"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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dimanche 18 janvier 2009

Homélie du 18 janvier - 2e dimanche du temps ordinaire B

Basilique ND d’Avesnières – Laval – 10h00 Dimanche 18 janvier 2009 2e dimanche du temps ordinaire B
(Textes : 1Sm 3,3b-10.19 – Ps 39 – 1Co 6,13b-15a.17-20 – Jn 1,35-42)

Mot d’accueil :

« Que cherchez-vous ? » Aujourd’hui comme hier, Jésus nous interroge… Est-ce que nos aspirations profondes sont bien orientées vers le Christ ?

Aujourd’hui est la journée mondiale du migrant et du réfugié, ainsi que l’ouverture de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Laissons-nous interpeller pour marcher dans l’unité et l’amour à la suite du Christ.

Homélie :
Les uns comme les autres, quand nous nous retournons sur notre chemin de vie et de foi, nous retrouvons des visages de personnes qui nous ont aidés à entrer en contact, en relation avec Dieu : les parents, les grands-parents, les catéchistes, les prêtres,… tel ou tel témoin rencontré sur ma route…

Si nous regardons le jeune Samuel, c’est un peu la même chose… Sa rencontre avec le Seigneur est comme le modèle de toute rencontre avec Dieu. Samuel est un enfant qui vit dans le Temple et qui est au service du prêtre Éli. Pendant son sommeil, la voix du Seigneur se fait entendre et Samuel ne comprends pas : il pense que c’est Éli qui l’appelle. L’appel de Dieu lui est adressé, à lui, Samuel, mais sans l’aide d’Éli, il passerait à côté ! C’est la sagesse d’Éli qui permet à Samuel de réaliser que la voix qu’il entend, que l’appel qu’il ressent, c’est bien du Seigneur qu’ils viennent. En suivant les conseils d’Éli, Samuel peut entrer en relation avec Dieu et prendre véritablement le chemin de cette vocation, répondre à l’appel qu’il a entendu. Et quel succès ! « Samuel grandit. Le Seigneur était avec lui, et aucune de ses paroles ne demeura sans effet. »

Pour les disciples dont nous parle l’évangile, c’est la même chose. C’est deux hommes, dont l’un est André, sont disciples de Jean-Baptiste. Ils ont décidé de se mettre à l’école de ce maître un peu étrange, vêtu de peaux de bêtes et se nourrissant de sauterelles et de miel sauvage, ce maître à la parole énergique et sans concession, qui dénonce les injustices, et appel à la conversion de vie.

Le jour vient où Jean-Baptiste se rend compte que sa mission touche à sa fin, et il ouvre alors un nouveau chemin pour ses propres disciples. Arrêtons-nous quelques instants sur l’attitude de Jean-Baptiste. Quand nous avons assumé une responsabilité, et qu’au bout de plusieurs années, nous décidons de passer la main, il nous arrive parfois d’avoir une attitude ambiguë, quand notre successeur réussi aussi bien, ou même mieux que nous : à la fois nous sommes heureux pour la pérennité de l’association, du club sportif,… et en même temps, notre amour propre regrette un peu que nous ne soyons plus indispensable. Et quand la succession est difficile, et que notre successeur a des difficultés, que les choses vont mal… au fond de nous il peut y avoir une petite voix perverse qui murmure : « Tu vois, il n’y arrive pas, c’est que tu étais bien meilleur, c’est que tu étais vraiment indispensable… après moi, rien ne fonctionne plus… » et nous en sommes presque heureux…

Cette voix du mal et de l’orgueil qui se fait parfois entendre en nous, elle n’avait aucune prise sur Jean-Baptiste : au contraire, il se fait l’intermédiaire, comme Éli, entre ses disciples et le Christ. Consciemment, il écarte de lui ses propres disciples pour accomplir, en toute humilité et esprit de service, la mission reçue de Dieu.

Oui, Jean-Baptiste confie ses disciples à Jésus, et le Maître les interroge : « Que cherchez-vous ? » ; et il les invite : « Venez, et vous verrez. » C’est notre désir de suivre le Christ qui peut nous ouvrir le chemin du Royaume. Le Christ ne peut pas transformer nos vies si nous ne mettons pas nos cœurs en situation d’ouverture, si nous ne souhaitons pas être ses disciples.

St Ignace, ce maître en vie spirituelle, conseillait de commencer la prière personnelle par exprimer à Dieu notre désir. Par exemple, « Seigneur, donne-moi la grâce de la persévérance, donne-moi la grâce de la fidélité dans la prière, donne-moi la grâce de toujours voir le bien dans les autres… » Mais cela est à faire en toute humilité de cœur : « Seigneur, voilà ce que je souhaite, alors si tu le veux, tu peux m’exaucer… mais non pas ce que je veux… Que ta volonté soit faite… » À la suite de celles et ceux qui nous ont montré le Christ, à la suite de tous les “Jean-Baptiste” de nos vies, prenons le chemin de l’amour, à la suite du Christ.

Amen.

David Journault †

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