"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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dimanche 18 janvier 2009

17 janvier : Anniversaire de l'apparition de la Vierge Marie à Pontmain


17 janvier 1871 La Vierge Marie apparaît aux enfants de Pontmain et leur transmet ce message :
« Mais priez mes enfants
Dieu vous exaucera en peu de temps.
Mon Fils se laisse toucher. »


L’apparition de la Vierge Marie à Pontmain

Un soir — celui du 17 janvier 1871 — mettant le nez dehors, Eugène aperçut une belle Dame; puis ce fut le tour de Joseph et des autres voyants. Progressivement les habitants du village se rejoignent devant la grange tandis que les enfants contemplent Marie.


Les circonstances


C'était en plein hiver, c'était en pleine guerre. Les troupes de Guillaume Ier, roi de Prusse, ne cessent de l'emporter sur celles de Napoléon III; le 19 septembre 1870, elles ont commencé le siège de Paris; le 12 janvier 1871, elles sont entrées au Mans; progressant vers l'ouest, elles sont aussi entrées en Mayenne.

Le 17 janvier, une pointe avancée prussienne arrive aux portes de Laval. Parmi les soldats français règnent le désordre et la panique. Dans les campagnes, les paysans cachent ce qu'ils ont : argent, linge et nourriture. Aux misères de la guerre s'ajoute une épidémie de fièvre typhoïde et de variole.

Pontmain est touché. Sur une population d'environ cinq cents habitants, la paroisse a vu partir trente-huit jeunes appelés sous les drapeaux. On était sans nouvelles. Tout allait mal. Les paroissiens disaient: « On a beau prier, le bon Dieu ne nous écoute pas. » Le dimanche 15 janvier, après les vêpres, le curé avait entonné comme de coutume le cantique de Saint-Brieuc:

Mère de l'espérance
Dont le nom est si doux
Protégez notre France,
Priez, priez pour nous.
Il s'était retrouvé seul à chanter. Se retournant, il exhorta ses paroissiens. Alors ils chantèrent mais en pleurant.

Ce mardi 17 janvier, on demeurait dans l'inquiétude, la désolation. Il fait froid. La neige couvre le sol et les toits. Le ciel est pur quand vient la nuit toute constellée.

Les faits

Vers six heures, Jeanne Destais, « l'ensevelisseuse », entre dans la grange pour raconter ce qu'elle a appris au sujet des soldats dont fait partie Auguste Friteau, le demi-frère d'Eugène et Joseph Barbedette. A ce moment, Eugène va dehors guettant le retour de l'aurore boréale qu'il a vue le 11 janvier, mais c'est autre chose qu'il aperçoit, à vingt pieds au-dessus de la maison Guidecoq. «Qu'c'est beau!» dira-t-il dans un instant: une Dame vêtue d'une robe bleu sombre, parsemée d'étoiles comme la voûte de l'église. Un voile de deuil encadre son visage fin et jeune. Elle porte une couronne d'or marquée d'un liséré rouge à mi-hauteur. Elle sourit et tend les mains vers l'enfant. D'abord effrayé, Eugène est vite captivé par le tendre regard de cette Dame qu'il contemple en silence.

Jeanne Destais ne voit rien, le père non plus; mais Joseph, sorti avec eux, voit bien, lui; et il fait la même description que son frère. Que ce soit Victoire, la mère, ou les Sœurs Vitaline et Marie-Édouard ou même l'abbé Guérin, les adultes ne verront que les trois étoiles qui encadrent, en triangle, la tête et les bras de la Dame. En revanche, plusieurs autres enfants ont éclaté de joie en regardant le ciel. Ainsi Françoise Richer (11 ans) et Jeanne-Marie Lebossé (9 ans) qui, avec les frères Barbedette, forment le groupe des quatre voyants officiellement reconnus. Ainsi la toute petite Augustine Boittin (25 mois) qui battait des mains, Eugène Friteau (6 ans et demi) illuminé de bonheur, bien que très malade. Quant à Auguste Avice (4 ans), il décrivit doucement la Dame à son père; ensuite, sur l'ordre de celui-ci, il garda le silence. Plus tard, par trois fois, et en particulier la veille de sa mort, il rompit ce silence pour dire qu'il avait vu la Sainte Vierge.

