"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

Musique et autres nouveautés...

Vous pouvez aussi retrouver en bas de page les horaires des messes de ma paroisse...

dimanche 22 juin 2008

Homélie du 22 juin - 12e dimanche du temps ordinaire A

Cathédrale de la Trinité – Laval
Dimanche 22 juin 2008 – 10h30
12e dimanche du Temps ordinaire A

(Textes : Jr 20,10-13 – Ps 68(69) – Rm 5,12-15 – Mt 10,26-33)

Mot d’accueil :

Frères et sœurs,
Quand au début de son pontificat le pape Jean-Paul II lançait à la foule l’appel : « N’ayez pas peur ! », peut-être qu’il avait en tête le passage d’évangile d’aujourd’hui. Oui, le Seigneur est notre force, notre protecteur et notre sauveur. Ne craignons pas de témoigner de la Bonne Nouvelle, de crier sur les toits ce que nous avons dans le cœur : le Christ nous a sauvé.

Homélie :

Frères et sœurs,

« Ne craignez pas » dit Jésus à ses disciples. « Ne craignez pas » nous dit Jésus aujourd’hui. Oui, le Christ nous appelle à la confiance, et à l’engagement. Dans les versets qui précèdent juste notre passage d’évangile de ce jour, Jésus disait à ses disciples : « Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups… ».

Nous sommes prévenus ! Et pourtant le Christ nous appelle à la confiance. Car même si nous devions craindre pour notre vie, même si nous devions craindre la mort de notre corps, ce n’est pas grave, car ce qui est en question ce n’est pas la vie du corps, c’est la mort de l’âme. Oui, nous qui avons la grâce de vivre dans un pays et à une époque où nous pouvons librement vivre notre foi et pratiquer notre religion, où nous ne souffrons aucune persécution directe, comment mettons-nous à profit cette situation favorable.

Je crois qu’il est toujours profitable pour nous de regarder par-delà le temps et les continents pour nous mettre à l’école de nos frères et sœurs chrétiens. Je prendrais deux exemples. Il y a 214 ans, place de la Trémoille, à quelques mètres d’ici, 14 prêtres, dont le curé de cette paroisse, mouraient sur l’échafaud pour avoir refusé de trahir leur fidélité à Dieu et à l’Église. Et il y a une trentaine d’année, au Cambodge, des chrétiens ont risqué leur vie pour se retrouver et pour prier en cachette. Des chrétiens ont risqué leur vie pour faire circuler en cachette, à travers des centaines de kilomètres, des hosties consacrées cachées dans des boîtes de pellicules, pour permettre à leurs frères et sœurs de communier.

Deux exemples parmi tant d’autres. Avant de se retrouver face à ces circonstances terribles, ces chrétiens n’étaient sans doute ni meilleurs ni pires que vous et moi. Mais face à l’adversité, face aux persécutions, face à la violence, ils ont vécu une grande union au Christ et sont resté debout face au mal, ils ont résisté.

Alors, nous qui sommes parfois abattus ou tentés de baisser les bras face à des situations qui nous semblent difficiles, regardons nos aînés dans la foi, et prenons exemple sur eux. Déployons des trésors de créativité, d’ingéniosité et de courage pour, avec la grâce de Dieu, rester fidèles à l’Évangile et en être les témoins : « Ce que je vous dis dans l’ombre, dites-le au grand jour ; ce que vous entendez dans le creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. » Oui, soyons les témoins devant tous de ce que nous avons vu et entendu.

Bien sûr, en nous il y a une faiblesse, une fragilité, une tendance à nous laisser aller vers le péché. Alors regardons ce que nous dit St Paul dans son épître aux Romains. Il utilise la figure d’Adam comme représentatif de toute l’humanité. Alors que Dieu avait tout donné à Adam, ce dernier n’a pas accepté la seul condition que Dieu lui avait laissée : ne pas prendre du fruit de l’un des arbres du jardin. Quelles étaient les raisons de Dieu ? Nul ne peut le dire avec certitude, mais ce qui est sûr, c’est qu’Adam et Ève ont refusé de faire confiance à Dieu. Plutôt que de faire confiance à Dieu, ils ont choisi de faire confiance au Mal, au démon, représenté par le serpent.

