"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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dimanche 17 février 2008

Homélie du 17 février - 2ème dimanche de Carême A


Église St Gervais & Protais – Quelaines
Dimanche 17 février 2008 – 10h30
2ème dimanche de Carême A
Messe animée par le Mej
(Textes : Gn 12,1-4 – Ps 32 – 2 Tm 1,8-10 – Mt 17,1-9)

Mot d’accueil :

« Écoutez-le ! », tel est l’appel pressant que Dieu nous lance. Jésus est la Parole de Dieu venue en notre chair, et c’est en nous mettant à son écoute que nous pouvons prendre le chemin de la vie en communion avec Dieu et entre nous. Que ce temps du Carême soit pour nous un temps de grâce où nous nous attacherons à l’écoute et à la méditation plus intense de la Parole de Dieu.

Homélie :

Frères et sœurs,

Les lectures de ce 2ème dimanche de Carême nous invitent à porter le regard sur l’attitude de Dieu envers nous et sur le projet qu’Il a formé pour l’humanité.

La première lecture nous présente le moment clé de la vie d’Abraham où il quitte son pays pour partir en répondant à l’appel de Dieu. Ce qu’il y a de particulier, ce n’est pas qu’il parte en voyage, avec toute sa famille, ses serviteurs et ses troupeaux. C’est qu’il le fasse sur la seule foi qu’il accorde à la promesse de Dieu envers lui. Il quitte une situation qu’il connaît pour partir à l’aventure, car il met toute sa foi dans la parole de Dieu. Dieu l’a appelé, et Abraham a répondu. Cette vocation d’Abraham est comme toute vocation : c’est une réponse libre donnée à un appel du Seigneur. Et comme toute vocation authentique, celle d’Abraham n’est pas égoïste, car le Seigneur lui promet : « En toi seront bénies toutes les familles de la terre. » En prenant la route, Abraham devient le premier de cette longue lignée de croyants où nous prenons nous aussi notre place.

La deuxième lecture a quelque chose d’émouvant : Paul est dans sa prison, à Rome, et il sait qu’il va être prochainement exécuté. Et il écrit à Timothée, l’un de ses fils spirituels, pour l’encourager à aller de l’avant pour l’annonce de l’Évangile… Comme pour Abraham, Dieu nous appelle tous et toutes à nous mettre à son service pour, comme dit la prière Mej, témoigner devant tous de ce que nous avons vu et entendu, de ce que nous croyons et vivons, pour que toute homme, avec nous, reconnaisse en Lui l’unique Dieu et Seigneur. Par la mort et la résurrection de Jésus, nous avons été sauvés du péché et de la mort. Nous pourrions nous dire, “très bien, alors à quoi bon nous acharner, puisque nous sommes déjà sauvés”. Sauf qu’il nous faut prendre le chemin tracé par le Christ, celui de l’amour, et que notre mission est d’annoncer cette Bonne Nouvelle à tous, car Dieu veut que tout le monde puisse choisir d’adhérer à son projet d’amour pour nous. Comme disciples du Christ, nous avons reçu cette « vocation sainte », comme l’écrit saint Paul.

Venons-en maintenant à l’évangile, ce récit de la Transfiguration. On peut se poser beaucoup de questions en lisant ce passage d’évangile, mais je ne vais en aborder que quelques-unes.

Tout d’abord, il peut nous sembler étonnant que pour vivre ce moment important de sa vie, Jésus ne choisisse pas tous les disciples. Pourquoi seulement Pierre, Jacques et Jean ? Tout ce qu’on peut dire, c’est que ce seront les trois même que le Christ choisira pour l’accompagner au Jardin des Oliviers, pendant son agonie. Car ne nous y trompons pas : la Transfiguration n’est pas un événement à part de la vie du Christ ; cette Transfiguration est liée à la mission, à la vie, à la mort et à la Résurrection du Christ.

Car la Transfiguration est une révélation : nous voyons Jésus devenir autre, avec des vêtements blancs comme la lumière, et nous le voyons converser avec Moïse et Élie. Moïse, par qui Dieu a donné la Loi à Israël, et Élie, le grand prophète, sont là pour montrer qui est Jésus : il est plus grand qu’eux, et sur lui le temps n’a pas de prise.

Face à cette vision, les disciples ne savent pas quoi dire. Pierre tente bien une proposition, mais il est loin du compte. Alors, Dieu vient à leur aide et leur parle : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour ; écoutez-le. » Cette parole de Dieu, c’est à nous aussi qu’elle s’adresse car, c’est cela, devenir disciple du Christ : se mettre à l’écoute de sa parole, notamment quand elle nous est adressée pendant l’eucharistie dominicale.

En redescendant de la montagne, Jésus recommande à ses disciples le silence… Il ne veut pas qu’ils parlent à ce moment là, mais seulement après sa mort et sa résurrection. C’est que pour devenir d’authentiques témoins du Christ, il faudra aux disciples comprendre qui il est vraiment, et cela ne leur sera possible qu’après la Cène, la Passion, la Résurrection et la Pentecôte.

En ce temps du Carême, mettons nos pas dans les pas de nos aînés, Abraham, Pierre, Jacques et Jean, Paul, Timothée… pour suivre le Christ et ajuster nos cœurs à la grandeur du cœur de Dieu. Mettons-nous à l’écoute du Christ, convertissons-nous, pour devenir ses témoins et travailler comme de bons ouvriers à la construction du Royaume.

Amen.

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