"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

Musique et autres nouveautés...

Vous pouvez aussi retrouver en bas de page les horaires des messes de ma paroisse...

lundi 31 mars 2008

Prochaine prière de Taizé à Laval : 16 mai 2008 en l'église St Pierre

Suite à la première prière de Taizé qui a eu lieu en février en la basilique d'Avesnières, je vous annonce d'ors et déjà que la prochaine prière se tiendra le vendredi 16 mai 2008 à 20h30 en l'église Saint-Pierre à Laval.
Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues que ce soit pour la décoration, la musique, le chant,...
Merci de retenir cette date dans vos agendas, et à bientôt pour la préparation.
(ci-contre une photo de la prière à Avesnières).

mercredi 26 mars 2008

Homélie du 23 mars - Solennité de la Résurrection du Seigneur

Basilique ND d’Avesnières – Laval
Dimanche 23 mars – 10h00
Dimanche de Pâque : Solennité de la Résurrection du Seigneur A
(Texte : Ac 10,34-43 – Ps 117 – Col 3,1-4 – Jn 20,1-9)

Homélie :

« Ils l’ont fait mourir en le pendant au bois du supplice. Et voici que Dieu l’a ressuscité le troisième jour. » (Ac 10,39-40)

Frères et sœurs, nous vivons en ces fêtes pascales le sommet de l’année liturgique et nous célébrons le cœur de notre foi et de notre vie à la suite du Christ. Car comme le dit saint Paul dans la première épître aux Corinthiens : « Si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi. »

Alors qu’à travers Abraham, Moïse et les prophètes, Dieu avait fait alliance avec le peuple d’Israël, la venue du Christ, l’incarnation du Fils de Dieu, créé une situation nouvelle. En Jésus, Dieu se fait homme, le Créateur se fait créature. Par sa naissance, sa prédication, sa mort et sa résurrection, Jésus vient renouveler l’Alliance qui existait entre Dieu et les hommes.

Jésus a donné sa vie par amour pour le salut de toute l’humanité. Et c’est ce “par amour” qui est important : ce qui est fondamental, c’est que cette flagellation et cette crucifixion, toute cette abominable souffrance, c’est par amour et dans l’amour pour son Père et le genre humain que le Christ les a vécus. Une fois pour toutes, le Christ a démontré dans sa chair que l’amour est plus fort que la haine, le péché et la mort. Et c’est pour cela qu’il sort vainqueur du tombeau. La mort n’a plus de prise sur lui.

Nous n’avons aucun récit qui nous dise comment c’est passé la résurrection. Par contre, les disciples ont vu le Christ ressuscité, ils ont parlé avec lui, ils ont mangé avec lui, ils l’ont touché. Pour les uns, comme “l’autre disciple” dont parle l’évangile, la foi est venue très rapidement : « Il vit et il crut. » Pour d’autres, ce sera plus long et plus difficile… et cette diversité se retrouve sans doute dans notre assemblé de ce matin. La foi en la résurrection n’est pas simple, mais elle est essentielle. Et pour les disciples de Jésus, c’est une grande et bonne nouvelle qu’il faut annoncer à tous, y compris, comme dans la 1ère lecture, à un centurion de l’armée romaine.

Car si la mort n’a plus de prise sur le Christ qui sort vainqueur du tombeau, sur nous non plus la mort n’a plus de prise ! Saint Paul vient de nous le dire dans l’Épître aux Colossiens : « vous êtes ressuscités avec le Christ ». Car cette victoire du Christ sur la mort, il nous propose de nous y associer. Par le baptême le Christ nous unis à lui et nous fait passer avec lui de la mort à la vie ; nous sommes avec lui vainqueurs de la mort et du péché, pour autant que nous restions unis à Lui. Par delà la mort et la résurrection, le Christ nous tend la main et nous appelle à le suivre sur le chemin de la vie nouvelle, dans l’amour et le service de Dieu et de nos frères et sœurs. Si nous prenons résolument ce chemin, avec amour et humilité, foi et espérance, qui pourrait nous séparer de l’amour de Dieu ? Rien ni personne. C’est bien cette entrée dans la vie du Christ que vont vivre maintenant Allegra, Simon et Adèle.

Alors, frères et sœurs, en ce jour où nous commémorons notre Salut, en ce jour où nous allons être les témoins de ces trois baptêmes, prenons résolument le chemin de la vie dans le Christ : délaissons le vieil homme et revêtons notre habit de baptisé, revêtons l’homme nouveau.