Oui, le péché des origines, c’est-à-dire le fondement de tous les péchés, c’est le refus de vivre dans la confiance et la communion avec Dieu. C’est en cela que le péché d’Adam est représentatif de tous les péchés. C’est en cela que tout péché en ce monde est lié au péché d’Adam.

Mais Dieu n’a pas abandonné sa créature, et pour nous libérer de l’emprise du péché, il a envoyé son Fils Jésus. Jésus, vrai homme et vrai Dieu a vécu en parfaite communion avec Dieu et avec les hommes, en donnant sa vie par amour. Par cet acte volontaire de don total de lui-même dans l’amour, Jésus a relevé la nature humaine et nous permet ainsi d’être vainqueurs du péché et de la mort.

Frères et sœurs, vivons donc dans le monde sans peur et dans la confiance, en étant les témoins du Christ : par Lui nous sont ouvertes les portes du Salut. Soyons dans la joie, et ne gardons pas pour nous cette Bonne Nouvelle !

Amen.

jeudi 19 juin 2008

Détail de mon voyage aux JMJ et en Thaïlande

Bonjour,

Sur la carte ci-dessous, vous avez le détail des lieux où je vais avoir la chance de me rendre à partir du 7 juillet prochain. En cliquant sur les différents indicateurs bleus, vous aurez une rapide description du programme.


Agrandir le plan

mercredi 18 juin 2008

Anniversaires...


Il y a un an et un jour, je recevais l'ordination presbytérale des mains de mon évêque, Mgr Armand Maillard. Il y a un an, je présidais ma première messe en l'église de Quelaines, l'église de mon baptême... et ce le jour de mon anniversaire !
Résumons donc :
17 juin = anniversaire de mon ordination presbytérale
18 juin = anniversaire de ma naissance

Cette première année de ministère s'est écoulée à toute vitesse... Et j'ai pu expérimenter l'attention et l'amour de Dieu pour moi, comme le dit la citation que j'avais choisie pour mettre au dos de mon image d'ordination (ci-contre) :
"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur." (Épître aux Romains 8,39)

Deo gratias !

Homélie du 15 juin - 11e dimanche du temps ordinaire A

Cathédrale de la Trinité – Laval
Dimanche 15 juin 2008 – 10h30
11e dimanche du Temps ordinaire A

(Texte : Ex 19,2-6 – Ps 99 – Rm 5,6-11 – Mt 9,36-10,8)

Mot d’accueil :

Frères et sœurs,

Aujourd’hui c’est la fête de l’école Ste Jeanne d’Arc et nous sommes heureux d’accueillir ici les enfants, les parents et les enseignants de l’école. Ensemble nous allons remercier le Seigneur pour cette année scolaire qui touche à sa fin. Je me permets aussi de souhaiter une bonne fête à tous les papas.

Et puis, parce que la vie est faite de joies et de peines, nous prierons aussi en cette eucharistie pour les personnes qui nous ont quittées, en particulier le P. Pierre Goude, dont la sépulture a été célébrée ici vendredi, le P. Constant Tonnelier, dont la sépulture aura lieu ici mercredi à 14h30, et le P. Eugène Gernigon, qui était retiré dans le sud de la France et qui sera enterré cette semaine à Renazé.

Homélie :

Frères et sœurs,

Les gens qui suivaient Jésus à son époque avaient quelque chose de commun avec les gens d’aujourd’hui : ils étaient à la recherche du bonheur, à la recherche d’un sens à leur vie. Oui, dans notre monde à nous aussi aujourd’hui, il y a des foules qui sont comme des brebis sans berger. Où plutôt, je dirais qu’il y a presque trop de bergers disponibles… mais qui nous sont pas tous bons !

Car assez facilement dans notre société on voudrait nous donner des repères, des valeurs, orienter nos vies d’une certaine façon. Je ne sais pas pour vous, mais je suis toujours frappé par la place grandissante que prend la publicité, et surtout par le modèle de société dont la publicité fait en quelque sorte la promotion… On voudrait nous faire croire que le bonheur est dans la consommation, qu’il faut acheter tel ou tel objet, telle ou telle chose, pour être heureux. On veut même nous faire croire qu’avec un peu de parfum ou un pot de crème, on va être tout à coup jeune, beau et séduisant, et attirer facilement des personnes du sexe opposé… Et l’autre jour je suis encore tombé sur une émission de télévision qui tournait en dérision le mariage !

