"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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dimanche 2 mars 2008

Homélie du 2 mars - 4ème dimanche de Carême A


L’Huisserie – 01/03/08 – 18h30
Laval
Église ND des Cordeliers 02/03/08 – 18h00
4ème dimanche de Carême A

(Textes : 1 S 16,1.6-7.10-13a – Ps 22 – Ép 5,8-14 – Jn 9,1-41)

Antienne d’ouverture du Missel romain : Is 66,10.11

Réjouissez-vous avec Jérusalem,
exultez à cause d’elle, vous tous qui l’aimez !
Avec elle, soyez pleins d’allégresse,
vous tous qui portiez son deuil !
Ainsi vous serez nourris et rassasiés de l’abondance de sa joie.


Mot d’accueil :

Oui, réjouissons-nous, soyons dans la joie ! Car le Christ est venu apporter la lumière à nos yeux ! Ce chemin du Carême, nous le savons, nous prépare à accueillir la joie de Pâques… et déjà nous sommes dans une attente sereine et confiante. Sur notre chemin de Carême et de conversion, le Seigneur nous attend : si nous nous ouvrons à Lui, Il ouvrira nos yeux aveugles.

Homélie :

Frères et sœurs,
Les tentations de Jésus au désert (1er dim. Carême A), la Transfiguration (2ème dim. Carême A), la Samaritaine (3ème dim. Carême A), et aujourd’hui l’évangile de l’Aveugle Né… Ce chemin de Carême que nous propose la liturgie de l’Église nous amène à découvrir ou à redécouvrir peu à peu différents aspects de la personnalité du Christ, notre Sauveur et notre Dieu.

L’évangile de l’Aveugle Né nous fait rencontrer plusieurs personnes ou groupes de personnes…

Commençons par l’aveugle, justement. Il ne demande rien au Christ mais il se laisse faire et fait ce que Jésus lui demande de faire. Son chemin vers la lumière est double. Le premier chemin est le plus visible : c’est un chemin vers la lumière du soleil, quand Jésus lui redonne la vue. Mais il y aussi un chemin plus en profondeur et qui est sans doute le plus important : il découvre que l’homme Jésus qui l’a guérit est plus qu’un simple guérisseur. A la fin du récit, l’aveugle appelle Jésus “Seigneur”, ce qui est une véritable profession de foi. Pour cet homme, Jésus est devenu la vraie lumière qui illumine toute sa vie.

Il y a aussi les parents de l’aveugle. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ne sont pas enthousiasmés par la guérison de leur fils. En tout cas, ils ne sont pas près à prendre de risque pour témoigner en faveur de celui qui a guérit leur fils. Ils sont encore dans la peur et l’obscurité.

Dans ce récit nous rencontrons aussi le groupe des Pharisiens. Ils sont empêtrés dans toutes les règles qu’ils veulent absolument respecter, comme chemin vers Dieu, et ils n’arrivent pas à ouvrir leurs yeux et leurs cœurs à la simplicité et à la limpidité de l’événement qui leur est présenté : un aveugle de naissance a été guérit par Jésus, et le fait que ce soit le jour du sabbat fait qu’ils n’arrivent pas à voir cette guérison comme positive. Ils n’arrivent pas à faire la part des choses entre la grandeur et la beauté de cette guérison miraculeuse, et le petit accroc de Jésus à la règle du repos sabbatique. Ils ne peuvent ou ne veulent pas voir le lien qui existe entre Jésus et Dieu.

Revenons à cet aveugle. Après sa guérison, il se trouve confronté au regard des autres, regard curieux des voisins, regard dubitatif de ses parents, regard méfiant et inquisiteur des Pharisiens. Mais il ne se démonte pas : il rend simplement témoignage à cet homme qui l’a guérit en lui mettant de la boue sur les yeux et en l’envoyant se laver à la piscine de Siloé. Il me fait un peu penser à la simplicité de la petite Bernadette Soubirous qui, il y a 150 ans de cela, disait : « Je suis chargée de vous le dire, pas de vous y faire croire. »

Que nous dit ce texte sur la personne de Jésus ? D’abord, nous pouvons remarquer que saint Jean nous donne le nom de la piscine : Siloé… Pourquoi cette précision ? Sans doute parce que Siloé signifie “envoyé” et que pour Jean cette appellation s’applique à Jésus lui-même, l’envoyé de Dieu en ce monde pour nous apporter la lumière. Mais que nous dit Jésus : « Je suis venu dans ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles » et un peu plus loin : « Si vous étiez des aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : Nous voyons ! votre péché demeure ».

Encore une fois Jésus vient renverser la perspective : alors que les gens de son temps (et peut-être aussi ceux de notre temps) voyaient dans la maladie physique comme une punition du péché, Jésus invite à regarder les choses en profondeur. L’important, ce n’est pas l’aveuglement physique, mais l’aveuglement du cœur. Celui dont le cœur est aveuglé n’arrive pas à admettre son péché et il s’interdit ainsi de pouvoir s’ouvrir à l’amour de Dieu par la conversion du cœur.

En ce temps du Carême, demandons au Seigneur de nous donner sa lumière : reconnaissons que nous ne sommes pas toujours à la hauteur de son amour pour nous et prenons résolument le chemin de la conversion et du changement de vie. Amen.

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