"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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dimanche 9 décembre 2007

Homélie du 8 décembre 2007 - L'Immaculée Conception




Basilique ND d’Avesnières – Laval
Samedi 8 décembre 2007 – 11h00
Solennité de l’Immaculée Conception de la Ste Vierge Marie
(Textes : Gn 3,9-15.20 – Ps 97(98) – Ep 1,3-6.11-12 – Lc 1,26-38)

Mot d’accueil :
Frères et sœurs, nous voici réunis en cette basilique d’Avesnières à la suite de générations de chrétiens pour célébrer l’eucharistie et rendre grâce à Dieu pour la Vierge Marie, pour remercier le Seigneur de nous avoir donné Marie pour mère.

Homélie :
Frères et sœurs,

Célébrer la solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie en cette basilique où tant de prières montent depuis des siècles vers la Mère de Dieu, cela prend un relief tout particulier. La Vierge Marie tient une place importante dans le cœur de beaucoup de chrétiens, et une dame me disait une fois, « Moi, vous savez, je ne prie que la Sainte Vierge » ! Aussi, en cette fête mariale, je vous propose de réfléchir ensemble à la place de la Vierge Marie dans le dessein de Dieu, et à sa place dans nos vies et nos prières.

Tout d’abord, que célébrons-nous en cette fête de l’Immaculée Conception ? Le 8 décembre 1854, le pape Pie IX écrivait : « … la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel… ». Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela signifie qu’à aucun moment de son existence Marie n’a été soumise à la domination du péché, cette pesanteur qui nous pousse à faire ce que nous savons être mal. Depuis bien longtemps, c’était une conviction largement répandue dans l’Église que Dieu avait comblée de grâce et préparée par avance en Marie celle qui devait librement, par son « oui », devenir la mère de son Fils, Jésus. Et en 1855, quand il fût nommé premier évêque de Laval, Mgr Wicart plaça notre diocèse sous le patronage de l’Immaculée Conception, diocèse qu’elle devait visiter 16 ans plus tard à Pontmain.

Marie est donc cette femme exceptionnelle, unique, la Mère du Christ, et notre Mère. Mais, si j’ose dire, elle n’est pas plus que cela. Il y a parfois dans notre façon de prier, dans nos façons de parler de Marie, quelque chose d’exagérer, de mal ajuster, quelque chose qui défigure l’humble visage de Marie. Comme on le dit quelque fois, nous autres Catholiques avons parfois tendance à faire de Marie la quatrième personne de la Trinité ! Et en tant que chrétiens, appelés par le Père à l’unité, comment accepter que la Vierge Marie soit une cause de division entre certaines Églises chrétiennes ?

D’où viennent ces tensions ? Au cours de l’histoire, plus les Catholiques insistaient sur la grandeur de la Vierge Marie, plus les Réformés insistaient pour rappeler sa condition humaine, et inversement. Marie est ainsi devenue un sujet de polémique entre les chrétiens déchirés. Et comment les Réformés pourraient-ils adhérer aux dogmes de l’Immaculée Conception et de l’Assomption, alors que les autorités de l’Église catholique ne leur ont pas demandé leur avis sur la question ? Autre temps, autres mœurs : aujourd’hui, avec les progrès du dialogue œcuménique, les théologiens des différentes Églises sont fondamentalement d’accord sur la place de la Vierge Marie.

En ce qui concerne la prière dite « à Marie », tous les chrétiens sont en fait d’accord sur cette question : on ne peut prier que Dieu seul. Dans le « Je vous salue Marie », nous disons bien à la Sainte Vierge « Priez pour nous, pauvres pécheurs. » Nous ne prions pas Marie, nous la saluons, nous l’invoquons et lui demandons d’intercéder, de prier Dieu pour nous. Il en est de Marie comme de tous les saints. Nous ne les prions pas, puisqu’ils ne sont pas Dieu, mais nous leur demandons de prier Dieu pour nous, eux qui sont déjà dans la gloire auprès de Lui.

Marie est une femme admirable et exceptionnelle, Mère du Christ et Mère de Dieu, et l’authentique mission, l’authentique vocation de Marie est de nous mener vers son Fils. Comme elle fût le chemin d’accès du Christ à l’humanité, elle peut être pour nous le chemin d’accès à son Fils, Unique médiateur. Regardons Notre-Dame d’Avesnières : elle nous montre son fils. Et quel est le message de Pontmain ? « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher. » Marie ne vient pas pour elle, elle vient pour mener à Dieu et à son Fils. Comme au jour de l’Annonciation dont nous venons de relire l’évangile, elle accepte simplement et humblement la mission que Dieu souhaite lui confier, et elle se fait la servante du Seigneur, la servante du Christ, et aussi celle qui sera là aux premiers temps de l’Église pour accompagner sa naissance.

Alors en cette fête de l’Immaculée Conception, confions-nous à la prière de la Vierge Marie pour l’unité de l’Église, et aussi pour notre diocèse qui attend un nouvel évêque.

Amen.

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