Oui, notre monde a besoin de retrouvé les repères qu’il a perdu. Notre monde a besoin d’avoir en son sein des personnes justes, droites, solidaires, et qui cherchent à construire une civilisation fondée sur le respect de la personne humaine et sur l’amour. Notre monde d’aujourd’hui a besoin d’Apôtres de Jésus Christ. « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Aujourd’hui comme à l’époque de Jésus, le monde manque d’ouvriers qui travaillent à la construction du Royaume de Dieu. À chaque fois que nous entendons ce passage de l’évangile de Matthieu, c’est une piqure de rappel : est-ce que nous prions pour que des hommes et des femmes se mettent au service de l’annonce de l’Évangile ? Et avec nos enfants : est-ce que dans la façon dont nous faisons leur éducation, nous laissons la porte ouverte à ce qu’ils se posent la question d’une vocation particulière ?

Nous, les chrétiens, nous avons reçu un grand cadeau : par nos parents, par nos enseignants, par les catéchistes, par l’Église, nous avons reçu un enseignement sur la vie de Jésus et nous sommes des croyants. Ce cadeau que nous avons reçu, Jésus dans cet évangile nous invite à ne pas le garder pour nous. Il nous dit : « Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. » Oui, nous ne pouvons pas garder pour nous cette Bonne Nouvelle : Dieu nous aime et nous appelle à vivre en communion avec Lui, en devenant des bâtisseurs de paix, d’amour et de fraternité dans notre monde, en mettant au centre de nos vies le respect de la dignité de toute personne humaine.

Quelque chose qui pourrait nous étonner dans le passage que nous venons d’entendre, c’est que Jésus dit à ses disciples de ne parler qu’aux Juifs. C’est une première étape. Car après sa résurrection, il leur donnera un autre commandement, que nous avons entendu le jour de l’Ascension : « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Prions donc le Seigneur pour que nous sachions les uns et les autres prendre notre place dans l’annonce de l’Évangile. Amen.

dimanche 15 juin 2008

Un CREDO du XXIe siècle... !

Un confrère prêtre m'a fait découvrir ce clip... comme quoi, le Credo de Nicée-Constantinople résiste bien au temps !!!
Nous devons cette chanson et ce clip à un groupe suisse, qui s'appelle P.U.S.H., ce qui veut dire Pray Until Something Happens (Prie jusqu'à ce que quelque chose arrive).
Vous pouvez allez voir leur site : http://www.push-music.net/


vendredi 13 juin 2008

Prière pour le diocèse


Le 2 juin dernier notre nouvel évêque avait invité à le rencontrer tous les prêtres du diocèse, ainsi que les diacres permanents et les épouses de diacres. À l'occasion de cette rencontre, nous avons prier avec le texte suivant.

Donne lumière et force à l'Église de notre diocèse

Esprit Saint, Toi qui au jour de la Pentecôte,
as lancé l'Église vers tous les peuples,
donne lumière et force à l'Église de notre diocèse.

Toi qui renouvelles toute chose,
transforme nos cœurs


pour que nous découvrions davantage le Christ
et qu'en Lui nous sachions susciter
de nouvelles communions.

Toi qui agit au plus profond des hommes,
donne-nous de mieux écouter les besoins de nos frères
et de savoir mieux témoigner devant eux de l'amour de Jésus.

Toi qui inspire les charismes et harmonises les fonctions,
aide chaque membre de notre Église

à tenir sa place et à prendre ses responsabilités
dans une meilleur communion et collaboration.

Toi qui mets au cœur des hommes le désir
de se consacrer au Père et de servir les frères,
suscite en notre Église les vocations de prêtres,
de diacres, de ministres et de consacrés dont elle a besoin.

Toi qui anime le cœur de l'Église
de la charité du Christ,

fais que dans cette transformation de notre diocèse,
nous n'oublions pas ceux qui se sentent laissés de côté
ou peu habiles à changer.

Toi qui unis le Père et le Fils
dans un unique amour,
communique-nous cet amour
pour que nous devenions vraiment
cette Église une et envoyée.

jeudi 12 juin 2008

Nouveau blog de la délégation mayennaise aux JMJ


Les 17 jeunes qui partiront début juillet pour se rendre en Australie aux Journées Mondiales de la Jeunesse ont ouvert leur blog.

Vous le trouverez à l'adresse suivante : http://mayenne-jmj08.blogspot.com

Il est encore en construction, mais vous pourrez y trouver, si tout va bien, des nouvelles tout au long de notre séjour.