Amen.

vendredi 14 mars 2008

Emission de radio du 14 février 2008

J'ai participé à une émission de radio sur le thème des prêtres. Cette émission s'appelle "En toute mauvaise foi" et son animatrice, Aurore de Gemini, essaie d'aborder toutes les questions de la foi avec le regard d'une personne intéressée mais qui n'appartient pas au "milieu catho".
Elle a été diffusée ce matin, de 11h à 12h sur "Fidélité", la radio chrétienne de Nantes.
Elle n'a pas été relayée sur "Fidélité" Laval, car sur cette tranche horaire en Mayenne il y a une autre émission.
Vous pouvez retrouver cette émission en cliquant ICI.
Il manque quelques minutes au début, et il y a deux coupures de son pendant l'émission, car je l'ai enregistrée sur internet "à la volée".
Bonne écoute.

jeudi 13 mars 2008

Journée du Pardon - Samedi 8 mars 2008

Samedi 8 mars dernier, les paroisses de la ville de Laval ont organisé une journée intitulée "Laissez-vous réconcilier avec Dieu", en l'église Saint-Vénérand.
Le programme de la journée était le suivant :
  • Célébrations pénitentielles
    • 8h45 et 10h : Enfants de CM
    • 14h30 et 16h : Jeunes, adultes et familles
  • Temps de prière de Taizé : 17h
  • Confession et rencontre avec un prêtre : de 8h30 à 19h sans interruption
  • Adoration du Saint-Sacrement : de 8h30 à 19h30 sans interruption
  • Prière des Heures :
    • 8h Laudes,
    • 12 h Milieu du jour et Angélus,
    • 19h Vêpres et bénédiction du Saint Sacrement
  • Catéchèses (de 11h30 à 12h et de 15h30 à 16 h) : “Pour entrer dans l’avenir, se réconcilier avec son passé” par le père Guy TILLIETTE
Si je vous parle de cette initiative, c'est que cette journée a été très riche à la fois pour les personnes qui sont venues vivre le sacrement de la réconciliation et pour les prêtres et les bénévoles qui ont passé toute la journée pour prier et accueillir les personnes qui venaient. Nous avons confessé plus de 800 personnes pendant la journée. Quelle joie pour des prêtres que de permettre à des chrétiens de revenir se mettre devant Dieu pour recevoir son pardon et expérimenter sa miséricorde.

Bulletin paroissial "La Trinité - Avesnières - Cordeliers" n°28

En cliquant sur ce lien, vous pourrez télécharger le dernier numéro du bulletin paroissial "Au cœur de la ville" de ma paroisse. Bonne lecture !

dimanche 9 mars 2008

Homélie du 9 mars - 5ème dimanche de Carême A


Basilique ND d’Avesnières – Laval
Dimanche 9 mars – 10h00
5ème dimanche de Carême A
(Texte : Ez 37,12-14 – Ps 129 – Rm 8,8-11 – Jn 11,1-45)

Mot d’accueil :

Ce dimanche nous ouvre les perspectives de la Résurrection. Le Christ est vainqueur de la mort. En le suivant au Calvaire durant ces deux prochaines semaines, nous savons déjà que son chemin nous mène à Pâques, à sa résurrection, et à la nôtre.

Homélie :

Frères et sœurs,

Dans ce passage de l’évangile de saint Jean, la résurrection de Lazare, où plutôt son rappel à la vie, tient finalement peu de place, quelques lignes. L’intérêt se porte sur les dialogues qui précèdent et veulent préparer le lecteur à faire acte de foi en Jésus, vainqueur de la mort.

Tandis que les disciples dépassent leur peur et acceptent de suivre Jésus jusqu’à « mourir avec lui », s’il le faut, Marthe confesse en Jésus le Fils de Dieu, le Maître de la vie, dès maintenant et pour toujours. Marie a plus de difficulté à exprimer ce qu’elle ressent par des paroles, et c’est avec tout son corps, en se jetant aux pieds de Jésus, qu’elle extériorise son émotion, sa tristesse, sa détresse. Mais l’une comme l’autre commence par la même phrase : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » Et combien nous comprenons cette détresse et cet appel désespéré devant la mort d’un proche.

