"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

Musique et autres nouveautés...

Vous pouvez aussi retrouver en bas de page les horaires des messes de ma paroisse...

jeudi 27 décembre 2007

Homélie du 24 décembre 2007 - Nuit de Noël

Basilique ND d’Avesnières – Laval
Lundi 24 décembre 2007 – 18h30
Solennité de la Nativité du Seigneur
Messe de la nuit
(Textes : Is 9,1-6 – Ps 95 – Tt 2,11-14 – Lc 2,1-14)

Mot d’accueil :
Tous ensembles, réjouissons-nous ! Dans le monde un enfant est né : Dieu, notre Sauveur ! Il ne vient pas où on l’attend et pourtant, il est Celui qui accomplit les Écritures. Sa naissance nous appelle à renaître avec Lui. Aujourd’hui, la Paix véritable vient du Ciel sur notre terre.

Homélie :
Frères et sœurs,

Pourquoi sommes-nous là ensemble ce soir ? Qu’est-ce qui peut faire que, dans nos vies si différentes les unes des autres, nous avons tous décidé de nous rassembler ensembles, ici et maintenant ?

Un enfant… un enfant, dont les parents sont en voyage, né il y a deux milles ans de cela, dans un village obscure de Judée, petite province de l’empire romain. À l’époque, l’événement a certainement dû passer inaperçu ailleurs qu’à Bethléem, alors qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui plus d’un milliard et demi de personnes dans le monde se réclament de cet enfant ?

Que nous dit l’évangile de Luc ? Un homme, Joseph, loin de chez lui à cause d’un recensement ordonné par l’empereur de Rome, ne trouve qu’une étable pour abriter l’accouchement de sa femme, Marie, et qu’une mangeoire pour déposer l’enfant nouveau-né, Jésus. Autour de cet enfant, dont Marie et Joseph connaissent l’origine divine, les bergers vont se rassembler à l’invitation des anges pour voir quel est ce Sauveur, ce Messie, ce Seigneur, qui vient de naître, qui leur est donné. Alors que dans le ciel une troupe céleste innombrable chante la gloire de Dieu, sur terre, Dieu se fait homme dans le dénuement, se donne à voir et à connaître aux bergers, les marginaux de l’époque.

Dieu ne se fait pas homme comme fils d’empereur, mais comme un enfant, un nouveau-né, fragile et pauvre. Les parents qui sont ici et qui ont tenu entre leurs bras un enfant qui vient de naître savent bien à quel point se petit être est fragile et vulnérable. Pour montrer l’étendue de son amour pour les hommes, Dieu a voulu se faire petit, fragile et vulnérable, car dire son amour, montrer son amour, c’est toujours se rendre fragile et vulnérable. Et Dieu ne fait pas semblant : Jésus ne naît pas avec toute la sagesse et la connaissance divine. Non, c’est un bébé comme les autres qui va être élevé par Marie et Joseph. Un peu plus loin, saint Luc écrira que Jésus « leur était soumis ». Jésus, Fils de Dieu et Dieu lui-même se fait homme et se met à l’école de l’humanité… le Créateur du monde vient dans le monde et se met à l’écoute de sa créature, il apprend de sa créature. N’est-ce pas là encore une manifestation de l’amour que de se mettre à l’écoute et à l’école de celui qu’on aime ?

Dans l’évangile que nous venons d’entendre, Saint Luc nous présente quatre personnes ou groupes de personnes : Jésus, Marie, Joseph, les bergers. Contemplons-les…

Jésus, bébé fragile et faible, aux yeux des hommes, mais Fils de Dieu venu dans le monde pour sauver tous les hommes. Par la naissance de cet enfant, c’est notre salut qui déjà paraissait.

Marie, jeune fille d’une quinzaine d’année, qui met au monde cet enfant dont elle sait bien, à l’intime d’elle-même, que c’est à la fois son enfant, qu’elle porte depuis neuf mois, mais aussi que cet enfant est plus grand que ce qu’elle peut concevoir. Elle est toute humilité et accueil, elle a accepté cette mission confiée par Dieu, et elle reste dans la confiance. Que sera cet enfant ? Elle ne le sait pas, mais elle sait qu’elle l’aime et qu’elle le suivra sur tous ses chemins.

Joseph, un homme simple et honnête, un homme droit qui a vu l’inattendu de Dieu faire irruption dans sa vie. Il avait prévu de fonder une famille avec Marie, et voilà que Dieu chamboule ses projets : elle met au monde un fils, sa femme met au monde un enfant qui n’est pas le sien, le Fils de Dieu, dont il devra prendre soin. Lui aussi, il fait confiance et il est disponible pour remplir le rôle que le Seigneur lui confie : prendre soin de l’enfant et de sa mère.

Les bergers : pauvres parmi les pauvres, ils passaient leur temps dans les champs à garder les bêtes et ne possédaient pas grand-chose de plus que ce qu’ils portaient sur le dos. À l’appel des anges, ils se mettent en route, ils sortent d’eux-mêmes et ils vont adorer cet enfant, ce don de Dieu, Emmanuel, « Dieu avec nous ».

Dieu se révèle un Dieu amoureux de sa créature, au point de venir en ce monde qu’Il a créé et de se faire homme. Dieu se fait homme en Jésus, il fait irruption dans ces vies et les change. Marie, Joseph, les bergers, et plus tard les mages, ne pourront plus vivre après la naissance de Jésus comme avant. Dieu aime infiniment l’humanité, et cela change leur vie, ils deviennent collaborateurs, coopérateurs de Dieu et de l’annonce de cette Bonne Nouvelle. Alors je vous pose la question… je nous pose la question : et nous, dans notre vie, comment nous laissons-nous atteindre, toucher, changer, par cet amour infini de Dieu ? Comment répondons-nous à cet amour de Dieu ? Comment coopérons-nous avec Dieu pour que cet amour gagne tous les cœurs ? Prions, frères et sœurs, pour que nous nous laissions touchés et changés par l’enfant-Dieu de la crèche. Amen.

Aucun commentaire:

Les messes dans ma paroisse

Retrouvez tous les horaires des célébrations sur egliseinfo.catholique.fr