"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

Musique et autres nouveautés...

Vous pouvez aussi retrouver en bas de page les horaires des messes de ma paroisse...

dimanche 9 mars 2008

Homélie du 9 mars - 5ème dimanche de Carême A


Basilique ND d’Avesnières – Laval
Dimanche 9 mars – 10h00
5ème dimanche de Carême A
(Texte : Ez 37,12-14 – Ps 129 – Rm 8,8-11 – Jn 11,1-45)

Mot d’accueil :

Ce dimanche nous ouvre les perspectives de la Résurrection. Le Christ est vainqueur de la mort. En le suivant au Calvaire durant ces deux prochaines semaines, nous savons déjà que son chemin nous mène à Pâques, à sa résurrection, et à la nôtre.

Homélie :

Frères et sœurs,

Dans ce passage de l’évangile de saint Jean, la résurrection de Lazare, où plutôt son rappel à la vie, tient finalement peu de place, quelques lignes. L’intérêt se porte sur les dialogues qui précèdent et veulent préparer le lecteur à faire acte de foi en Jésus, vainqueur de la mort.

Tandis que les disciples dépassent leur peur et acceptent de suivre Jésus jusqu’à « mourir avec lui », s’il le faut, Marthe confesse en Jésus le Fils de Dieu, le Maître de la vie, dès maintenant et pour toujours. Marie a plus de difficulté à exprimer ce qu’elle ressent par des paroles, et c’est avec tout son corps, en se jetant aux pieds de Jésus, qu’elle extériorise son émotion, sa tristesse, sa détresse. Mais l’une comme l’autre commence par la même phrase : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » Et combien nous comprenons cette détresse et cet appel désespéré devant la mort d’un proche.

Les Juifs qui sont les témoins de cette scène sont marqués et touchés par les larmes de Jésus, et cela les induit en erreur. Ils mettent des limites à la puissance de Jésus : sans doute, il peut guérir un aveugle ou guérir Lazare malade, mais il doit être impuissant devant la mort. Pourtant, eux aussi, à la vue du miracle, croient en lui.

L’autre dimension de ce signe fait par Jésus, c’est une sorte de préfiguration de sa propre résurrection. Dans l’évangile selon saint Jean, ce récit fait partie des derniers moments avant l’entrée dans l’épisode de la montée à Jérusalem et de la Passion.

Mais cette résurrection de Jésus sera bien différente de ce retour à la vie de Lazare. En effet, si Lazare sort du tombeau les pieds et les mains liés de bandelettes et le visage enveloppé d’un suaire – ce qui rappelle symboliquement qu’il est encore un mortel – Jésus sortira du tombeau à Pâques immortel, délivré à jamais de la mort. En Jésus, par l’Amour, la Vie aura définitivement triomphé de la mort et du péché.

Le Christ est notre espérance, nous mettons en lui notre espérance et nous attendons dans la confiance, dans la foi, de le retrouver dans la vraie vie, la vie éternelle.

Mais que cette espérance ne nous détache pas de notre mission de chrétien dans ce monde. Et aujourd’hui, cette mission est simple : en tant que chrétiens, nous devons être des citoyens engagés et exemplaires, et nous devons exercer notre droit de vote, qui est aussi un devoir. Voter, quelle que soit l’élection, c’est s’engager dans la vie concrète de notre monde, en solidarité avec nos frères et sœurs en humanité, pour essayer de faire que notre monde aille dans le bon sens. Nous savons bien que, à quelque niveau que ce soit, jamais aucun parti politique ni aucun candidat, ni aucun système politique, n’ait parfaitement dans la ligne de l’Évangile.

Mais cela ne doit pas nous écarter de remplir notre devoir de citoyen et de chrétien : prenons le temps de nous informer, de lire les propositions des candidats. Le pape Jean-Paul II, dans son encyclique Centesimus annus, rappelait : « Une démocratie authentique n’est pas seulement le résultat d’un respect formel de règles, mais le fruit de l’acceptation convaincue des valeurs qui inspirent les procédures démocratiques : la dignité de chaque personne humaine, le respect des droits de l’homme, le “bien commun” comme fin et critère de régulation de la vie politique. » Essayons de discerner, chacun et chacune dans notre conscience, quel est le candidat dont les propositions vont le plus dans le sens du bien commun et du respect des valeurs de l’Évangile. Et faisons un choix : un chrétien ne peut pas s’abstenir, car un chrétien doit être engagé solidairement avec ses frères et sœurs.

Et nous pouvons prier pour les élus et responsables de notre pays, aux différents niveaux de responsabilité : qu’ils aient toujours au cœur de leur engagement la défense du bien commun, la défense et le respect du plus petit, la défense et le respect de la dignité de la personne humaine.

Amen.

Aucun commentaire:

Les messes dans ma paroisse

Retrouvez tous les horaires des célébrations sur egliseinfo.catholique.fr