C'est elle, en effet, qui fut manifestement reconnue lorsque les enfants épelèrent la dernière partie du message écrit:

MAIS PRIEZ MES ENFANTS DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS.
MON FILS SE LAISSE TOUCHER.

Cf. Prier à Pontmain avec Marie, P. Jean RIVAIN, DDB 1994


Prier ! c’est une nécessité vitale.

Message de Paul VI aux pèlerins de Pontmain (30 mai 1971)


Avec Marie, Mère de Jésus, persévérez dans la prière (Ac l, 14). N’est-ce pas ainsi que les Apôtres et les disciples ont attendu la première Pentecôte chrétienne ? Cette Pentecôte qui allait répandre dans l’Église les dons de l’Esprit Saint, allumer dans le monde la lumière de la foi au Christ avec le feu de son amour (...)

Aujourd’hui, qui ne désirerait la résurgence d’un tel printemps spirituel dans sa famille, son village, dans sa cité, dans sa patrie, dans l’Église entière ? Cela dépend, bien sûr, de la grâce de Dieu; cela dépend aussi, pour une part, de votre prière (...)

Prier ! c’est une nécessité vitale. Sans la prière, les hommes d’aujourd’hui risquent l’asphyxie, le dessèchement, le découragement. Mais savons-nous prier ? Savons nous initier à la prière les nouvelles générations ? Avec Marie, nous apprenons à prier. Et d’abord, à remercier Dieu des merveilles qu’il a faites pour nous (Lc 1) et qu’il importe de reconnaître dans la foi. Ensuite, nous aurons à cœur de présenter au Christ nos besoins essentiels et ceux de tous nos frères, dont nous sommes solidaires, comme Marie le fit à Cana (Jn 2,3), avec une confiance inébranlable, avec l’obstination de l’espérance. Parfois, il vous faudra même vous unir avec Marie à la Passion de son Fils ; porter vos épreuves avec amour est aussi une prière qui sauve. Oui, notre Mère du ciel ne se lasse pas au cours des siècles, d’inviter ses enfants à prier. Sachons entendre cet appel avec une âme évangélique. Ce message, caché aux habiles et aux sages de ce monde, est pour les petits (Lc 10, 21) source de puissantes grâces, car le Christ est « force de Dieu et sagesse de Dieu » (1 Co 1, 24).

Jésus nous dit: « Si vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du Ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui l’en prient ! » (Lc 11, 13).

L’Esprit Saint ! C’est lui qui vous permettra de mener toute votre vie avec un cœur filial, en familiers de Dieu, attentifs à sa volonté, vous préparant ainsi à la vie éternelle avec lui. C’est lui qui vous imprégnera des sentiments du Christ Jésus (cf Ph 2, 5) : bonté, douceur, patience, pardon, humilité, force dans le témoignage, pureté, charité, joie, comme dit l’Apôtre (Col 3, 12).

L’Esprit Saint, c’est encore lui qui vous guidera généreusement vers toutes les initiatives capables d’établir entre les hommes des rapports de justice, de paix et de fraternité. C’est lui enfin qui vous maintiendra dans l’unité avec tous vos frères chrétiens ou qui préparera le chemin avec l’intercession de la Mère de Dieu.

Oui, avec Marie, demandez, attendez, préparez la venue du Royaume de Dieu en plénitude. Son Fils se laissera toucher par votre prière, et tout le reste vous sera donné par surcroît (Mt 6, 33).

Cf. Liturgie des Heures — Propre du Diocèse de Laval, 1998

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