"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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vendredi 27 février 2009

Frère Roger... le sens d'une vie, le sens d'une mort...


J'ai trouvé sur le site internet de la communauté de Taizé cette réflexion de frère François, un des premiers frères, sur frère Roger. Elle date du mois d'août 2006, un an après l'assassinat de frère Roger. Je l'ai trouvée très éclairante et belle. Je la reproduit in extenso ci-dessous :

Dans beaucoup de messages que nous avons reçus l’an dernier, la mort de frère Roger a été comparée à celle de Martin Luther King, de Mgr Romero ou de Gandhi. Toutefois, on ne peut pas nier qu’il y ait aussi une différence. Car ceux-là se trouvaient dans un combat d’origine politique, idéologique, et ont été assassinés par des adversaires qui ne pouvaient pas supporter leur opinion et leur influence.

Certains diront qu’il est vain de chercher une explication à l’assassinat de frère Roger. Le mal déjoue toujours toute explication. Un juste de l’Ancien Testament disait qu’on le haïssait « sans raison », et saint Jean a mis cette même affirmation dans la bouche de Jésus : « Ils m’ont haï sans cause. »

Cependant, en côtoyant frère Roger, un aspect de sa personnalité m’a toujours frappé, et je me demande si cela n’explique pas pourquoi il a été visé. Frère Roger était un innocent. Non pas qu’il n’y aurait pas eu de fautes en lui. Mais l’innocent est quelqu’un pour qui les choses ont une évidence et une immédiateté qu’elles n’ont pas pour les autres. Pour l’innocent, la vérité est évidente. Elle ne dépend pas de raisonnements. Il la « voit » pour ainsi dire, et il a de la peine à se rendre compte que d’autres ont une approche plus laborieuse. Ce qu’il dit est pour lui simple et clair, et il s’étonne que d’autres ne le ressentent pas ainsi. On comprend aisément qu’il se trouve souvent désarmé ou se sent vulnérable. Pourtant, son innocence n’a en général rien de naïf. Pour lui, le réel n’a pas la même opacité que pour les autres. Il « voit à travers ».

Je prends l’exemple de l’unité des chrétiens. Pour frère Roger, il était évident que si cette unité était voulue par le Christ, elle devait pouvoir être vécue sans tarder. Les arguments qu’on lui opposait devaient lui paraître artificiels. Pour lui, l’unité des chrétiens était avant tout une question de réconciliation. Et dans le fond il avait raison, car, nous autres, nous nous demandons beaucoup trop peu si nous sommes prêts à payer le prix de cette unité. Une réconciliation qui ne nous touche pas dans notre chair mérite-t-elle encore son nom ?

On disait de lui qu’il n’avait pas de pensée théologique. Mais ne voyait-il pas beaucoup plus clair que ceux qui disaient cela ? Depuis des siècles, les chrétiens ont eu besoin de justifier leurs divisions. Ils ont artificiellement agrandi les oppositions. Sans s’en rendre compte, ils sont entrés dans un processus de rivalité et l’évidence de ce phénomène leur a échappé. Ils n’ont pas « vu à travers ». L’unité leur paraissait impossible.

Frère Roger était un homme réaliste. Il tenait compte de ce qui demeure irréalisable, surtout du point de vue institutionnel. Mais il ne pouvait pas s’arrêter la. Cette innocence lui donnait une force persuasive très particulière, une sorte de douceur qui jamais ne s’avouait vaincue. Jusqu’au bout, il a vu l’unité des chrétiens comme une question de réconciliation. Or la réconciliation est une démarche que chaque chrétien peut faire. Si tous la faisaient effectivement, l’unité serait toute proche.

Il y avait un autre domaine où cette approche de frère Roger était sensible et où l’on voyait peut-être encore mieux sa personnalité avec ce qu’elle avait de radical : tout ce qui pouvait jeter un doute sur l’amour de Dieu lui était insupportable. Ici, on touche à cette compréhension très immédiate des choses de Dieu. Ce n’était pas qu’il refusait de réfléchir, mais il ressentait très fortement en lui-même qu’un certain langage qui se veut juste – par exemple sur l’amour de Dieu – obscurcit en réalité ce que des gens non avertis attendent de cet amour.

Si frère Roger a beaucoup insisté sur la bonté profonde de l’être humain, c’est à voir dans la même lumière. Il ne se faisait pas d’illusion sur le mal. Il était plutôt vulnérable de nature. Mais il avait la certitude que si Dieu aime et pardonne, il refuse de revenir sur le mal. Tout vrai pardon éveille le fond du cœur humain, ce fond qui est fait pour la bonté.

