"Rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur."
Épître aux Romains 8,39

"Allons mon âme, tu vas converser avec le Bon Dieu, travailler avec lui, marcher avec lui.
Tu travailleras mais Il bénira ton travail. Tu marcheras mais Il bénira tes pas. Tu souffriras mais Il bénira tes larmes."
St Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

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mardi 11 décembre 2007

Homélie du 9 décembre 2007 - 2ème dimanche de l'Avent A


Église ND des Cordeliers – Laval
Dimanche 9 décembre 2007 – 18h00
2e dimanche de l’Avent A


(Textes : Is 11,1-10 – Ps 71 – Rm 15,4-9 – Mt 3,1-12)

Mot d’accueil :
Le rameau nouveau du prophète Isaïe annonce, comme Jean le Baptiste, ce temps nouveau où fleurit la présence de Dieu. Terre de germination, fécondée par la promesse, nos vies aussi peuvent accueillir, émerveillées, ce Dieu qui vient. Laissons-nous toucher et convertir par son amour.

Homélie :
Frères et sœurs,

Notre cheminement vers Noël nous fait aujourd’hui croiser le chemin d’un personnage à part dans toute l’Écriture, Jean le Baptiste, à la fois le cousin de Jésus et celui qui annonce immédiatement sa venue, le Précurseur du Christ, le dernier prophète de l’Ancien Testament et le premier témoin, avec Marie, du Christ venu parmi nous…

Et dans ce temps de l’Avent qui voit fleurir les décorations de Noël et où nous plongeons tous dans cette douce atmosphère de fête de famille, Jean le Baptiste pousse son crie au milieu de la foule : « Engeance de vipères ! » Jean Baptiste n’est pas là pour faire plaisir à ceux qui viennent l’écouter. Que ce soit son habillement, sa façon de vivre, de se nourrir, ou bien ses paroles, tout devrait pousser les gens à le fuir… Et quand ils viennent à lui pour entendre une bonne parole… ils se font qualifier d’engeance de vipères !

Matthieu insiste bien sur le succès du ministère de Jean Baptiste : « Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain venaient à lui, et ils se faisaient baptiser par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés. »… Là est la clé : ils viennent reconnaître leurs péchés et vivre cette plongée dans l’eau du Jourdain comme une étape déterminante de conversion, de préparation, de retour vers Dieu.

« Engeance de vipères »… finalement, qu’est-ce que cela veut dire exactement ? Je ferais bien le lien avec la figure du serpent du livre de la Genèse, le tentateur, le diviseur, celui qui incite l’homme et la femme à prendre un autre chemin que celui proposé par Dieu. Engeance, cela veut bien dire descendants, enfants… Alors que Dieu a créé l’homme et la femme à son image, alors que nous sommes enfants de Dieu, quand nous nous laissons dominer par nos appétits mauvais, quand nous nous laissons aller à faire ce qui est mal aux yeux de Dieu, ou quand nous nous abstenons de faire le bien, c’est comme si nous prenions la décision de renier notre père pour devenir des enfants du serpent tentateur, des enfants du démon.

La parole de Jean Baptiste a l’effet d’un électro-choque sur ses auditeurs. Un peu comme s’ils se réveillaient du sommeil de leur conscience, ils réalisent l’erreur dans laquelle ils sont et décident de recevoir le baptême de Jean pour repartir sur le chemin de Dieu. Aurons-nous ce courage, nous qui avons la chance, par rapport à eux, de connaître Celui qui est venu après Jean Baptiste et dont ce dernier ne se considérait pas digne d’être le serviteur ?

Car voilà bien la réalité : alors que la prédication du Baptiste convertissait les foule, est-ce que la prédication du Christ, le Fils de Dieu, peut encore aujourd’hui convertir les foules ? C’est sans doute un défi pour tous les ministres de l’Église, mais c’est aussi un défi pour tous les baptisés : nous sommes par notre baptême prêtres, prophètes et roi ! Où en sommes-nous de l’exercice concret de notre ministère prophétique ! Où est le Jean-Baptiste en nous ?

Il ne s’agit pas de se culpabiliser inutilement, mais en ce temps de l’Avent, il nous faut avoir le même courage qu’on eu les auditeurs de Jean-Baptiste. Le Royaume de Dieu est tout proche, alors ne remettons pas notre conversion à plus tard ! Se convertir : c’est un défi de toute une vie.

Sans cesse, laissons l’Esprit Saint nous habiter pour qu’Il nous tourne vers Dieu. L’étape indispensable pour se convertir, c’est d’accepter de se faire traiter d’engeance de vipères par notre propre conscience ! Nous devons accepter de confesser à Dieu notre petitesse, nos faiblesses et, plus profondément encore, nos péchés. En effet, les preuves de la conversion viennent quand nous acceptons de nous déclarer pécheurs, que nous confessons humblement nos péchés à un autre homme qui représente le Christ, de par son ordination sacerdotale.

Dans notre paroisse, vous avez la chance de pouvoir vous confesser chaque semaine, le mercredi, le vendredi et le dimanche aux Cordeliers, le jeudi et le vendredi à Avesnières, et le samedi à la Cathédrale. Dans la semaine qui précédera Noël, nous ferons en plus d’autres permanences de confession… Vous avez la grâce d’avoir des prêtres ! Utilisez-les au maximum pour cela. C’est leur ministère et ils sont là pour vous, pour vous écouter, vous aider, vous accompagner, et pour vous donner le Pardon, l’Amour incroyable du Dieu vivant, du Dieu qui vient !

Alors si vous avez entendu comme moi l’appel du Baptiste aujourd’hui, n’ayez pas peur ! Allez rencontrer un prêtre et libérez votre cœur. Dieu est là qui vous attend : Il veut vous pardonner.

Amen.


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