Les Juifs qui sont les témoins de cette scène sont marqués et touchés par les larmes de Jésus, et cela les induit en erreur. Ils mettent des limites à la puissance de Jésus : sans doute, il peut guérir un aveugle ou guérir Lazare malade, mais il doit être impuissant devant la mort. Pourtant, eux aussi, à la vue du miracle, croient en lui.

L’autre dimension de ce signe fait par Jésus, c’est une sorte de préfiguration de sa propre résurrection. Dans l’évangile selon saint Jean, ce récit fait partie des derniers moments avant l’entrée dans l’épisode de la montée à Jérusalem et de la Passion.

Mais cette résurrection de Jésus sera bien différente de ce retour à la vie de Lazare. En effet, si Lazare sort du tombeau les pieds et les mains liés de bandelettes et le visage enveloppé d’un suaire – ce qui rappelle symboliquement qu’il est encore un mortel – Jésus sortira du tombeau à Pâques immortel, délivré à jamais de la mort. En Jésus, par l’Amour, la Vie aura définitivement triomphé de la mort et du péché.

Le Christ est notre espérance, nous mettons en lui notre espérance et nous attendons dans la confiance, dans la foi, de le retrouver dans la vraie vie, la vie éternelle.

Mais que cette espérance ne nous détache pas de notre mission de chrétien dans ce monde. Et aujourd’hui, cette mission est simple : en tant que chrétiens, nous devons être des citoyens engagés et exemplaires, et nous devons exercer notre droit de vote, qui est aussi un devoir. Voter, quelle que soit l’élection, c’est s’engager dans la vie concrète de notre monde, en solidarité avec nos frères et sœurs en humanité, pour essayer de faire que notre monde aille dans le bon sens. Nous savons bien que, à quelque niveau que ce soit, jamais aucun parti politique ni aucun candidat, ni aucun système politique, n’ait parfaitement dans la ligne de l’Évangile.

Mais cela ne doit pas nous écarter de remplir notre devoir de citoyen et de chrétien : prenons le temps de nous informer, de lire les propositions des candidats. Le pape Jean-Paul II, dans son encyclique Centesimus annus, rappelait : « Une démocratie authentique n’est pas seulement le résultat d’un respect formel de règles, mais le fruit de l’acceptation convaincue des valeurs qui inspirent les procédures démocratiques : la dignité de chaque personne humaine, le respect des droits de l’homme, le “bien commun” comme fin et critère de régulation de la vie politique. » Essayons de discerner, chacun et chacune dans notre conscience, quel est le candidat dont les propositions vont le plus dans le sens du bien commun et du respect des valeurs de l’Évangile. Et faisons un choix : un chrétien ne peut pas s’abstenir, car un chrétien doit être engagé solidairement avec ses frères et sœurs.

Et nous pouvons prier pour les élus et responsables de notre pays, aux différents niveaux de responsabilité : qu’ils aient toujours au cœur de leur engagement la défense du bien commun, la défense et le respect du plus petit, la défense et le respect de la dignité de la personne humaine.

Amen.

vendredi 7 mars 2008

Enseignement de Carême


En cliquant ICI vous pourrez avoir accès au texte de l'enseignement de Carême que j'ai prononcé le dimanche 2 mars dernier en l'église Notre-Dame des Cordeliers.
Le thème en était "La prière comme école de l'espérance", à partir des numéros 32 à 34 et 41 à 48 de la dernière encyclique du pape Benoît XVI, "Spe Salvi".

dimanche 2 mars 2008

Homélie du 2 mars - 4ème dimanche de Carême A


L’Huisserie – 01/03/08 – 18h30
Laval
Église ND des Cordeliers 02/03/08 – 18h00
4ème dimanche de Carême A

(Textes : 1 S 16,1.6-7.10-13a – Ps 22 – Ép 5,8-14 – Jn 9,1-41)

Antienne d’ouverture du Missel romain : Is 66,10.11

Réjouissez-vous avec Jérusalem,
exultez à cause d’elle, vous tous qui l’aimez !
Avec elle, soyez pleins d’allégresse,
vous tous qui portiez son deuil !
Ainsi vous serez nourris et rassasiés de l’abondance de sa joie.


Mot d’accueil :

Oui, réjouissons-nous, soyons dans la joie ! Car le Christ est venu apporter la lumière à nos yeux ! Ce chemin du Carême, nous le savons, nous prépare à accueillir la joie de Pâques… et déjà nous sommes dans une attente sereine et confiante. Sur notre chemin de Carême et de conversion, le Seigneur nous attend : si nous nous ouvrons à Lui, Il ouvrira nos yeux aveugles.