Paul Ricœur a été frappé par cet accent sur la bonté. Il nous a dit un jour à Taizé qu’il voyait là le sens de la religion : « Libérer le fond de bonté des hommes, aller le chercher là où il est complètement enfoui. » Dans le passé, une certaine prédication chrétienne est sans cesse revenue sur la nature humaine foncièrement mauvaise. Elle le faisait pour garantir la pure gratuité du pardon. Mais elle a éloigné beaucoup de gens de la foi ; même s’ils entendaient parler de l’amour, ils avaient l’impression que cet amour gardait des réserves et que le pardon annoncé n’était pas total.

Le plus précieux de l’héritage de frère Roger se trouve peut-être là : ce sens de l’amour et du pardon, deux réalités qui avaient pour lui une évidence et qu’il saisissait avec une immédiateté qui nous échappait souvent. Dans ce domaine, il était vraiment l’innocent, toujours simple, désarmé, lisant dans le cœur des autres, capable d’une extrême confiance. Son très beau regard traduisait cela. S’il se sentait si bien avec les enfants, c’est que ceux-ci vivent les choses avec la même immédiateté ; ils ne peuvent se protéger et ils ne peuvent croire ce qui est compliqué ; leur cœur va droit à ce qui les touche.

Le doute n’était jamais absent chez frère Roger. C’est pour cela qu’il aimait les paroles : « Ne laisse pas mes ténèbres me parler ! » Car les ténèbres, c’étaient les insinuations du doute. Mais ce doute n’entamait pas l’évidence avec laquelle il ressentait l’amour de Dieu. Peut-être même ce doute réclamait-il un langage qui ne laisse subsister aucune ambiguïté. L’évidence dont je parle ne se situait pas au niveau intellectuel, mais plus profondément, au niveau du cœur. Et comme tout ce qui ne peut pas être protégé par des raisonnements forts ou des certitudes bien bâties, cette évidence était nécessairement fragile.

Dans les Évangiles, la simplicité de Jésus dérange. Certains auditeurs se sont sentis mis en question. C’était comme si les pensées de leur cœur étaient dévoilées. Le langage clair de Jésus et sa façon de lire dans les cœurs constituaient pour eux une menace. Un homme qui ne se laisse pas enfermer dans les conflits, apparaît dangereux à certains. Cet homme fascine, mais la fascination peut facilement devenir hostilité.

Frère Roger a sûrement fasciné par son innocence, sa perception immédiate, son regard. Et je pense qu’il a vu dans les yeux de certains que la fascination pouvait se transformer en méfiance ou en agressivité. Pour quelqu’un qui porte en soi des conflits insolubles, cette innocence a dû devenir insupportable. Alors il ne suffisait pas d’insulter cette innocence. Il fallait l’éliminer. Le docteur Bernard de Senarclens a écrit : « Si la lumière est trop vive, et je pense que ce qui émanait de frère Roger pouvait éblouir, cela n’est pas toujours facile à supporter. Alors ne reste que la solution d’éteindre cette source lumineuse en la supprimant. »

J’ai voulu écrire cette réflexion, car elle permet de faire ressortir un aspect de l’unité de la vie de frère Roger. Sa mort a mystérieusement mis un sceau sur ce qu’il a toujours été. Car il n’a pas été tué pour une cause qu’il défendait. Il a été tué à cause de ce qu’il était.

Frère François, de Taizé

lundi 16 février 2009

Homélie du 15 février - 6e dimanche du temps ordinaire B

Cathédrale de la Trinité – Laval – 10h30
Église ND des Cordeliers – Laval – 18h00
Dimanche 15 février 2009
6e dimanche du temps ordinaire B

(Textes : Lv 13,1-2.45-46 – Ps 101 – 1Co 10,31-11,1 – Mc 1,40-45)

Mot d’accueil :

« Faites tout pour la gloire de Dieu », voilà ce à quoi nous invite St Paul dans la deuxième lecture d’aujourd’hui. Nous qui venons nous ressourcer, reprendre des forces en puisant à la Table de la Parole et à la Table de l’Eucharistie, que toute notre vie soit louange pour le Seigneur.

Homélie :

Frères et sœurs,

La rencontre de Jésus avec le lépreux est quelque chose d’inattendu, qui n’aurait jamais dû se faire. En effet, la lecture du Livre des Lévites nous a bien expliqué que les lépreux ne devaient pas entrer en contact avec les autres. Ces prescriptions sont liées à la fois à la nécessité de protéger la population d’une maladie extrêmement contagieuse et qu’on ne savait pas guérir, et à la fois à cette compréhension qu’avait les Juifs de l’époque que la maladie extérieure était le miroir d’une impureté intérieure.

En brisant cette frontière entre le pur et l’impur, le lépreux et le Christ nous montre que personne n’est exclu devant Dieu : l’amour de Dieu est pour tout homme, et personne n’a à se cacher devant la grâce de Dieu qui passe. L’amour de Dieu rend libre celles et ceux qui entrent en communion avec lui.