Eh oui, j'ai bien écrit : de "notre" séjour, car je fais partie de la délégation !

Nous serons partis une vingtaine de jours répartis comme suit :
  • 1/3 à Melbourne : dans des familles, découverte de la ville, de ses habitants, de la culture...
  • 1/3 à Sydney : rencontre avec le Saint Père, Festival de la Jeunesse,...
  • 1/3 en Thaïlande : relecture et découverte du pays
Alors n'hésitez pas à venir sur ce blog prendre de nos nouvelles !

dimanche 8 juin 2008

Homélie du 8 juin - 10e dimanche du temps ordinaire A

Cathédrale de la Trinité – Laval
Dimanche 8 juin 2008 – 10h30
10e dimanche du Temps ordinaire A
(textes : Os 6,3-6 – Ps 49 – Rm 4,18-25 – Mt 9,9-13)

Mot d’accueil :

« C’est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »

Une fois encore, le Christ vient inverser les représentations mentales de ses contemporains : il remet en question la distinction traditionnelle des pharisiens entre les purs et les impurs. Ce qui est important aux yeux de Dieu, c’est l’amour et la miséricorde.

Homélie :

Frères et sœurs,

La pensée religieuse des hommes n’est pas toujours celle de Dieu ! Et pendant sa présence physique sur la terre, le Christ est venu nous révéler la véritable nature de Dieu et de son projet pour l’humanité.

Car nous avons toujours plus ou moins tendance à penser que l’amour de Dieu pour nous, sa bienveillance, sa miséricorde, sont à la mesure de notre obéissance, de nos efforts, voir même de nos sacrifices. Et c’est peut-être aussi ce qui a pu être prêché ici ou là !

Mais que nous dit Jésus dans l’évangile d’aujourd’hui ? Est-ce qu’il nous dit que Dieu aime plus les justes que les pécheurs ? Mais non : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole : c’est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. » Et heureusement pour nous ! Car qui peut dire qu’il est parfaitement juste ?

Et si l’amour de Dieu dépendait de notre degré de perfection, pourquoi Jésus serait-il mort en croix pour nos péchés ? Non, le fondement de toute notre vie, et le fondement du monde, c’est bien d’abord et avant tout l’amour inconditionnel et total de Dieu pour chacune et chacun de ses enfants. C’est cela que Jésus est venu révéler : ce n’est pas nos sacrifices qui font que Dieu nous aime, mais c’est bien l’amour de Dieu pour nous qui nous permet de mener une vie juste et belle sous son regard. Car c’est sur l’amour que l’on peut construire, et se construire. On sait bien à quel point il est difficile pour un enfant de construire sa vie s’il ne se sent pas aimé par ses parents. Et quand l’homme oubli qu’il est aimé de Dieu, c’est sa vie qui devient difficile et qui perd de son sens.

Ce que j’appelle la « pensée magique » n’est jamais loin, et elle ressurgit rapidement quand les repères chrétiens sont perdus. Et même dans nos pratiques chrétiennes… la logique du « donnant-donnant » n’est pas toujours absente : si tu m’exauces, je viendrai plus souvent à la messe. Seigneur, si j’obtiens ce que je te demande, je te promets d’être plus fidèle à tes commandements… C’est tellement facile de retomber dans cette vieille façon d’être en relation au divin : c’est la façon de faire de la plupart des religions de l’Antiquité. Et le peuple d’Israël a bien eu besoin des remontrances des prophètes, comme Osée que nous avons entendu dans la première lecture, pour sortir de cette vision fausse de Dieu.

Est-ce que cela veut dire que puisque Dieu nous aime de toute façon, nous pouvons faire ce que nous voulons ? Bien sûr que non ! Il ne s’agit pas pour nous de chercher à nous concilier les bonnes grâces de Dieu par tel ou tel sacrifice. Ce qui fait d’Abraham un modèle de croyant, ce ne sont pas la quantité ni la qualité des sacrifices qu’il a pu faire ! Ce qui fait d’Abraham un juste devant Dieu, c’est sa foi, sa confiance absolue dans la parole de Dieu, c’est cette alliance qu’il a fait avec Dieu.

