"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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dimanche 27 avril 2008

Homélie du 20 avril - 5ème dimanche de Pâques A


Basilique ND d’Avesnières – Laval
Dimanche 20 avril 2008 – 10h00
5ème Dimanche de Pâques A
(Textes : Ac 6,1-7 – Ps 32 – 1P 2,4-9 – Jn 14,1-12)

Mot d’accueil :

Frères et sœurs,
En relisant les paroles que le Christ a laissées à ses disciples, nous redécouvrons comment Il a préparé un chemin dans leur cœur : un chemin vers la Vérité et la Vie, pour que sa Parole devienne vraiment pour eux, et pour nous, la Bonne Nouvelle, qui vient éclairer et donner du sens à nos vies.

Homélie :

« Moi je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » Voilà une parole définitive et une affirmation claire de Jésus sur lui-même. Pour nous aujourd’hui, cela ne nous surprend pas trop : Jésus s’affirme ici comme l’unique Médiateur, celui qui est venu dans le monde pour nous révéler qui est Dieu, son Père.

Mais si nous nous mettons à la place des disciples, c’est un peu plus compliqué. Car les disciples n’avaient pas forcément tous une bonne compréhension de la mission et de la personne de Jésus. Et si Thomas et Philippe pose des questions qui peuvent sembler étonnantes, il faut bien nous dire que les autres ont très probablement des questions plein la tête. Petit à petit, pendant sa vie terrestre, Jésus a déposé dans le cœur de ses disciples des paroles qui allaient leur permettre ensuite, à la lumière de sa Passion, de sa Résurrection et de son Ascension, dans la force de l’Esprit de Pentecôte, de comprendre qui il était vraiment. Jésus, cet homme venu cheminer auprès des hommes sur les routes de Galilée, de Judée, de Samarie, cet homme n’était pas qu’un homme : il était aussi Fils de Dieu, et Dieu lui-même.

Notre profession de foi, celle que nous faisons chaque dimanche à la messe, elle n’a pas été rédigée par le Christ… Dieu a laissé les hommes cheminer et chercher à comprendre le mystère de l’identité de Jésus, de son rapport avec Lui, de la place de l’Esprit Saint. Il faudra près de 400 années à la communauté chrétienne pour se mettre d’accord sur le Symbole de Nicée-Constantinople et pour confesser que Dieu est un, et qu’en lui il y a trois personnes divines, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Pourquoi est-ce que je vous parle de cela, me direz-vous peut-être ? C’est pour que nous nous remettions en face de cette vérité : Dieu s’est révélé à nous en Jésus-Christ, et c’est en scrutant les Écritures, en relisant sans cesse les paroles et les gestes de Jésus, que nous pouvons nourrir notre vie chrétienne et vivre véritablement en disciples du Christ.

D’ailleurs, la première lecture nous renseigne également sur la communauté chrétienne dans ses débuts. Si nous avions l’image d’une communauté chrétienne primitive où tout se passait bien, dans la paix, l’amour et l’harmonie… détrompons-nous ! Dans ce passage du Livre des Actes des Apôtres, nous voyons en effet l’Église aux prises avec une crise de croissance, si l’on peut dire. L’arrivée de nouveaux convertis, de langues et de cultures différentes, semble rendre difficile la vie communautaire, notamment en ce qui concerne la dimension caritative. Les veuves de la communauté de langue grecque sont moins bien traitées que les veuves de la communauté de langue hébraïque. Alors, que font les Apôtres ?

Une façon de faire aurait pu être de dire : « Puisque Jésus nous a choisi, nous les Apôtres, nous allons reprendre cela en main… » Mais non… les Apôtres ont une tout autre vision de la mission, et de la tradition : pour rester fidèles à l’esprit insufflé par Jésus, ils vont faire du neuf. Voilà ce qui est véritablement traditionnel dans l’Église : adapter les moyens, les méthodes, les outils de la mission, pour répondre aux besoins spirituels et humains de l’époque où nous sommes. Ce qui est traditionnel, c’est l’union au Christ, la prière et l’imposition des mains sur les nouveaux serviteurs de la communauté, les nouveaux ministres… imposition des mains qui se fait toujours aujourd’hui.

Alors, que retenir pour nous aujourd’hui de ces lectures ? Sans doute que pour répondre à notre vocation de baptisés, il nous faut rester les yeux fixés sur le Christ, Lui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. En fidélité au Christ, cherchons toujours et encore à témoigner de son amour dans le monde qui est le nôtre. Faisons véritablement du Christ la pierre angulaire de nos vies, pour reprendre l’expression de St Pierre dans la 2ème lecture. Cette basilique d’Avesnières, comme toutes nos églises, avec un petit “e”, est une parabole de ce que nous sommes appelés à construire. Nous sommes les pierres vivantes de l’Église, avec un grand “e”, et nous nous appuyons sur la pierre angulaire placée à notre tête : Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Amen.

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