C’est aussi ce que St Paul veut nous dire dans le passage de la 1ère épître aux Corinthiens que nous lisons aujourd’hui. « Frères, tout ce que vous faites : manger, boire, ou n’importe quoi d’autre, faites-le pour la gloire de Dieu. » Je sais bien ce que cela peut avoir de paradoxal de parler de liberté, et en même temps de redire avec St Paul que ce sont toutes nos actions qui sont appelées à être pour la gloire de Dieu.

Peut-être faudrait-il d’abord nous entendre sur ce que c’est que la liberté chrétienne ? Nous en parlons souvent avec les couples qui se préparent au mariage, car la liberté est, avec la fidélité, l’indissolubilité et la fécondité, l’un des quatre piliers du mariage chrétien. Nous leur disons ceci : “la liberté de l’homme, c’est de savoir ce qui est bien et de décider de le mettre en œuvre, c’est à ce moment-là qu’il s’engage”. Oui, la liberté authentique, ce n’est pas la liberté infantile ou adolescente qui dit : je fais ce que je veux quand je veux. La liberté authentique, c’est la liberté de mener sa vie dans le sens du bien, du bon, du vrai.

Car si Dieu nous a fait don de la liberté, c’est pour que nous l’utilisions à bon escient. Bien sûr, nous pouvons utiliser cette liberté pour faire le mal, mais alors, nous perdons notre liberté. Moi qui suis créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, je suis parfaitement moi-même et parfaitement libre quand je vis conformément à ma nature profonde, qui est d’être quelqu’un qui aime et fait le bien. Quand je tombe dans le péché, j’abîme en moi-même l’image de Dieu, et j’en suis défiguré : je deviens esclave du péché et du mal, et ma liberté est alors à reconquérir, avec l’aide de la grâce de Dieu.

Dans deux autres passages de cette 1ère lettre aux Corinthiens, Paul écrit : « Tout est permis, mais tout ne convient pas. » (1Co 6,12 ; 10,23). Pour lui qui est tellement imprégné de la culture et de la religion juive, qui croyait jusque là que pour être juste et pour être sauvé, il fallait parfaitement se tenir aux 613 commandements énumérés par les docteurs de la Loi, la rencontre du Christ ressuscité est une révolution. Ce n’est plus le respect scrupuleux de règles qui importe, mais l’esprit dans lequel nous vivons, esprit d’amour qui nous appelle à avoir une existence concrète fidèle au Seigneur.

Ici je citerai un passage de St Augustin, que le P. Perdrix a mis dans son éditorial du nouveau numéro de notre bulletin paroissial : « Aime et fait ce que tu veux. Si tu te tais, tais-toi par amour, si tu parles, parle par amour, si tu corriges, corrige par amour, si tu pardonnes, pardonne par amour. Aie au fond du cœur la racine de l’amour : de cette racine rien ne peut sortir de mauvais. »

Et St Paul nous donne des éléments de discernement pour nous aider à vivre dans cette liberté de l’amour. Il faut que nos actions ne soient un obstacle pour personne… c’est-à-dire que nous devons nous comporter de manière à ne pas choquer. Si nous sommes chrétiens, si nous sommes vus comme chrétiens, que notre façon de vivre soit au contraire un témoignage de ce que c’est qu’être chrétien, et de ce que cela fait concrètement dans ma vie d’être aimé de Dieu.

Le Christ est venu dans le monde pour nous apporter la délivrance du péché. Pour nous rendre libres, il est mort sur la croix. Que nous ne soyons pas des ingrats, et que la façon dont nous exerçons notre liberté soit une action de grâce pour le Seigneur.

Amen.

David Journault †

jeudi 5 février 2009

Note de la Secrétairerie d'État du Vatican (4 février 2009)

Si les choses n'étaient pas assez claires, avec cette note que la Secrétairerie d'État du Vatican a publiée hier, je crois que maintenant il n'y a plus de doute possible ! On va pouvoir se calmer et reprendre le travail important : témoigner du Christ et proposer la foi dans la société actuelle !


"A la suite des réactions qui ont suivi le récent décret de la Congrégation pour les évêques levant l'excommunication des quatre évêques de la Fraternité St.Pie X et les déclarations négationnistes ou réductionnistes de Mgr.Williamson à propos de la Shoah, il est apparu nécessaire de préciser certains points:

1. La levée de l'excommunication. 
Comme cela a déjà été expliqué, le décret du 21 janvier constitue un geste de bonne volonté du Saint-Père répondant aux sollicitations présentées plusieurs fois par le Supérieur général de la Fraternité. Le Pape a ainsi voulu éliminer l'obstacle qui empêchait l'ouverture du dialogue. On attend désormais qu'une disponibilité semblable soit exprimée par les quatre évêques, en adhésion totale à la discipline de l'Eglise.