Et pour nous, il s’agit bien nous aussi de faire alliance avec Dieu, il s’agit d’ouvrir nos cœurs pour accueillir Dieu en nous. Accueillir Dieu, c’est accueillir la vie du Christ ressuscité en écoutant sa parole qui nous guérit et en recevant, dans son eucharistie, l’amour miséricordieux de son Père. Ainsi nous deviendrons capables de nous défaire de nos attitudes pharisiennes et de partager avec tous à la table du Royaume.

Amen.

dimanche 1 juin 2008

Homélie du 1er juin - 9e dimanche du temps ordinaire A

Église ND des Cordeliers – Laval
Dimanche 1er juin 2008 – 18h00
9e dimanche du Temps ordinaire A
Messe préparée et animée
par l'Aumônerie des étudiants

(Textes : Dt 11,18.26-28.32 – Ps 30 – Rm 3,21-28 – Mt 7,21-27)


Mot d’accueil :


« Il ne suffit pas de me dire “Seigneur, Seigneur !” pour entrer dans le Royaume des cieux, mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. »
Cette phrase de l’évangile de ce dimanche nous invite à prier autrement. Quand dans le Notre Père ne disons « Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. », c’est en réalité un engagement que nous prenons : nous mettre en mouvement et faire ce qui est à notre portée pour contribuer à la construction du Royaume.

Homélie :

Frères et sœurs,

Le passage de l’évangile selon saint Matthieu que nous venons d’entendre est la fin d’un long discours de Jésus, le “Discours sur la montagne”. Et c’est par un avertissement sur le jour du Jugement que se termine ce discours.

Le jour du Jugement, c’est le jour où nos vies seront dévoilées dans toute leur vérité aux yeux de Dieu et à nos yeux : nous verrons comme Dieu voit toutes nos richesses, tout ce que nous aurons fait de bien dans nos vies, et aussi tous nos manquements à l’amour, tous nos gestes d’égoïsme, tout ce que nous aurons fait de mal.

Car le Jugement, c’est bien cela : c’est le dévoilement dans la vérité absolue de nos vies. Nous ne pouvons pas faire comme si nos actions n’avaient pas d’importance aux yeux de Dieu, et lui non plus : même si Dieu nous pardonne, Il ne peut pas faire comme si nous n’avions pas “abîmé”, dégradé en nous son image.

Dieu ne souhaite qu’une chose : c’est que nous vivions en union à Lui pour une éternité de bonheur. C’est pour cela qu’il ne faut pas comprendre les commandements de Dieu comme quelque chose qui viendrait limiter ma liberté. Dieu ne commande pas comme les hommes peuvent commander : Dieu n’est pas un “petit chef” dont le plaisir pervers serait de faire sentir son pouvoir à ceux qui sont en-dessous de lui. Non, si Dieu nous donne des commandements, puisqu’il s’agit de commandements dictés par l’Amour parfait, ce sont des commandements qui nous ouvrent à la pleine liberté et à l’épanouissement de notre être, dans l’amour. N’oublions pas que nous avons été créés à l’image de Dieu et que nous avons été créés pour aimer : c’est en aimant et en nous rapprochant de Dieu que nous devenons pleinement nous-mêmes.

Dieu ne peut rien nous commander qui irait à l’encontre de notre liberté ou de notre authentique épanouissement. Ce que le Christ explique dans son discours, c’est qu’il ne faut pas se payer de mots. Peut-être que jouer un personnage, paraître pieux et généreux, cela peut faire illusion autour de nous… mais devant Dieu, c’est la réalité et la vérité de notre cœur qui sont dévoilés : si je fais des bonnes actions uniquement pour avoir une bonne image dans le monde et être reconnu comme quelqu’un de généreux… où est la vérité de mon action ? Elle n’est pas dans l’amour désintéressé de mon prochain, mais bien dans l’égoïsme.

Encore et toujours, le Seigneur nous appelle à vivre de façon cohérente et dans la vérité : si j’aime Dieu et si je veux véritablement prendre ce chemin de l’amour, c’est toute ma vie qui doit en être transformée. Ma façon de vivre, mes actes extérieurs seront alors la traduction authentique de ma vie intérieure.

C’est dans cette voie, certes étroite, que nous sommes appelés à nous engagés. Prions le Seigneur pour qu’il nous aide à faire les bons choix, pour qu’il nous aide à mieux l’aimer et à mieux aimer nos frères.

Amen.

Les messes dans ma paroisse

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