"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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dimanche 26 avril 2009

Homélie du 26 avril - Troisième dimanche de Pâques B

Basilique ND d’Avesnières – Laval – 10h00
Dimanche 19 avril 2009
3e Dimanche de Pâques B
Présence des enfants du KT

(Textes : Ac 3,13-15.17-19 – Ps 4 – 1Jn 2,1-5 – Lc 24,35-48)

Mot d’accueil :

Le cœur tout brûlant, les disciples sont revenus vers leurs frères… Ils transmettent la nouvelle ! Voilà que le Christ est présent de nouveau.

Était-il vraiment « parti » ? Non ! Le Ressuscité a soulevé le voile de leurs cœurs ! Il est entré pour toujours ! Présence, paix, envoi : il nous travaille et nous transforme. Alléluia !

Bienvenue à vous tous en cette célébration, et particulièrement aux enfants. Certains parmi vous se préparent à la 1ère des communions, et ils feront aujourd’hui une étape supplémentaire vers ce magnifique sacrement.

Homélie :

Frères et sœurs,

Vous vous souvenez peut-être de l’état d’esprit des disciples le juste après la mort de Jésus : ils ont peur et ils se cachent… et on se demande comment ces peureux pourraient devenir des témoins, pourraient annoncer Jésus Christ. Mais ce qui est sûr, c’est qu’ils l’ont fait, puisque nous sommes là aujourd’hui, nous les chrétiens du XXIe siècle !

Car entre les moments de peur et de crainte et maintenant, il y a eu pour les disciples la rencontre du Christ ressuscité et le don de l’Esprit Saint. Dans la première lecture, nous voyons le courage et la force avec lesquels Pierre s’adresse à la foule, dans son premier discours comme chef de l’Église. Ce courage, il l’a trouvé dans les rencontres avec Jésus ressuscité, dont l’une nous est racontée dans l’évangile d’aujourd’hui.

Les disciples sont ensemble, ceux qui étaient à Emmaüs et on rencontré Jésus ressuscité sur le chemin sont venus tout leur raconter, et tout à coup, Jésus lui-même est là. Et pas comme un esprit : il est là avec un corps solide ! Son corps garde les traces de la Passion, les traces de la flagellation, de la couronne d’épines, des clous et du coup de lance, et Jésus mange même avec eux ! Cela est un peu étrange pour nous, et nous avons sans doute du mal à nous représenter ce corps solide, physique, et qui en même temps peut apparaître et disparaître. Et ce n’est pas de la science fiction, de l’invention : c’est un élément fondamental de notre foi, car si le Christ n’est pas ressuscité, notre foi n’a aucun sens.

Jésus est ressuscité avec un corps, et il se donne à nous dans une forme aussi corporelle, physique, dans le pain de l’eucharistie. D’ailleurs, c’est aussi avec notre corps que nous prions, pas seulement avec notre esprit ou notre bouche. La liturgie de la messe est toute habitée de geste et de signes. Regardons quelques-uns de ces gestes, faits par tous ou par le prêtre, dans l’ordre de la célébration :

· Vénération de l’autel : au début de la messe, le prêtre s’incline profondément devant l’autel et l’embrasse… c’est que l’autel n’est pas une simple table ; il représente le Christ. Il a été consacré, marqué par des onctions de Saint Chrême, comme nous tous au jour de notre baptême. S’incliner quand on passe devant l’autel est un signe de respect envers le Christ que nous pouvons tous faire.

· Signe de la croix : tracer sur soi-même un grand signe de croix, du front au nombril et de l’épaule gauche à l’épaule droite, c’est comme s’habiller tout entier avec la croix de Jésus, c’est comme marquer tout notre corps de cette croix, pour montrer que nous sommes ses amis, nous qui portons le nom de chrétien.

· Se frapper la poitrine (Je confesse à Dieu) : c’est un signe de pénitence et de regret, pour dire au Seigneur que nous regrettons d’avoir fait le mal.

· Les mains écartées pour prier : c’est un geste qui a plusieurs sens. Ouvrir les bras et les mains, c’est vouloir accueillir tout ce que Dieu veut bien nous donner, et en même temps, ce n’est pas garder cela pour soi, c’est vouloir tout partager avec les autres.

· Signe de la croix sur l’évangéliaire, le front, la bouche et le cœur : avant la lecture de l’Évangile, le prêtre ou le diacre fait un signe de croix au début du passage qu’il va lire, puis sur son front, ses lèvres et son cœur. Nous sommes tous invités à nous signer sur le front, les lèvres et le cœur, manière de signifier que nous demandons à Dieu que sa Parole pénètre dans notre esprit, notre intelligence, pour que nous puissions la comprendre, que nous puissions nous-aussi la proclamer, en être les témoins, et qu’elle habite notre cœur, c’est-à-dire que nous puissions vivre en accord avec elle.

· Lavabo : « Lave-moi de mes fautes, Seigneur, purifie-moi de mon péché. »

· Génuflexion : c’est un geste d’adoration, de vénération, pour manifester extérieurement l’immense amour et l’immense respect que nous avons pour le Christ qui se donne à nous dans l’eucharistie. La génuflexion, elle ne se fait que devant le Saint Sacrement.

Tous ses gestes de notre liturgie font partie de notre patrimoine chrétien. Que nous sachions les faire avec toute notre foi.

Amen.

David Journault †

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