, nous sommes appelés à avoir une vie digne du Christ. Car plus que nos paroles, c’est la façon dont nous vivons qui dit aux autres ce que c’est qu’être chrétien. Et si nous avons une vie et des attitudes trop éloignés de l’Évangile, alors nous risquons de provoquer la chute des autres, c’est-à-dire de les amener à douter de la foi chrétienne et même de Dieu. Combien de personnes s’écartent de l’Église parce qu’elles ont été choquées ou blessées par telle ou telle parole, tel ou tel acte, d’un chrétien ou d’un prêtre ? C’est aussi ce que dénonce Saint Jacques dans sa lettre : quand l’argent devient le maître, avec son cortège d’injustices, au point de tout soumettre, y compris les autres, à sa soif de jouissance et de possession, alors on prend le chemin qui éloigne de Dieu.

Soyons attentifs à ce que le Seigneur veut nous dire, soyons attentifs à l’action de l’Esprit Saint. Il peut s’adresser à nous et Il peut agir parfois par des moyens détournés. C’est ce qui étonne Jean au début de l’évangile de ce jour : il y a quelqu’un qui agit au nom de Jésus et qui n’est pas du groupe des Douze… La réponse de Jésus est simple : « Ne l’empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; celui qui n’est pas contre nous est pour nous. » C’est une leçon pour les disciples et pour nous : nous n’avons pas à mettre de frontière à l’action de l’Esprit Saint. Et cette parole de Jésus est également un bon critère de discernement. Si quelqu’un se réclame du Christ ou de l’Esprit Saint, il ne peut dans le même temps mal parler du Christ. Par exemple, il ne peut vouloir ajouter quoi que ce soit aux Écritures…

Demandons au Seigneur la force de son Esprit pour que nous puissions avancer dans nos vies avec ouverture et rigueur.

Amen.

David Journault †

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