Homélie :

Frères et sœurs,
Les tentations de Jésus au désert (1er dim. Carême A), la Transfiguration (2ème dim. Carême A), la Samaritaine (3ème dim. Carême A), et aujourd’hui l’évangile de l’Aveugle Né… Ce chemin de Carême que nous propose la liturgie de l’Église nous amène à découvrir ou à redécouvrir peu à peu différents aspects de la personnalité du Christ, notre Sauveur et notre Dieu.

L’évangile de l’Aveugle Né nous fait rencontrer plusieurs personnes ou groupes de personnes…

Commençons par l’aveugle, justement. Il ne demande rien au Christ mais il se laisse faire et fait ce que Jésus lui demande de faire. Son chemin vers la lumière est double. Le premier chemin est le plus visible : c’est un chemin vers la lumière du soleil, quand Jésus lui redonne la vue. Mais il y aussi un chemin plus en profondeur et qui est sans doute le plus important : il découvre que l’homme Jésus qui l’a guérit est plus qu’un simple guérisseur. A la fin du récit, l’aveugle appelle Jésus “Seigneur”, ce qui est une véritable profession de foi. Pour cet homme, Jésus est devenu la vraie lumière qui illumine toute sa vie.

Il y a aussi les parents de l’aveugle. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ne sont pas enthousiasmés par la guérison de leur fils. En tout cas, ils ne sont pas près à prendre de risque pour témoigner en faveur de celui qui a guérit leur fils. Ils sont encore dans la peur et l’obscurité.

Dans ce récit nous rencontrons aussi le groupe des Pharisiens. Ils sont empêtrés dans toutes les règles qu’ils veulent absolument respecter, comme chemin vers Dieu, et ils n’arrivent pas à ouvrir leurs yeux et leurs cœurs à la simplicité et à la limpidité de l’événement qui leur est présenté : un aveugle de naissance a été guérit par Jésus, et le fait que ce soit le jour du sabbat fait qu’ils n’arrivent pas à voir cette guérison comme positive. Ils n’arrivent pas à faire la part des choses entre la grandeur et la beauté de cette guérison miraculeuse, et le petit accroc de Jésus à la règle du repos sabbatique. Ils ne peuvent ou ne veulent pas voir le lien qui existe entre Jésus et Dieu.

Revenons à cet aveugle. Après sa guérison, il se trouve confronté au regard des autres, regard curieux des voisins, regard dubitatif de ses parents, regard méfiant et inquisiteur des Pharisiens. Mais il ne se démonte pas : il rend simplement témoignage à cet homme qui l’a guérit en lui mettant de la boue sur les yeux et en l’envoyant se laver à la piscine de Siloé. Il me fait un peu penser à la simplicité de la petite Bernadette Soubirous qui, il y a 150 ans de cela, disait : « Je suis chargée de vous le dire, pas de vous y faire croire. »

Que nous dit ce texte sur la personne de Jésus ? D’abord, nous pouvons remarquer que saint Jean nous donne le nom de la piscine : Siloé… Pourquoi cette précision ? Sans doute parce que Siloé signifie “envoyé” et que pour Jean cette appellation s’applique à Jésus lui-même, l’envoyé de Dieu en ce monde pour nous apporter la lumière. Mais que nous dit Jésus : « Je suis venu dans ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles » et un peu plus loin : « Si vous étiez des aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : Nous voyons ! votre péché demeure ».

Encore une fois Jésus vient renverser la perspective : alors que les gens de son temps (et peut-être aussi ceux de notre temps) voyaient dans la maladie physique comme une punition du péché, Jésus invite à regarder les choses en profondeur. L’important, ce n’est pas l’aveuglement physique, mais l’aveuglement du cœur. Celui dont le cœur est aveuglé n’arrive pas à admettre son péché et il s’interdit ainsi de pouvoir s’ouvrir à l’amour de Dieu par la conversion du cœur.

En ce temps du Carême, demandons au Seigneur de nous donner sa lumière : reconnaissons que nous ne sommes pas toujours à la hauteur de son amour pour nous et prenons résolument le chemin de la conversion et du changement de vie. Amen.

Les messes dans ma paroisse

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