"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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dimanche 25 janvier 2009

Homélie du 25 janvier - Fête de la Conversion de Saint Paul

Note : normalement, quand cette fête tombe un dimanche, on célèbre le dimanche. Mais cette année, qui est "L'Année St Paul", il a été accordé par Rome que l'on puisse célébrer la fête de la Conversion de Saint Paul.

Cathédrale de la Trinité – Laval – 10h30
Église ND des Cordeliers – Laval – 18h00
Dimanche 25 janvier 2009
Fête de la Conversion de Saint Paul

(Textes : Ac 22,3-16 – Ps 116(117) – 1Co 7,29-31 – Mc 16,15-18)

Mot d’accueil :

Frères et sœur,

Aujourd’hui, au cœur de « L’Année Saint Paul » voulue par le Saint-Père, nous célébrons cet événement fondateur pour l’Apôtre des Gentils comme pour l’Église : la Conversion de saint Paul. Sur le chemin de Damas, Paul a fait une rencontre qui a bouleversé sa vie : il a rencontré le Christ.

Prions en rendant grâce pour l’action missionnaire de Saint Paul, et en ayant au cœur le désir sincère de nous laisser, nous aussi, transformés profondément par la rencontre du Christ.

Homélie :

« Allez dans le monde entier » (Mc 16,15)… La mission naît de cet appel du Christ, elle naît de la foi et de l’amour. Il n’est pas question de chercher à se faire des disciples : l’attitude du chrétien missionnaire prend sa source dans son expérience personnelle. Le missionnaire veut communiquer à tous son expérience de salut et de joie, il veut partager sa joie de croire en Jésus Christ. Il a fait l’expérience de l’amour de Dieu pour lui-même, et ce trésor il ne peut le garder pour lui, il veut le partager à toute l’humanité. Ainsi, l’attitude missionnaire, elle se nourrie de la vie intérieure, de la relation intime entre le croyant et Dieu, en Église.

Cette Conversion de saint Paul que nous fêtons aujourd’hui, elle est ce temps béni où le Seigneur fait irruption dans la vie de Paul. Ce dernier est fier de son héritage spirituel et de sa foi, il a bénéficié des enseignements d’un grand maître, mais il n’arrive pas, jusqu’à ce jour, à comprendre que Jésus est venu accomplir la loi et récapituler tout l’enseignement des prophètes.

En découvrant le Christ, saint Paul se découvre aussi lui-même… il voit la fragilité de sa vie d’avant. Le Christ se révèle à lui, et il est complètement retourné par cette rencontre. C’est toute sa vie qui va s’en trouver changée.

Mais pour aller de l’avant, Paul a besoin de ses aînés dans la foi, il a besoin de l’Église, de la communauté des croyants, en la personne d’Ananie. Ananie est en quelque sorte le catéchiste de Paul : il lui permet de relire et de comprendre l’expérience spirituelle forte qu’il a faite. Sans lui, il serait resté dans le flou, dans l’obscurité : l’expérience de la rencontre du Christ aurait eu du mal à toucher son intelligence, et il aurait couru le risque d’en rester au niveau de la sensibilité, du ressenti, du sentiment…

Chercher à ressentir quelque chose dans la prière, chercher les grâces sensibles, chercher à se sentir bien… il n’y a rien de mal à ça ; mais c’est faire fausse route que d’en rester là. S’il arrive que le Seigneur donne à tel ou tel une grâce particulière dans la prière, comme on le voit dans la vie de certains saints, ces saints ne seraient jamais devenus saints s’ils en étaient restés là. Saint Paul ne serait pas devenu ce pilier de l’Église s’il s’était contenté de continuer à rechercher dans la prière à ressentir ce qu’il avait ressenti lors de la rencontre du Christ.

Aidé par l’Église, en la personne d’Ananie, et plus tard dans la personne des Apôtres, Paul prend conscience du chemin que Dieu l’invite à parcourir. De son expérience personnelle, Paul tire un trésor qu’il ne peut pas garder pour lui : il devient missionnaire.

S’il y a une crise aujourd’hui dans l’Église, c’est peut-être une crise de l’esprit missionnaire. Cet esprit missionnaire, il se nourrit de notre vie spirituelle, de notre vie de prière et d’adoration, de notre volonté d’appuyer notre foi sur l’exercice de notre intelligence…

Si l’Église cesse d’être missionnaire, elle cesse pour de bon d’être l’Église, d’être le Corps du Christ : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. » Le danger où nous sommes, c’est celui du replie sur nous-mêmes… et c’est un cercle vicieux : si nous nous replions sur nous-mêmes, nous ne sommes plus missionnaires. Et si nous ne sommes plus missionnaires, nous faisons obstacle à l’action de Dieu dans notre monde. La mission, elle est de toujours à toujours, au loin comme ici. La mission, elle ne cessera qu’avec le retour du Christ à la fin des temps. En attendant, nous sommes toutes et tous des ouvriers appelés à travailler dans la vigne du Seigneur. Notre baptême est notre contrat d’embauche : et c’est un beau contrat à durée indéterminée…

N’ayons pas peur et, comme saint Paul, soyons des missionnaires joyeux et audacieux de l’Évangile.

Amen.

David Journault †

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