  La grave sanction de l'excommunication Latae Sententiae encourue par ces prêtres le 30 juin 1988, confirmée formellement le 1 juillet suivant, découlait de leur ordination épiscopale illégitime de la part de Mgr.Lefebvre. Si la levée de la sanction les libère d'une sanction canonique, cela ne change rien à la situation juridique de la Fraternité St.Pie X qui ne jouit d'aucune reconnaissance canonique au sein de l'Eglise catholique. Quoique libérés de l'excommunication, ces quatre évêques n'exercent pas de fonctions canoniques dans l'Eglise et leur ministère est illicite.

2. Tradition, doctrine et concile. 
La condition indispensable à une reconnaissance de la Fraternité est l'adhésion au concile Vatican II, ainsi qu'au magistère de Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul I, Jean-Paul II et Benoît XVI. Comme le précise le décret du 21 janvier, le Saint-Siège ne manquera pas, selon les modalités retenues opportunes, d'approfondir avec les intéressés les questions demeurant ouvertes, de manière à trouver une solution complète et satisfaisante des raisons d'une fracture aussi douloureuse.

3. Déclarations à propos de la Shoah. 
Parfaitement inacceptables, les positions de Mgr.Williamson à ce sujet sont fermement rejetées par le Saint-Père, comme il l'a lui-même souligné le 28 janvier dernier. En l'occasion, le Pape a évoqué nos frères destinataires de la Première Alliance, déclarant que le souvenir de ce monstrueux génocide devait pousser l'humanité à réfléchir sur l'incroyable puissance du mal lorsqu'il a conquis le coeur de l'homme. La mémoire de la Shoah, avait ajouté le Pape, doit être pour tous un avertissement contre l'oubli, le négationnisme ou le réductionnisme, car la violence contre un seul homme signifie la violence contre tous les hommes.

  Dans la perspective d'une admission à des fonctions épiscopales dans l'Eglise, Mgr.Williamson devra également revenir publiquement et sans équivoque sur des propos que le Saint-Père ignorait au moment de la levée de son excommunication.

  Le Pape demande que tous les fidèles s'unissent à ses prières afin que le Seigneur éclaire le cheminement de l'Eglise. Puisse l'implication des pasteurs et des laïcs se renforcer dans le soutien à la délicate mais imprescriptible mission du Successeur de Pierre, gardien de l'unité au sein de l'Eglise."

lundi 2 février 2009

Homélie du 2 février - Présentation du Seigneur au Temple (Chandeleur)

Église ND des Cordeliers – Laval – 18h15
Lundi 2 février 2009
Fête de la Présentation du Seigneur au Temple

(Textes : Ml 3,1-4 – Ps 23 – Lc 2,22-40)

Mot d’accueil avant la bénédiction des cierges : Cf. Missel

Homélie :

Jésus, Marie, Joseph, Syméon, Anne… et le Temple… voilà les protagonistes de cette fête que nous célébrons aujourd’hui.

Marie et Joseph sont fidèles à la loi de Moïse et viennent, au jour fixé, accomplir les rites prévues dans le cas d’une naissance. Jésus, le Fils de Dieu, l’auteur de la loi, entre pour la première fois dans le Temple pour se soumettre à la loi… cette loi dont il montre déjà qu’il n’est pas venu l’abolir, mais l’accomplir.

Avec ce passage au Temple, le temps de la Nativité se termine, et pour Marie et Joseph, le temps de la vie ordinaire va reprendre : ils vont devoir reprendre leur vie avec entre leurs bras ce trésor entre tous les trésors, cet enfant, Fils de Dieu.

La Ste Famille se trouve alors en contact avec Syméon et Anne, deux personnes âgées, qui pendant toute leur vie ont mené une vie de prière et d’adoration…

Syméon avait au cœur cette promesse de Dieu et il attendait patiemment l’accomplissement de la promesse : son âme tendue vers le Seigneur n’a aucun doute quand il se trouve en présence de l’Enfant de la promesse. Il est tellement proche du Seigneur que rien en lui ne fait obstacle au souffle de l’Esprit, et avec l’enfant dans ses bras, monte du fond de son cœur cette humble prière, ce cantique de Syméon que toute l’Église redit chaque soir à la prière des complies.

Quand à Anne, elle a consacré toute sa vie à Dieu, dans le jeûne et la prière, et elle aussi, elle est rendu capable de discerner la présence du Très-Haut dans ce petit enfant. Et elle accomplit pleinement sa vocation prophétique en annonçant autour d’elle ce qu’elle a vu et compris.

Syméon et Anne, ces guetteurs humbles et fidèles, qui ont pu contempler l’Enfant Dieu. Que leur simplicité et leur fidélité nous inspirent, pour que nous soyons nous aussi d’infatigables guetteurs et d’infatigable témoins.

Amen.

David Journault †

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